« Vous chantez bien, Tony, déclara Steve quand Tony revint dans le salon.

— Vous écoutez aux portes ? sourit Tony.

— Elle n'était pas fermée », répondit innocemment Steve.

D'accooord. Papa Steve voulait bien offrir un peu de chaleur humaine aux exclus mais ça ne l'empêchait pas de rester sur ses gardes concernant sa progéniture. Tony comprenait parfaitement. Il se demanda encore une fois si Steve invitait souvent des inconnus à partager leur repas. Il espérait que non, tout le monde n'était pas aussi équilibré que lui. Lol. La ferme, Rhodey, je dois parler à Steve, c'est important.

« Steve, je suis un peu gêné de vous parler de ça mais j'ai... j'ai vu la tache dans la chambre d'Alma. Et j'ai aussi vu l'absorbeur d'humidité. La petite ne devrait pas... »

Une ombre passa sur le visage de Steve.

« Je sais. Je nettoie et j'aère régulièrement mais... il y a un problème d'infiltration de la façade. Et je ne suis pas le seul concerné. Les fontes de descente d'eaux usées sont posées contre le mur extérieur et comme elles ont l'âge de l'immeuble, elles sont certainement devenues poreuses. Mais le propriétaire refuse de faire les travaux nécessaires ! À chaque fois que les locataires se plaignent, il répond que, si c'est humide, c'est de notre faute, parce que nous aérons mal !

— C'est idiot. Non, c'est inacceptable ! Votre immeuble semble avoir un problème structurel d'humidité, c'est au propriétaire de faire les travaux, vous aurez beau aérer, le problème ne disparaîtra pas comme ça !

— Allez le lui dire, dit amèrement Steve. Il s'en moque complètement, il a de l'argent, des avocats et il sait bien que si nous voulions partir, il ne mettrait pas longtemps pour relouer les appartements, humidité ou pas. J'ai bien cherché un autre logement mais... », fit-il en secouant la tête d'un air accablé.

Mais se loger à New York quand on est un père célibataire qui tire le diable par la queue est un exploit, finit Tony pour lui-même. Il se sentit soudainement mal à l'aise dans son pull hors de prix, mal à l'aise à la pensée de sa tour immense en plein Manhattan et plus mal à l'aise encore d'avoir partagé le dîner d'un homme qui le pensait dans une merde encore plus noire que la sienne. Tu te sentiras coupable un autre jour, mon pote.

« Comment s'appelle le propriétaire de l'immeuble ?

— Je ne connais que la société qui gère l'immeuble et encaisse les loyers : Epsilon Group. »

Le nom évoquait vaguement quelque chose à Tony qui se promit de poser la question à Pepper dès qu'il serait sorti d'ici.

« Cela ne devrait pas être trop compliqué de trouver qui est derrière et lui demander des comptes.

— C'est gentil mais-

— Vous savez, je connais du monde, je pourrais vous aider. Je pourrais contacter la presse, pour commencer. Oui, ce serait bien. Les investisseurs détestent ce genre de publicité. Ce n'est pas bon pour les affaires, dit-il en commençant à s'échauffer sous le regard curieux de Steve. Ensuite, il suffirait de faire pression sur-

— Tony, ne le prenez pas mal, l'interrompit Steve, clairement mal à l'aise... Mais, avez-vous déjà pensé à... voir un médecin ?

— Un médecin ? fit Tony, perplexe.

— Vous savez, à force de vivre dans la rue, les... perceptions des choses... s'altèrent, c'est normal. Mais être suivi pourrait vous aider. Au centre, nous pouvons vous aider, si vous nous le permettez, bien sûr.

— Écoutez, Steve, je ne suis pas fou. Je n'ai pas non plus une "perception altérée" des choses. Je suis-

— Papa ! Papa !

— J'arrive, chérie. Tony, on reparle de tout ça, je vous le promets. »


Quand Alma s'était enfin endormie, Tony avait pris prétexte de l'heure tardive pour couper court à la discussion. Non, il ne voulait pas voir un thérapeute, merci de le proposer. Et oui, il savait où dormir cette nuit, il ne fallait pas s'inquiéter pour lui mais ça le touchait, oui, vraiment. Et maintenant, il fallait qu'il aille dormir, il avait du travail qui l'attendait demain. Merci Steve et à la prochaine !


« Pepper, lumière de ma vie, tu m'as manqué, chantonna Tony en arrivant dans le bureau de la PDG de Stark Industries.

— Tony, imbécile de mon cœur, qu'as-tu à me demander ? répondit Virginia Potts sans même lever la tête de ses papiers.

— Je t'adore, tu le sais, ça ?

— Je le sais mais je suis occupée, alors dis-moi ce que tu veux. Vite.

— Epsilon Group, cela te dit quelque chose ? »

Cette fois, la jolie rousse braqua un regard meurtrier sur le milliardaire. Tony, qui s'était, une fois encore, perdu dans la contemplation attendrie des taches de rousseur parsemant le petit nez de Pepper - celles qui lui donnaient l'air d'une enfant studieuse et espiègle, il adorait la taquiner avec ça et la voir piquer un fard - fut brutalement ramené à la réalité par la voix tranchante de mademoiselle Potts.

« C'est l'une des nombreuses sociétés de Justin, celle qui gère son patrimoine immobilier. Pourquoi veux-tu savoir ça ?

— C'est privé, ma belle », sourit Tony.

Pepper lui lança un regard d'avertissement incrédule, celui qui disait "continue à me prendre pour une crétine et je repars avec tes bonbons dans ma poche".

« Ce qui veut dire que je saurai tout dans quelques jours, quand je devrai réparer les dégâts, dit-elle, les sourcils froncés. Tony, cette guéguerre permanente avec Justin est improductive et puérile, Stark Industries n'a pas de temps à perdre avec- »

Tony leva les mains en signe d'apaisement.

« Pep, je ne savais même pas que ce crétin était derrière Epsilon Group. Juré !

— Bien sûr, Tony. C'est donc juste une malheureuse coïncidence, c'est ça ? Tu me prends pour une idiote ?

— Tu sais bien que je n'oserai jamais, répondit-il, sincère. Je t'assure que n'en savais rien avant que tu me le dises. Tu me crois, hein ? dit-il, légèrement anxieux.

— D'accord. Je veux bien t'accorder le bénéfice du doute mais je veux savoir pourquoi tu t'intéresses à Epsilon Group.

— C'est juste que... d'accord, soupira Tony, j'ai rencontré quelqu'un qui vit dans un des immeubles de Justin et-

— La plupart des biens qu'il propose à la location ne sont pas exactement de grand standing, Tony.

— Bel euphémisme, grimaça Tony.

— Et tu as rencontré un de ses locataires ? Où ?

— Pas la peine de prendre cet air suspicieux, Pepper. Je ne fréquente pas que des milliardaires, tu sais, il y a aussi quelques millionnaires, dans le tas. »

Virginia n'esquissa même pas une ombre de sourire.

« Je te préviens, Tony. Si tu es en train de préparer un mauvais coup et que ça nous explose à la figure, je démissionne et j'accepte l'offre de Tiberius Stone.

— Tu n'oserais pas ! s'exclama-t-il, horrifié.

— Tu ne m'en crois pas capable ? », répondit Pep avec un sourire mauvais.

Si, il l'en savait parfaitement capable. En fait, il pensait Virginia Potts capable de tout, même d'offrir ses services à son pire ennemi. Si Pep passait chez Viastone, autant que Stark Industries dépose tout de suite le bilan. Il allait devoir la jouer serrée.


Trois jours plus tard, Tony attendait patiemment devant un jus de grenade quand Hammer entra chez Tiny's. Il attendit encore cinq minutes que son concurrent fut assis à sa table avant de se diriger vers lui, tout sourire.

« Justin ! Quelle joie de te trouver ici !

— Tony. Que me vaut ce déplaisir ? »

Tony sourit, guère intimidé par la sécheresse du ton. Il tira une chaise à lui et s'assit en face de Hammer qui feignit d'être absorbé par la lecture du menu. Cinq minutes après, Tony décida que cela suffisait et retira prestement le menu des mains de Justin.

« Hé !

— À quoi bon perdre du temps ? Tu prends toujours la même chose. Scotch eggs - pas bons pour ton cholestérol mais c'est ta santé, pas la mienne - et crêpes aux bleuets. Tu n'as pas envie de changer ? Si ça se trouve, tu risques d'adorer ça, le gravelax.

— Ai-je une tête à manger du poisson cru ?

— Si je te disais de quoi tu as la tête, tu ne serais pas ravi, Justin.

— Dégage, Tony.

— Pourquoi ? Je suis bien ici, l'ambiance est chaleureuse et ta conversation, passionnante.

— Très bien. Que veux-tu, qu'on en finisse ? demanda Justin en dépliant sa serviette.

— C'est mon Justin, ça ! Attends, mon pote, on va passer commande d'abord et ensuite, on parlera. Mademoiselle ! », appela-t-il avant d'adresser son sourire le plus charmeur à la serveuse qui s'approchait.

Une fois la commande passée, un ange passa. Tony prit intérieurement le pari que Justin ne supporterait pas trois minutes de silence. À 2 minutes 39, Hammer soupira :

« Accouche. »

Bingo.

« Tu possèdes bien un immeuble sur Saint Nicholas Avenue ?

— Peut-être, répondit prudemment Justin.

— Non, pas peut-être. Epsilon Group possède cet immeuble et Epsilon, c'est toi.

— Admettons. Je possède de nombreux immeubles, Tony, dit-il avec le sourire ravi qu'il devait avoir quand il jouait au Monopoly et que ses adversaires tombaient sur la case Rue de la paix. Pourquoi celui-ci t'intéresse-t-il ? Tu veux l'acheter ?

— Nope. Je veux que tu y fasses des travaux d'assainissement, dit-il calmement.

— Bien sûr. Tu veux aussi que j'abonne gratuitement tous les locataires à Netflix et que je leur remplisse régulièrement le frigo ? Attends, je vais faire une liste de tes souhaits, pour être sûr de ne rien oublier, dit-il en faisant semblant de chercher de quoi écrire dans la poche de sa veste.

— Il y a un problème d'infiltration d'eau dans ton immeuble, répondit Tony sans se troubler. Il y a du salpêtre sur les façades et ça sent l'humidité dans les appartements, déclara Tony sans tenir compte du sarcasme. Qui dit humidité dit risques pour la santé : bronchites, pneumonies, asthme...

— Tu m'en diras tant. Sans vouloir être vulgaire, qu'est-ce que ça peut te foutre ? Tu te sens à l'étroit dans ta tour, alors tu projettes d'habiter St. Nicholas Avenue ? »

Tony se contenta de sourire avant de manger un morceau de pain.

« D'accord. Tu ne me diras pas pourquoi tu t'intéresses soudainement à cet immeuble. Très bien. Mais tous les logements de cette adresse se louent très bien comme ça. Pourquoi voudrais-tu que j'y engage des travaux ruineux ?

— Par pur altruisme ? Nan, t'inquiète, je déconne. Tu vas les faire parce qu'un bad buzz est la dernière chose que tu souhaites en ce moment. C'est quoi, déjà, le slogan de ta nouvelle campagne ? Celle qui est pleine de petits oiseaux, de prairies et d'enfants qui se tiennent par la main, avec des violons en musique de fond ? Me dis rien, je crois que ça me revient : Hammer Industries : un avenir radieux et triomphant pour nos enfants ? Je me trompe ?

Hammer Industries : l'avenir de nos enfants, rectifia Hammer, l'air pincé.

— C'est plus sobre, en effet, convint Tony. Maintenant, imagine : quelqu'un de malintentionné passe un coup de fil à Christine Everhart pour la prévenir que de pauvres gosses connaissent de graves problèmes de santé parce qu'ils vivent dans un environnement trop humide et que le propriétaire de leur logement refuse catégoriquement de faire les travaux nécessaires. Imagine encore : Christine Everhart découvre qui se cache derrière Epsilon Group et passe à l'antenne des images d'appartements insalubres à côté des photos de toi et de ton gosse ? On imagine ensemble la légende ? L'avenir de son fils au détriment de celui des autres enfants ? Oui, je sais, l'accroche n'est pas terrible mais je ne suis pas journaliste, moi. Mais je suis sûr que Christine saura se montrer plus tranchante. On raconte que, quand elle a planté les crocs dans sa proie, elle ne la lâche plus, une vraie tueuse...

— Tu veux me faire chanter ? s'exclama l'autre, scandalisé.

— Tout de suite les grands mots ! Au contraire, Justin, je vais t'aider à sauver ta très coûteuse campagne publicitaire.

— Moyennant des travaux d'assainissement ?

— Tu comprends vite, Justin, tu m'impressionnes. Tu fais les travaux, tu reloges tous les occupants de l'immeuble pendant la durée des travaux - pour cette partie, je peux même contribuer financièrement, dit-il avant que Justin ait pu protester - et, si tu fais en sorte que les travaux ne s'éternisent pas... »

Il fit une pause, histoire de ménager ses effets. La serveuse arriva à ce moment et déposa les plats devant eux. Tony commença à manger, sans plus se soucier de l'homme en face de lui.

« Si les travaux ne s'éternisent pas, quoi ? », demanda Justin, agacé.

Tony finit son plat, s'essuya les lèvres et but une gorgée. Il caressa un moment l'idée de laisser l'autre mariner encore un peu mais finit par sourire à son concurrent.

« Si l'immeuble est rénové dans un délai raisonnable ET que le travail est correctement effectué, je m'engage à te céder - pour une somme modique - ce terrain de North Bergen, celui que tu convoites tant. À moins que tu ne sois plus intéressé ? »

Le visage de Justin était intéressant à observer. Incrédulité, perplexité, espoir, doute, début d'euphorie, plusieurs expressions se succédèrent sur sa face de fouine.

« Sérieux ? Tu me céderas ton terrain si je fais les travaux ?

— Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer, répondit Tony, une main sur le cœur.

— Ça doit vraiment être important pour toi, soupira Justin.

— Tu vas les faire, alors ? »

Justin se tut et sembla peser le pour et le contre, même si Tony n'était pas dupe. Il n'avait pas offert son terrain au hasard, il savait que Hammer aurait été prêt à lui en offrir bien davantage que le coût des travaux qu'il s'apprêtait à faire.

« Très bien. Je vais dépêcher un maître d'œuvre pour qu'il évalue la nature et le coût des travaux et qu'on puisse commencer rapidement. Je me demande...

— Oui ?

— Je pourrais peut-être faire savoir à la presse que je rénove l'immeuble, pour montrer que je suis concerné par le bien-être de tous les enfants... », dit-il, l'air gourmand.

Sacré Justin ! Cafard un jour, cafard toujours.

« C'est une bonne idée, fit semblant d'approuver Tony. Il faut juste que tu sois prêt à rénover l'ensemble de ton parc immobilier, ou les autres locataires vont se sentir lésés... Ce serait dommage qu'une si belle action se retourne contre toi, sourit-il avant de se lever. Tu me tiens informé ? Que je puisse faire établir les documents pour la cession du terrain ? Tu sais quoi, Justin ? C'est toujours un plaisir de discuter affaires avec toi, on devrait se faire ça plus souvent. »


Tony ne fit pas de détour pour éviter le quartier où il avait croisé pour la première fois Steve et sa fille. Il y passa même de plus en plus souvent, avec pour conséquence, de les croiser de plus en plus régulièrement. Surtout en début d'après-midi, quand Alma sortait de l'école et que Pepper le croyait au labo. Il grimaçait bien intérieurement à l'idée d'agir comme un ado qui fait le mur mais étouffait bien vite ses scrupules. Après tout, comment savoir si Justin tenait bien parole, s'il ne l'apprenait pas des principaux intéressés eux-mêmes ? Tu pourrais directement appeler Hammer, lui souffla Rhodey. Pour qu'il devienne encore plus soupçonneux sur mes motivations ? Merci bien. Justement. On en parle, de tes motivations ?

S'il voulait être honnête avec lui-même, Tony n'était pas sûr de ses motivations. Cherchait-il à repousser le sentiment de gêne qui l'avait saisi en comparant son penthouse à l'appartement des Rogers ? Ou, comme le pensait Virginia, saisissait-il l'occasion pour emmerder Justin ? Sur ce point, il devait bien avouer que la petite scène chez Tiny's l'avait réjoui, comme un petit bonus bienvenu. Mais, si ce n'avait pas été Hammer, il aurait fait la même chose. Il lui aurait juste fallu trouver un autre levier. Alors, quoi ? S'ennuyait-il à ce point qu'il jouait au bienfaiteur masqué pour se distraire ? Il soupira. En fait, il n'avait pas envie de se pencher trop sérieusement sur les raisons qui le poussaient à intervenir ainsi dans la vie de Steve et d'Alma. L'introspection, c'est le début du doute, disait-il souvent. Et quand on doute, on n'avance plus.

Il était au moins sûr d'une chose : il appréciait ces rencontres impromptues - bon d'accord, pas si impromptues - avec le bon Samaritain et sa fille, que ce soit juste pour discuter cinq minutes dans la rue, ou pour boire un café chez Steve. Alma le faisait toujours rire avec ses remarques directes et Steve... d'accord, il avait du mal à cerner Steve. Il peinait à comprendre qu'on puisse se montrer si gentil, si compréhensif, tout le temps, avec tout le monde. Chacun a un seuil de tolérance, non ? Celui de Tony n'était pas remarquablement élevé, il en avait bien conscience. Mais Steve Rogers devait bien en avoir un, lui aussi, même si tout semblait glisser sur ce gars.

Il était infirmier mais, toutes les fois qu'il évoquait son travail, c'était pour parler des progrès de la médecine, des patients qui se battaient et qui s'en sortaient... pas une fois Tony ne l'avait entendu se plaindre de ses horaires de travail à rallonge ou de patients particulièrement difficiles. Et il fallait voir son expression enthousiaste lorsqu'il évoquait ses heures de bénévolat à l'Armée du salut. Ce type était vraiment un cas. La seule fois où Tony l'avait entendu hausser - légèrement - le ton, c'était quand il avait failli refuser l'assiette d'Alma. Tony en venait à espérer que Steve dissimulait des passions honteuses - comme collectionner des dessous de verres à bière ou fantasmer sur Sarah Palin - n'importe quoi, tant que cela permettait de l'ancrer dans le réel. Pour l'instant, en écoutant Steve parler de lui et des autres, Tony se faisait l'effet d'un anthropologue face au représentant d'une tribu inconnue jusque là. L'expérience était à la fois fascinante et déstabilisante.

« Tony ? Tony ? Vous m'écoutez ? »

Tony cligna des yeux et revint à la réalité.

« Excusez-moi, Steve, vous disiez ?

— Je viens de recevoir une lettre d'Epsilon Group. Ils vont établir un diagnostic complet de l'état de l'immeuble ! »

Première étape franchie. Belle réactivité, Justin.