Merci à Yugai, d'avoir corrigé ma FF ! Bonne lecture !

L'univers utilisé et les personnages mit en scène appartiennent à Joanne Kathleen Rowling.


Poudlard. Tu étais assis, là, aussi détestable qu'à ton habitude. Je voyais tous tes amis, tes rires, tes pleurs et tes colères. T'observer est vite devenu aussi irritant qu'agréable. J'aimais te provoquer, créer une émotion en toi, quelle qu'elle soit. Et cacher les miennes.

La guerre éclata. Plus de nouvelles, je ne cherchais pas en avoir et, de toute façon, tu n'aurais pas cherché à en donner. Pourquoi en aurais tu donner ? Nous n'étions rien l'un pour l'autre à part des ennemis. Un jour, toujours pendant la guerre, nous nous sommes entrevue dans cette horrible maison, témoins de tant de cruauté. J'ai menti. Trahissant mon camp et ma famille, et je t'ai sauvé. Même si je ne l'aimais pas particulièrement, j'aurais aimé protéger ton amie. Empêcher ma tante de la torturer. Je pense que ça aurais amélioré nos relations par la suite.

Lors de la bataille final tu m'as sauvé a ton tour. Ce jour là, beaucoup d'hommes et de femmes sont mort. Je n'ai pas combattu, ni a ton côté ni au côté de Voldemort. Je n'ai pu aider personne. Je n'ai pas sauvé le professeur Rogue, lui qui m'a toujours protégé. Je n'ai pas sauvé Crabe, brûlé devant moi. Je n'ai pas sauvé Fred Weasley, Remus Lupin ou sa femme, Tonks. Je n'ai sauvé personne. J'ai juste fuis avec mes parents. Apeuré. Les Malfoy ont toujours préféré le salut de leur famille au service de qui que ce soit, alors pourquoi changer ? Cette guerre affreuse s'est finie aussi vite qu'elle avait commencé.

Tu as fondé une famille. Moi aussi. Nous avons aimé nos enfants de tout notre cœur. Ma femme est morte en été, elle aimait l'été. Mais ça tu le sais. Je te l'ai déjà raconté. Je ne voyais plus ma famille. Il ne me restait plus que mon fils, Scorpius. C'est drôle comme il est de suite devenu l'ami d'Albus, ton fils. Je te voyais chaque année dans cette gare, sur la voie neuf-trois-quart, à quelques mètres de moi.

Le temps change les gens. Nous sommes devenus deux personnes totalement différentes. Au fur et a mesure les gens que nous avions aimés sont partis, et d'autres encore sont mort. Nos enfants ont fondé leurs propre familles. Nous nous sommes retrouvés seul. Mais le temps ne fais pas qu'éloigner les gens, il les rapproche aussi. Et toi et moi, nous sommes devenu amis. Nous étions là l'un pour l'autre. Quand il n'y eu plus que nous deux, nous t'avons aménagé une chambre dans mon manoir et nous avons partagé la même maison. L'air était doux, les repas meilleurs et la vie plus agréable.

Ne t'ai-je jamais dit que je t'aimais ? M'aurais tu accepté ? Serais-tu restés à mes côtés ?

Tout cela n'a plus d'importance car maintenant il y a au fond du jardin à seulement quelques mètres l'une de l'autre, 2 pierres.

Et sur ses pierres gravé pour l'éternité ton nom et le mien.