Titre Français : Transcendance
Titre Anglais : Transcendence
Auteur : Firesword
Ancienne traductrice : Melhuiven
Traductrices : Agathe Laplante, Camille, MaryEll, Kalhana et Sev Snape
Bêta traductrice : Essaidel
Bêta lectrice et correctrice : Eni
Rating : PG - 13
État de la fic en anglais : 20 chapitres (complète)
État de la fic en français : 15 chapitres.
En cours : 14, 15, 17, 19.
Ce chapitre a été traduit par Melhuiven et corrigé par Eni
Disclaimer : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling comme vous le savez tous, n'est ce pas ?), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire. Nous remercions Firesword pour nous faire partager son œuvre, et surtout nous remercions Melhuiven qui nous a permis de reprendre sa traduction, ainsi que ces chapitres déjà traduits.
Paradise Of Readers vous souhaite de joyeuse fêtes
Bonne lecture
Eni et Onarluca
Chapitre 8 : Chute lente.
~ 29 Juillet 1997. Début d'après-midi ~
Draco était muet de stupeur devant la réponse irréfutable de sa mère. Il se tenait à un mètre de ce qui était le bureau de son père. Il était cependant souvent utilisé par Narcissa.
« Je pense que c'est tout Draco. » dit Narcissa Blak-Malfoy d'une voix glaciale puis elle congédia Draco d'un léger mouvement de main.
Le jeune homme aux yeux argentés résista à l'envie de mettre le feu aux cheveux de sa mère. Il fit un bref signe de tête à la sorcière et tourna prestement les talons. Son visage déjà habituellement pâle était devenu blanc de fureur contenue. Il fit de son mieux pour ne pas marteler des pieds alors qu'il se dirigeait vers la bibliothèque avec détermination.
Le reste du manoir était plongé dans la pénombre ; des nuages orageux s'étaient rassemblés dans la matinée mais il n'avait pas encore plu. Les Elfes de Maison s'écartaient rapidement de son chemin. Ils étaient plus qu'effrayés par le fouet de cuir de Narcissa et par le risque d'être punis, et ne voulaient pas faire les frais d'une des colères de Draco.
Le jeune Serpentard ferma la porte de la bibliothèque derrière lui et s'appuya lourdement dessus. Son expression stoïque s'effrita en une d'impuissance et il lutta pour s'empêcher de pleurer. Il détestait être enfermé chez lui indéfiniment ; peu de gens savaient qu'il n'était pas vraiment le type de personne à rester à l'intérieur toute la journée. Jusqu'ici, seulement quatre personnes connaissaient son besoin d'aller prendre l'air de temps en temps : Dumbledore, Rogue, Blaise et Harry. Lui-même ne savait pas pourquoi il avait une peur épouvantable d'être tenu enfermé dans une pièce pendant un long moment. Bien que le Manoir fut grand, rester emprisonné dans cette maison sinistre pendant vingt-deux jours l'avait beaucoup énervé. Défendu d'aller dehors, même pour s'aventurer dans le labyrinthe érigé derrière le Manoir, le jeune homme avait dû explorer la maison pour s'occuper avant qu'il ne soit victime d'une crise de claustrophobie. Trop dommage que Narcissa pense qu'il était encore trop tôt pour qu'il ait ses fournitures scolaires.
Je pense que je vais devenir fou si je ne sors pas bientôt d'ici pour voir du monde…Il prit une profonde inspiration et renouvela le mur scelle-porte que Rogue avait appris à Harry qui le lui avait appris à son tour. Bien que ça n'empêche pas les Elfes de Maison d'apparaître dans la pièce, au moins aucun humain ne pouvait entrer et le déranger. Draco aurait voulu que son aimé puisse lui parler rien qu'une minute mais Rogue était en train de lui donner un cours de Potions. Par égard pour son aimé, Draco ne l'appela pas par peur qu'Harry, une fois de plus, ne soit objet de remontrances. Rogue avait été incroyablement irritable ces derniers jours et Draco avait déclaré d'un air espiègle qu'un certain Loup-Garou semblait manquer au Maître des Potions. Harry avec ajouté discrètement qu'il devait y avoir quelques tensions non résolues entre les deux sorciers. Ce que Draco ne savait pas c'était que Rogue était incroyablement inquiet de la façon dont son élève Serpentard se débrouillait au Manoir.
Draco déboutonna ses boutons de manchette et remonta ses manches. Il marcha jusqu'à un miroir situé à côté d'une étagère. Il s'examina et fut légèrement surpris de son reflet. Il avait toujours été mince mais il était à présent maigre à écoeurer. Merci Merlin que mon moi en rêve ne soit pas affecté ou Harry me poserait plein de questions sur mon état de santé. Il passa ses doigts dans ses cheveux et poussa un soupir pensif, attrapant une mèche de ses cheveux blonds argentés. Après un examen minutieux, il la rejeta en arrière avec désappointement. Il manquait à ses cheveux la brillance qu'il arrivait à leur donner en passant du temps dans les airs. Peut-être qu'il ne mangeait pas aussi régulièrement qu'il le devrait.
Il fit plus humide à mesure que les minutes passaient et qu'il marchait autour de la bibliothèque, le devant de sa chemise ouvert sur sa poitrine diaphane. Ca aurait été un acte de séduction si Harry avait été là mais à ce moment, Draco pensait seulement à trouver un moyen de faire tomber sa colère et sa tension. Il sortit sa baguette et joua un peu avec alors qu'il recommençait à faire les cent pas.
Draco s'arrêta au centre de la pièce et se concentra sur un souvenir unique. Quand il se sentit prêt, il prononça l'incantation,
« Spero patronum ».
Des étincelles jaillirent de l'extrémité de sa baguette. Il avait encore une fois échoué à conjurer un Patronus. La déception monta en lui mais il chassa cette émotion et continua à s'entraîner.
« Spero Patronum ! »
Draco avait commencé à s'entraîner au charme du Patronus après une longue discussion avec Harry. Le Serpentard avait confié à Harry qu'il avait senti quatre fois la présence de Détraqueurs autour du Manoir depuis qu'il était enfermé dans sa propre maison. La première avait eu lieu plus de deux semaines auparavant. Assez bizarrement, leur présence coïncidait avec les absences de Narcissa. Coïncidence ? Il ne perdait même pas son temps à réfléchir sur ses observations. Le Serpentard avait demandé avec attention à Harry comment il réussissait à faire apparaître un Patronus et comment il pourrait arriver aux mêmes résultats. Etre occupé était une chose bienvenue pour le Serpentard aux yeux d'argent. Il avait fini tous ses devoirs quelques jours auparavant ; Hermione aurait été abasourdie d'apprendre qu'il aimait vraiment faire son travail scolaire et qu'il pouvait se montrer aussi studieux qu'elle, créant une atmosphère propice à l'étude. Après avoir complété ses devoirs de vacances, Draco s'était retrouvé sans rien à faire. Normalement, il aurait du avoir des week-ends d'apprentissage avec son père (essentiellement consacrés aux Arts Noirs) mais ce dernier était actuellement trop occupé à ramper devant le Seigneur des Ténèbres pendant qu'il léchait ses blessures.
Il redirigea ses pensées et se concentra sur son Patronus. Cette fois, une fine ligne de fumée argentée sortit du bout de sa baguette. Lentement, une petite fouine adorable, aux longs poils blancs, se matérialisa.
« Oh non ! » Draco commença à rire devant la forme argentée. « Ne sois pas insultant ! » Le jeune sorcier observa son Patronus se lancer dans d'adorables bonds acrobatiques. « Aussi mignon que tu puisses être, je doute que les ombres soient intimidées par toi, » dit-il doucement.
« Finite. » Son Patronus en forme de fouine disparut. Il commença finalement à pleuvoir et Draco continua sa propre éducation.
Narcissa attendait avec anxiété que le visage apparaisse dans le miroir. Quelques secondes plus tard, sa surface se troubla et le visage d'une beauté frappante de Lucius se matérialisa.
« Viens Narcissa. Il attend. » dit Lucius avant que son visage ne disparaisse aussi vite qu'il était apparu.
« Kreattur ! » aboya-t-elle et instantanément, l'Elfe-traître de la famille Black se présenta devant elle.
Il regarda Narcissa dans l'attente de ses ordres tout en murmurant des phrases incohérentes dans sa barbe. La sorcière considéra la pathétique créature pendant quelques instants, se demandant pourquoi elle n'avait pas donné l'ordre de faire décapiter cet imbécile. Finalement, elle dit,
« Garde un œil sur le jeune Maître. Je sors quelques heures. Je rentrerai avant le dîner. » Elle n'attendit pas la réponse de la créature, mais se drapa rapidement dans sa légère cape et s'assura qu'elle avait sa baguette avant de sortir du Manoir.
Elle marcha quelque minutes avant d'atteindre la zone où les sorts d'Anti-Transplanage n'étaient pas appliqués. Un moment elle était dans le Wiltshire, celui d'après elle sentit la trop familière odeur de l'air marin, à laquelle elle s'était habituée durant les treize derniers mois. Elle était apparue sur les premières marches du perron et elle s'arrêta quelques instants, juste pour regarder les similitudes avec le Manoir Malfoy.
Quelqu'un ouvrit la porte. C'était Bellatrix et elle était vêtue de rouge sang de la tête aux pieds. Narcissa monta doucement les marches avant d'embrasser sa sœur. Pour une raison inconnue, Voldemort avait choisi de pardonner Bellatrix pour avoir causé la destruction de la prophétie. Bellatrix l'entraîna à l'intérieur de la maison et ferma la porte avec un vague mouvement de sa baguette.
« Ils sont dans la pièce habituelle. » dit doucement Bellatrix alors qu'elle aidait sa sœur à se débarrasser de sa cape.
Narcissa hocha la tête et quelques minutes plus tard, elle se trouvait examinée de haut en bas par le Maître et son mari. La sorcière réfléchissait intensément, essayant de voir si elle se rappelait quelque chose d'étrange à propos de son fils.
« Oh ! » gémit-elle. Lucius et Voldemort discutaient calmement l'un avec l'autre lorsque le léger bruit attira leur attention. Narcissa pâlit et s'attendit au pire. Une paire de rubis rouge sombre la dévisagea calmement et elle détourna le regard. Elle tremblait mais elle essaya de ne pas le montrer, et sentit le sourire sur son visage. « Il y a quelques jours… » commença t-elle timidement, « J'ai remarqué que Draco portait un nouveau bracelet sur son avant bras. Notre fils a toujours adoré les accessoires mais celui-là… Je ne l'ai jamais vu sans… »
« Vraiment ? » Voldemort fut immédiatement intéressé. Lucius lui jeta un regard noir.
« Je n'ai rien senti d'étrange à propos de ce bracelet, » répondit Narcissa légèrement sur la défensive.
Le silence emplit la pièce. Quelques minutes plus tard, Voldemort se leva et se dirigea vers le bar pour se servir un verre. Il sourit légèrement alors qu'il se retournait pour faire face aux deux autres sorciers dans la pièce.
« Les Parkinson ont été initiés avec succès, Lucius. » dit Voldemort avant de boire une petite gorgée de vin. « Il serait de circonstance que Draco se voit lui aussi initié. »
C'était plus une commande qu'une suggestion, peu importe à quel point sa voix avait pu être douce.
« Je vais m'en occuper, Maître. » répondit Narcissa d'un ai peu assuré.
« Peut-être que les Lestrange devraient aller avec toi. » dit Voldemort.
Narcissa faillit faire remarquer que ça serait extrêmement risqué vu que Dumbledore avait sûrement ordonné à des gens de garder un œil sur le Manoir, mais préféra ne pas provoquer la colère du Seigneur des Ténèbres.
~ Au Manoir ~
Draco était encore en train de s'entraîner lorsque deux de ses Elfes de Maison personnels apparurent dans la pièce. Il se sentit irrité de leur intrusion mais ne leur dit rien. A la place, il brandit sa baguette d'un air menaçant dans leur direction.
« Qu'est-ce que vous voulez ? » demanda t-il à la femelle, Nira. C'était inutile de demander au mâle, Let. Il était bien trop occupé à se cogner à répétition la tête contre l'implacable sol de marbre froid.
« Maître Draco… » murmura l'Elfe femelle avant de pousser un cri d'impuissance.
Saint Rhiannon…Qu'est-ce qu'il se passe ? J'espère qu'ils n'essaient pas de me dire que les Détraqueurs sont présents, parce que je le sais déjà.
« Les méchants sorciers Monsieur…Les méchants sorciers arrivent pour emmener le jeune Maître ! » réussit à crier l'Elfe mâle avant de disparaître dans un 'pop'. Nira hocha la tête et renifla avant de faire de disparaître à son tour.
Soudain, Draco sentit toutes ses émotions se libérer en lui. Il s'écroula sur une chaise. D'une manière ou d'une autre, il ne réagissait pas de la façon dont il savait qu'il aurait fallu. Il se sentait engourdi. Une partie de lui se demandait qui étaient les 'méchants sorciers' quand Kreattur – Draco sentit ses lèvres se courber de dégoût à la vue de la vermine - apparut pour lui dire que la lady du Manoir désirait le voir. Il regarda d'un air vague l'espace vide en face de lui puis se remit sur ses pieds. Il s'approcha une nouvelle fois du miroir pour vérifier son apparence. Il déroula soigneusement ses manches et jeta un sort pour que sa chemise soit moins froissée.
Il glissa sa baguette dans une poche spéciale le long de sa cuisse après avoir cassé le charme qui scellait la porte de la bibliothèque. Marchant furtivement le long des couloirs, il posa sur son visage l'habituel masque de glace qui était si typique des Malfoy. Des formes sombres tentaient de se rendre invisibles mais malheureusement pour elles, Draco était habitué à garder sa Vue activée. Rogue aurait été tellement fier de lui s'il avait pu voir à quel point le jeune Serpentard agissait avec calme. Draco espérait seulement être encore en vie pour entendre cela de la bouche de Rogue. Sa mélancolie devait avoir été suffisamment forte pour distraire Harry de son travail parce qu'une seconde plus tard une pensée lui fut envoyée.
« Drake ? Pourquoi est-ce que tu te sens si terrifié tout à coup ? La claustrophobie ne peut pas être aussi horrible… »
Draco put remarquer que son aimé était à la fois perplexe et inquiet.
« Je le suis ? » demanda Draco, surpris. Il ne savait vraiment pas ce qu'il ressentait à ce moment. « En tous cas, j'ose espérer que Rogue me permettra de t'emprunter quelques instants ? »
« Il n'a pas le choix, Drake. Qu'est-ce qui t'ennuie ? »
« Mes Elfes de Maison sont apparus pendant que je m'entraînais au Patronus. Au passage, une petite fouine blanche bondissante est apparue… Revenons au sujet de départ… Yeux-Verts, les Elfes de Maison sont venus m'avertir que de 'méchants sorciers' arrivaient pour venir me chercher. »
Draco n'en dit pas plus vu qu'Harry se 'connecta' immédiatement avec lui pour voir à travers ses yeux. Et juste à temps pour voir le bureau de Narcissa apparaître à portée de vue.
~ Chez Rogue. Une heure plus tard ~
Le Maître des Potions essayait de s'occuper en lisant l'essai à moitié terminé de son filleul. C'était difficile cependant vu qu'il n'arrêtait pas de relever les yeux pour vérifier la pâleur d'Harry. Le jeune homme enfouit soudainement sa tête dans ses mains d'un air inquiet.
« Harry… » Rogue abandonna le parchemin en faveur d'une explication.
« Sev… » la voix d'Harry resta coincée dans sa gorge. Il réussit finalement à parler après maintes tentatives pour éclaircir sa gorge mais et encore, il parvint seulement à un murmure à peine audible. « Je pense qu'on devrait trouver un autre endroit pour que Draco puisse passer le reste de l'été dans une paix relative. »
« Par Merlin Harry, qu'est-ce qui s'est passé ? »
« C'est confirmé maintenant… Narcissa a eu une entrevue avec Lucius Malfoy et Voldemort lui-même. » Harry n'avait toujours par relevé les yeux. « Elle vient juste de convoquer Drake et j'ai vu Bellatrix. »
« Qu'est-ce qu'elle faisait au Manoir ? » demanda brusquement Rogue.
« Elle et son mari sont venus contrôler Drake. Et ils lui ont offert de rejoindre les rangs de Voldemort bien sûr. Draco a dix-huit heures pour décider de quel côté il veut être. »
« Je suis sûr que tu ne lui en voudrais pas s'il acceptait, » dit calmement Rogue et Harry grogna.
« Il n'a pas le choix, Sev. » répondit Harry d'une voix tendue. « Soit il accepte l'invitation soit ils le tuent. »
« Et est-ce que ton cher et tendre a l'intention d'accepter ' l'invitation ' ? » demanda Rogue et Harry finit par lever les yeux vers lui. Les yeux d'émeraude étaient à la fois tristes, sombres et féroces.
« Tu connais sa réponse aussi bien que moi. »
« En effet. » acquiesça Rogue et il se dirigea vers le portrait qui avait suivi leur conversation avec attention.
~ Manoir Malfoy. Dans la bibliothèque ~
Draco se renferma dans la bibliothèque après la rencontre avec sa mère, son oncle et sa tante. Il s'affaissa contre le mur et se laissa doucement glisser au sol. Laissant sa fierté de côté, il se mit à sangloter. Il voulait juste se sentir propre, et si pleurer lui apportait l'ablution dont il avait besoin, tant mieux. Draco n'était pas familier avec le sort que sa tante Bellatrix lui avait jeté. C'était marrant ; ils avaient été incapables de détecter quelque chose d'étrange à propos du bracelet sur son bras. Ils avaient naturellement remarqué qu'il avait été fabriqué magiquement mais n'avaient pas su dire qu'il possédait d'autres propriétés magiques. Le présent d'Harry avait absorbé la majorité des effets du sort de Bellatrix mais en avait laissés suffisamment pour qu'il se sente exposé et vulnérable.
Est-ce que je devrais leur être reconnaissant de ne pas m'avoir tout simplement mis sous Imperium ?
Pleurer l'aidait à évacuer sa tension et son désespoir. Assez vite, son esprit s'activa et il se releva. Il glissa lentement sa baguette hors de sa cachette. Si ça avait été une dague, Draco l'aurait aiguisée. Il agita un peu sa baguette et fit exploser plusieurs verres inutilisés. Un lourd roulement de tonnerre étouffa le bruit des mini explosions retentissant dans toute la bibliothèque. Ce fut un grand soulagement lorsqu'Harry l'informa qu'ils étaient en train de prévoir un plan avec Sev et Dumbledore pour le faire sortir de là.
Peu m'importe ce qu'ils font…Du moment qu'on me libère de cette famille de… fous…Draco avait retrouvé une bonne partie de son calme à présent. Il continuait à pulvériser de petits objets dans la bibliothèque. Il n'arrêtait pas de se répéter qu'il était un Serpentard et que Salazar Serpentard n'avait rien eu en commun avec Voldemort. Que je sois damné si je dois m'enchaîner moi-même à un sang-mêlé, et combattre pour sa cause. Je préfère rester avec Harry. Au moins avec lui, je suis cajolé pour rejoindre ses rangs. Voldemort ne le fera pas. De plus, la 'marque' d'Harry (le bracelet) est plus beau et a plus de valeur que la Marque des Ténèbres.
Draco se sourit à lui-même. Il n'arrivait pas à croire qu'il était assez imprudent pour avoir de telles pensées. Hum… quoi que ce soit qui me rende heureux, je crois…Je suis sombre, mais être sombre ne signifie pas forcément être malveillant. Draco eut un petit sourire mauvais et recommença à conjurer un Patronus.
Il était clair pour le couple d'Elfe de Maison qui épiait secrètement leur jeune Maître que ce dernier n'avait pas choisi d'être un lâche. Ils se redressèrent et se regardèrent de leurs yeux bridés. Ils échangèrent un sourire et transplanèrent pour partir rencontrer un certain vieil homme aux yeux bleus étincelants.
A suivre ...
