Titre Français : Transcendance
Titre Anglais : Transcendence
Auteur : Firesword
Ancienne traductrice : Melhuiven
Traductrices : Agathe Laplante, Camille, MaryEll, Kalhana et Sev Snape
Bêta traductrice : Essaidel
Bêta lectrice et correctrice : Eni
Rating : PG - 13
État de la fic en anglais : 20 chapitres (complète)
État de la fic en français : 15 chapitres.
En cours : 14, 15, 17, 19.
Ce chapitre a été traduit par Melhuiven et corrigé par Eni
Disclaimer : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling comme vous le savez tous, n'est ce pas ?), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire. Nous remercions Firesword pour nous faire partager son œuvre, et surtout nous remercions Melhuiven qui nous a permis de reprendre sa traduction, ainsi que ces chapitres déjà traduits.
Paradise Of Readers vous souhaite de joyeuses fêtes
Bonne lecture
Eni et Onarluca
Chapitre 4 : Départ de Poudlard.
Harry ignora les regards et les murmures entendus des gens autour de lui, tandis qu'il se dirigeait avec Dumbledore vers l'auberge de la Tête de Sanglier. Dirigeant ses bagages volants avec sa baguette, il examina les alentours sans faire vraiment attention. Il y avait des Aurors en civils ainsi que des membres de l'Ordre. Le dernier groupe avait considérablement grandi depuis l'attaque d'Halloween l'an précédent. Beaucoup d'entre eux affirmaient avoir connu les parents de Harry, ce qui était tout à fait possible. Rogue, Sirius et Lupin ne pouvaient pas être les seuls à avoir suivi leurs études à Poudlard en même temps que ses parents. Ils n'avaient sûrement pas eu suffisamment de courage pour rejoindre l'Ordre jusque là, mais ils essayaient à présent de rattraper le temps perdu.
Harry avait été très étonné lorsque Dumbledore l'avait présenté au propriétaire de la Tête de Sanglier l'été précédent, alors qu'il était en train d'étudier l'Occlumancie avec Rogue. Le barman, qui lui avait semblé étrangement familier lorsque lui et les autres s'étaient donné rendez-vous ici pour parler de la création de « l'Armée de Dumbledore », environ deux ans auparavant, était en fait le grand frère du Directeur de Poudlard. Vu qu'Abelforth était celui qui gardait un œil sur les étranges évènements dans Pré-Au-Lard, le Directeur l'avait simplement présenté comme Ol'Gull. Personne ne savait, à part Lupin et Rogue, qu'Ol'Gull était réellement parent avec Dumbledore.
Ils entrèrent sans problème dans la taverne – la foule se divisa automatiquement pour laisser passer le Directeur respecté – et Dumbledore s'approcha du comptoir et s'adressa à mi-voix au barman en service. Ce dernier hocha la tête et s'en alla chercher Ol'Gull. Harry, pendant ce temps là, faisait un examen minutieux du bar. Il reconnut quatre membres de l'Ordre et trois Aurors. Tous étaient habillés de façon quelconque afin de passer inaperçus parmi les étranges personnes qui fréquentaient l'auberge. Harry reconnut Tonks immédiatement. La jeune Auror et membre de l'Ordre était déguisée en une vieille sorcière grincheuse qui semblait avoir besoin d'aller faire un tour chez le dentiste.
Avant le duel durant lequel Voldemort avait essayé d'annihiler ses pouvoirs magiques, Harry devait compter sur les particularités de Tonks pour reconnaître sa véritable identité. Habituellement, la Métamorphomage portait un épais collier de cuir noir ou laissait une mèches de ses cheveux d'une couleur différente du reste. Maintenant, il n'avait qu'à regarder son aura et la sensation qu'elle lui donnait. Son aura était simple en comparaison de son caractère. Une pâle nuage parme l'entourait (certaines sorcières Chinoises affirment que les personnes possédant des auras dans les tons violets deviennent des fantômes vengeurs après leur mort) et il croyait lui-même qu'elle était tout à fait capable de devenir vengeuse, pour peu qu'on la stimule un peu. Bien sûr, il y avait beaucoup d'autres sorcières avec des auras violet pâle, il comptait donc sur un second attribut pour avoir une confirmation. S'il sentait une sensation d'hyperactivité, vive et pétillante dans son esprit, alors il était sûr que c'était la Métamorphomage.
Le regard d'Harry tomba automatiquement sur deux sorciers arborant un air grave, qui buvaient un verre dans un coin isolé. Les observer lui procurait une désagréable sensation au creux de l'estomac et il eut un frisson de dégoût. Ils sont avec Voldemort. Harry jeta un coup d'œil sur Mondingus « Dingue » Fletcher qui cligna des yeux. Ding a pas mal changé depuis la dernière attaque de Voldemort. Maugrey lui a sûrement donné des ordres stricts et conseillé d'arrêter de faire l'imbécile. Il fait certainement un bon travail maintenant, garder un œil sur quelque chose ou un truc comme ça. Il se détendit, mais seulement un peu. Les autres avaient déjà pris les deux hommes, des sorciers moyennement talentueux, en ligne de compte. Il aurait été utile à Voldemort d'avoir des Squibs (Cracmols) parmi ses espions. Puisqu'ils naissaient sans pouvoirs magiques, les Squibs comptaient sur leur adresse et leur ruse pour survivre et rester insoupçonnés. D'un autre côté, les sorciers, et plus spécialement ceux de seconde classe qu'envoyait Voldemort, avaient tendance à être négligeant, laissant des traces de magie qui aidaient les Aurors à les traquer.
« Ça fait plaisir de te revoir ! » Une voix bourrue l'interpella et un sorcier au visage sévère et aux cheveux grisonnant qui lui descendaient jusqu'aux épaules s'avança vers Harry et lui fit signe de le suivre. Il obtempéra, marchant de sorte à ne pas tourner le dos aux deux Mangemorts qui le regardaient, lui et Dumbledore. Je me demande ce que Dumbledore va faire avec eux. Les laisser partir ? Abelforth les laissa au pied d'un escalier.
« Quatrième porte sur votre gauche. Il sait quelle est la bonne clé. Reste sur tes gardes quand tu es tout seul, jeune homme. » Abelforth se tourna vers son frère. « Et je veux te parler après. Assure-toi qu'Harry est en sécurité avant de venir au Quartz. »
Harry pencha sa tête, curieux. Qu'est-ce que diable est le Quartz ? Le quartier général ? Sa question devait se lire sur son visage car une seconde plus tard les frères Dumbledore lui adressèrent un clin d'œil.
« Ne t'inquiète pas à propos de ça » dit Abelforth d'un ton bourru avant de s'en aller, probablement vers son bureau et sa comptabilité.
Harry haussa légèrement les épaules et effleura sa baguette. Ses affaires (Hedwige poussa un hululement effrayé lorsqu'elle se retrouva ballottée de part et d'autre de sa cage) qui jusque là étaient posées dans un coin, s'élevèrent à quelques centimètres au-dessus du sol et montèrent les escaliers. Dumbledore entra le premier dans la pièce, en faisant signe à Harry d'attendre un moment. Harry s'arrêta devant la porte, attendant patiemment que le vieux sorcier l'appelle. Lorsque Dumbledore lui fit signe d'entrer, Harry pénétra dans une pièce littéralement recouverte de clefs en cuivre. Mais le regard du Directeur était dirigé vers un fourreau vert foncé. Il y avait également d'autres fourreaux de différentes couleurs éparpillés dans la pièce.
Dumbledore leva finalement les yeux vers lui. « Tu es prêt ? » lui demanda le vieux sorcier. Harry hocha la tête, rangea sa baguette dans une poche spéciale de sa robe, et attrapa la cage d'Hedwige et son balai tandis que le Directeur portait sa malle. Il prit une profonde inspiration et lorsque Dumbledore prononça « trois » il plaça son index sur le fourreau.
Putain ! Harry grogna lorsqu'il sentit l'habituel tiraillement au niveau de son nombril, et il eut l'impression de perdre l'équilibre. Ses tympans lui donnaient l'impression d'exploser tandis qu'il tournoyait sur lui-même puis…
CRASH !!
Dumbledore poussa un hurlement retentissant lorsque la table s'effondra sous leur poids. Par Merlin ! Oh merde… Ça va faire mal…Harry laissa son corps se détendre et ferma fortement les yeux, attendant l'impact. Un bruit sourd emplit le salon tandis que les deux sorciers atterrissaient allongés sur le dos. Enfin, aussi allongés qu'ils pouvaient l'être avec la table cassée sous eux. Harry tressaillit lorsqu'Hedwige poussa un hululement indigné dans son oreille.
« Professeur Dumbledore ? » appela t-il dans un chuchotement.
Un toussotement s'éleva du vieux sorcier.
« Je vais bien Harry, » Dumbledore respirait péniblement tandis qu'il s'asseyait et il poussa un petit cri lorsqu'il sentit une écharde de bois s'enfoncer profondément dans son doigt. « Tu aurais pu me dire que vous aviez fait quelques rénovations ici. » grogna le vieux sorcier avant de murmurer un sort pour retirer le petit morceau de bois de sa chair.
« Ça n'était pas mon idée ! » protesta Harry d'une voix innocente. Je ne sais pas lequel est le pire. La poudre de cheminette où le portoloin ? Il se redressa afin de s'asseoir et se dépêcha d'ouvrir la cage de sa chouette avant qu'elle ne pique une véritable colère. Hedwige lui pinça douloureusement le poignet avant de s'élancer vers son perchoir, qui faisait face à l'une des fenêtres du salon ; le perchoir avait été créé avec l'aide du second parrain d'Harry. Il se remit maladroitement sur ses pieds et aida Dumbledore à se relever. Harry retint un grognement lorsqu'il évalua le désordre qu'ils avaient mis au milieu du salon de Rogue. Il essaya de ne pas imaginer la réaction du Maître des Potions s'il venait à voir sa table préférée réduite en morceaux.
Dumbledore se frotta le dos et porta son regard sur la table. Le vieux sorcier ne prit même pas la peine d'utiliser sa baguette, il marmonna une incantation en fixant le désordre devant eux. Harry sentait la magie de Dumbledore vibrer dans la pièce et il tressaillit lorsqu'un aveuglant éclair de lumière bleue emplit l'espace. Ce sens de merde ferait bien de disparaître avant que je ne me retrouve à nouveau face à face avec Voldemort. Fermer ses yeux n'apportait aucune différence, il attendit donc patiemment jusqu'à ce que la lumière se fonde en une brume bleue, et se sentit soulagé lorsqu'il vit que la table de Rogue se tenait de nouveau sur quatre pieds. Il observa silencieusement le Directeur alors que ce dernier ouvrait la porte d'entrée et faisait quelques pas dehors ; le vieux sorcier était sûrement en train d'examiner les environs. Le Directeur rentra, l'air satisfait.
« Il semblerait que tout soit à sa place. Nous nous occuperons de ta propre protection plus tard » dit Dumbledore à Harry d'une voix pleine d'entrain.
« Est-ce que vous avez une minute, Monsieur ? » demanda Harry alors qu'il suspendait la cage d'Hedwige à un crochet. Il se retourna juste à temps pour voir le Directeur approuver d'un signe de tête. « Est-ce que vous pourriez me dire pourquoi vous étiez souriant ce matin ? »
« Tu te serais senti mieux si j'avais froncé les sourcils à la place ? » répondit Dumbledore d'un air taquin, ce qui lui valut un regard noir de la part d'Harry. « D'accord, d'accord. Je vais te dire pourquoi. La nouvelle que Severus est ton parrain et par la même occasion un traître – de Voldemort bien sûr – est réellement un premier pas vers l'unification de Poudlard. Ton parrain était assez inquiet lorsque je l'ai prié de venir me voir dans mon bureau hier soir ; il ne cessait de me répéter que tu ne devrais pas rester avec lui ou qu'il ne devrait pas rester avec toi ici. Il bafouillait aussi à propos de la famille des Weasley qu'il aurait pu mettre gravement en danger. Tu n'as pas idée à quel point j'ai eu du mal à le convaincre que la famille d'Arthur n'était pas seulement protégée par toi et moi, » dit Dumbledore d'un ton résigné, bien que ses lèvres tremblotèrent comme s'il réprimait un sourire. « Mais par tous les tours de magie existant, nous en sommes venus à le conclusion que Voldemort a certainement dépassé ses limites. En fait, l'Otteru St Cathpole est entièrement protégé. » Le vieux sorcier se gratta pensivement la barbe.
Harry pâlit alors qu'il réfléchissait aux mots du sorcier. Car il venait de réaliser quelque chose d'incroyable. Draco ne l'a pas fait ! Il était avec nous depuis le début de l'année ?!!
« Professeur… » commença t-il doucement. « Etes-vous en train de dire que l'idée du camp d'été de l'an dernier ; celui qui a été organisé par Hermione, Ron, et les autres préfets pour les élèves de première et deuxième années ; était une partie du processus d'unification ? Si c'est le cas, pourquoi ne l'avez-vous pas dit ? J'aurais épargné du chagrin à mes meilleurs amis ! ».
Harry le fusilla du regard ; se souvenant de son manque d'enthousiasme lorsque ses amis lui avaient annoncé qu'ils s'absentaient une semaine ; l'idée qu'il allait rester au Terrier avec pour unique compagnie Ginny et les jumeaux l'avait fait de sentir mal à l'aise.
Les yeux de Dumbledore pétillèrent et il hocha la tête.
« Je suis surpris que tu aies mis autant de temps à le remarquer. Draco faisait aussi partie du programme tu sais. En fait, » le Directeur parlait d'une manière significative et Harry se sentit très mal à l'aise lorsqu'il détecta une étincelle de malice dans les yeux du vieux sorcier, « Draco Malfoy est celui qui a proposé l'idée d'un camp d'été dans le but d'établir de premiers liens entre les jeunes Gryffondors et Serpentards. »
Les yeux d'Harry s'écarquillèrent et Dumbledore lâcha un petit rire. Harry lutta pour conserver son expression impassible. Dents de dragon… Il se sentait horriblement honteux. Je suis transparent. Même Dumbledore a réussi à savoir ce que je ressens pour Draco…
« C'était vraiment une bonne idée. Pour le camp d'été je veux dire. Les jeunes sont beaucoup plus faciles à influencer donc c'est aussi bien de les plonger dans une attitude positive tôt dans leur vie. »
Il était fier d'avoir l'air aussi calme, alors que son estomac semblait s'amuser à une série de loopings.
« Je suis d'accord avec toi. Mais je pense que l'on pourrait vraiment se passer de la pure stupidité et de la témérité aveugle qui paraît se manifester très fréquemment chez les Gryffondors. Même l'incroyable lâcheté de certains Serpentard peut être d'un grand secours, parfois. » ajouta Dumbledore et Harry lui jeta un regard offensé. « Bien, je vais te laisser chez toi maintenant. La réunion de Severus avec Kingsley et les autres membres devrait se poursuivre pendant environ trois heures encore. Ils sont en train de discuter de ce qu'il a découvert à propos des récents mouvements de Voldemort. Le seul problème, c'est que Voldemort et ses camarades sont beaucoup trop calmes depuis la dernière attaque. Aussi, Emmeline a quelques suggestions à faire à Severus en ce qui concerne des sorts qui te seraient certainement utiles à apprendre, en dehors de rester assis à un bureau à écrire des essais sur les potions. » dit gaiement Dumbledore. « Ton parrain m'a aussi dit qu'il avait une course à faire, un présent à délivrer je crois. » le visage d'Harry rougit légèrement, « donc il ne sera sûrement pas rentré avant la tombée de la nuit. »
Harry hocha la tête.
« Si j'ai besoin de vous, je vous joindrais à travers le portrait. »
« Pour ma part, je ne comprends pas pourquoi vous continuez à vous adresser à moi comme ' le portrait '. Si vous êtes encore amer à propos du décès de mon arrière-arrière petit fils, pourquoi n'avez-vous pas pris son portrait pour faire le sale boulot à ma place ? » émergea une voix étouffée suite à la réflexion d'Harry.
« Est-ce qu'Harry est dur avec vous, Phineas ? » l'interpella Dumbledore.
« Je ne peux même pas décrire à quel point il est grossier. » déclara le portrait de Phineas Nigellus d'une voix sèche. Harry se contenta d'hausser les sourcils.
« Oh, autre chose Harry. » Dumbledore le regarda attentivement. « Que ressens-tu à propos du professeur Lupin ? »
Harry haussa un sourcil, se demandant ce que Dumbledore était en train de lui demander. Le Directeur n'ajouta rien et le jeune homme ne savait s'il devait répondre. Puis il parla d'une chose qui lui avait traversé l'esprit plusieurs fois alors qu'il avait surpris Remus en train d'observer à distance son second parrain.
« Ce que je ressens à propos de Lunard ? Parfois je souhaiterais pouvoir faire apparaître un puits et le noyer. J'avais l'habitude de me demander pourquoi Sirius et mon père lui ont donné le surnom 'Lunard ', je doute que c'était simplement à cause de la pleine lune… » grogna Harry.
« Donc ça ne te dérange pas si j'ai mes propres plan pour les mettre ensemble ? » demanda Dumbledore avec empressement et Harry secoua la tête en signe d'impuissance alors qu'il riait doucement.
« Est-ce que Professeur McGonagall sait que vous avez un job à mi-temps ? De toutes façons, pourquoi ça me dérangerait ? Sev a des vues sur Remus depuis qu'ils ont pris un verre ensemble. Non, » ajouta rapidement Harry quand Dumbledore ouvrit la bouche pour parler, « c'était avant que je ne vienne par mes propres moyens à Poudlard pour vous trouver. »
« Oh. Je suis surpris que Severus t'aie confié ses sentiments envers Remus. »
« Confiés ? » Harry poussa un nouveau grognement. « Cette tête de mule, se confier à un adolescent deux fois moins vieux que lui ? Vous n'y êtes pas du tout Professeur. J'ai pratiquement dû le disséquer pour obtenir une réponse. »
Dumbledore eut un rire léger.
« Au fait, j'ai un conseil à te donner Harry. S'il t'arrivait de parler à Molly de la manière dont tu es venu à aller vivre avec Severus l'été dernier, je pense que tu ferais mieux d'omettre le fait d'avoir volé jusqu'à Poudlard sans escorte. Si tu ne le prends pas comme un conseil, prends-le comme une faveur pour moi s'il te plaît. » dit le Directeur, le visage tordu dans une expression attendrissante.
« Il faut compter sur l'autorité de Mme Weasley quand on en vient aux enfants, n'est-ce pas ? » Harry fit un sourire forcé.
« Je suis content que tu comprennes la crainte que m'inspire Molly. » répondit gravement le vieux sorcier.
Harry sourit.
« Si ça vous fait plaisir de jouer les marieurs avec mon parrain et le Professeur Lupin, je serais heureux de vous donner un coup de main. Je me suis demandé plusieurs s'ils s'étaient déjà embrassés. Si non, peut-être que je vais pouvoir les y amener. » songea Harry. « Je vous appelle s'il y a du nouveau. » dit le jeune homme brun, et le Directeur lui adressa un dernier signe de tête avant de toucher le fourreau et de disparaître de la maison.
Harry se retrouva seul au milieu du salon. Il était à présent un peu plus de midi et il regarda autour de lui. Les rayons du Soleil de reflétaient sur les murs jaune pâle, construisant une lumière brumeuse, impalpable dans la pièce. Il eut un léger sourire lorsqu'il se souvint de la réaction de son second parrain lorsqu'il avait vu les travaux de rénovation d'Harry. Rogue s'était réveillé un beau matin pour voir ses rideaux de velours sombre proprement pliés et rangés dans un coin, et remplacés par des rideaux beige crème. Ses murs blancs, sobres et nus, avaient été repeints dans des tons jaune pâle et décorés avec un manuscrit enchanté par Harry.
Un léger cri en provenance de la cuisine le fit sortir de ses pensées et il sourit lorsque sa chouette répondit d'un hululement. Hedwige s'envola et il la suivit jusqu'à la cuisine où il ouvrit la fenêtre pour elle.
« Salut Hawke »
Il salua le hibou blanc comme neige depuis la fenêtre. Il tendit la main et le hiboux frotta sa tête contre la paume du jeune homme avant de lui mordiller affectueusement les doigts. Hawke poussa un hululement interrogateur.
« Oui tu devrais emmener Hedwige chasser mais soyez prudents. Au fait, est-ce que tu as une idée de l'endroit où pourrait se cacher Black ? Je suis surpris qu'il ne soit pas m'accueillir quand je suis arrivée. »
La réponde à sa question arriva dix secondes plus tard lorsqu'il entendit un léger ronronnement suivi de grattements sur la porte. Harry l'ouvrit et Black trottina jusqu'à lui avant de se frotter contre les jambes du jeune homme.
« Je vois que je t'ai manqué. » murmura-t-il et il regarda les deux chouettes s'éloigner en direction de la forêt. « Pourquoi tu ne me tiendrais pas compagnie pendant que je défais mes bagages ? Ensuite on redescendra ici et on verra ce qu'on peut préparer pour le dîner. »
Le Persan noir ronronna en guise d'accord et sortit de la cuisine. Il bondit et atterrit gracieusement sur la malle d'Harry. Ça fait du bien d'être à la maison…J'aurais voulu avoir tué Voldemort…Je pense que j'ai besoin de vacances sans les pensées du Lord Sombre et ses sales changements d'humeur pour me traverser l'esprit chaque seconde.
~ Dans le Poudlard Express ~
Hermione fixait avec colère la porte du compartiment. La Préfète aux cheveux épais rageait tellement qu'elle en était presque méconnaissable, même pour Ron. Malfoy et sa bande avaient tenté de s'acquitter de leur petite visite d'adieu annuelle en visitant les amis d'Harry. Le problème, c'est que l'objet de la haine des Serpentards n'était pas là pour assister à la confrontation. Malfoy s'était amusé à décrire Harry et Rogue dans des positions plus qu'obscènes quand la mauvaise humeur d'Hermione l'avait emporté et elle avait jeté un sort qui donna à tous les Serpentards une foudroyante et intolérable migraine.
« Maintenant, Malfoy tu vas nous laisser seuls ou je te jure que… » avait-elle sifflé, serrant sa baguette si fort dans sa main que ses jointures en étaient devenues blanches.
Draco s'était lui-même traîné hors de sa vue et ses camarades l'avaient lentement suivi.
« Combien de temps est-ce que ça va durer ? » Luna glissa calmement sa baguette sous sa robe et se rassit.
« Seulement quelques minutes. » répondit Hermione avec raideur alors qu'elle se laissait tomber à côté de Ron. Son petit ami attrapa sa main et la pressa doucement. Elle retourna la pression un peu après avant de pousser un long soupir.
« Ne t'inquiète pas. Je me sens mieux. Je commence à penser que la petite fouine blanche était vraiment en train de nous rendre un service. » dit-elle, un sourire espiègle étirant ses lèvres. Ron se contente d'hausser un sourcil interrogateur et attendit qu'elle développe son idée.
« Tous les sors et les maléfices d'aujourd'hui m'ont permis d'évacuer mon stress. » ajouta t-elle, provoquant de légers rires chez tous ses amis, exceptée Ginny. La sœur de Ron fixait la fenêtre, le regard perdu dans le vide. La jeune fille rousse n'avait pas dit un mot depuis qu'Harry leur avait annoncé au petit-déjeuner qu'il ne rentrait pas via le Poudlard Express. C'était sans doute le manque d'explications d'Harry qui l'avait rendue maussade.
Ron remarqua l'expression de tristesse sur le visage de Ginny et la regarda avec inquiétude mais garda le silence. Il aurait voulu demander quelque chose à sa petite amie mais n'en avait pas trouvé le courage.
« Mione, qu'est-ce que tu crois qu'il va se passer avec Malfoy ? » lui murmura t-il à l'oreille. « Il était bizarre cette année mais sa réaction aujourd'hui paraissait presque franche. »
Hermione le regarda avec surprise.
« Je commence à croire que tu as mûri Ron. Je ne m'attendais franchement pas à ce que tu remarques son comportement. » dit-elle avec douceur, ce qui lui valut une grimace de la part de Ron. « Non, sérieusement… Je n'ai pas d'explication. Il n'a pas donné à Harry, ni nous non plus pour la même occasion, l'habituelle dose d'insultes. Bien sûr, ça peut aussi être parce qu'Harry a évité les confrontations. »
Ron soupira.
« C'est vraiment dommage que nous ne sachions pas pourquoi ce petit con a agit comme ça. Mais je me demande s'il n'est vraiment pas inquiet pour la vieille chauve-souris. Rogue l'a toujours traité mieux que les autres. »
Hermione le regarda du coin de l'œil.
« Tu veux entendre mon opinion personnelle ? Ce que je vais te dire va peut-être te sembler bizarre… Je pense que l'hostilité dont il nous a fait preuve ce matin n'était rien d'autre q'un faux-semblant. Non, ne me demande pas pourquoi. Mon instinct me dit simplement que ce n'est qu'une façade. D'une façon ou d'une autre, je crois qu'il y a un bon côté chez Draco qu'il ne veut pas montrer. »
Ron ne fit aucun commentaire.
~ Une heure plus tard ~
Draco Malfoy, préfet de Serpentard, était torturé par un mal de tête retentissant. Putain ! Je sais que le sort que la Sang de Bourbe m'a jeté était temporaire, alors pourquoi par tous les dieux ma tête est-elle toujours en train de me faire souffrir ? Voyager à l'intérieur d'un train n'était certainement pas pour l'aider. Juste au moment où il se disait que son mal de tête ne pouvait pas empirer, la vue de son ancienne petite amie et de sa bande d'amies lui ôta cette certitude. Saint Rhiannon ! Il poussa un léger grognement. Aie pitié de moi ! A cette pensée, il eut un reniflement de dédain envers lui-même. Comme si je méritais qu'on ait pitié de moi. Putain, foutu mal de tête.
Il regarda à travers la fenêtre, priant avec ferveur pour que les filles le laissent seul et aillent ennuyer quelqu'un d'autre. Malheureusement pour lui, elles s'installèrent comme chez elles dans le compartiment. Empiétant sur son espace privé.
« Draco » ronronna Pansy et il frissonna à sa voix. « Je ne peux toujours pas croire que Rogue t'ait caché qu'il était aux côtés de Potter pendant tout ce temps. Je me demande si tous les discours, regards noirs et les points de maison en moins durant ces cinq dernières années envers Celui-Qui-A-Survécu étaient vraiment sincères ».
La jeune fille se pencha vers lui et essaya de l'enlacer. Au cours des dernières années, il avait réalisé qu'elle commençait à ressembler de plus en plus à la dragonne qu'il avait détestée dès qu'il avait été en âge de comprendre les conversations humaines.
L'idée de scandaliser ses 'amis' en leur avouant que la haine, qu'il ressentait pour Harry, n'était pas à proprement parler de la haine l'emplit de plaisir. Bien sûr, cinq ans plus tôt, il était trop jeune pour comprendre ce qu'il ressentait. Il savait maintenant que ce n'était pas de la malveillance, mais de l'admiration et de la compassion qu'il ressentait pour le jeune homme brun qui devait sans arrêt lutter pour survivre. S'il avait pu, il aurait crié au monde entier qu'il aimait Harry. Il aurait aussi crié que la seule personne qu'il haïssait n'était autre que sa propre mère, la dragonne.
Son mal de tête s'était transformé en une gigantesque migraine. Peut-être que c'est parce que je réfléchis trop, se dit-il en lui-même. Il se déplaça sur son siège et demanda à Pansy d'un air ennuyé,
« Pourquoi est-ce que tu supposes toujours que je sais tout à propos de Rogue ? »
« Parce que tu es son chouchou ! Quoi de plus ? » répondit Pansy comme si elle n'arrivait pas à croire qu'il ait demandé quelque chose d'aussi évident.
Instantanément, la mauvaise humeur de Draco reprit le dessus et ses yeux se mirent à briller d'une colère à peine contenue. Activant sa Vision, Draco rassembla une minuscule quantité d'air avec sa volonté et l'énergisa, la rendant plus dense. En une fraction de seconde, il dirigea la boule d'énergie vers la jeune fille à une vitesse effrayante. Les yeux de Pansy roulèrent dans leurs orbites et elle tomba de son siège sur le sol, inconsciente. Les quatre autres filles dans le compartiment le regardèrent, incrédules.
Il fixa impassiblement la forme inanimée de la préfète. Merde… Je ne voulais pas la toucher aussi sérieusement… Je devrais peut-être parler de mes problèmes à Rogue. Mon pouvoir a sans doute augmenté pendant l'année et je ne le contrôle pas très bien. Putain ! L'unique question est, y aura-t-il quelqu'un pour comprendre cette forme de magie ? Je me sens d'humeur à parler à Dumbledore. La voix familière d'une Sang de Bourbe Gryffondor le tira de ses pensées. Oh merde.
« Malfoy ! » cria Hermione. Ses yeux s'étaient agrandis de terreur. « Qu'est-ce que tu lui as fait ? » demanda-t-elle.
Draco haussa gracieusement un sourcil, ignorant la puissante douleur à l'intérieur de sa tête.
« Je n'ai rien fait. » répondit-il d'un ton suffisant.
Je suis dans la merde. J'espère qu'elle n'était pas devant la porte quand Pansy a fait ces remarques débiles. Je sais que Millicent et les autres ont le crâne assez épais pour ne pas avoir réalisé que j'ai assommé Pansy sans utiliser ma baguette. Mais cette fille l'aurait remarqué, elle.
« Bien sûr » répondit Hermione d'un ton sarcastique. « Donc tu veux que je crois qu'elle souffre d'un sort d'évanouissement ? » lui demanda-t-elle sèchement alors qu'elle examinait la préfète. « Vous deux ! » Ses yeux étaient fixés sur Millicent Bullstrode et une autre fille qui semblait souffrir d'anorexie. « Emmenez vos amis ailleurs et ne revenez pas dans ce compartiment. » ordonna t-elle et les filles de Serpentard obéirent immédiatement. Hermione lui jeta un dernier regard suspicieux avant de sortir pour continuer sa patrouille.
Draco soupira de soulagement et se massa les tempes, il pensait à la façon dont les Serpentards avaient suivi les ordres d'Hermione sans poser de questions. Leur comportement soumis est vraiment troublant. Les heures passèrent, bien que non sans autre interruption. Ses 'amis' avaient essayé de lui rendre visite afin de lui poser plus de questions sur le Maître des Potions ; cette fois il avait fallu moins de deux minutes pour qu'ils l'énervent au point qu'il utilise sa baguette sur eux. Ils avaient immédiatement compris le message et le trio noir de fumée (Montague, Goyle et Crabbe) avait quitté le compartiment.
Blaise Zabini regarda en arrière et en avant, entre le compartiment et les élèves toastés. Il haussa les épaules puis ouvrit la porte du compartiment de Draco et ignora le regard meurtrier du préfet tandis qu'il retournait de l'autre côté. Il revint dans les minutes suivantes et ferma tranquillement la porte. Au grand amusement d'un groupe de Serdaigles et de Serpentards (tous du côté opposé au compartiment de Draco), Zabini fabriqua une large bannière flottante où brillait un message écrit en lettres argentées. Il disait : Le dragon est réveillé et irritable. Entrez à vos risques et périls. Signé : Zabini.
Hermione arborait une expression joyeuse tandis qu'elle discutait avec Ron et Neville. Bon, je ne peux pas tirer une tronche de six pieds de long. Ron est déjà inquiet à propos de Ginny, il n'a pas besoin de l'être à propos de moi. Au moins Harry nous a promis qu'il nous rejoindrait au Terrier le 18 Août.
« Ron ? »
« Ouais ? »
« Est-ce que tu penses qu'Harry va traîner Rogue avec lui au Terrier ? »
Ron s'étouffa avec son Chocogrenouille. L'expression de son visage fit comprendre à Hermione qu'il n'avait pas envisagé cette possibilité.
« Merde alors ! »
Hermione rit doucement.
« N'y pensons plus. » dit-elle en appuyant sa tête sur l'épaule de Ron et elle se plongea dans ses pensées.
Je pourrais jurer que Draco a fait quelque chose à Pansy, mais je n'ai jamais vu personne utiliser la vieille magie exceptés Dumbledore et Harry. Nous avons découvert qu'Harry en était capable lorsqu'il nous a poussés Ron et moi à jeter des sorts de protection autour de la cabane d'Hagrid (après que les Centaures aient essayé d'y mettre le feu) alors qu'il était éloigné à faire une course pour Dumbledore. Je suis très confuse quant aux intentions de Draco. Ses efforts pour unir les jeunes Gryffondors et Serpentards m'a fait croire que ce n'était pas un si 'mauvais garçon'. Mais qu'est-ce que je sais à propos d'être l'unique héritier d'une famille aristocratique de sorciers de sang pur et l'enfant de Mangemorts ? Si au moins je savais de quel côté il est. Je sais qu'Harry serait plus qu'heureux de l'avoir avec nous. Stupide gars. Seul un imbécile ne devinerait pas qu'il aime le dragon. Elle sourit à ses pensées et fixa son regard sur le paysage au dehors. Nous allons bientôt arriver à la gare…
Draco descendit du train et tressaillit au brouhaha des parents et des membres des familles retrouvant leurs petits chéris. Les chouettes s'agitaient et hululaient d'excitation et, il rentra accidentellement dans quelqu'un. Sans réfléchir, Draco marmonna une excuse et se fraya un chemin à travers la foule pour atteindre la barrière magique.
Fred écarquilla les yeux de surprise lorsqu'il entendit les excuses du Serpentard. Est-ce que la Lune est devenue violette pendant que je regardais ailleurs ?
« Fred, magne-toi, » ordonna Charlie, le deuxième fils aîné des Weasley, poussant son frère en avant. Le gardien de dragons avait aperçu ses jeunes frère et sœur plus loin dans la foule.
« Hey, on est là ! » salua Ron et il regarda autour de lui. « Où est George ? »
« Au magasin, Ronny, » répondit Fred avec entrain. « Alors… Est-ce que ta petite amie a aimé le collier que mon brillant jumeau et moi-même avons déniché ? » demanda t-il d'un air impertinent.
Hermione hoqueta et Ron la regarda d'un air coupable.
« Tu m'avais dit que c'était toi qui l'avais choisi ! » gémit-elle et elle fit semblant de bouder alors qu'elle se hissait sur la pointe des pieds pour embrasser la joue de Fred. Elle fit un signe de tête à Charlie pour le saluer.
« Ok, assez parlé » intervint Charlie, scannant la foule du regard. « Nous allons chez Percy. Oui Ron, Maman, Papa et Percy se sont réconciliés. Il y a environ cinq jours. Bill s'en est assuré. » Charlie sourit gentiment à Hermione qui avait l'air incertaine mais néanmoins pleine d'espoir. « Tes parents sont là aussi, et Percy est encore au travail. Luna, » le gardien de dragons se tourna vers la jeune Lovegood, « ton père l'a envoyé un hibou pour demander à ce qu'on vienne te chercher. Il est toujours en salle d'édition. »
« Pas de surprise » répondit la jeune Serdaigle, esquissant un sourire.
« Hé Ginny ! » appela Dean, et la seule fille des enfants Weasley se précipita dans ses bras. « Fais attention à toi, je t'envoie un hiboux lorsque je descends au Chemin de Traverse, ok ? »
La jeune fille acquiesça d'un hochement de tête et l'attira à elle pour un rapide baiser. Charlie regarda sa sœur avec amusement et Fred fit une grimace.
Ginny pinça le bras de Fred pour ses taquineries tandis que le groupe de six se dirigeait vers la barrière magique, sans remarquer qu'un jeune homme aux cheveux blond-argentés s'était fait coincer par deux Aurors, l'un deux ayant un nez pointu.
Draco eut une peur bleue lorsqu'il se retrouva attrapé et traîné à l'écart par un gigantesque Shacklebolt. Il se demandait si l'Auror voulait l'interroger à propos de l'endroit où se trouvait son père lorsque Kingsley lui murmura de se calmer d'un air exaspéré.
Le partenaire de l'Auror se rapprocha et Draco ne put s'empêcher de lâcher étourdiment
« Vous plaisantez ! »
« Gamin insolent, » marmonna Rogue. Il avait bu du Polynectar afin de prendre l'apparence de Matthew Lemburg, un Auror qui travaillait aussi en tant qu'Obliviator. « Tu oses te moquer de moi alors que c'est à cause de toi si je suis venu ici déguisé ? »
Draco jeta un coup d'œil appuyé à Kingsley qui comprit le message et s'éloigna.
« Et bien, » dit-il, se frottant le nez, « je ne me moque pas vraiment de vous mais vous auriez pu prendre un échantillon de quelqu'un qui vous ressemble un minimum. »
Ça égaye ma journée ! Dommage que je ne sois pas doué pour le dessin. Je l'aurais esquissé, fait des copies et affiché sur le tableau de la salle commune des Serpentards avec une note 'ce truc est notre Maître des Potions'. Une fragrance familière atteignit son nez.
« Monsieur, je suppose que vous êtes là pour une raison, étant donné le soin avec lequel vous vous êtes fait beau. Je crains cependant qu'une dragonne soit à la recherche de son enfant. » dit-il nerveusement quand l'odeur du parfum devint plus forte.
Rogue jura et plongea sa main droite dans sa poche.
« Remonte ta manche droite et vite. » ordonna le Maître des Potions. Avec un regard interrogateur, Draco fit ce qui lui était demandé. Vif comme l'éclair, Rogue attacha quelque chose à son bras. « Si tu as besoin d'aide pense juste très fort que tu as des problèmes. Merde. » lança Rogue. « Kingsley » murmura-t-il et les deux 'Aurors' transplanèrent du quai.
Merde, qu'est-ce qu'il voulait dire ? se demanda-t-il avec perplexité. La sensation de métal froid de l'étrange petit objet le fit le chercher du regard. Au moment où ses yeux se posaient sur le bracelet d'argent solidement attaché à son poignet il pensa… Merlin… Faites que ce ne soit pas un rêve !
Il examina le bracelet. Il faisait environ trois centimètres de large et était léger et confortable. Draco savait que l'objet avait été fabriqué magiquement car il n'y avait absolument aucun moyen qu'un bracelet normal puisse produire des flammes vertes déchaînées entourant un dragon noir roulé en boule dans son sommeil. Son cœur s'emballa dans sa poitrine lorsqu'il réalisa qui en était le créateur. Il ne connaissait qu'une personne qui possédait une aura blanc-bleutée à pulsations rythmées. La personne qui avait créé et offert de bracelet n'était autre qu'Harry Potter. Je ne le mérite pas…Etourdiment, il rabaissa sa manche juste à temps.
« Je me demandais où tu étais Draco. » dit une douce voix mielleuse. « Peu importe. Viens. La voiture attend. » Après cela, Narcissa Malfoy se retourna et retraversa la barrière magique. Il mit un petit moment à se calmer avant de suivre le chemin de sa mère.
Il passait la barrière lorsqu'il crut entendre une voix dire : Tu le mérites Drake. Personne ne le mérite plus que toi… Il cligna des yeux et secoua la tête. Je me fais des idées. Il se dépêcha lorsqu'il vit que sa mère tapait impatiemment du pied.
~ Chez Rogue ~
Harry était dans sa douche lorsqu'il entendit un 'click' dans sa tête et commença à voir des images doubles. L'une était du mur de la salle de bain et du jet d'eau de la douche. L'autre image était un bras qui était trop pâle pour être le sien. Il se trouva lui-même en train de regarder le bracelet qu'il avait créé pour Draco. Il sentit une sensation de surprise se glisser dans son esprit et il n'aurait pas été capable de dire si ça venait de lui ou de l'autre personne.
Je ne m'attendais pas à ça…dit une part de son esprit. Mais je suis heureux qu'il aime le bracelet. Il hoqueta soudainement lorsqu'il ressentit un puissant sentiment de 'savoir'. A ce moment là Harry fut tenté de se jeter du haut d'une falaise. Comment a-t-il su que c'était moi ? Je vais tuer Sev. Je vais-
Une voix qu'il savait ne pas être la sienne résonna dans son esprit. « Je ne le mérite pas… »
Harry se sentit sourire. Tu le mérites Drake. Personne ne le mérite plus que toi…Et pour la première fois depuis la mort de Sirius, Harry se sentait empli de chaleur et d'amour.
A suivre…
