Voilà...
La deuxième fic que j'ai commencé sera la première fini... C'est trop triste d'y mettre un point final !
Je vous remercie énormément pour vos encouragements, votre soutien, vos commentaires. Merci à vous tous, je ne pensais pas que cette histoire serait autant appréciée, ce qui me touche d'autant plus.
Merci à MarysolCx qui m'a corrigé presque depuis le début.
Je reviendrai bientôt avec de nouvelles histoires. J'en ai quelques unes en réserve qui sont bien avancées. Un OS UA sans magie HP/DM (qui est en ce moment entre les mains bienveillantes de Chambre 313 ^^), une histoire de vampires HP/LM (qui est en cours d'écriture et corrigée par AudeSnape), et puis...
un snarry, deux snarry, trois snarry... =D
Bref, ce n'est donc pas une fin en soit et j'espère vous retrouver pour la prochaine !
Bonne lecture.
Épilogue
« Daddy ? » appela la petite fille depuis le canapé.
Elle était encore dans son pyjama mauve, malgré le fait que la matinée soit bien avancée, chose que son Daddy n'acceptait d'habitude jamais. Mais lorsqu'il avait vu ses yeux rougies et ses joues humides, il avait laissé tomber ses principes... Juste pour cette fois.
« Oui, Cassie ? » demanda Severus en s'approchant, une casserole pleine de pâtes carbonara dans la main.
Ils étaient dans ses appartements à Poudlard et préparait le repas de midi dans la minuscule cuisine. Il aurait très bien pu demander aux elfes de maison de lui faire un repas, mais il avait besoin de se sentir utile pour sa fille et de faire lui-même les repas lorsqu'il en avait la possibilité.
« Papa me manque... » murmura-t-elle.
Severus posa la casserole sur la table basse, se moquant bien des dégâts que pourrait occasionner la chaleur de l'acier contre le bois, et alla prendre sa fille dans ses bras. C'était un geste sûr et franc qu'il avait appris à faire ces derniers mois.
« Je sais, ma puce. À moi aussi, il me manque. »
Depuis qu'Harry n'était plus là pour lui prodiguer la tendresse nécessaire, Cassiopée se tournait vers son Daddy qui, au début, n'avait pas su comment s'y prendre. Il avait fait preuve de patience et, au fur et à mesure, avait réussi déceler les moments où sa fille avait besoin de lui et il savait maintenant la réconforter.
Ce n'était pas pour cela, que c'était plus facile...
« Pourquoi il m'a laissée ? » se mit à sangloter la petite fille.
Severus sentit sa gorge se serrer. La douleur était toujours aussi vive, même après huit mois.
« Pour nous protéger... » répondit-il tout de même d'une voix rauque.
« Mais je veux mon papa, » pleura la fillette, calée dans ses bras.
Severus ne répondit rien.
Que répondre à ça ? Que dire à une petite fille réclamant son père ? Que dire lorsqu'elle réclamait l'homme qui l'avait élevé presque seul ? Ce n'était qu'une gamine de sept ans qui pleurait son père.
Alors Severus ne répondit rien.
C'était dur pour Severus de la réconforter alors que lui-même était toujours dévasté. S'il se levait le matin, c'était pour Cassiopée. S'il continuait de se nourrir, c'était pour Cassiopée. S'il restait fort, c'était pour Cassiopée. Mais aussi pour Harry.
« Ton père sera toujours dans ton cœur, quoi qu'il arrive. D'accord ? »
Ces quelques mots eurent pour effet de la faire pleurer encore plus.
Non, rien n'était facile.
Après un quart d'heure de larmes, Cassiopée s'endormit dans les bras solides de son père. Accrochée, comme elle se serait accrochée à une bouée sauvetage. Celui-ci la conduisit dans sa chambre et la coucha délicatement dans son lit. Elle n'avait pas dû beaucoup dormir cette nuit. C'était très souvent comme ça en ce moment.
Severus retourna dans le salon, sortit d'une armoire, une jolie boîte en bois et s'installa sur le canapé. Il ouvrit la boîte, presque religieusement et en sortit une lettre.
La lettre d'Harry.
Il la déplia et la relut encore. Combien de fois l'avait-il relue depuis ce jour funeste ? Il n'en avait pas la moindre idée. Mais sûrement beaucoup trop.
Cher Severus,
Tu vas m'en vouloir, tu vas me haïr... Je me hais moi-même pour ce que je m'apprête à te faire, à vous faire.
Je ne vais pas tourner autour du chaudron. J'ai découvert, il y a quelque temps, que Voldemort avait fait des Horcruxes. Il a scindé son âme en plusieurs morceaux, qu'il a transféré en différent objets, répartis et cachés dans le pays, pour devenir invincible. Le soir où il a tué mes parents, où il a essayé de me tuer, il m'en a laissé un fragment, sans le savoir...
J'ai en moi, un Horcruxe de Lord Voldemort.
J'ai détruit tous les autres réceptacles, il ne reste que moi...
Je dois mourir.
Je ne te l'ai pas dit, car je savais que tu n'accepterais pas, que tu chercherais à trouver un moyen de me sauver. Mais je sais que c'est impossible, et égoïstement, je ne voulais pas que tu nous délaisses, Cassie et moi, au profit de tes recherches. Je voulais que tu te rapproches de Cassie, pour être là pour elle quand... Enfin, tu vois... Je me dis que ce sera moins dur pour elle. Et pour toi ? Je ne sais pas. Et je ne le saurais probablement jamais.
J'ai passé, avec toi, les plus beaux moments de ma vie et même si notre histoire a été difficile, je l'aime comme elle est. Elle nous représente : bornée, fuyante, courageuse, c'est une si jolie histoire... Sauras-tu me pardonner ? Pour garder de moi, dans ton esprit, cette image que j'espère belle et émouvante.
Je ne sais pas si j'aurais le courage de te le dire avant la fin, mais sur cette feuille, j'ose. Peut-être parce que je sais que je n'aurai pas de regard sarcastique en retour ou un haussement de sourcil... Je t'aime Severus Snape. Je ne peux pas dire que ce soit un coup de foudre, que tu sois la personne à laquelle je pensais lorsque j'imaginais le prince charmant, pourtant, je t'aime. Et s'il est vrai que chacun sur cette terre a une âme sœur, je suis sûr que la mienne, c'est toi.
Par Salazar que c'est niais ! Je te vois d'ici m'insulter en lisant ses quelques lignes. Pourtant elles sont là et je n'ai aucune envie de les retirer. Haïs-moi si tu veux, frappe ma tombe, hurle ta haine, casse tout ce qui m'appartient, mais ne soit pas triste, surtout pas triste.
Si tu lis cette lettre, c'est que le moment est venu pour moi. Je ne sais pas si j'ai réussi à vous tenir éloigné je ne sais pas si j'ai finalement gagné cette guerre, tout ce que je sais, c'est que dans ma vie, si vous êtes en vie et heureux, alors dans tous les cas, j'aurai gagné.
Les larmes me montent aux yeux. Me trouveras-tu faible ? Lâche ? Égoïste ? Trop sensible ? Peu importe finalement... Je vais partir de cette pièce en imaginant que tu m'aimes plus que tu n'as jamais aimé personne, que tu me trouves courageux et beau. Je vais mourir en imaginant que tu sais à quel point ma vie a été belle, grâce à toi.
Je ne vais pas faire un adieu larmoyant, ni même un adieu d'ailleurs. Je vais juste te dire une chose : Je t'aime, Severus Snape, mon ami, mon amant, mon âme-sœur.
Harry Potter, lionceau et sauveur à ses heures.
Severus resta là, à regarder cette simple feuille encore et toujours. Peut-être devrait-il arrêter de la lire. Il se faisait du mal. Cette lettre avait été malmené sous sa colère plié dans tous les sens, brûlée, déchirée, trempée mais à chaque fois, il la sauvait. Comme s'il essayait de sauver Harry par ce simple geste.
Sauf que cette lettre, il l'avait sauvée. À de maintes reprises. Et s'il n'y arrivait pas, qu'importe, il avait des doubles dans sa commode.
Il n'avait pas de double d'Harry.
Alors, il lisait et relisait cette lettre. Il connaissait chaque mot, chaque bavure, chaque rature. Parfois il sortait le tee-shirt noir sous son oreiller. Le même qu'il avait gardé pendant les six années de fuite du Gryffondor. Noir comme le deuil. Il respirait l'odeur conservée dans le tissu. Il le serrait parfois dans ses bras la nuit, comme pour se persuader qu'il était toujours là.
Le réveil n'en était que plus douloureux.
Chaque nuit il revoyait dans ses cauchemars, le corps sans vie de l'homme qui l'obsédait depuis tant d'années.
C'était de l'amour. Il le savait depuis le jour où il l'avait ramené chez lui pour la première fois, après six ans d'absence. Mais il n'avait jamais pu lui dire. Comment l'aurait-il fait. Il ne connaissait rien de ses choses-là. Il n'avait rien dit.
Huit mois plus tard, huit mois après s'être agenouillé auprès de son corps sans vie, il ne savait pas s'il devait le regretter ou non.
Il fut sorti de ses réflexions par les flammes vertes qui s'allumèrent dans la cheminée, il se leva précipitamment et jeta la lettre qu'il tenait toujours, dans la boite sur la table basse. Il avait honte d'être si faible et ne voulait pas être pris sur le fait.
C'est une Madame Pomfresh aux joues rougies et aux cheveux hirsutes qui déboula en catastrophe dans son salon. Elle le regarda, les yeux écarquillés comme s'il avait deux têtes et bafouilla :
« Votre... votre potion, celle-ci a marché... »
Severus vacilla et dû se rattraper au dossier du fauteuil à côté de lui. Il tituba vers la cheminée, souffla un faible « Cassie », signifiant à l'infirmière qu'elle devait rester pour veiller sur sa fille et disparut dans les flemmes.
Il arriva dans l'infirmerie silencieuse et ne prit pas le temps de regarder qui était présent ou pas et fonça à travers la pièce pour ouvrir avec fracas la petite porte bleue qu'il connaissait que trop bien.
Son cœur fit un bon lorsqu'il vit les magnifiques yeux verts fixant le plafond. Il s'avança d'un pas, claqua la porte derrière lui et put voir Harry tourner la tête très lentement pour le regarder.
La potion avait marché.
Lorsqu'il avait trouvé Harry sans vie, il avait hurlé sa peine mais ensuite, un faible souffle, presque inexistant, l'avait immédiatement calmé.
Harry respirait.
Presque plus, mais il respirait...
Alors Severus avait réutilisé sa capacité de Mangemort pour transporter Harry jusqu'à l'infirmerie. Il avait hurlé, vociféré, insulté tout le monde. Il avait donné ses directives, et harcelé les gens présents pour qu'Harry soit soigné correctement. Après ce qui avait semblé être un combat acharné en lui-même, Harry s'était stabilisé.
Mais il ne s'était pas réveillé pour autant. Après de nombreuses recherches, Severus, Hermione et Poppy avaient compris que l'Horcruxe logé en Harry avait, comme implosé et endommagé ses capacités neuronales. Il avait donc été plongé dans un profond coma depuis huit mois, sans aucune amélioration.
Severus avait laissé tous ses cours à Draco, lui faisant juste les plans et l'aidant en cas de problème. Il avait passé tout son temps avec sa fille pour la consoler, la soutenir, et à chaque fois qu'elle était couchée, qu'elle était avec son parrain ou sa marraine, il s'enfermait dans son laboratoire et pour trouver une potion qui pourrait ramener Harry.
Et la dernière version avait marché. Il restait à savoir s'il avait retrouvé ses souvenirs, ses capacités.
« Severus... » murmura le malade.
Severus avait sa réponse. Harry était vraiment revenu.
Alors, toute l'inquiétude, la tristesse et le désespoir qu'il avait ressenties depuis huit mois se muèrent en une colère sourde.
Il s'approcha vivement du jeune homme couché dans son lit et, sans prévenir, lui mit une énorme gifle. Il monta ensuite pour l'enjamber et s'asseoir sur ses hanches, le saisit durement par le col et rapprocha son visage de celui du Gryffondor d'un air menaçant :
« Écoute-moi bien Potter, » susurra-t-il d'une voix polaire. « À partir de maintenant, je ne vais plus te lâcher d'une semelle. Je te jetterai des sorts pour savoir à tout moment où tu es, comment tu vas, ce que tu penses, tout ! » dit-il en le secouant. « Plus jamais, tu ne t'éloigneras de moi. Plus jamais je te quitterais des yeux. Plus jamais, tu m'entends ?! Alors maintenant, tu vas te soigner, et je ne veux pas de plaintes, pas de jérémiades, pas de commentaires sur le goût de mes potions. Et on va partir d'ici. On va quitter le pays, partir loin, retourner à la chaumière du phénix noir, peu importe. Je vais reprendre les recherches en potions que j'ai abandonnées depuis des années à cause de la guerre. Tu vas reprendre goût à la vie et t'épanouir, trouver un travail qui t'intéressera, une passion, des activités. Et tu vas m'épouser Potter. Et ensuite je te ferai un bébé, et cette fois je serai là ! Je te verrai mettre mon enfant au monde. Et on ne s'arrêtera pas là je te ferai l'amour encore et encore jusqu'à ce que tu me fasse un fils, quitte à devenir plus nombreux que les Weasley. On sera là tous les deux pour élever Cassie, terroriser ses futurs prétendants, et elle sera une grande sœur merveilleuse. On va voyager, je t'emmènerai dans tous les coins du monde, et on sera heureux... Putain comme on sera heureux. »
Severus secouait Harry à chaque fois qu'il haussait un peu le ton, disait un mot important, sentait une émotion particulière.
« La seule chose qui m'a maintenu en vie ses derniers mois c'était de savoir que tu pourrais un jour te réveiller. Je ne te laisserais plus partir, Potter ! Maintenant que je sais à quel point je t'aime, je ne te laisserais plus jamais partir, » dit Severus avec rage en le secouant encore plus.
Puis, d'un geste, il tira un peu plus sur le col du Survivant et écrasa ses lèvres contre les siennes.
ooOOoo
Severus et Harry se tenaient par la main. Tous les deux debout sur la plage, ils regardaient le soleil se coucher lentement. Ils étaient calmes et sereins, respirant paisiblement l'air du large.
Les années avaient marqué leurs visages, alors qu'ils se sentaient comme au premier jour de leur nouvelle vie.
Ils avaient voyagé à travers le monde, eu trois enfant, s'étaient épanouis dans leur profession, leurs activités.
Severus regarda son mari, leurs mains liées et se dit que finalement, il avait raison : c'était bien ça le bonheur.
FIN (Oh putain j'vais chialer)
Merci de m'avoir lu. Faîtes péter le record de reviews pour arriver à la barre des 200 siouplé ! Ça serait un merveilleux cadeau pour cette première fois que je vais cocher la petite case "complète" ;)
À bientôt.
Epsi.
