Bonjour (ou bonsoir) à toi !

A partir de maintenant on rentre réellement dans le rating M ! *Rire diabolique*

Merci à starck29 pour ta review et à EpsilonSnape pour avoir eu la patience de lire mes dérives malsaines !

Vlad, merci pour ta review, elle me fait très plaisir ! Mais ne t'en fais pas, pour moi, Fenrir est bel et bien un monstre mangeur d'enfants. Je ne suis pas une adepte des loups-garous gentillets :3

Bonne lecture à toi,

Phyllida Crane


DEFI – PASSE, PRESENT ET FUTUR

*La descente aux enfers*

Sa peau était désormais lézardée de multiples blessures. Ses cheveux autrefois blonds comme les blés étaient maintenant ternis par la boue et la poussière. Ses vêtements déchirés ne ressemblaient plus qu'à des haillons. Sans parler de ses chaussures… Mais quelles chaussures ? Elle ne se souvient pas en avoir porté depuis des semaines. Ses yeux bleus se transformaient un peu plus chaque jour en des pupilles verticales et mordorées.
Depuis combien de temps était-elle avec eux ? Elle ne le savait pas. Depuis combien de temps elle n'avait pas été contactée par ses collègues du département de la justice magique ? Elle ne le savait pas. Depuis combien de temps elle n'avait pas pu revoir sa famille ? Elle ne le savait pas. Elle n'était sûre que d'une chose : elle était là depuis déjà plusieurs transformations.
Trop de transformations. Trop de pleines lunes à souffrir le martyr au milieu de ces monstres qui se délectaient de leur apparence lycanthrope. Trop de nuits en enfer qui se résumaient à chasser hommes, femmes et enfants qui se trouvaient à proximité de leur tanière. Ils leur arrivaient parfois de se battre entre eux et de finir en charpie, les entrailles à l'air.
Ce matin, elle essaya encore une fois de réunir toutes ses forces pour ne pas s'effondrer et ne pas être la risée de la meute. Elle était forte, elle était une battante. Elle avait réussi à intégrer leur groupe par quelques mensonges et à se rapprocher du mâle alpha, cet homme qui la hantait depuis toujours.
Elle se dirigea vers un point d'eau et après s'être nettoyée du sang qui recouvrait ses bras et une partie de son visage, elle se toisa quelques minutes. Elle ne se reconnaissait plus. Où était passée la Lavande qui prenait soin d'elle ? La Lavande qui faisait se retourner tous les garçons sur son passage ? La Lavande d'autrefois…
Elle s'assit en tailleur et entreprit de démêler ses cheveux avec ses doigts malgré les nœuds qui s'y étaient établis depuis des jours.
Elle sentit alors une présence derrière elle et se releva d'un bond dans une position de défense agressive. Greyback se tenait droit devant elle, du sang frais dégoulinant sur sa barbe et son torse. Malgré son apparence humaine retrouvée, il semblait ne pas avoir encore quitté son état animal. Mais l'avait-il un jour refoulé ?
Il l'examina de haut en bas tout en se rapprochant un peu plus d'elle. Elle pouvait à présent entendre son souffle rauque et puissant. Étrangement, son odeur de sang séché mélangée à la sueur ne la rebutait plus autant qu'avant. Elle s'y était habituée et il le fallait bien si elle ne voulait pas vomir à chaque fois qu'elle le croisait.

- Que me veux-tu, Greyback ?, demanda-t-elle, méfiante.

- Ce que je veux, jeune fille, c'est te prendre, ici et maintenant, grogna-t-il.

A travers son pantalon, Lavande pouvait apercevoir son érection. Elle recula un peu plus et son talon toucha l'eau fraîche du lac ce qui la fit frissonner de tout son corps. Mais qu'importait, elle refusait de se faire toucher par cet être abjecte !
Plus il se rapprochait, plus elle gardait une distance entre eux jusqu'à avoir de l'eau aux genoux. Il lui sourit en lui dévoilant ses dents aiguisées comme des crocs de loup.

- D'une façon ou d'une autre je te ferais mienne, renchérit-il. C'est moi qui t'ai fait ce don, tu m'appartiens.

Il se jeta alors sur elle, mais elle l'esquiva de justesse en sautant sur le côté. Greyback s'étala alors de tout son long dans le lac, laissant des traces rougeâtres s'échapper tout autour de lui.
Lavande était revenue sur la berge, trempée et tremblante ce que l'homme vit tout de suite.

- Je te fais autant peur que ça, fillette ?, s'amusa-t-il.

- Pourquoi devrais-je avoir peur de toi ?, répondit-elle avec assurance. Tu as beau être l'alpha tu as trop envie de m'avoir pour me rejeter, même si je te repousse.

Lavande sut qu'elle avait visé juste lorsqu'elle vit un rictus amer se dessiner sur les lèvres de Greyback. Il sortit de l'eau et s'arrêta devant elle pour l'observer un peu plus encore. Elle avait horreur de ça. Elle avait l'impression qu'il arrivait à voir à travers ses vêtements et cette pensée lui donnait des nausées.

- Alors pourquoi ne te laisses-tu pas faire ?, gronda-t-il. Tu serais la femelle la plus respectée du groupe. A moins que tu n'aies quelques chose à nous cacher…

Dans un bond, il se retrouva à côté d'elle et saisit le visage fin de la jeune fille entre ses doigts aux ongles acérés.

- Fais attention à toi, femme, tu ne sais pas ce dont je suis capable.

Son autre main commençait déjà à se perdre dans le short de Lavande mais celle-ci ne se laissa pas faire. Elle griffa l'homme au visage et s'éloigna du mieux qu'elle put de lui.

- Ne me touche pas !, ordonna-t-elle.

Greyback tâta les égratignures qu'elle venait de faire sur sa joue et lécha le sang sur ses doigts.

- C'est ce qu'on verra, rétorqua-t-il dans un sourire malsain.

Elle s'enfuit dans la forêt le plus loin possible de cet homme abominable en s'assurant qu'il ne la suive pas. La sensation de sa main sur son ventre la dégoûtait encore. Greyback était vraiment répugnant. Comment en était-elle arrivée là ?
Après une heure de course, elle s'était effondrée au pied d'un pin gigantesque, complètement essoufflée. Un peu de solitude ne lui ferait pas de mal. Et puis, la meute pouvait se reconnaître à des dizaines de kilomètres, leur odeur était identifiable.
Même avec eux elle se sentait seule. Elle ne faisait en aucun cas parti de leur groupe. Elle appartenait au monde des sorciers justes et honnêtes, qui recherchait et annihilait toute forme de rébellion. Pas à une meute lycanthrope qui assassinait pour le plaisir humains et hybrides.
Prenant enfin le temps de se relaxer, elle s'assoupit et dormit enfin d'un sommeil profond, ce qu'elle ne se permettait pas depuis des semaines. Greyback la tourmentait beaucoup trop et les autres loups-garous l'effrayaient tout autant.

Lavande ? C'est toi ?

Quelqu'un lui parlait ? Était-ce dans son rêve ?

Lavande, réveille-toi, c'est moi !

Mais qui était-ce ? Pourquoi tentait-on de la réveiller ? La réveiller ? Greyback, les lycans, était-ce eux ?
Lavande ouvrit alors ses yeux et se releva d'un seul coup, bousculant le sorcier qui venait de la sortir de son sommeil. Surprise, son cœur battait la chamade au fond de sa poitrine et il lui fallut quelques instants pour reconnaître l'homme qui se trouvait à ses pieds.

- Ronald ?, s'étonna-t-elle. Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

- Ça fait des mois qu'on essaye d'avoir un contact avec toi, expliqua-t-il. Mais à chaque fois qu'on est sur le point de te parler, vous bouger. Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

- Quel jour on est ?

- Lavande…

- On est quel jour ?, insista-t-elle.

- Le 8 janvier, mais…

- Trois mois ?, le coupa-t-elle, excédée. Trois mois que vous essayez de me contacter sans y arriver ? C'est une blague, ma parole ? Dis-moi que c'est une blague, une vision, un rêve, Ron ? Dis-moi que je vais me réveiller dans deux secondes ?

Des larmes troublaient sa vue et quelques une coulèrent sur ses joues crasseuses tandis que Ron essayait de la calmer.

- Lavande, écoute-moi. Tu connais Harry et tu me connais. Jamais nous ne te laisserions dans une situation pareille si ça ne servait à rien.

Elle était déroutée, elle ne savait plus ce qu'elle faisait ici. Il tenta de la prendre par les épaules mais elle l'esquiva et fit les cents pas devant lui en prenant sa tête entre ses mains.
Sa petite Alisha qui avait fêté son premier anniversaire et son premier Noël sans sa mère. Et que disait le Ministère à son propos pour rassurer Anthony ? Pourquoi avait-elle accepté cette stupide mission ?
D'un geste soudain elle agrippa le col du manteau de Ron et plongea ses yeux dans les siens.

- Ron, laisse-moi rentrer chez moi, supplia-t-elle, les yeux rouges de chagrin. Laisse-moi retrouver mon bébé, mon mari, mon foyer. Je n'en peux plus de vivre ici, s'il te plaît. Laisse-moi abandonner, je démissionne…

Elle sentit ses jambes trembler sous son poids et s'agenouilla aux pieds de son ami, laissant ses sanglots prendre possession de chaque partie de son corps meurtri.
Ron posa alors une main amicale sur son épaule.

- Je vais prévenir Harry, lui dire que ça suffit et qu'il faut agir. Je reviendrais dans peu de temps, je te le promets, et nous vaincrons ces monstres.

Lavande releva la tête et le regarda à nouveau. Qu'il ne la laisse pas ici, c'était le seul souhait qu'elle voulait formuler actuellement, mais aucun son ne pouvait sortir de sa bouche.

- Ne t'en fais pas, jamais je ne t'abandonnerais.

Puis il se redressa et transplana devant elle, la laissant sur un tapis de feuilles mortes recouvert de givre. Seule, à nouveau. Elle qui avait vu en Ron la possibilité de retourner dans le monde qui est le sien. Il la condamnait à rester un peu plus ici. Elle essuya ses larmes.
Elle devait survivre encore un peu. Pour elle. Pour Alisha. Après cette mission, elle poserait sa démission au bureau des Aurors et ferait tout pour donner la meilleure des vies à sa fille. La vente des livres d'Anthony suffisait à les faire vivre correctement et elle pourrait enfin vivre normalement, comme n'importe quelle autre famille.

- Alors comme ça tu espionnes pour le Ministère ?, gronda une voix rauque derrière elle.

Elle se retourna et aperçut Greyback adossé à un arbre non loin d'elle. Soudain, elle prit peur. Elle était seule et désarmée face à ce monstre. Sans arme ? Non, sa baguette se trouvait dans sa poche arrière. Elle fouilla sur elle mais ne la trouva pas.

- C'est cela que tu cherches, traîtresse ?, demanda l'homme en lui montrant sa baguette. Je te l'ai volé tout à l'heure, je n'avais pas totalement confiance en toi. Maintenant j'en ai encore moins.

Comment avait-il pu arriver jusqu'ici sans qu'elle ne le remarque ? Comment avait-elle pu être aussi conne pour baisser sa garde ? Elle se sentait ridicule. Une stupide blondasse effrayée, voilà ce qu'elle était à présent !

- Greyback, rend-la moi, maintenant, articula-t-elle avec mépris.

- Sinon quoi ?, s'amusa-t-il. Tu vas me tailler en pièce avec tes ongles rongés ? Tu ne me fais pas peur, fillette, mais tu m'excites toujours autant.

Il brisa la baguette en deux et jeta les débris à ses pieds.

- Tu es désarmée, tu es naïve et tu es à moi.

Sa voix était désormais menaçante et Lavande sentit son cœur s'emballer au fur et à mesure que l'homme s'avançait vers elle. Son esprit lui disait de prendre ses jambes à son coup mais ses pieds restaient ancrés dans le sol, comme si une puissance inconnue l'empêchait de bouger. Inconnue ? Non, c'était la peur et son corps entier en était éprit.
Greyback se trouvait à sa hauteur, la surplombant de toute sa masse. Il saisit le visage de la jeune fille entre ses doigts et de son index traça une profonde entaille dans sa joue sèche. Lavande gardait son calme autant qu'elle le pouvait. Elle ne dit rien alors que l'ongle lui faisait une seconde marque.

- Tu es à moi, jeune fille, chuchota-t-il avec désir. Rien qu'à moi.

Lavande savait qu'elle avait atteint le point de non-retour. Elle ne pouvait plus faire marche arrière et ferma les yeux, attendant que l'homme se retransforme en bête et l'éventre d'un seul coup de griffe. Mais rien de tel ne se produit.
Une gifle monumentale s'écrasa sur son visage et la fit basculer à terre, complètement sonnée et désorientée. Elle tenta de ramper sur le sol humide et glacé mais les mains puissantes de l'homme tirèrent ses jambes en arrière et lui déchirèrent ce qui lui restait comme bas. Elle sentit le vent glacé sur l'épiderme de ses cuisses et de ses fesses. Il souleva son bassin, elle se laissa faire, des larmes de désolation coulant sur son visage pour finir par s'écraser à terre. Et elle le sentit forcer et la pénétrer sans retenue, avec une violence innommable. Mais elle ne résista pas, elle n'en avait pas la force. Elle sentait les ongles de Greyback s'enfoncer dans sa chair, laissant des filets de sang s'échapper de chaque blessure qu'il lui infligeait. Elle sentait sa large verge lui enflammer ses parois intimes à chaque va-et-vient et enfin, son sperme chaud se rependit en elle alors qu'il lâchait un cri puissant d'homme satisfait.
Il se retira et la laissa là, allongée sur le sol à demi-nue, tremblante et démunie. Lavande sentait le liquide s'échapper d'entre ses cuisses et des nausées l'envahirent. Elle se redressa sur ses coudes et vomit toutes ses tripes. Elle toussa et essuya sa bouche d'un revers de manche.
Mais Greyback n'en avait pas fini avec elle. Il lui donna un violent coup de pied dans le ventre qui la retourna sur le dos. Lavande sentit sa respiration se couper le temps de quelques secondes. Il se pencha au-dessus d'elle, exhibant ses crocs pointus.

- Tu m'appartiens, femelle. Jamais tu ne pourras retourner à ta vie de famille. Sauf si tu veux que ta petite Alisha ne devienne comme sa putain de mère.

Alisha ? Comment connaissait-il son existence ? Comment pouvait-il savoir tout ça alors qu'elle avait fait preuve d'une grande prudence ? A la vue de son regard interrogateur et effrayé, Greyback rit à gorge déployé avant de lui répondre.

- Ne crois pas que seuls les Aurors ont des indics.

Puis il lui cracha au visage et s'en alla.
La nuit tombait déjà sur la cime des arbres et en quelques minutes, la pénombre entoura Lavande qui essayait tant bien que mal à se remettre sur ses pieds. Mais où allait-elle se réfugier ? Elle ne pouvait pas retourner avec la meute et elle ne pouvait pas non plus aller au Ministère. Elle réunit les dernières forces dont son corps regorgeait et transplana.


Fin !

J'aime le glauque... C'est pas ma faute...

A bientôt pour le dernier chapitre !

Phyllida Crane