Bonjour bonjour,

Me revoici comme promis pour un nouveau chapitre ! Et dans celui-ci le raiting M se justifie ! Vous êtes prévenu ! Ceci est un slash, donc des relations entre hommes avec des lemons ! (Pas de panique c'est pas un PWP non plus...)

Ce sont d'ailleurs les premiers que j'écris. Je rappelle que je ne suis pas un homme, que je ne suis pas gay, donc que je ne connais rien à ce genre de relation intime. Tout vient des différentes lectures que j'ai pu faire et de discutions entre amis. Soyez clément avec moi !

Un immense merci à tous mes lecteurs. J'ai été surprise que cette fic marche aussi bien, les HP/SS sont particulier, et encore plus avec du M-Preg, je ne m'attendais pas à autant de favs, de followers et de reviews. Mais je vous en pris continuez, c'est tellement bon pour l'estime de soit ! Mouhahaha

Blagues misent à part : Merci à tous !

Chapitre 2 : Aller plus loin

Le lendemain matin, la Gazette présentait ses plus plates excuses au Gryffondor pour ne pas avoir vérifié les sources des renseignements obtenus. Que les témoignages étaient en fait des personnes voulant attiré l'attention et que Rita Skeeter avait abusé de son statut et de la confiance de ses dirigeants pour écrire ses articles. Cette chère Rita était d'ailleurs à l'heure actuelle derrière les barreaux d'Azkaban car une source anonyme avait révélé qu'elle était un animagus non déclaré.

Après avoir lu l'article, Harry fit un clin d'œil à Hermione et lui tendit le journal qu'elle s'empressa de lire avec avidité. Oh bien sûr, le mal était fait maintenant, et beaucoup pensaient qu'il avait utilisé son influence pour faire taire les journalistes, mais bizarrement il ne s'en souciait pas. Ou plus. Il n'avait toujours pas pardonné à Ron qui était venu s'excuser platement et il savait qu'il ne lui pardonnerait jamais totalement.

La vie reprit à Poudlard, et bientôt, il ne fut plus le seul sujet de conversation. Il passait du temps avec sa meilleure amie et, étrangement, avec Draco Malfoy. Celui-ci l'avait abordé dans un couloir pour le féliciter de sa brillante manœuvre pour sortir de sous le feu des projecteurs. Il avait ricané en disant que lui n'aurait jamais tenu aussi longtemps et aurait intenté un procès phénoménal dès le premier article paru. Il s'était revu plusieurs fois. Souvent à la bibliothèque, quand Hermione avait d'autres cours que lui. Il s'appelait toujours par des sobriquets ridicules comme "Potty" ou "La fouine", mais c'était maintenant plus par jeu que pour insulter l'autre.

Les cours avec le professeur Snape continuaient. En novembre, ils avaient commencé les sorts de défense. Harry apprenait des sorts de plus en plus compliqué qu'il avait du mal à maîtriser. Il était frustré et une ambiance lourde avait élu domicile dans la salle d'entraînement. Il n'était pas rare qu'ils se hurlent dessus pendant plusieurs minutes avant que Snape lui ordonne de la fermer.

Malheureusement, l'entente qu'ils avaient établie en début d'année se dégradait à cause de ses rebellions de plus en plus fréquente. Harry était sur les nerfs, les cours, les devoirs, les entraînements, la presse, Voldemort. Il avait même arrêté le Quidditch cette année pour avoir plus de temps pour apprendre. Le Quidditch était le seul moyen de le détendre et son moral s'en ressentait. Il était tendu, frustré et dans un état de stress quasi-permanent.

Severus aussi était dans un état proche de la rupture. Il supportait les cours avec ses élèves sans talent, dont la bêtise était proportionnelle à l'état de leurs hormones d'adolescent. Il passait des heures à corriger des copies sans aucun intérêt, remplit d'âneries plus grosses qu'un Boutfeu sur un terrain de Quidditch. Le Lord Noir lui avait confié une mission qu'il savait ne pas pouvoir accomplir. Il était en sursis et le savait parfaitement. Potter était des plus pénible, oscillant entre le stress et la colère. Et pour finir le taré des bonbons acidulés qui, dans son monde, essayait de l'envoyer dans les confiseries les plus reculées pour échapper à la surveillance stricte de Mme Pomfresh

C'est lors d'un entraînement intense et d'une dispute particulièrement virulente que la relation entre Harry et son professeur changea.

« Arrêtez d'être borné Potter ! Je vous ai expliqué que peu importe le geste, si l'esprit n'y est pas vous ne pourrez pas incanter, c'est tout. » Répéta l'homme en noir pour ce qui lui semblait être la cinquième fois.

« Mon esprit est totalement concentré sur le sort, je ne peux pas faire plus ! Il y a un truc qui cloche ! Vous ne m'avez pas tout dit ! » Continua Harry qui était vraiment en colère maintenant.

« Bien sûr que si bougre d'imbécile, pourquoi vous enseignerais-je un sort sans vous en expliquez toutes les spécificités ?! »

« Oh, je n'sais pas moi ! Un petit rappel peut-être ? » Demanda Harry les lèvres pincées avant de hurler sur un ton hargneux « Fermer votre esprit Potter ! »

« Et alors ? » S'énerva le maître des Potions qui n'aimait pas qu'on lui rappel ses échecs. « Vous savez fermer votre esprit maintenant ! »

« Pas grâce à vous ! » Cracha le plus jeune. « Merci à Hermione de m'avoir trouvé des grimoires expliquant toutes les étapes du procédé. »

Severus se rapprocha dangereusement de Harry et l'attrapa par le col pour se retrouver à quelques centimètres de son visage.

« Je ne vous permets pas de m'insulter Potter, ni de critiquer ma façon de vous enseigner ce que vous devez savoir »

Harry était dans une colère noire, ce n'était pas une insulte ! C'était la réalité. Son professeur ne savait parfois pas si prendre pour expliquer certaine chose et il était le premier à morfler quand c'était le cas. Il vrilla son regard dans celui de son professeur et se plongea dans la couleur abyssale de ceux-ci. Alors qu'il voulait répliquer, il sentit que s'il le faisait, ses cours se termineraient et il n'aurait plus une seule chance d'apprendre de cet homme aussi puissant qu'intelligent et talentueux.

Alors il fit la première chose qui lui passa par la tête en regardant ce visage viril aux traits dur et crispé par la colère. Il posa avec force sa bouche contre les lèvres fines de son professeur. Celui-ci resta sans bouger pendant un instant avant d'attraper la nuque du Gryffondor d'une main de fer pour le rapprocher de lui. Le baiser chaste et hargneux se transforma en un baiser exigeant et dominateur. La main du professeur sur le col de son élève se fit plus lâche et migra vers le sud afin d'agripper la hanche pour tirer le Gryffondor encore plus proche de lui. Leurs corps se touchèrent enfin et Harry entra en action. Ses bras pendus dans le vide depuis qu'il avait initié le rapprochement remontèrent de part et d'autre de l'homme pour l'agripper par les pans de sa robe. Comme pour être sûr qu'il ne parte pas.

Sa tête tournait et son esprit était brumeux. Il ne voyait plus que ce corps chaud contre le sien, ces lèvres fines happant les siennes. Il répondait avec force au baiser. Ne voulant pas se soumettre totalement, mais le laissant tout de même mener la danse. Snape embrassait divinement bien, mordillant, suçant, léchant. Après quelques minutes de ce traitement, Harry était des plus excité. D'un mouvement, il plaqua son aine contre la cuisse de son professeur. La réaction ne se fit pas attendre. Snape tout aussi dur, l'attrapa par les fesses et le força à enrouler ses jambes autour de sa taille. Harry s'agrippa comme il put en passant ses bras derrière la nuque de son professeur et commença à embrasser son cou et sa mâchoire, seuls endroits particulièrement accessibles.

Snape grogna et le plaqua durement contre le mur pour commencer à lui mordiller l'oreille et lécher sa jugulaire. Il étouffa le juron du Gryffondor malmené en plaquant sa bouche contre les lèvres pulpeuses et gonflée de son vis-à-vis alors que l'une de ses mains remontait sous la chemise pour toucher la peau velouté qui se cachait là.

Severus était dans un autre monde. Il baignait dans la luxure en serrant ce corps fin et délicat contre son buste large. Il avait l'impression qu'il ne pourrait jamais arrêter ses baisers. Tous ses problèmes s'envolaient devant l'image plus qu'érotique d'un Harry Potter, haletant et gémissant, dont les lunettes étaient tombées sous la force du choc contre le mur. Sa bouche gonflée et entrouverte était un véritable appel, ses joues délicatement rosées par la passion donnait envie de les faire rougir plus encore.

Ni tenant plus il ouvrit la porte de la salle d'un geste négligeant de la main et reprit son Gryffondor pour l'emmener dans un endroit plus approprié. Le jeune homme s'accrocha comme un koala, tout en aspirant la peau pâle du cou de l'homme avec sa bouche, mordillant légèrement de temps en temps pendant que celui-ci faisait descendre ses mains sous ses fesses, les malaxant fermement.

Il fallut plusieurs haltes contre les murs de l'appartement avant qu'ils n'arrivent dans la chambre. La lumière tamisée des chandelles donnait une ambiance sombre et séductrice. Severus laissa tomber son élève sans aucune précaution, dès qu'il fut au dessus du lit. Il regarda la vision enchanteresse d'un Harry Potter alangui sur des draps de satin pendant quelques secondes avant d'enlever précipitamment ses chaussures et chaussettes tout en regardant le Gryffondor faire de même.

Une fois fait, il monta sur le lit et s'allongea sur le brun en reprenant ses baisers. Son coude gauche était planté dans le matelas pour ne pas trop écraser son très bientôt amant. Sa jambe droite était entre celles de son élève pour que sa cuisse appuie sans douceur sur l'entrejambe gonflé et sa main droite arrachait plus qu'elle ne détachait, les boutons de la chemise de l'uniforme du jeune homme. En quelques secondes, la chemise atterri au sol sans considération aucune.

Severus découvrit de ses mains et de sa bouche le magnifique torse du Survivant. Fin et musclé, délicat mais indéniablement masculin, une merveille. D'un nouveau geste de main, il déboutonna tous les boutons de sa redingote et se releva légèrement pour l'enlever, aidé par un Gryffondor impatient de le découvrir à son tour. A vrai dire, il ne voyait pas grand chose sans ses lunettes, mais il avait hâte de toucher au torse musclé, caché par toutes ses couches de vêtements. Il arracha la chemise avec violence et reprit un baiser effréné.

Harry ne tenait plus en place. La friction de la cuisse sur son sexe était douloureuse mais diablement existante. Il commença une série de miaulement quand le professeur pinça rudement ses tétons durs et dressés.

Quelque temps plus tard, la chambre était remplie de soupir et de grognement. Les deux amants étaient nus et ondulaient des hanches à un rythme effréné. Calmant le jeux, Severus se recula un peu pour observer son vis à vis. Il était splendide, ses yeux brillants, ses cheveux en désordre, ses joues rougies, ses lèvres rouges et son sexe au proportion honorable, dressé et suintant.

Après cette vision de pur débauche, Severus ne put résister plus longtemps, il se pencha pour prendre le flacon de lubrifiant dans sa table de chevet et s'en tartina généreusement les doigts. Il écarta les jambes du Gryffondor qui sembla hésiter un court moment. Severus fronça les sourcils.

« Sur de toi Potter ? » Demanda-t-il en tutoyant son élève pour la première fois. Avec ce qu'il faisait de toute façon... C'était le dernier de leurs soucis. Le jeune homme inspira bruyamment avant de souffler d'une voix érotique qui se répercuta directement sur l'entrejambe du Maître des Potions.

« Oui... S'il vous plaît... »

Severus, à genoux sur le lit, prit de sa main droite le sexe dressé et commença un va et vient rapide, presque brutal. De sa main gauche, il accéda enfin à l'entrée tant convoité et après un petit massage, la pénétra de son doigt.

La crispation du jeune homme ne passa pas inaperçu. Il se pencha sur le côté pour récupérer sa baguette et d'un "accio" informulé, fit venir une petite fiole de potion bleu foncé. Il enleva le bouchon et la pressa contre les lèvres du Griffon qui l'avala sans aucune hésitation.

Harry était un peu perdu. Il avait tellement envie de ça, là, maintenant. Il avait besoin de libérer ses émotions et quoi de mieux qu'une bonne partie de jambes en l'air. Lorsqu'il était sous pression, une petite séance sous une douche chaude avec des images en tête, d'hommes, tous plus beaux les uns que les autres le calmait aussi sûrement qu'un bon gros match de Quidditch. Mais avait-il vraiment envie de ça ? A entendre les bruits qui sortaient de sa bouche en ce moment même, sûrement. Son professeur n'était certainement pas la personne avec qui il avait imaginé sa première fois, loin de là. Mais se corps de rêve au dessus de lui avait l'air de parfaitement savoir ce qu'il faisait. N'était-ce pas ce qu'il avait demandé ? Un homme qui prendrait les choses en mains... Et les choses il les prenait !

Harry ne réfléchit pas plus longtemps lorsqu'il sentit la fiole contre ses lèvres, il l'a bu en entier et remarqua le petit goût de pamplemousse. Contrairement au fiole de soin, celle-ci avait un goût agréable et il ne savait absolument pas quel effet elle pouvait avoir. Doucement il sentit des picotements dans son bas ventre, ses reins, une douce chaleur se rependit en lui pendant qu'il sentait son anus se détendre.

Au bout d'une minute, le doigt en lui commença à bouger et il n'en ressenti aucune douleur, même pas la légère gène qu'il s'attendait à percevoir. Un doigt devint deux. Puis trois. Toujours sans douleur. Harry se tortillait sous la friction des doigts bougeant en lui. C'était intense, c'était surprenant, c'était formidable. Lorsque les doigts disparurent, il comprit que les choses sérieuses allaient commencer.

D'une voix rauque et tendue par le désir, le potionniste souffla à l'oreille de son amant.

« A quatre pattes, Potter. »

Celui-ci, au lieu de s'en offusqué et de se rebeller, obéit docilement à l'ordre et se mit à quatre pattes sur le lit. Au moment ou il se retourna il entendit la respiration de son professeur se couper brusquement. Il attendit en sentant le lit bouger. L'homme se rapprochait de lui. Il comprit la raison du souffle haché quand il sentit une main agripper sa hanche droite et une autre retracer presque délicatement, le tatouage dans son dos.

Severus resta un moment hypnotisé par le magnifique tatouage sorcier qui ornait le dos musclé du jeune homme. Le phénix était époustouflant. Après un grondement appréciateur, il fit courir sa langue sur le tatouage, ressentant comme des petites décharges de magie pure à chaque ligne brûlante qu'il traçait avec sa langue. C'était un délice et d'un érotisme inimaginable.

Ne pouvant attendre plus longtemps, il se positionna derrière son amant et d'un coup de reins précis pénétra l'étroit fourreau de chair tendre. Il n'attendit pas que le jeune homme s'habitue, pas plus qu'il ne fit attention à ne pas lui faire mal. A entendre les couinements de plaisir qui sortaient de sa magnifique bouche, Severus était sûr qu'il prenait son pied. Changeant l'angle de pénétration de quelques millimètres il percuta la boule des plaisirs nommée prostate.

Son amant miaula un coup et lança ses hanches en arrière pour plus. Severus ne le laissa pas agir à sa guise et attrapa ses hanches fermement pour lancer les siennes en avant touchant à chaque fois le point magique. Il était sur que le Gryffondor aurait des marques demain et curieusement, ça l'excitait encore plus. Une main maintenant toujours fermement la hanche, la deuxième partit frôler le flanc du jeune homme pour ensuite s'enrouler autour de son membre au bord de l'explosion. Au bout de quelques aller-retour seulement, le griffon se déversa dans la main de son professeur ainsi que sur les draps et son propre ventre.

Le dit professeur, bien loin de penser à son linge de maison, posa ses mains sur les fesses rondes et écarta les lobes halés pour voir son membre disparaître dans les entrailles du brun. Cette chute de reins splendide auquel s'ajoutait deux fossettes adorables serait sa mort. Il en était sûr. Il accéléra la cadence et le pénétra plus profondément encore avant de se répandre dans l'endroit accueillant dans un grognement bestial.

Ils s'effondrèrent tous les deux sur le lit collant. Se touchant sans pour autant s'enlacer. Ils étaient bien. Toute la colère, le stress et la frustration avaient disparu au profit d'une douce brume bienfaitrice. Aucun des deux ne prononça une parole. Ils savaient pourquoi ils avaient fait ça et il savait que ça leur avait été bénéfique. Même si les choses serait certainement plus compliqué maintenant...

Au bout d'une bonne heure, Harry commença à se lever. Il s'étira comme un chat repu et s'assit sur le bord du lit, nu comme le jour de sa naissance.

« La salle de bain est sur ta droite. Utilise ce que tu veux dedans sauf la lotion jaune sur la baignoire, » dit calmement le professeur de potion. Harry le remercia et fila sous la douche.

Puis ça avait continué comme ça. Harry venait pour ses cours particulier et quand la tension était trop forte, ils se sautaient dessus. C'était bien souvent le Griffon qui initiait ce genre de rapprochement, mais il arrivait parfois au plus âgés de prendre les devants et se jeter sur le lui.

Harry avait d'ailleurs remarqué que c'était souvent après un entraînement intensif que Snape prenait les devants. Il ne restait pas insensible à un Gryffondor transpirant et haletant. Et si ça n'était pas assez, il suffisait pour lui de se pencher "accidentellement" pour laisser voir un morceau de tatouage et le bas de son dos. S'en suivait un arrachage de vêtement en règle et une heure de baise affolante.

Oui, baise. Ce mot vulgaire que Harry avait toujours exécré. Mais il était loin le petit Gryffondor rêvant d'un amour réciproque. Il avait grandi et était allé de désillusion en désillusion. Maintenant, le sexe était pour lui un moyen d'évacuer et de sortir du monde quelques heures. Ce n'était pas de l'amour. Il n'y avait pas de tendresse entre eux, pas de mot doux. Leurs étreintes étaient brutales, presque désespéré. Ils ne savaient pas pourquoi l'autre ressentait autant ce besoin, mais se contentait de donner autant de passion qu'il en prenait.

Ils ne parlaient jamais. Sauf quand un Snape particulièrement dominateur décidait d'une position ou d'une action. L'ordre fusait. Sec et direct, sa voix claquait comme un fouet. Une fois leurs ébats terminés, Harry allait prendre une douche puis il quittait l'appartement sans un mot.

Harry savait qu'il ne devait rien attendre de plus de son professeur et il s'en contentait. Il pensait parfois à ce qu'aurait pu être sa première fois dans les bras d'un homme aimant et tendre, mais rejetait tout de suite l'idée. Il n'aurait jamais trouvé un homme comme ça. Pas après les rumeurs sur lui, pas avec sa gloire, pas avec son rôle dans la guerre, alors qu'il pouvait mourir d'un jour à l'autre. Alors il se contentait des étreintes passionnées avec son professeur sans attendre plus.

Il en avait parlé avec Hermione qui avait été choquée par cette relation, mais elle l'avait soutenu et écouté. Elle lui avait demandé s'il était heureux comme ça. Après avoir réfléchi un moment, il avait réalisé que c'était le cas. Alors il profitait de ce qu'il avait et en savourait chaque moment.

Severus lui, était couché sur son lit, perdu. Perdu dans cet océan de débauche qu'était Harry Potter. Il ne passait pas un jour sans qu'il ne pense à lui. Chaque endroit de ses appartements lui rappelait une partie de jambes en l'air particulièrement satisfaisante. Cette relation était malsaine, il en avait conscience, mais il en avait besoin au quotidien. C'était devenu son exutoire, son seul moment de délice.

Il était un professeur. Il avait l'âge d'être son père. Il était un Mangemort. Il était laid. Il n'avait pas une once de gentillesse. Il était sensé le protéger. Il était le pire ennemi de son défunt père. Tant de raison qui prouvait que cette relation n'aurait jamais dû naître. Mais voilà... Potter étant ce qu'il était, rien ne pouvait être normal avec lui.

Il l'attendait toujours bourré de bonnes résolutions. Se disant que cette relation devait s'achever. Que ça serait mieux pour eux deux. Mais dès que le Gryffondor passait la porte, il oubliait tout. Il n'avait qu'une envie : le prendre encore et encore jusqu'à ce qu'il demande grâce. Alors il se taisait et se laissait couler dans cette relation malsaine, mais au combien excitante.

D'ailleurs, il arriverait bientôt. Ça faisait presque un mois maintenant qu'ils avaient commencé. Potter était toujours à l'heure et travaillait bien, même s'il ne lui disait pas. Si ils se disputaient, ils réglaient ça au lit.

Severus se leva pour attendre le jeune homme dans le salon. Celui-ci arriva quelques minutes plus tard et sans préambule, lui sauta dessus. C'était nouveau, pensa Severus. Potter avait dû se fâcher avec quelqu'un, car d'habitude, ils attendaient au moins la fin de la leçon pour passer à l'acte. Bien loin de le déranger, il se laissa pousser dans le fauteuil et regarda le jeune homme grimper au-dessus de lui, à califourchon.

Harry était dans tous ses états. Il venait d'avoir une dispute avec Ron et d'autre de sa maison qui lui reprochait d'être secret et de ne jamais passer du temps avec eux. Ne se rendait-il pas compte qu'ils étaient en guerre ? Apparemment non... Quoi qu'il en soit, il leur avait hurlé dessus avant de venir chez son amant pour décompresser.

Il était en ce moment même en train d'onduler sur lui, frottant leurs membres durs l'un avec l'autre, toujours derrière leurs prisons de tissus. Snape était en train de lui enlever sa chemise pour passer ses mains sur la peau douce et halé qu'il aimait tant goûter. Harry ouvrit les nombreux boutons de la redingote d'un sort -qu'il avait appris il y a quelques semaines, se rendant compte à quel point c'était utile- et se délecta de la vue de se torse pale, puissant et zébré de cicatrice sous lui. S'il était en panne d'inspiration, cette vue seule pourrait le faire bander pour les 6 prochains mois. Il baissa la tête pour mordre durement un téton, mais dû rapidement remonter lorsque que son professeur lui tira les cheveux vers l'arrière pour réclamer un baiser exigeant. Au moment où il enfouit sa langue dans la bouche du jeune homme, un drôle de gargouillis ce fit entendre. Il ouvrit les yeux qu'il n'avait pas conscience d'avoir fermé et regarda vers le son étrange.

Devant la porte d'entrée se trouvait un Draco Malfoy plus pale que d'habitude, la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Une attitude très peu digne d'un Malfoy en somme. Severus reprit ses esprits assez vite, mais c'était sans compter sur un Gryffondor très entreprenant qui était en train d'ouvrir son pantalon.

« Potter stop ! » Claqua la voix du professeur. Harry releva la tête, les cheveux plus ébouriffés que jamais, les lunettes de travers et le rouge aux joues, pour débiter un stupide :

« Hein ?! »

C'est dommage... Il était si mignon lorsqu'il se taisait.

Severus leva les yeux au ciel et fit un signe de tête en direction de l'héritier Malfoy. Lorsque Harry se retourna et vit Draco, il haussa simplement les épaules et marmonna un simple « La fouine » en guise de salut avant de reprendre ses baisers dans le cou du Potionniste.

Celui-ci le regarda comme s'il lui avait poussé deux têtes. Il le poussa durement, l'arrachant dans sa lente progression sur son torse. Le Gryffondor se retrouva les fesses au sol, grognant d'inconfort pendant que Severus refermait sa chemise avec grâce. Le jeune homme se releva et alla s'adosser au mur, les bras croisés contre la poitrine sous le regard incrédule des deux Serpentards.

« Tu boudes Potter ? » Demanda Severus déconcerté, bien qu'il ne le montrât pas.

« Pas du tout » Répliqua celui-ci. « J'aimerais juste savoir ce qu'il fait ici pour que je puisse me faire sauter correctement et aller me coucher » Finit-il devant l'air méduser de Draco qui s'étrangla avec sa salive en entendant la phrase crue de son... Ami ?

« Mais qu'est-ce qui se passe ici ?! » Hurla-t-il avant que Severus, amusé malgré lui, ne puisse répondre au rouge et or.

« J'me fais fourrer par ton cher parrain Dray, » répliqua Harry.

« Potter, tu vas la fermer oui ?! » S'énerva le maître des potions. « Assieds-toi Draco. »

L'héritier Malfoy prit place sur un des fauteuils moelleux pendant que le Griffon se décollait du mur et se dirigeait vers la porte.

« Bien, je vois que je n'aurais pas ce que je cherche ici, peut-être que le Poufsouffle qui me jetait des coups d'œil fréquent au repas pourra résoudre mon problème »

Il n'avait pas fini sa phrase qu'une main l'agrippa par le coude et le plaqua durement contre le mur. Une bouche exigeante trouva la sienne et une langue inquisitrice pénétra sa bouche. Après quelques secondes d'un baiser hardant, le professeur le stoppa brusquement et souffla à son oreille.

« Oh non Potter, tu n'as pas intérêt. »

Il se décolla enfin de lui et le laissa quitter l'appartement pour foncer dans les toilettes les plus proches pour se soulager. Severus n'était pas en meilleur état, mais il avait un invité. Il bénit ses robes amples, comme souvent pendant les cours de potion de 7ème année où il observait le Griffon. Il s'installa dans son fauteuil et croisa la jambe avant de commencer une conversation comme si de rien était. Comme si son filleul ne l'avait pas surpris avec un jeune homme qui avait la moitié de son âge, qui était sensé être son ennemi et qui était le Sauveur du monde sorcier de surcroît.

« Alors Draco, que vient-tu faire ici ? » Demanda-t-il simplement.

« Oh non non non ! Tu ne vas pas faire comme si rien ne s'était passé ! C'était quoi ça ?! »

« Les préliminaires, » répondit Severus sans se démonter.

« Avec Potter ? »

« Oui avec Potter. D'ailleurs, j'ai rêvé ou il t'a appelé Dray ? »

« Non, nous sommes amis maintenant, cette année tout a changé et lui comme moi avons mu... Arrête de changer de sujet ! » Hurla Draco en se rendant compte de la ruse toute Serpentarde.

« Bien... » Souffla Severus. « Que veux-tu savoir au juste ? » Demanda-t-il d'un air lasse.

« Depuis combien de temps ? »

« Un mois, plus ou moins. »

« Comment s'est arrivé ? »

« On s'est disputé. » Draco, malgré la situation, ne put s'empêcher de ricaner. C'était logique et pourtant très bizarre.

« Tu l'aimes ? »

« Ne dis pas d'ânerie Draco. C'est que du sexe rien de plus. Nous sommes les deux stressés au quotidien et nous avons trouvé un moyen de nous libérer, c'est tout. »

« Alors c'était quoi cet élan de jalousie tout à l'heure ? »

« Je n'aime pas qu'on touche à mes affaires, » répondit hargneusement le professeur.

Draco était septique, mais n'ajouta rien, ne voulant pas finir dans un chaudron sous forme d'ingrédient.

« Tu sais qu'avec Potter on a parlé du grand amour ? D'âme sœur. »

« Je ne vois pas en quoi ça me concerne. »

« Non, c'est vrai... Je lui ai dit que je n'y croyais pas. Qu'on se mariait par intérêt, par attirance, mais que l'on n'avait pas une personne destinée. Il m'a répondu que lui y croyait. Il pensait avoir une personne pour lui sur cette terre. Mais il ne pensait pas qu'on était forcément destiné à la rencontrer. Qu'on pouvait mourir avant ou tout simplement ne pas la voir. »

« Je ne vois toujours pas en qu... »

« Sais-tu comment il a gagné les excuses de la Gazette ? Sans même ouvrir un procès ? » Demanda Draco à son parrain qui détestait être coupé.

« Sûrement son influence et sa célébrité, » répondit-il hargneusement.

« Pas du tout. Je l'ai entendu parler d'un sort à la bibliothèque avec Granger. Ça m'a intrigué et j'ai cherché ce que c'était... »

« Et alors ? » S'agaça Severus.

« argumentum virginitas, » répondit simplement Draco avant de se lever et de partir.

Severus était resté figé sur son siège.

Il était vierge.

Potter était vierge lorsqu'il l'avait pris avec très peu de douceur, il faut bien le dire. Même s'il n'avait dû avoir aucune douleur grâce à sa potion, c'était sa première fois.

Il s'en souviendrait toute sa vie.

Toute sa vie, il ne verrait que la brutalité avec laquelle il lui avait ravi son innocence. Mais pourquoi avait-il accepté ? Pourquoi il l'avait laissé faire ?

Bien sûr, il savait que la Gazette avait menti. Il connaissait suffisamment son élève pour savoir qu'il n'était pas du tout dominateur, même si son caractère public pouvait le laisser croire. Mais après toutes ses années à l'observer et ses quelques mois à l'entraîner, il connaissait le caractère sous la carapace. Par contre, il était loin de se douter que c'était sa première fois.

Inutile de le nier, Potter était beau. C'était évident. Il était riche et il était célèbre. Merde. Severus se rendit compte qu'il avait dépucelé le sauveur du monde sorcier. Lui, Mangemort de son état. Pourtant rien dans l'attitude du jeune homme ne l'avait montrer. Peut-être une légère hésitation eu moment clé... Et encore... Pris dans l'action, Severus s'était laissé berné par le masque du Survivant. Il n'avait pas fait attention, complètement tourné vers son propre plaisir et la vision d'un Potter étalé sur ses draps.

Ce maudit Gryffondor avait encore fait des siennes. Mais il n'allait pas se sentir coupable ! Il avait déjà trop de façon de l'être. Potter avait voulu faire la bête à deux dos avec son détestable professeur ?! Soit ! Ce n'est pas lui qui allait s'en plaindre. En plus, durant les semaines qui avaient séparé le sort de Virginitas de leurs premières fois, il avait très bien pu avoir un amant.

Severus n'avait pas été aussi comblé depuis longtemps et son amant en était la cause principale. Même inexpérimenté, il était doué. Le moindre gémissement était une musique à ses oreilles, chaque déhanché était un feu ardent au creux de ses reins, chacun de ses soupirs lui apportait une chaleur nouvelle.

Loin de réfléchir sur ses sentiments ambigus, Severus décida d'aller corriger ses copies. Il avait encore du travail et il ne voulait pas passer plus de temps à penser à son délicieux amant

Et effectivement, il n'y pensa plus. Les jours passaient tranquillement, la routine avait repris son cours et les vacances approchaient. Harry progressait bien dans son apprentissage, ses notes dans plusieurs matières avaient augmenté et il connaissait plusieurs sorts de haut niveau. Sa relation avec son professeur le comblait même s'il devait avouer qu'il manquait un peu de tendresse.

Au fil des mois, il découvrait l'homme avec qui il passait du bon temps. Qui aurait pu croire qu'il en viendrait à apprécier Severus Snape, la terreur des cachots. Pas lui. Cet homme était brillant et intelligent. Il connaissait énormément de chose sur beaucoup de sujets. Il avait un humour noir et cassant. Harry le trouvait même beau lorsqu'il corrigeait ses copies et qu'il fronçait les sourcils suite à la lecture d'une absurdité. Il s'était déjà pris plusieurs coups de coude de la part d'Hermione lorsqu'en cours de potion, elle le surprenait à déshabiller son professeur du regard.

Mais ce que Harry préférait par-dessus tout, c'était ses yeux. Il observait ses yeux à toute heure, car bien qu'ils soient la plupart du temps durs et froids, ils pouvaient se refléter la passion lorsqu'il parlait de potion, de défense ou de magie noire. Une passion brûlante et dévorante lorsqu'ils s'envoyaient en l'air. Du désir lorsqu'il l'aguichait sans scrupule. Une colère noire lorsqu'ils se disputaient et presque de la tendresse quand il pensait que personne ne le voyait et qu'il le regardait lui, Harry.

Au 20 décembre, la neige recouvrait le parc de Poudlard. Beaucoup d'élèves étaient partis. Même Hermione qui voulait à la base rester avec son meilleur ami, avait dû partir en France. La famille lointaine de sa mère avait demandé à ce qu'elle ne passe pas son premier noël sans ses parents, seule à l'école et elle n'avait pas eu le courage de refuser. Alors Harry passait son temps, soit dans les cachots avec Snape, soit à traîner avec Draco. Mais en ce jour, il n'avait pas envie de voir qui que ce soit. Il n'alla même pas au rendez-vous que Snape lui avait fixé pour son entraînement.

Aujourd'hui, cela faisait 1 an que Remus était mort.

Harry s'était enfermé dans son cocon, comme il l'appelait. C'était la salle qu'Hermione avait choisie dans la salle sur demande. Il y était resté toute la journée puis la nuit. Le lendemain en arrivant dans la Grande Salle pour le déjeuner, il intercepta le regard noir que son professeur lui lança depuis l'autre bout de la salle. Il n'avait pas la moindre envie de recevoir une avalanche de reproches aujourd'hui, il baissa les yeux et partis s'asseoir.

Severus avait mal dormi. Il avait attendu le Gryffondor pendant des heures la veille et celui-ci n'était jamais venu. Il avait ragé pendant un bon moment. Il venait de se faire poser un niffleur par ce petit crétin. Il avait essayé de la chercher un peu dans Poudlard, sans succès. Il s'était inquiété sans vraiment se l'avouer.

Et au matin, ce stupide lionceau arrivait comme une fleur dans la salle. Les vêtements débraillés, des cernes immenses sous ses yeux d'absinthe, le nid d'oiseau qui lui servait de tignasse, dans lequel il adorait plonger ses doigts, était dans un état indescriptible. Il avait l'air de s'être envoyé en l'air toute la nuit.

Severus bouillonnait de colère. Il l'avait trompé. Il n'était pas un couple et ne s'était en rien engagé, mais tout de même ! Lui n'avait vu personne depuis que Potter et lui avait commencer cette ridicule histoire malsaine. Et bien ça allait changer ! Dès ce soir, il enverrait un hibou à Evan, ça faisait bien longtemps qu'ils n'avaient pas couché avec ce partenaire occasionnel. Un raclement de gorge le fit sortir de ses pensées.

« Saviez-vous que Harry à passer la journée d'hier et la nuit dans la salle sur demande ? » Le directeur n'avait pas lâché des yeux le Gryffondor qui regardait partout sauf dans leur direction.

« Que voulez-vous que ça me fasse. » Cracha Severus. « Ce stupide Lion peu bien copuler avec qui bon lui semble, tant qu'il vient aux cours que je lui donne. » Dans sa tête, il énuméra toutes les personnes resté au château avec qui Potter aurait pu passer la nuit. A part Draco, il ne voyait pas... Et si c'était Draco, il allait faire un malheur.

« Oh mais il n'était pas accompagné... » Répondit le vieux sénile, le faisant haussé un sourcil. Seul ?

« Pardon ? » Demanda-t-il.

« Vous avez bien compris Severus. Il était seul. »

« Et que faisait-il seul dans la salle sur demande ? »

« Savez-vous quel jour nous étions hier ? » Demanda Albus, l'air de rien.

« Nous étions le 20 décembre. »

« Exactement ! Un bien triste anniversaire pour le jeune Harry... » Murmura le directeur avant de se lever pour partir.

Le 20 décembre bien sûr ! Severus percuta enfin. La mort de Lupin. Potter avait dû passer toute la journée à se morfondre. Bon... Il n'allait peut-être pas voir Evan après tout...

Severus se leva et contourna la Grande Salle pour se retrouver dans le hall. Il se cacha dans l'ombre du couloir et attendit. Quand il vit le Rouge et Or sortir, il se planta devant lui.

« Monsieur Potter, puisque vous n'avez pas daigné venir à votre retenu hier, vous passerez votre réveillon dans les cachots à récurer des chaudrons »

« Mais monsieur... » Commença le jeune homme.

« Pas de discussion Potter. »

« Oui monsieur, » répondit le Gryffondor la tête basse.

Le jour J, Harry prit la direction des cachots, tout en pestant contre son professeur. Il ne souhaitait pas véritablement se rendre au banquet avec tout le monde. Trop de bruit, trop de nourriture, trop de tout. Il aurait voulu passer la soirée à lire dans son cocon, ou peut-être à discuter avec Draco.

Il arriva devant la sombre porte et frappa. Elle s'ouvrit sur un maître des potions à l'air plutôt nerveux pour quelqu'un qui le connaissait bien. Il était toujours vêtu de son horrible robe noire, mais quelque chose semblait avoir changé. Il s'effaça pour lui permettre d'entrer. L'appartement était toujours aussi sombre, mais il y planait une odeur délicieuse la nourriture. Harry regarda la table et aperçu qu'elle était somptueusement dressée. Les plats avaient l'air plus succulent les uns que les autres. Il regarda son sombre professeur qui lui, ne le regardait pas.

« Qu'est-ce que... »

« La ferme Potter... » Coupa Snape d'une voix lasse, il ne savait même pas pourquoi il avait fait ça... Agir sur un coup de tête n'était pourtant pas son genre. « Tu t'assois et tu manges. »

« Merci monsieur, » répondit doucement Harry qui s'installa à la table.

Le professeur grogna, mais s'installa néanmoins face à lui. Ils remplirent leurs assiettes et commencèrent le repas en silence. Après quelques minutes, l'homme en noir passa une main dans ses cheveux qui n'était pas gras, par rapport à d'habitude, remarqua Harry. Il avait l'air fatigué et bizarrement nerveux. Il parla à voix basse.

« C'était idiot... Vous préféreriez certainement passer la soirée avec un ami plutôt qu'ici... » Souffla-t-il en vouvoyant à nouveau son élève comme lorsqu'il lui faisait cours.

« Non ! » Répondit brusquement Harry, avant de reprendre plus doucement. « Non, je me sens très bien... C'est juste... Étrange. Mais j'apprécie. Je ne voulais pas aller à la grande salle, je comptais lire une bonne partie de la soirée et me coucher tôt. Je voulais juste... Être au calme. C'est très bien comme ça. »

« Bon... Alors mangez, » répondit le professeur d'un ton étonnement doux.

Ce repas fut l'un des plus étrange que Harry ait vécu. Ils n'échangèrent pas un mot. Se regardaient parfois intensément, mais se contentèrent de manger le succulent repas de noël. Ils burent du vin et finirent la soirée lisant les deux sur le canapé. Leurs bras se frôlant de temps à autre.

Vers minuit, alors que Harry songeait à remercier son professeur et à prendre congé, il se tourna et le surprit à le regarder intensément. Il plongea ses yeux verts dans le regard profond de l'homme sur le canapé sans arriver à décrypter les émotions qu'il pouvait y lire. Ils se jaugèrent pendant quelques secondes avant que l'homme sombre ne tende sa main pour caresser doucement la joue du plus jeune. Sa main passa ensuite, derrière sa tête pour le pousser délicatement vers lui et ravir ses lèvres rosées. Le baiser fut le plus doux qu'ils n'eurent jamais échangé, chacun caressant le corps de l'autre avec volupté. Ainsi démarra une danse langoureuse de leurs langues, un ballet de caresse, un florilège de baiser.

Harry ne comprenait pas la soudaine tendresse de son amant mais, ne s'en soucia pas plus que ça. Il profita largement de ce que celui-ci lui offrait. Il se sentit fondre quand l'homme passa sa main sous sa chemise pour caresser son ventre. Il le sentit ensuite se lever sans cesser le baiser et le suivit.

Ils mirent du temps à arriver dans la chambre car ils se délestèrent de tous leurs vêtements en même temps, laissant tee-shirt, pantalon ou chemise au sol et sur les meubles. Dans la chambre, Severus alluma les bougies d'un geste de main, éclairant la peau halé et douce de son vis-à-vis. Il reprit les lèvres abandonnées, ressentant une myriade de sentiments qu'il ne connaissait pas. Il allongea délicatement son amant sur les draps noirs et migra ses lèvres pour embrasser sa mâchoire, puis son cou, léchant sa jugulaire. Il mordilla la jonction entre l'épaule et le cou puis continua sa descente sur le torse.

Les soupires de son élève se répercutaient sur les murs de la chambre et le rendaient fou de désire. Il continua son chemin pour mordiller les petites pointes de chair et embrassa le ventre plat avec dévotion avant de retracer la ligne de poils bruns avec sa langue. Il arriva à l'endroit tant désiré et lécha les quelques veines apparentes du membre turgescent. Ce ne fut que lorsque le jeune homme grogna de frustration qu'il consentit à prendre le membre en bouche. Il démarra ensuite un lent va et vient en maintenant les hanches de son amant pour qu'il ne fasse aucun mouvement.

C'était la première fois qu'il faisait ça avec lui. Les moments intimes avant aujourd'hui étaient toujours trop rapides et trop brutaux pour s'adonner à ce genre de découverte. Mais aujourd'hui il voulait combler son amant. Ne penser qu'à lui et ne faire plaisir qu'à lui. Après tout, il avait découvert la virginité du jeune homme et le fait qu'il soit probablement sa première relation, il pouvait bien lui faire se cadeau.

Harry était sur un nuage de plaisir. Jamais il n'avait connu pareil caresse. C'était tellement bon et excitant. Il sentait qu'il n'allait pas tenir longtemps. Il ne résista pas à l'envie de passer sa main dans les cheveux doux et soyeux de son amant. Il les crispa même quand il sentit l'orgasme s'imposer à lui. Il murmura d'une voix rauque.

« Je vais... Attends... »

C'était la première fois qu'il tutoyait son professeur car même dans l'intimité de la chambre, il n'avait jamais osé l'appeler autrement que par son titre et le tutoyer. C'était idiot, en y pensant mais l'homme n'était pas n'importe qui. De plus, il était intimidant.

Mais l'homme n'en tint pas rigueur et augmenta la cadence. Il n'en fallut pas plus pour que Harry se tende soudainement et se répande dans la bouche de l'homme dans un grognement animal. Dans un brouillard post-orgasmique, il senti son professeur remonter vers son visage en parsèment son corps de baiser aérien. Il rendit mollement le baiser quand il sentit une paire de lèvre gonflée se coller aux siennes. Le goût était bizarre mais il n'y fit pas attention.

Pendant quelques temps ils s'embrassèrent calmement, prenant leur temps pour une fois. Quand Harry sentit la virilité dressée de l'homme, contre sa cuisse, il pensa qu'ils avaient assez attendu et se frotta à lui de manière suggestive.

Severus ne se fit pas prier et descendit la main vers l'antre chaude qu'il rêvait de posséder. Il le prépara consciencieusement et se positionna au-dessus de lui, les jambes entre celles du Gryffondor. En une poussé très lente, il entra dans le fourreau de chair doux et chaud qui n'attendait que lui. Une fois enfoncé jusqu'à la garde, il prit un moment pour savourer l'étroitesse et la douceur de son amant. Il profita de se moment pour l'embrasser encore et encore.

Il commença des mouvements lent et langoureux, changeant d'angle pour trouver la prostate du jeune homme. Il sut qu'il l'avait trouvé quand un miaulement s'échappa de la gorge du survivant. Il recommença encore et encore, se délectant de la vue de son amant se tortiller sous lui. Il augmenta un peu le rythme de ses coups de reins

« Plus fort... S'il te plaît... » Haleta le Griffon.

« A qui... » Demanda Severus en pilonnant son amant « A qui appartiens-tu ? »

« A toi ! Juste à toi » Gémit le Gryffondor.

Ils auraient pu se poser des questions sur cette soudaine possessivité. Ils auraient pu aussi se demander pourquoi Harry l'acceptait si bien, mais ils n'en firent rien. Trop perturbé par le flot de sentiment.

« Caresse toi. » Ordonna Severus.

Le jeune homme ne réfléchit alors pas plus et prit son membre en main pour se caresser au rythme des coups de reins de Severus, qui fut charmé par la vue.

Le survivant se tendit et se rependit dans sa propre main suivit par son professeur qui après quelques coups de butoir se vida dans l'antre chaude. Severus, en appui sur ses bras tendu au dessus de son amant, respira profondément plusieurs fois afin de calmer son cœur qui semblait vouloir sortir de sa poitrine et s'allongea à côté de lui.

Harry, les yeux fermés respirait à un rythme effréné en cherchant lui aussi à se calmer. Mais alors qu'il reprenait doucement conscience de son environnement, il se sentit tiré dans l'étreinte du Maître de Potion.

Harry ne s'en plaignit pas le moins du monde, la tête posée sur ce buste large et chaud, il passa son bras autour de la taille de son professeur, mit une jambe entre les siennes et se pelotonna dans l'étreinte réconfortante. Il resta un moment à profiter, alors que l'homme fourrageait de sa main dans ses cheveux.

La soirée avait été étrange. Mais il l'avait apprécié cela dit. Son professeur avait été agréable et même s'il n'avait pas compris son attitude, il avait aimé. Et il avait fait l'amour. Pour la première fois. Ça avait été comme il l'avait imaginé. Doux et tendre. Il ne remercierait jamais assez l'homme pour lui avoir offert ce moment, qu'il ne pensait pas connaître un jour.

Harry releva le nez à deux heures du matin. Il avait bien repris ses esprits et pensait maintenant à partir. Il devrait faire une sacrée grasse mâtinée demain. Alors qu'il commençait à se relever, les bras fermes le serrèrent un peu plus.

« Reste là Potter... C'est noël. » Grogna son amant.

Alors sans se faire prier, Harry se réinstalla confortablement et s'endormit presque aussitôt.

Severus regarda Potter dormir. On aurait dit un lionceau en train de ronronner sous ses caresses. Il s'arrêta immédiatement quand il se rendit compte de ce qu'il était en train de faire de sa main. Il n'était pas le genre d'homme à câliner ou à s'attendrir. Il garda néanmoins le corps tendre et mince contre lui. Ça faisait plusieurs années qu'il n'avait pas passé toute une nuit avec un homme. Il ne pouvait s'empêcher d'apprécier cette proximité. Une douce chaleur se répandit dans sa poitrine et il éteignit les lumières d'un geste de main. Main qu'il plaça à nouveau dans les cheveux fous. Après tout... Personne ne pouvait le voir.

Depuis la fameuse nuit de noël, ce n'était pas rare que Harry dorme dans les cachots. Les moments passés avec son professeur étaient plus tendres et n'étaient plus forcément brutaux et sur un coup de tête de l'un des deux. Les entraînements continuaient et parfois, ils finissaient la soirée à lire tranquillement côte à côte.

Le mois de janvier, puis le début du mois de février passèrent. Harry était de plus en plus fatigué. Les devoirs commençaient à être plus nombreux, les professeurs plus exigeant. Il passait ses soirées à la bibliothèque en compagnie d'Hermione ou Draco. Jamais les deux ensembles. Ils ne voulaient pas avoir à faire l'un à l'autre. Trop de rancœur était encore présente entre eux. S'il n'était pas à la bibliothèque, il était au fin fond des cachots. Travaillant ou évacuant son stress.

Il se sentait tout de même fier de lui. Ses notes avaient augmenté, sa magie se fortifiait de jour en jour. Il était heureux de pouvoir compter sur sa meilleure amie. Il était tout aussi heureux d'avoir laissé une chance à Draco. Et le summum était son amant qui le comblait.

Mais il se sentait mal depuis quelques semaines maintenant et il avait failli s'évanouir dans le couloir en rentrant dans sa tour. Il décida d'être raisonnable pour une fois et d'écouter les conseils d'Hermione en se rendant chez l'infirmière.

Harry n'aimait pas aller là-bas. Il appréciait beaucoup la gardienne de l'antre qu'ils surnommaient "le dragon", mais il préférait encore la rencontrer dans un couloir par exemple. Là c'était un véritable plaisir de la voir. Mais retourner encore une fois à l'infirmerie ne lui plaisait pas. Après une chute de balais sans gravité lors de sa deuxième année, Ron et Seamus avaient blagué sur le fait qu'il devrait avoir un lit à son nom dans l'infirmerie, tellement ses visites étaient fréquentes. Pour appuyer se fait, ils avaient, sous l'œil outré de Hermione et Neville graver "HARRY" dans un coin discret de l'armature en métal du lit où il se trouvait. Avec le temps, ce lit était effectivement devenu le sien. Et si cette anecdote l'avait fait rire tant de fois, elle lui laissait aujourd'hui un goût amer en pensant à son amitié perdue.

Revenant à l'instant présent, Harry ouvrit la porte de l'infirmerie. Il ne fit qu'un pas dans la pièce avant d'être happé par les mains fines de l'infirmière qui le coucha sur le lit et agita sa baguette au-dessus de lui avec une vitesse surprenante.

« Qu'avez-vous encore fait monsieur Potter. Ne savez-vous donc pas prendre soin de vous ? J'espérais passer au moins une année sans vous voir, mais celle-ci n'est apparemment pas la bonne. Et comme c'est la dernière... Mes espoirs tombent à l'eau ! Que vous est-il arrivé cette fois ? Une chute de licorne ? Une pluie de sauterelles ? Un tour dans l'estomac du calamar géant ? »

Elle avait débité son texte à la même vitesse que sa baguette s'agitait. Sans qu'il ne puisse suivre. Alors il bredouilla une réponse qui, il l'espérait, lui conviendrait.

« Je... Je me sens barbouillé... Et faible. Ça fait plus d'une semaine. Ce n'est pas grand chose, mais avec les cours, les devoirs, je préfère prévenir que guérir. » La femme hocha la tête.

« Je vois que vous devenez raisonnable monsieur Potter. C'est très bien ! Bon, voyons voir... » Elle recommença ses gestes vifs de baguette.

Les sortilèges écrivaient parfois des choses sur le parchemin qui lévitait à coté du lit, il scintillait parfois de différentes couleurs, lui provoquait des chatouillis ou émettait des petits sons qui avaient l'air d'avoir un sens pour elle. Au fur et à mesure de son examen, il la voyait pâlir, jusqu'à ce qu'elle arrête finalement ses mouvements, le fixant d'un air indéchiffrable.

« C'est grave ? » Demanda-t-il à voix basse. Il la vit hésiter et pincer les lèvres.

« Et bien... Cela dépend... » Commença-t-elle doucement. Elle fit venir une chaise et s'installa dessus, à côté du lit de Harry. Celui-ci se redressa, un pli soucieux barrant son front. « J'aimerais savoir Harry, si tu avais un partenaire sexuel fixe ? »

Harry écarquilla les yeux face à la question. Il ne se rendit même pas compte que l'infirmière le tutoyait et ne l'appelait pas son prénom. Pourquoi lui demandait-elle une chose pareille ? Il savait que chez les Moldus, il fallait se protéger lors des rapports. À cause de certaines maladies sexuellement transmissible. Mais elle n'existait pas chez les sorciers... Si ?

Il pâlit brutalement. Si ces maladies existaient, Snape devait le savoir. Il était plus âgé, plus expérimenté et connaissait le monde sorcier sur le bout des doigts. Il aurait dû lui dire. À moins que lui-même ne se sache pas malade... Il fut coupé dans ses réflexions par la voix inhabituellement douce de l'infirmière.

« Harry ? »

Il sursauta.

« Je... Oui... J'ai un partenaire... Fixe... » Bafouilla-il faiblement.

« C'est déjà une bonne nouvelle mon garçon. » Dit-elle doucement en souriant. Elle prit un air sérieux avant de continuer et lâcher sa bombe. « Harry... Je pense que tu ne le sais pas de par ton éducation... C'est très rare et de ce fait, les hommes ne se protègent généralement pas, il faut être vraiment puissant, l'un comme l'autre... Mais il arrive dans certains cas, qu'un sorcier mâle ayant des rapports avec un autre... Tombe enceint. »