La porte refermée derrière lui, Tony prit une profonde inspiration avant d'attraper un tablier, de le nouer autour de sa taille et de demander crânement :
« Alors, que voulez-vous que je fasse ? »
L'autre le regarda sans rien dire. L'examina, plutôt. En fait, Tony eut l'impression d'être littéralement disséqué sur place.
« J'ai quelque chose sur le nez ? », demanda-t-il, résolu à garder son calme.
Toujours rien. Bucky se contentait de le fixer, les bras croisés et le regard noir.
« Très bien. Puisque vous n'avez pas besoin de moi, finalement, je vais rejoindre les autres », fit Tony en retirant son tablier. Il voulait bien rester calme mais il y avait des limites. Il n'était pas venu pour subir les sautes d'humeur d'oncle Buck. Si celui-ci voulait jouer, qu'il se trouve quelqu'un d'autre.
Au moment où il passait devant Bucky pour regagner le salon, ce dernier l'empoigna fermement par le bras.
« Nous devons parler », dit-il sans hausser le ton.
Tony planta résolument le regard dans celui - toujours aussi glacial - de l'ami d'enfance de Steve. Face à un prédateur, ne pas montrer de signes de nervosité. Très bien, Bear Grylls. Et maintenant, je fais quoi ?
Décidé à ne pas faire d'esclandre, - après tout, il n'était pas chez lui - Tony offrit son plus beau sourire à M. Grognon et répondit :
« Je vous écoute, Jaaames », dit-il en imitant délibérément la prononciation de Wanda. Peut-être pas une bonne idée d'aller taquiner ainsi la bête mais Tony se sentait d'humeur joueuse.
« Steven est mon ami.
— Je sais.
— Je n'ai pas fini, fit Bucky en haussant le sourcil. Ne m'interrompez pas, je n'aime pas ça.
— Dans ce cas, allez droit au but. J'ai peut-être mieux à faire que de rester planté dans cette cuisine à attendre que vous me délivriez votre petit discours. »
Bucky sourit dangereusement et s'approcha encore de Tony. Il prit quelques secondes pour le toiser de toute sa hauteur avant de finalement demander :
« Justement, Tony. Que faites-vous dans la vie, à part vous taper l'incruste ? »
Dieu que Tony détestait ce petit rictus suffisant. Ce type croyait vraiment lui faire peur ?
« Je ne crois pas que cela vous regarde, Bucky.
— Et moi, je crois que si. Steve est trop confiant mais moi, j'ai les yeux bien ouverts. Que lui voulez-vous ?
— Vous êtes sa nounou ? Vous savez que Steve est un grand garçon maintenant, et qu'il devrait pouvoir faire ce qu'il souhaite sans avoir besoin d'un chaperon ?
— J'aimerais bien, ricana Bucky. Mais, tant qu'il ramassera des types douteux dans la rue pour les ramener chez lui, je douterai de ses facultés à s'assumer comme "un grand garçon". Vous pourriez être n'importe qui et il vous invite à manger chez lui ?! Et il vous laisse tout seul avec la petite, en plus ?! »
La voix de Bucky s'était finalement élevée à la mention d'Alma. Tony dut reconnaître qu'il marquait un point. Steve le connaissait à peine quand il lui avait proposé de partager leur repas. Il aurait pu être un dangereux détraqué ou, plus simplement, un voleur en quête d'un mauvais coup, mais Steve l'avait accueilli chez lui avec une candeur désarmante et, pour tout dire, alarmante. Et s'il ne s'était agi que de lui, cela aurait pu passer, mais le bien-être d'une enfant était également en jeu. Il comprenait d'autant mieux les inquiétudes de Bucky qu'il s'était également demandé si Steve invitait souvent des SDF chez lui.
Il leva les mains en signe d'apaisement.
« Je comprends. Vraiment, je vous comprends. Je me suis aussi demandé si c'était une habitude chez lui d'inviter de parfaits inconnus à dîner et-
— J'espère bien que non, l'interrompit l'autre en levant les yeux au ciel. Même si cela ne m'étonne pas de lui. Il ne voit pas le mal, il faut que les autres le voient pour lui. Vous comprendrez donc que je préfère me méfier, de vous, ou des autres. Et que, tant que je verrai des gens comme vous traîner par ici, je continuerai à jouer les chaperons, Tony. »
Que répondre à ça ? Bucky avait beau en faire des tonnes, il n'avait pas tort, Tony était le premier à le reconnaître.
« Alors ?
— Alors, quoi ?
— Comment gagnez-vous votre vie ?
— Je crois toujours que cela ne vous regarde pas. Écoutez, Barnes, je comprends vos inquiétudes mais je n'ai aucune mauvaise intention envers Steve. Ou Alma. Il faudra vous contenter de ça, asséna-t-il alors que James s'apprêtait à rétorquer. Barnes, sérieusement ? Vous croyez que je suis quoi ? Un voleur ? Sans vouloir froisser personne, je ne crois pas que Steve dispose de beaucoup de biens susceptibles d'intéresser un voleur. Un tueur en série ? Vu sa stature, Steve me mettrait facilement à terre, vous ne croyez pas ?
— Steve dit lui-même que vous êtes un peu dérangé, commença Bucky, nullement découragé.
— Vraiment ?
— Bon, d'accord, il n'a peut-être pas employé ce terme, concéda Bucky. Mais c'était l'idée générale. Comment être sûr que vous n'aurez pas... »
Il s'interrompit, apparemment gêné. Merde. Si même James Buchanan Barnes était gêné, ça devait être grave. Il grimaça en devinant finalement ce qui agitait Bucky. Putain, on en était vraiment là ? Il tenta de se calmer en se rappelant qu'il n'était pas père. C'était probablement une inquiétude raisonnable. Dérangeante, mais raisonnable. Il soupira et déclara, la voix blanche :
« Je vous promets de ne pas rester seul avec Alma, puisque c'est ce qui vous inquiète. »
Bucky nota son trouble et son expression s'adoucit légèrement.
« Bien... C'est bien.
— Ouais. C'est... bizarre mais... laissez tomber, c'est trop glauque. »
Bucky se contenta de hausser les épaules. Au temps pour la compassion. Tony ressentit l'envie pressante d'échapper à l'atmosphère étouffante de la pièce et se dirigea vivement vers la porte, sans que Bucky n'essaie cette fois de le retenir.
Il se retourna tout de même avant de tourner la poignée.
« Euh... Barnes ?
— Hum ?
— Steve était dans le couloir pendant que je lisais une histoire à Alma. Il est sûrement moins confiant que vous semblez le croire. »
« Ça va, Tony ? », demanda Sam en posant la main sur son épaule.
Tony se retourna et sourit.
« Je suis encore en vie.
— Je vois ça. Il ne vous a pas trop malmené ?
— Ce n'était pas la conversation la plus amicale que j'aie eue, mais personne n'a sorti son Uzi », le rassura Tony.
Sam soupira.
« Steve est sorti chercher du pain alors, évidemment, Bucky en a profité pour vous tomber dessus. Il va vraiment falloir que je parle à Steve. Bucky ne peut pas continuer à dire ou faire n'importe quoi sous prétexte de "protéger" son ami.
— Laissez tomber.
— Non, pas cette fois. Vous avez vraiment l'air secoué, Tony.
— C'est juste que je ne suis pas habitué à ce qu'on me parle comme ça. Mais, même si cela ne faisait pas plaisir à entendre, ce qu'il m'a dit était sensé alors, vraiment, laissez tomber. Personne n'a été blessé et l'appartement est intact, passons à autre chose.
— Je-
— On n'en parle plus, d'accord ? Je n'ai pas envie d'être une source de problèmes et ce n'était pas si grave. »
Sam parut sur le point de répliquer mais finit par secouer la tête.
« D'accord, je ne lui parlerai pas. Pour l'instant, précisa-t-il. Venez, Tony, la cuisine de Bucky est plus chaleureuse que son attitude. »
Le repas fut effectivement, et malgré tout, très joyeux. Bucky avait confectionné un tochitură, un plat typique du pays d'origine de ses parents. La « toquitoura », comme essaya de le prononcer Tony, consistait en un mélange de bœuf et de poulet dans une sauce tomate fortement aillée, accompagné d'une sorte de polenta. Tout comme le ragoût que lui avait naguère offert Alma, le visuel n'était guère engageant mais le goût était délicieux. Tony fut surpris de se découvrir affamé et dévora littéralement le contenu de son assiette, faisant descendre le tout à l'aide d'un vin blanc très liquoreux. Son humeur s'allégea au fur et à mesure que le contenu de son verre disparaissait et que son estomac se remplissait.
Sam, assis à côté de lui, semblait dans le même état d'esprit que lui. Il mangeait, buvait, racontait des anecdotes amusantes sur la vie à l'armée avant de se lever pour resservir tout le monde en tamaioasa. Tout le monde riait, même Grumpy Bucky, assis entre Angie et Alma. Surpris de ne pas entendre le rire si particulier de Wanda, Tony tourna la tête vers la jeune femme à sa droite.
« Ça va, Wanda ? »
Elle cessa de fixer Bucky pour le regarder.
« Ça va, fit-elle en poussant un soupir à fendre l'âme.
— Vous avez à peine touché à votre assiette. Vous n'aimez pas ? Vous voulez que j'aille voir si je peux vous trouver autre chose ?
— Non, ça va, merci. C'est juste que je n'ai pas très faim. Et toute cette viande... j'ai un peu de mal, fit-elle avec une petite moue dégoûtée.
— Vous pouvez peut-être prendre un peu plus de mamalina, mamalala, enfin ce truc qui ressemble à de la polenta, là.
— De la mămăligă, Tony, sourit Wanda. Cela s'appelle de la mămăligă. Non, ne vous embêtez pas, c'est bon.
— Vous êtes sûre ?
— Oui. Vous êtes gentil, Tony. C'est un homme comme vous qu'il me faudrait, soupira-t-elle.
— Ah ? Je croyais que l'homme qu'il vous fallait était un grand brun ténébreux à l'air pas commode », la taquina Tony.
La belle rougit violemment.
« Ça se voit tant que ça ?
— Un peu, oui », sourit Tony.
Wanda ne répondit pas tout de suite. Ses grands yeux se posèrent une nouvelle fois sur Bucky qui faisait des grimaces pour faire rire Angélique et Alma.
« Pourquoi je tombe toujours amoureuse des hommes qui ne sont pas faits pour moi ? », demanda-t-elle enfin d'une voix lasse.
Ah. Tony n'était pas exactement le mieux placé pour répondre à cette question mais les grands yeux humides de la jeune femme le mettaient mal à l'aise. Il tenta de la faire sourire.
« Je ne sais pas si James est fait pour quelqu'un sur cette terre. À part pour Morticia Adams, peut-être ? »
Le rire de Wanda salua sa pitoyable tentative d'humour. Elle posa une main légère sur son bras.
« Vous êtes vraiment gentil, Tony.
— Ça, je n'en suis pas sûr, sourit le milliardaire. Mais je peux peut-être vous donner un conseil ?
— Je vous écoute, dit-elle en replaçant une mèche de cheveux derrière l'oreille.
— Souriez, Wanda. Ne laissez pas croire aux autres qu'ils vous atteignent. Vous êtes charmante et si James ne le réalise pas, tant pis pour lui. Mais cela ne sert à rien de pleurer. Il faut sourire, toujours, même quand tout se brise et qu'il y a des nuages dans le ciel, chantonna-t-il. Vous trouverez que la vie en vaut la peine si...
— Si je souris, tout simplement ? [1] termina Wanda en riant. Merci, Tony, c'est un bon conseil, dit-elle avant de l'embrasser sur la joue.
— Wanda est amoureuse de Tony ! Wanda est amoureuse de Tony ! », claironna Alma, ravie.
Tony lui sourit pendant que Bucky leur lançait un regard suspicieux.
Le repas terminé et la table débarrassée, les convives s'attelèrent - avec un peu moins d'ardeur qu'en début de matinée, digestion oblige - à finir de démonter et de ranger. Si les adultes étaient un peu plus lents, Angie et Alma étaient, elles, dans un état de surexcitation nuisible à l'avancement du déménagement. Les parents d'Angie décidèrent donc de les emmener prendre l'air pendant que Sam et Bucky partaient voir si la cave était convenablement vidée. Wanda s'excusa et remonta dans son appartement où l'attendait une cliente venue chercher un remède contre la rétention d'eau. Elle allait sûrement avoir droit à une décoction de reine-des-près ou de grande ortie, se dit Tony. Resté seul dans le salon, il tourna vite en rond et partit à la recherche de Steve.
Personne dans la cuisine, personne dans le couloir, personne dans la chambre d'Alma... il hésita devant la porte entrouverte de la dernière pièce mais finit par demander d'un ton hésitant :
« Euh... Steve ? »
Le blond sursauta et laissa tomber ce qu'il tenait à la main.
« Désolé, je ne voulais pas vous surprendre. Je venais juste voir si vous aviez encore besoin d'aide », dit-il avant de se baisser pour aider Steve à ramasser.
Il resta un instant interdit. En tombant, le grand carton à dessin que tenait Steve s'était ouvert, laissant le contenu s'en échapper et plusieurs œuvres jonchaient à présent le plancher. Certaines figuraient l'appartement des Rogers mais le trait, délicat et affirmé, le présentait sous un jour différent. Ce n'était plus l'appartement, humide et modeste, que connaissait Tony. Les jouets d'enfant qui traînaient partout et les meubles, trop imposants pour la pièce, n'évoquaient plus le désordre et l'exiguïté. Sous le trait de l'artiste, le lieu devenait chaleureux et plein de vie et Tony comprit pourquoi Steve n'avait pas envie de le quitter. Ce que Steve n'avait su lui faire passer avec des mots, il l'exprimait parfaitement avec des crayons. Parce que Tony ne doutait pas une seconde que c'était bien Rogers l'auteur de ces dessins. Un autre représentait un bébé endormi dans son berceau. Ses longs cils projetaient une ombre charmante sur ses joues roses et les lèvres de l'enfant semblaient prêtes à téter. Mais la majorité des œuvres représentait Peggy. Le milliardaire saisit un feuillet et l'observa longuement. Sur celui-ci, Margaret tournait légèrement le regard vers la gauche, menton fièrement dressé et bouche entrouverte. Tony fut littéralement suffoqué par l'impression de sensualité et de puissance qui se dégageait de l'œuvre.
« Non, ça va. Je rangeais juste quelques trucs sans importance, dit Steve en haussant les épaules.
— Je ne qualifierais pas ceci de "trucs sans importance", sourit Tony. J'ignorais que vous saviez dessiner.
— Ce n'est pas grand chose, répondit l'autre avec un sourire gêné.
— Pas grand chose ? Vous rigolez, j'espère ? C'est magnifique. Vos dessins ont l'air si vivants, même quand vous représentez votre appartement, c'est juste... incroyable, rétorqua Tony, en regrettant de ne pas trouver les mots pour exprimer ce qu'il ressentait.
— Merci, Tony.
— Vous dessinez depuis longtemps ? Ou avez-vous appris ?
— Je dessine depuis que je suis gamin. J'avais commencé à étudier aux Beaux-Arts mais... ma mère est morte et le dessin, ça ne paie pas trop. Alors, j'ai changé d'orientation et je suis devenu infirmier.
— C'est dommage.
— Pourquoi ? J'aime être infirmier, cela me donne l'impression d'être utile.
— Bien sûr. Je me suis mal exprimé. Je trouve juste dommage que vous ayez dû abandonner une voie pour laquelle vous êtes manifestement doué.
— Je peux toujours dessiner, même si je travaille à l'hôpital.
— Vous le faites ?
— Non, soupira Steve. Ce portrait, dit-il en désignant celui que tenait toujours Tony, est le dernier que j'ai réalisé. J'ai arrêté quand Margaret est tombée malade.
— Je suis désolé.
— C'est la vie », fit Steve en haussant une nouvelle fois les épaules.
Évidemment. Les œuvres de Steve étaient pleines de vie, elles exprimaient un bonheur simple et sincère, l'amour qu'il portait à sa femme éclatait dans chacun de ses traits de crayon. Le cancer de Peggy avait aussi tué l'inspiration de Steve. Il comprenait mais trouvait toujours cela dommage.
« Cela ne vous manque pas ?
— Hier, je vous aurais répondu non, sans hésiter. Aujourd'hui, je ne sais pas. Je me rappelle comme je me sentais bien à chaque fois que je tenais un pinceau ou un crayon. Je devrais peut-être réessayer.
— Oui, vous devriez. Vous avez pensé à présenter vos œuvres à quelqu'un ?
— À part mes amis, vous voulez dire ? Non.
— Eh bien, vous devriez aussi. Je connais- »
Tony s'interrompit avant de dire qu'il connaissait un patron de galerie qui pourrait jeter un œil sur les dessins de Steve Rogers. Après Stark Industries et sa tour au cœur de Manhattan, cela aurait fait beaucoup.
« Je suis passé devant une galerie l'autre jour, se reprit-il. Ils veulent y présenter de nouveaux artistes new-yorkais, vous pourriez peut-être passer, juste pour avoir l'avis d'un professionnel ?
— Votre enthousiasme me flatte, rit Steve mais ce sont juste des souvenirs de famille, ce n'est pas ce que j'appellerais une œuvre aboutie.
— Et moi je vous dis que vous êtes doué. Non, vous avez un sacré putain de talent, Steve !
— Langage ! », fit une voix amusée derrière lui.
Tony se retourna pour voir que Bucky s'était glissé dans la chambre sans qu'il l'ait entendu. Il se demanda depuis combien de temps il les écoutait.
« D'habitude, tu ne laisses passer aucun écart de langage, Steve. Tu te relâches sur tes vieux jours ? rigola Bucky.
— Tu as réagi avant que j'aie pu le faire, répondit Steve en souriant.
— Faites gaffe, Tony, au prochain gros mot, Steve vous nettoiera la bouche au savon. »
Steve rit de bonne grâce.
« C'est vrai que je n'aime pas la grossièreté. Je ne veux pas que ma fille se mette à jurer comme un charretier.
— D'accord, désolé, s'excusa Tony. Mais cela ne change pas ce que je pense : vous avez du talent, Steve.
— Oh oui, il a de l'or au bout des doigts, je me tue à le lui dire », surenchérit Bucky en adressant un sourire rayonnant à Steve.
Ce jour-là, dans la chambre de Steve, Tony comprit deux choses. D'abord, que la pauvre Wanda aurait beaucoup de mal à arriver à ses fins avec le « beau Jaaames ». Ensuite, que, si Bucky avait eu le béguin pour quelqu'un dans le couple Rogers, ce n'était sûrement pas pour Peggy.
OoO
[1] Paroles (traduites par mes soins) de Smile, titre composé par Charles Chaplin et interprété - entre autres - par Robert Downey Jr.
OoO
OoO
J'adore lire vos impressions et vos spéculations sur la suite. :) Je dois juste préciser une chose : dans cet UA, Tony est certes milliardaire mais il n'est pas le « playboy médiatique » du MCU, ce qui explique que ni Steve, ni Bucky ne l'aient reconnu, tout comme je suis incapable de vous dire à quoi ressemble le fondateur de Zara. ;)
