Alma avait fini par obtenir gain de cause et était arrivée devant chez elle perchée sur les épaules de Steve. Tony arriva essoufflé après s'être efforcé de ne pas se laisser distancer par les grandes enjambées de Steve. Steve arriva en sifflotant.
« Ah. L'ascenseur est encore en panne. Ce n'est pas grave, nous habitons au troisième. Ça va aller, Tony ?
— Toujours », répondit Tony en se promettant de se programmer d'urgence des séances de cardio.
L'appartement n'était pas très grand. En fait, même sa cave à vin était plus grande que cet appartement. Et moins humide, constata-t-il en frissonnant. Mais les lieux étaient propres bien qu'en désordre, des vêtements et des jouets d'enfants traînant un peu partout.
« Alma, sois gentille, ramasse tes affaires et va les ranger, s'il te plaît. »
Pendant que la petite disparaissait dans sa chambre après avoir un peu traîné les pieds, Tony se rapprocha de la cheminée sur laquelle trônaient les inévitables photos de famille. Sur l'une d'elles, une très belle jeune femme posait, bras croisés, la tête penchée sur le côté. Elle souriait mais son regard paraissait défier l'objectif. Sur une autre, elle se tenait entre Steve et un jeune homme brun à qui elle semblait donner un coup de coude dans les côtes. Les deux hommes étaient hilares. Une dernière la montrait, radieuse, souriant à un nouveau-né.
« Votre femme ?
— Oui, répondit Steve en s'approchant. J'aurais aimé avoir davantage de photos d'elle, surtout pour Alma. Mais elle détestait prendre la pose, j'avais toujours l'impression qu'elle allait m'arracher l'appareil des mains pour le jeter par la fenêtre.
— Elle était pourtant très belle.
— Oui, elle était magnifique. Et tellement drôle, soupira-t-il. Quand je l'ai rencontrée pendant ma dernière année au lycée, tous les mecs lui tournaient autour mais elle n'hésitait pas à les remettre à leur place. Du coup, ils avaient encore plus envie de sortir avec elle, même si elle leur faisait un peu peur. Moi, j'étais sûr de n'avoir aucune chance, alors je suis resté dans mon coin. Oh, on parlait bien ensemble, de temps en temps au début, puis de plus en plus souvent, mais je croyais qu'elle était attirée par Bucky. C'est lui Bucky, fit-il en désignant l'homme qui se prenait un coup de coude dans les côtes. Alors, quand elle m'a proposé de l'accompagner au bal de fin d'année, je crois bien que je suis resté plusieurs minutes sans répondre. Elle a dû me prendre pour un demeuré, sourit-il. Elle aurait pu avoir n'importe quel cavalier mais elle voulait que ce soit moi... Au lycée, ils n'ont pas compris et... moi non plus. Même Bucky avait le béguin pour elle et il a eu du mal à cacher sa déception quand nous avons annoncé que nous étions ensemble. »
Tony regarda la photo de plus près. Le dénommé Bucky avait tout du beau-brun-ténébreux-dont-les-femmes-sont folles mais il croyait comprendre ce qui avait amené Peggy à préférer le copain pas-sûr-de-lui. Il sourit en imaginant la jeune femme multiplier les occasions d'amener Steve à lui demander de sortir avec elle. C'était mignon. Lui pensait ne pas l'intéresser pendant que la pauvre se désespérait qu'il ne lui propose rien. Heureusement que la belle avait fini par se lasser de l'approche discrète et l'avait attaqué frontalement, ou la petite Alma ne serait probablement jamais venue au monde. Bien joué, Peggy. Il lui sembla que la jeune femme lui renvoyait son clin d'œil depuis le dessus de la cheminée.
« ... Et, après la fac, nous nous sommes mariés, finissait Steve. Le seul regret que j'ai, c'est qu'Alma ait perdu sa mère si jeune. Je me demande souvent si je serai à la hauteur quand notre fille viendra me demander un conseil "de filles".
— Que s'est-il passé ? demanda-t-il avant d'avoir pu réfléchir. Je suis désolé, cela ne me regarde pas, bafouilla-t-il.
— Ne vous excusez pas. Cancer du poumon. Elle ne fumait pas, moi non plus, mais ça ne l'a pas immunisée, cracha-t-il. Elle est morte il y a dix-huit mois, après avoir enduré le martyre.
— Je suis navré.
— Merci. C'est dur mais j'ai Alma, alors je ne peux pas me permettre de m'effondrer. Et parfois, c'est fou comme je retrouve Peggy en elle, surtout quand elle fronce les sourcils et qu'elle prend à partie les gens... un peu comme elle l'a fait avec vous, dit-il en souriant. Je suis désolé, elle est terrible quand elle s'y met. »
Cette fois, il riait franchement. Tony sourit.
« Oui, elle a déjà un caractère bien affirmé, d'après ce que j'ai vu. C'est une bonne chose, elle ne se laissera pas marcher sur les pieds.
— Tant qu'elle ne finit pas par marcher sur ceux des autres... déclara Steve en secouant la tête. Vous voulez bien mettre la table pendant que je finis en cuisine ? Tout est dans le buffet là-bas. »
Tony s'acquitta rapidement de sa tâche avant d'offrir son aide en cuisine.
« C'est gentil mais j'avais tout préparé ce matin. Dès que ce sera cuit, nous pourrons passer à table. Ah, si ! Vous pouvez préparer la vinaigrette, si vous voulez. »
Tony sortit un saladier, récupéra de l'huile et chercha la moutarde.
« Je peux vous prendre une orange ?
— Bien sûr. Il y en a dans le compotier, là-bas.
— Merci. »
Après avoir pressé l'orange, Tony en versa le jus sur la moutarde avant de saler et poivrer puis de mélanger avant de verser l'huile d'olive et d'émulsionner.
« Et voilà, une vinaigrette minute, une. Quoi ? Vous n'aimez pas l'orange ? demanda-t-il devant le regard perplexe de Steve.
— Je suis sûr que c'est délicieux, Tony. Vous cuisiniez beaucoup, avant ?
— Avant quoi ?
— Avant... vous savez. La rue et tout ça. »
C'était vraiment une fixette chez ce gars. Tony se demanda s'il invitait souvent des SDF à venir partager son repas ou si sa tête lui revenait particulièrement. Franchement ? Steve connaissait beaucoup de clochards qui portaient des pulls Bottega Veneta ? Il soupira. Steve ne connaissait sans doute pas la maison Bottega Veneta. Et, s'il lui disait qu'il était Tony Stark, cela ne lui évoquerait sans doute rien non plus.
« J'ai toujours aimé cuisiner. C'est ma mère qui m'a appris, elle cuisinait beaucoup italien, forcément, mais elle avait aussi une super recette de cheese-cake. On s'amusait bien, tous les deux, répondit-il sans mentir.
— Alma adore préparer des crumbles avec moi, surtout parce qu'elle peut mettre les mains dans la farine et le beurre, je crois. Et votre père ?
— Il ne cuisinait pas. »
L'image de son père, un tablier à la ceinture et une spatule à la main, essaya de se former dans sa tête. Peine perdue. Le grand homme mangeait pour s'alimenter mais n'y prenait aucun plaisir. Alors, l'imaginer préparer un repas...
« Non, je voulais dire, quels étaient vos rapports avec lui ?
— Distants. Il m'aimait, j'en suis sûr aujourd'hui, mais il n'était pas doué pour les démonstrations d'affection. De toute façon, il était peu présent, son travail l'absorbait trop. Tu parles de toi, là, Tony ? Ou de Howard ? La ferme, Rhodes, c'est déjà assez compliqué comme ça.
— Vous avez des diplômes ? Une formation ?
Oui, Stevie, je suis diplômé du MIT, summa cum laude, qu'est-ce que tu dis de ça ?
— J'ai suivi une formation en mécanique, dit-il. Écoutez, Steve, c'est gentil de vouloir m'aider. Vraiment. J'apprécie. Sincèrement. Mais je me débrouille seul depuis que j'ai 21 ans, alors ne vous inquiétez pas pour moi.
— Je... Bien. Je comprends. Mais si jamais vous aviez besoin d'un coup de main, n'hésitez pas. Quand Peggy est morte, j'ai été soutenu, cela m'a aidé à garder la tête hors de l'eau et à m'en sortir. Alors, si je peux aider les autres à mon tour, ce serait... bien. »
Bien sûr. La routourne peut vite tourner, comme l'a dit un célèbre philosophe français. Tony ne savait plus s'il trouvait l'acharnement de Steve à vouloir l'aider, pénible ou touchant. Probablement un mélange des deux.
« C'est pour ça que vous êtes à l'Armée du salut ?
— Entre autres, oui. Bucky trouve que j'en fais trop mais je ne peux pas m'en empêcher. Je suis content quand je peux aider quelqu'un comme on m'a aidé, moi. »
Ce type était vraiment un cas. Rhodey en serait fan. Tu vois, Tony ? C'est réconfortant de- La ferme, James, je dois vérifier un truc.
« Steve, vous allez chercher les chatons dans les arbres ? »
Non, Steve n'allait pas chercher les chatons dans les arbres, quelle drôle d'idée. Les chats retombent toujours sur leurs pattes, c'est bien connu, alors ils n'avaient pas besoin de l'aide de Steve. D'ailleurs, Steve se méfiait des chats depuis qu'il avait été griffé alors qu'il n'avait que quatre ans. Si ces bestioles voulaient monter aux arbres, qu'elles y restent. Et maintenant, à table.
« Alma, on passe à table, ma chérie !
— J'arrive, papa ! »
La petite revint en souriant et s'installa à côté de Tony.
« Tu as rangé ta chambre ?
— Oui, papa.
— Tu t'es lavé les mains ?
— Oui, papa. Regarde, Tony, comme ça sent bon, dit Alma en tendant les mains vers le nez de Tony.
— Ça sent très bon, confirma le brun.
— Très bien. Passez-moi vos assiettes, je vais faire le service. »
Ils mangèrent dans un silence agréable. Tony dut convenir, d'une part, que c'était très bon et, d'autre part, que le fait que personne n'attende de lui qu'il fasse la conversation le reposait agréablement. Alma fit la grimace et demanda à son père ce qu'il avait mis de bizarre dans la salade.
« C'est moi qui ai fait la vinaigrette, Alma.
— Ah ? C'est... drôle comme goût. On dirait que tu as mis du jus d'orange dedans.
— Pas loin, sourit Tony.
— Les enfants ont parfois du mal à goûter à de nouvelles choses, intervint Steve, gêné. Personnellement, je trouve ça très bon, Tony. Très original.
— Une fois, la mère d'Angie nous a fait des carottes râpées et elle a mis du jus d'orange dedans, elle aussi. Mais elle est Française, la mère d'Angie, dit Alma, résolue à trouver une explication logique à ce mystère culinaire. Ta maman n'était pas française, pourtant, Tony ?
— Non. Italienne.
— C'est quand même bizarre de vouloir mettre de l'orange dans tous les plats, non ?
— Alma, ça suffit maintenant.
— Non, il n'y a pas de problème. Vraiment. J'aurais dû penser à faire quelque chose de plus neutre, sourit Tony.
— Je ne voulais pas te faire de la peine, Tony, dit la petite, subitement alarmée par le regard fâché de son père. Si tu veux, j'en reprends !
— C'est gentil mais ce n'est pas la peine. Tu as le droit de dire que tu n'aimes pas, je ne suis ni triste, ni fâché, rassure-toi.
— J'aimerai peut-être quand je serai plus grande, déclara Alma.
— Peut-être. Ou peut-être pas, mais ce ne sera pas grave.
— On débarrasse et on passe au dessert », intervint Steve avant que sa fille ait pu revenir à la charge.
Le dessert avalé - Alma avait choisi une orange pour prouver à Tony qu'elle adorait ça, les oranges - Steve proposa un café pendant que la petite allait se laver les dents.
« Excusez-la, Tony, elle est tellement directe qu'elle ne réalise pas qu'elle peut parfois être blessante.
— Je ne suis pas blessé, je vous assure, sourit Tony. Alma est une enfant adorable et la franchise est une qualité à cultiver. Elle a bien le temps d'apprendre à arrondir les angles.
— Ça, pour être franche... Une fois, elle a même dit à notre voisine qu'elle serait plus jolie si elle arrêtait de se teindre les cheveux "en jaune". Je ne savais plus où me mettre. Le pire - ou le mieux - je ne sais pas, c'est que la voisine en question l'a écoutée et est revenue à sa couleur naturelle. Ce qui lui va effectivement beaucoup mieux », termina-t-il en levant les yeux au ciel.
Steve semblait à la fois horrifié et ravi de la franchise de sa fille. Probablement comme tous les pères, pensa Tony. L'experte capillaire revint à ce moment dans le salon, un livre à la main.
« Tony, tu peux me lire une histoire ? demanda Alma en lui tendant le livre, comme pour le dissuader de répondre "non".
— Alma, Tony n'a peut-être pas-
— Si tu veux mais-
— Super ! Viens, on va dans ma chambre, c'est mieux pour lire les histoires », dit vivement la gamine en prenant la main de Tony.
Si Tony avait trouvé le salon humide, ce n'était rien comparé à la chambre d'Alma. Il nota la présence d'un absorbeur d'humidité dans un coin et grimaça en découvrant une vilaine tache sur le mur. Pendant ce temps, Alma cherchait quelque chose.
« Monsieur Scott, t'es où ? C'est pas gentil de te cacher quand on a des invités. Allez viens, Tony va nous raconter une histoire. Ah, t'es là, Monsieur Scott ! », s'exclama-t-elle triomphalement en retirant une peluche de sous son lit. La chose, qui ressemblait à une fourmi rouge et noire avec de grosses lunettes, était assez hideuse, de l'avis de Tony, mais l'enfant la serra contre elle comme on serre un ami retrouvé avant de se glisser dans son lit. Tony vint s'y asseoir et ouvrit le livre.
Il était une fois un lapin qui s'appelait Albert et qui vivait dans l'herbe verte d'une colline. Albert n'était plus tout jeune et ne dormait pas très bien la nuit. Alors souvent, il se levait et regardait la lune pour se réconforter.[1]
Malheureusement, la lune se cacha derrière un nuage et le pauvre Albert alla d'aventure en aventure avant de la retrouver enfin. Alma écoutait Tony en souriant, Monsieur Scott coincé contre sa joue.
« Et, tout content, il s'endormit aussitôt, terminèrent ensemble Tony et Alma.
— Tu la connais par cœur ! sourit Tony.
— C'est mon histoire préférée, admit Alma. C'est ma maman qui l'avait choisie, tu sais. Papa me dit qu'elle me chantait aussi des berceuses pour m'endormir mais je ne me rappelle pas, j'étais trop petite. Et toi, ta maman te chantait des chansons ?
— Cela arrivait, oui.
— Tu peux m'en chanter une ? En italien ?
— Euh... »
Comment ça faisait, déjà ? Tony fouilla dans ses souvenirs et commença, d'une voix hésitante :
Nana bobò nana bobò
tuti i bambini dorme e Alma no
nana bobò nana bobò
tuti i bambini dorme e Alma no![2]
« J'ai reconnu mon prénom ! s'exclama Alma, ravie. Mais c'est qui "nana" ?
— Personne, sourit Tony. "Nana", ça veut dire "dodo". Dodo, bébé, dodo bébé, tous les enfants dorment mais Alma... non ! chantonna-t-il.
— Je vais dormir, promit Alma. Mais la chanson n'est pas finie, hein ? », demanda-t-elle d'une voix pleine d'espoir.
Ah. La dernière fois que Maria la lui avait chantée, il avait, quoi ? Six ou sept ans ? Il se rappelait vaguement un couplet parlant d'une fontaine. Il ferma les yeux et se laissa porter par l'image d'un petit garçon brun, couché dans son lit et bercé par la voix de sa mère :
Dormi dormi dormi per un ano
la sanità to pare e poi guadagno
e dormi dormi dormi bambin de cuna
to mama no la gh'è la xe' ndà via
la xe' ndà via la xe' ndà Sant'Ana
a tiore l'aqua de quela funtana
e la funtana no l'è miga mia
la xe dei preti de Santa Lucia
nana bambin nana bambin
« Cela veut dire que la maman du bébé est partie chercher de l'eau à la fontaine Sainte Anne, expliqua-t-il avant que la petite fille ait pu poser la question. Et cette fontaine appartient aux prêtres de Sainte Lucie.
— Pourquoi elle va à la fontaine ? Ils leur ont coupé l'eau ? Ils n'avaient pas payé la facture ?
— Euh... non, mais ils n'avaient pas l'eau au robinet, à l'époque, alors il fallait aller en chercher à la fontaine. C'est une vieille chanson, tu sais, la mère de ma mère la chantait déjà. Et peut-être sa grand-mère, aussi.
— Et pourquoi ça s'appelle la fontaine Sainte Anne si elle appartient à Sainte Lucie ?
— Ça, je n'en sais rien, reconnut Tony.
— Elle était loin, cette fontaine ?
— Je ne sais pas.
— Et elle la ramenait comment, l'eau ?
— Dans... dans une jarre, peut-être ?
— Ça devait être lourd. Pourquoi c'est pas le papa qui est allé à la fontaine ? Ce n'est pas toujours aux mamans de tout faire à la maison ! Mon papa, lui, il aurait pu ramener deux jarres ! »
Déconcerté par la facilité qu'avait les enfants à passer rapidement d'un sujet à l'autre, Tony demanda :
« Il reste un couplet, tu veux que je te le chante ?
— Oui ! »
E dormi dormi più di una contèsa
to mama la regina
to pare 'l conte
to mare la regina de la tera
to pare il conte de la a-primavera.
« J'ai compris "comtesse", sourit Alma. Mais j'ai pas compris pourquoi ça parlait de pizza.
— De pizza ?
— La regina. C'est une pizza, la regina, expliqua patiemment l'enfant.
— C'est vrai, répondit Tony en essayant de conserver son sérieux. Mais ta pizza regina a été créée pour une reine de Naples et reine se dit regina en italien. Dans la chanson, tu es donc plus qu'une comtesse, ta maman est la reine de la terre et ton père, le comte du printemps.
— Ouah, c'est super beau... Alors, je suis une comtesse ! Quand je vais dire ça à Angie...
— Elle sera ravie, j'en suis sûr, mais tu devrais dormir maintenant ou le comte du printemps risque de se fâcher contre moi. »
Alma se mit à rire.
« T'inquiète pas, il dira rien », dit-elle en se redressant pour l'embrasser sur la joue.
Tony lui rendit maladroitement son bisou avant de relever la couette sur Alma.
« Bonne nuit, Alma.
— Bonne nuit, Tony, bonne nuit, Monsieur Scott. »
Il allait sortir de la chambre quand la voix d'Alma s'éleva de nouveau.
« Tony ?
— Oui ?
— C'est pas vrai, ce que j'ai dit tout à l'heure. T'es pas une grosse patate pourrie. Tu es gentil, je t'aime bien. »
[1] Extraits de La lune a disparu de John A. Rowe
[2] Cette chanson est une berceuse traditionnelle vénitienne. Vous pouvez la trouver sur YouTube, personnellement, j'ai un faible pour la version de Luisa Ronchini.
