Titre Français : Transcendance

Titre Anglais : Transcendence

Auteur : Firesword

Ancienne traductrice : Melhuiven

Traductrices : Agathe Laplante, Camille, MaryEll, Kalhana et Sev Snape

Bêta traductrice : Essaidel

Bêta lectrice et correctrice : Eni

Rating : PG - 13

État de la fic en anglais : 20 chapitres (complète)

État de la fic en français : 15 chapitres.

En cours : 14, 15, 17, 19.

Ce chapitre a été traduit par Melhuiven et corrigé par Eni

Disclaimer : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling comme vous le savez tous, n'est ce pas ?), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire. Nous remercions Firesword pour nous faire partager son œuvre, et surtout nous remercions Melhuiven qui nous a permis de reprendre sa traduction, ainsi que ces chapitres déjà traduits.

Paradise Of Readers vous souhaite de joyeuses fêtes

Bonne lecture

Eni et Onarluca

Chapitre 11 : L'anniversaire surprise ?

~ Au Terrier. Six heure moins le quart ~

Hermione était occupée à aider les jumeaux à lancer plusieurs charmes de protection sur leurs boîtes de marchandises pour prévenir d'éventuels futurs incidents et Mr Weasley était parti dans la remise des jumeaux afin de vérifier ses objets Moldus. Pendant ce temps là Bill, Ginny et Lupin aidaient Mme Weasley à porter la nourriture qu'elle avait préparée aussitôt que les gens du Ministère étaient partis.

Charlie, avec l'aide de Dumbledore, avait conjuré deux immenses tables et les avaient déposées au milieu de la cour. Une bonne brise soufflait, donnant à Ron quelques problèmes pour mettre la nappe en place. Rogue réprima un grognement d'irritation mais son visage renfrogné montrait bien à quel point il était exaspéré.

« Non. » murmura Lupin à Ginny et à Bill et il les arrêta avant qu'ils ne puissent appeler leur frère. Il secoua la tête et pointa le menton en direction de Rogue.

« Mais Ron est notre frère ! » protesta doucement Ginny, mais Lupin tint bon. A peine un instant plus tard, ils virent Rogue sortir sa baguette de sa poche et la nappe à carreaux bleus et blancs s'échappa aussitôt des mains de Ron.

« Merde ! » cria Ron. Son expression était perplexe tandis qu'il essayait de comprendre ce qui venait juste de se passer.

Rogue s'avança d'un air hautain vers le Weasley et avec un reniflement de dédain, lui dit d'un ton supérieur,

« C'est comme cela que l'on fait, Mr Weasley. »

« Salut, pourquoi vous bloquez le passage ? » s'informa d'un air curieux Hermione, qui venait d'arriver derrière Lupin.

« Professeur Rogue fait une démonstration de la façon dont Ron devrait étaler la nappe. » dit Ginny d'un air mauvais.

Hermione haussa un sourcil à l'intention de la jeune Weasley debout à côté d'elle. Puis elle regarda son petit ami qui fixait le Maître des Potions d'un air boudeur.

« Pourquoi persiste t-il à être sarcastique ? » demanda Hermione, un amusement clair dans sa voix, et, à sa grande surprise, Lupin lui répondit.

« Parce que ça le fait se sentir bien de s'y connaître ? » répondit le professeur de Défense d'un ton de doute.

« Tu n'as pas du tout l'air convaincu, Remus, » dit Bill d'une voix légère.

« Je sais… »

Lupin soupira. Ils continuèrent à regarder la scène entre le petit ami d'Hermione et le parrain d'Harry. Un peu involontairement, les yeux de la jeune fille cherchèrent Harry et Draco. Le Serpentard se tenait tout au fond de la cour mais elle était incapable de déchiffrer son expression vu qu'il était trop loin. Une chose était sûre ; ses yeux n'étaient pas sur son professeur préféré. Harry, d'autre part, fixait Rogue avec une combinaison d'impuissance, d'exaspération et d'amusement.

« Pourquoi Ron n'a pas tout simplement fait apparaître la nappe sur les tables ? » demanda Hermione.

« Aucune idée. » avoua Ginny.

Dans un gracieux mouvement, Rogue avait recouvert les tables et enchanté la nappe de façon à ce qu'elle ne s'envole pas avec le vent.

« Il marque un point. » remarqua Hermione.

« Il semblerait que c'était une façon de montrer à Ron que beaucoup de choses peuvent être faites plus facilement avec la magie qu'en employant d'autres moyens. » observa Bill.

« Mais a t-il besoin d'être aussi méprisant ? » se plaignit Ginny tandis qu'elle regardait le visage et les oreilles de Ron tourner au rouge. Rogue se tenait à côté de Draco et ils étaient tous deux en train de sourire d'un air méprisant en direction de Weasley.

« Est-ce que tu penses que c'est prudent de mettre la vaisselle sur la table ? » demanda Bill et Lupin haussa les épaules avant de s'éloigner de la table.

« Ne t'embête pas pour ça Ron, » dit légèrement le professeur de DCFM.

« Il m'a fait passer pour un débile, » grogna Ron et il jura doucement entre ses dents quand il vit Hermione qui le regardait d'un air compatissant. « Et devant Mione en plus ! »

« Mione ? » Draco tourna légèrement la tête et regarda son aimé.

« C'est son surnom. Ron était le premier à l'appeler comme ça. » expliqua Harry et il sourit. Cela n'échappa pas au regard de Ron cette fois. « Sev, nous savons tous que tu es incroyablement intelligent et ingénieux, tu n'as pas à essayer de nous le prouver, » dit fermement Harry à son parrain.

« As-tu vraiment envie de mourir ? » demanda Draco, sa voix dénuée de toute malice mais emplie de curiosité.

« Dois-je choisir ce moment pour vous faire remarquer que deux Serpentards sont sérieusement en minorité dans ce groupe de Gryffondors ? » demanda Lupin, regardant Rogue et Draco les bras croisés.

« Hey, ce n'est pas le moment de se bagarrer mes petits gars ! » Tonks apparut, portant un plateau de couvert.

« Se bagarrer ? » Lupin la regarda d'un air innocent. « Qui a dit que nous pensions à nous battre ? »

« Tout, » dit-elle, roulant les yeux d'un air sarcastique. Elle perdit brusquement l'équilibre et Rogue réussit à l'attraper dans ses bras, empêchant la jeune Auror de se faire mal. Draco réussit à attraper le plateau. « Oops… » hoqueta Tonks. « Merci, » marmonna t-elle.

Draco posa calmement le plateau sur la table. Il examina la scène devant lui, une légère moue boudeuse sur le visage, et ses doigts se baladèrent en direction de sa poche le long de sa cuisse.

« N'y pense même pas, » l'avertit Harry, regardant Draco les yeux mi-clos.

« Quoi ? » feint Draco l'air confus.

« Ne t'inquiète pas. Je suis assez bon pour faire apparaître plusieurs chaises. » dit Dumbledore à Harry qui lui sourit d'un air reconnaissant. Sans qu'on leur ait rien demandé, Bill, Charlie et Ron rentrèrent dans la maison pour récupérer quelques chaises. Les jumeaux entreprirent d'aller les aider.

Quand Ron retourna dans la cour, il vit Hermione en train de discuter avec animation avec Lupin et Rogue, mais ce dernier semblait plutôt observer son collègue. En tous cas, le roux remarqua que les yeux de Rogue restaient fixés sur Lupin. Il y avait déjà neuf chaises autour de la table et Ron ajouta la sienne, faisant exprès d'aller la poser du côté où se tenaient Harry et Draco. Il en profita pour écouter leur conversation.

« Ho Ron ! » cria George depuis le pas de la porte.

« Quoi ? » demanda Ron d'un ton ennuyé. Il regarda en coin pour voir son frère.

« De combien de chaises avons-nous encore besoin ? »

Ron calcula rapidement dans sa tête.

« Encore cinq ! »

Il regarda George tourner la tête.

« Cinq ! » cria George. Bill, qui était quelque part dans la maison, répondit avec un cri.

« C'est bon ! Viens ici et prends une des chaises ! »

George entra de nouveau dans la maison. Hermione sourit joyeusement à Lupin et entraîna Ginny avec elle tandis qu'elle s'approchait de Ron. Elle était sur le point d'appeler Harry mais s'arrêta lorsqu'elle vit que son ami regardait sévèrement Draco. Ron regarda Harry d'un air suspicieux lorsqu'il vit que Draco jetait un regard de défi à son ami aux cheveux noir corbeau.

« Arrête ça, Draco. Pour ton information, la guérisseuse nous a dit de te prévenir que tu ferais mieux de ne pas utiliser de magie. Pas jusqu'à ce que tu te sois entièrement remis. » dit Harry impassiblement.

« Oooops… » Ginny échangea un regard coupable avec Hermione et elle se rapprocha de la préfète. « Pourquoi personne n'a rien dit durant le petit-déjeuner ? » murmura-t-elle.

« Probablement parce que nous aimions tous prétendre qu'il n'était pas là avec nous ? » répondit Hermione.

« Et comment suis-je censé savoir que je suis entièrement remis ? La guérisseuse va revenir ? » demanda Draco d'une voix glacée. « Vais-je devoir la payer pour ses services ? »

« Tu es agaçant. Si tu es fauché dis-le simplement. » dit Harry d'un air fatigué. L'expression de Draco changea.

« Peut-être que tu devrais apprendre à être plus subtil, » répondit doucement le Serpentard, puis il ajouta, « Harry. » Puis Draco se retourna et commença à se balader dans le jardin, tournant le dos aux Gryffondors.

« Harry, tu l'as blessé, » accusa Hermione.

« Je dirais plutôt que c'est son ego qui en a prit un coup, » marmonna Ginny.

Ron se fit finalement une idée de ce qui devait se passer dans l'esprit du Serpentard. La réalisation que Draco devait être amer à propos de sa position actuelle lui coupa presque l'appétit. Attends… Ron analysa ses pensées. Pourquoi suis-je en train de penser qu'il mérite de la sympathie ? Ses yeux s'arrêtèrent sur Draco qui s'était assis par terre, faisant face à un bouquet d'arbres qui cachaient le Terrier à ses voisins. Le Serpentard était en train de déboutonner sa chemise et d'enrouler ses manches. Ses doux cheveux blonds voletaient dans la brise et brillaient sous les rayons du soleil de l'après-midi.

Est-ce que ça veut dire que Malfoy a vraiment été victime des activités de sa famille ? Ron se passa la main dans les cheveux tandis qu'il réfléchissait. Nan… Ça ne peut pas être vrai… Puis il se remémora les mots de Dumbledore.

« Il est parvenu jusqu'à mes oreilles que Draco Malfoy ne tolérait plus les activités de ses parents ou les relations de certains étudiants dans Poudlard. »

Ron poussa un soupir inaudible. Dumbledore a confiance en lui. Putain… Il se retrouva à fixer le Directeur dans les yeux. Et il est en train de sourire…Je me demande s'il sait à quoi je suis en train de penser. Les yeux bleus pétillèrent et avec un léger frisson, Ron regarda de nouveau à l'endroit où Draco était assis. Ça me rappelle…J'ai un compte à régler avec mon meilleur ami…A propos de son comportement bizarre envers Malfoy. Un mouvement soudain le sortit de ses pensées et les mots jaillirent de sa bouche.

« Harry, où est-ce que tu vas ? » s'informa-t-il, regardant son ami se mordre les lèvres d'un air pensif.

« Je pense que je viens d'être un peu trop franc, » marmonna Harry.

« En effet, » répondirent Ginny et Hermione en même temps.

« Et ? » vint la réponse indifférente de Ron.

« J'ai des excuses à lui présenter, » expliqua Harry, ses yeux verts brillants de culpabilité.

Pourquoi est-ce que tout ce que je dis est mal interprété ? Harry grogna, les yeux fixés dans la direction de son aimé.

« J'ai des excuses à lui présenter, » répondit-il à la question de son ami.

« Tu pourrais aussi bien t'excuser de l'endroit où tu te tiens, » l'atteint la pensée de Draco et Harry toussa soudainement.

Putain… J'y pensais tellement fort… ?

« Tu m'écoutais ? Mes pensées ? »

Draco ricana de loin, faisant sursauter les quatre personnes en train de l'observer.

« Non, idiot… Le vent portait vos voix dans ma direction. C'est encore le cas en fait… »

« Il est magnifique comme ça, » remarqua Ginny, causant une soudaine agitation à Ron.

Il explosa presque quand Hermione approuva son observation. Harry se sentait un peu nerveux de la façon dont Ginny regardait Draco mais garda la bouche fermée lorsqu'elle sautilla pour rejoindre le Serpentard.

« GINNY ! » Ron eut un sifflement étranglé, « Ne t'avise pas de flirter avec lui ! »

« Tu t'inquiètes trop, Ronniekins. Il n'aura même pas une pensée de cet ordre envers moi, » répondit Ginny, ignorant totalement ses amis tandis qu'elle allait s'asseoir à côté de Draco sans y avoir été invitée.

« Qu'est-ce que c'était censé vouloir dire ? » demanda Harry.

« Comment par Merlin pourrais-je le savoir ? Elle ne pouvait certainement pas vouloir dire qu'elle est au courant de mon penchant pour les garçons, hein ? » La réponse de Draco était emplie d'amusement.

« La situation autour de lui ne s'arrange pas, n'est-ce pas ? » demanda Hermione, presque pour elle-même et Harry força ses yeux à se concentrer sur le visage de plus en plus cramoisi de Ron.

« Tu devrais essayer de contrôler ta mauvaise humeur, Ron. » dit Harry d'un ton taquin. « D'habitude, tu y arrives mieux que ça. »

« Ça dépend entièrement de pourquoi je suis en colère, Harry. » grinça Ron, réfléchissant à s'il avait vraiment envie de sauter à la gorge de Draco.

« Je sais que tu ne vas pas aimer le fait que je veuille devenir ami avec lui – » Ron le coupa rapidement,

« Tu plaisantes ! »

Son ami semblait horrifié et Hermione envoya rapidement une petite claque sur la tête de son petit ami en signe de désapprobation.

« Et bien… On dirait que tu vas passer un sale moment à essayer de lui faire comprendre ton penchant s'il apprend que tu es à moi… » songea Draco.

« Ne me le rappelle pas… » grogna Harry. « Ron, il n'est pas aussi mauvais qu'on le pensait… »

« Comment saurais-tu ? » répondit Ron, « Dumbledore nous a dit que tu lui avais dit qu'on pouvait lui faire confiance. Comment peux-tu en être sûr ? »

La bouche d'Harry s'assécha. Son ami venait de lui donner une ouverture mais comment expliquer pourquoi il avait fait le bracelet ? Il réfléchissait rapidement, essayant de trouver une raison qui tairait les soupçons de son ami.

« Parce que mon cœur me le dit. Attends, Ron, » Harry devait rapidement calmer son ami, « Ecoute-moi d'abord. J'ai un don d'Empathie. C'est dur d'expliquer pourquoi j'ai confiance en lui mais il est sur. »

Le regard que Ron lui lança était sceptique.

« Empathie ? Ce n'est pas lorsque quelqu'un peut dire ou ressentir ce que quelqu'un d'autre est en train d'éprouver ? Prouve le. »

Harry le regarda d'un air pensif.

« Et bien, tu es irrité et agacé que Draco soit 'une bouche en plus' à nourrir, considérant qu'il est... condamné par les liens familiaux. Mais il y a une autre part de toi qui sympathise avec lui vu que tu sais ce que ça fait de ne pas avoir d'argent. » Il s'arrêta et observa l'expression perplexe d'Hermione. Ron était agité et son visage trahissait sa nervosité. « Tu penses aussi que mon comportement dernièrement, » Harry regarda Draco avec insistance, « est bizarre. »

« Putain… » Ron déglutit. « Tu es bizarre. »

« Empathie ? » La pensée de Draco dans l'esprit d'Harry était douce. « Et bien, pourquoi n'as-tu pas pensé à examiner mes sentiments avant de mentionner le fait que je n'avais pas une Noise ? La pensée que je doive dépendre de l'un de vous pour acheter mes affaires d'école m'étouffe et m'inquiète tellement que j'ai l'impression que mon cœur a été enterré sous plusieurs tonnes de pierres ! »

« Putain de Serpentard… » marmonna Harry et il se dirigea vers Draco.

« Tu sais quoi Mione ? » commença Ron et il regarda profondément dans les yeux de sa petite amie. « Je pense qu'il nous cache quelque chose. Quand il pense que personne ne le regarde, je jure qu'il fixe Malfoy. On dirait vraiment qu'ils ont une façon secrète pour se parler l'un à l'autre… »

Harry ignora le regard empli de curiosité de Ginny tandis qu'il s'asseyait par terre. La jeune fille était en train de jouer avec un brin d'herbe qu'elle avait arraché du sol. Draco l'imita. Harry la fixa d'un air résolu pendant cinq minutes avant qu'elle ne s'en aille, marmonnant dans sa barbe. Elle resta près cependant, écoutant probablement pour ses amis.

« Ecoute, » dit brusquement Harry, « Draco je suis désolé d'avoir été insensible à propos de ta situation. Quoi que tu aies besoin, ça viendra de moi. Et boutonne ta chemise. »

Le Serpentard resta silencieux quelques minutes mais finit par faire un léger sourire. Son visage montrait toujours des signes d'inquiétude.

« Je suis vraiment obligé ? »

« Drake, ne t'inquiète pas à propos de l'argent, » essaya de le relaxer Harry.

« Je sais mais ça me pose toujours problème donc oublie à propos d'essayer de me faire sentir mieux, » dit Draco. « Je ne sais pas ce qui est pire : t'emprunter de l'argent ou essayer d'obtenir la protection de ton parrain. » Puis d'une voix plus douce, « Pourquoi vous m'avez placé avec eux ? » Il glissa vers un moyen de communication plus privé. « Pourquoi, sachant que cet arrangement était plus que susceptible de troubler ma conscience ? »

« Parce qu'ils sont comme une famille pour moi Drake, ils l'étaient avant même que Sirius ou Sev entrent dans ma vie. Tu seras plus en sécurité ici et ils peuvent te tenir compagnie. Ils ne t'empêcheront pas d'aller n'importe où tant que tu ne briseras pas les règles faites par Mme Weasley… »

« Je vais arrêter de débattre, Yeux-Verts. Tu sembles avoir des raisons pour tout… » Draco fit une grimace.

« Harry ! Draco ! » appela fortement Mme Weasley. « Venez là et lavez-vous les mains ! Le dîner est prêt ! »

Ils se retournèrent en même temps en entendant sa voix. Elle était occupée à rajouter de la vaisselle sur la table et la plupart des adultes étaient déjà assis.

« Dites 'cheese' ! »

Avant qu'un des deux puisse réagir, il y eut un grand flash de lumière blanche. Ils fixèrent tous les deux d'un air abasourdi Bill qui souriait de toutes ses dents. Il tenait l'appareil photo d'Hermione.

« Il n'a pas pris ma photo… » couina Draco.

« Bien sûr qu'il l'a fait, » assura Ginny, souriant malicieusement.

« Pas avec mes bandages ! » Draco paraissait stupéfait tandis qu'il se faisait tirer par les pieds par Fred et pousser en direction de la maison.

« Pas besoin de rentrer, » dit George à son jumeau. « Il y a un flacon pour se laver les mains sur la table. »

« Vas-y, » dit Fred à Draco. « Ne laisse pas notre mère attendre ! Oh ! Tu devrais attendre d'avoir boutonné ta chemise avant d'aller là-bas. »

« Il fait une putain de chaleur à porter une chemise à manches longues et à être entouré de trois centimètres de cet épais bandage. » murmura sombrement le Serpentard sans esquisser un seul mouvement pour faire ce qu'Harry et Fred lui avaient demandé.

« Donne lui plusieurs semaines avec nous et tu verras un putain de changement, » dit George sur le ton de la taquinerie.

« Je te souhaite mauvaise chance alors. »

Le visage habituellement pâle de Draco avait prit une teinte rouge et il était vraiment décontenancé tandis qu'il se dirigeait vers la table. Une fois que ses mains furent lavées, Mme Weasley lui indiqua de s'asseoir entre Rogue et Lupin. Harry n'était pas loin, assis directement en face de son aimé. Comme d'habitude, il était entouré de Ron et Hermione.

Environ une heure plus tard, le dîner approchait à sa fin. Le ciel s'obscurcissait peu à peu et chacun d'eux avait fait apparaître une bougie flottante au-dessus de sa tête. Même avec les bougies, la lumière était faible jusqu'à ce que de petites boules rouges transparentes et or pâle apparaissent au-dessus d'eux.

« Drake, je t'ai dit de ne pas dépenser ton énergie magique pour rien. » La pensée d'Harry était sévère tandis qu'il fixait son aimé.

« C'est ton anniversaire. » répondit Draco à voix haute en sirota doucement sa boisson.

« Je n'ai pas compris ce qui vient juste d'arriver. » marmonna Ron sous sa barbe.

Sa perplexité était partagée par sa petite amie et ses frères et sa soeur. Lupin recula sa chaise avec précaution et leva une main pour tapoter le dos de Rogue.

« Se passe t-il quelque chose entre ces deux jeunes que nous devrions savoir ? » murmura Lupin.

« Fait attention, Remus. Mon étudiant pourrait décider que tu es trop curieux et reculer soudainement sa chaise. Tu pourrais te casser le nez, » répondit Rogue impassiblement, ses yeux noirs reposant sur le visage de Lupin durant un instant.

Le Maître des Potions reporta ensuite son attention sur sa tasse et Hermione gloussa alors qu'elle observait tour à tour les deux Serpentards. Lupin faillit tomber en arrière et l'aurait fait si Draco n'avait pas tranquillement placé sa main derrière la chaise du professeur. Il y eut une étrange lueur dans les yeux de Draco et Hermione informa Harry de son observation.

« Qu'est-ce que tu mijotes ? » demanda Harry d'un ton suspicieux.

« Je suis d'humeur à échanger des informations et à entendre quelques potins des deux à côtés de moi. » répondit Draco avec un sourire.

« Est-ce que le Doloris l'a atteint à ce point Harry ? Il doit être fou s'il est en train de te sourire. » murmura Ron. Harry haussa simplement les épaules.

« Je vois… Tu penses que tu vas réussir ? Sev est peu commode… » Harry cacha son propre sourire en continuant de manger sa purée.

« Je vais m'occuper de Lupin d'abord… Donc, on dirait que tu es aussi intéressé que moi par leurs progrès, » le sourire de Draco s'élargit, « Je pense que ça va être ton premier cadeau d'anniversaire de la journée. »

« Je pensais que c'était le baiser ? » Harry lui fit un clin d'œil et Draco eut un petit rire doux.

« Peut-être que vous devriez informer les Weasley de ce qui vous arrive, » interrompit Dumbledore. Les deux jeunes hommes se dévisagèrent un long moment.

Toujours souriant, le Serpentard répondit :

« On verra ça plus tard… »

« Cependant on doit vous demander de ne pas prendre tout votre temps, » dit Fred et tous les Weasley acquiescèrent, bien que Ron avait un air sur son visage qui disait 'Pourquoi pas maintenant ?'. La conversation reprit et Harry décida de distraire les Weasley en leur racontant ce qui s'était vraiment passé lors de son dernier duel avec Voldemort à Poudlard.

Draco sourit à la diversion d'Harry. Au fond de lui, il s'inquiétait de passer le reste de ses vacances au Terrier en dépit du fait qu'Harry serait avec lui plus tard durant l'été. C'est une bonne chose que Let ait réussi à rassembler toutes mes affaires. Ses pensées étaient concentrées sur ses vêtements. Une bonne chose que je n'ai que deux chemises noires ou j'aurais probablement cuit si le temps devenait insupportable. Il soupira silencieusement et s'inquiéta à propos de son hibou. J'espère qu'il a trouvé un endroit sûr.

« C'est presque parti maintenant. » était en train de dire Harry et Draco se concentra sur ses paroles. « Si ma sensibilité magique maintenant était aussi forte qu'elle l'était il y a quelques mois, je serais probablement dans le coma. »

« Tu ne penses pas que tu exagères, Yeux-Verts ? » demanda Draco, essayant de ne pas rire.

« Tu crois que si ? »

Les yeux d'Harry glissèrent de nouveau jusqu'à lui. Les autres suivirent son regard et Draco se sentit soudainement mal à l'aise avec autant d'yeux sur lui. Draco se gratta pensivement le menton.

« Non, je ne pense pas. » répondit-il tout haut, à la grande surprise des autres Gryffondors. Pour une quelconque raison, il aimait voir l'expression stupéfaite de leurs visages.

« Tu es un gosse agaçant, » dit doucement Rogue.

« Ce n'est pas nouveau, » Draco haussa les épaules tandis qu'il répondait. « Cependant, je ne pense pas que tolérer la magie des autres soit le problème. » Harry haussa un sourcil. « C'est ta propre magie qui t'aurait probablement ébloui. »

« Parce qu'il est plus fort ? » demanda Dumbledore et Draco acquiesça.

« Mais aussi parce qu'il a tendance à être créatif lorsqu'il jette des sorts, » ajouta Draco, faisant sourire Dumbledore.

« De quoi merde est-il en train de parler ? » grogna Ron et Hermione lui claqua légèrement la cuisse.

« Harry, Draco est vraiment en train de parler de la magie sans baguette, n'est-ce pas ? » demande Hermione d'un air curieux et elle n'eut pas l'air surprise lorsque son ami acquiesça. « Ancienne magie… » sa voix s'éteignit tandis qu'elle réfléchissait.

Draco la regarda tandis que son aimé détournait de nouveau l'attention des autres, cette fois-ci leur disant comment il était devenu le filleul de Rogue, sans trop d'embellissement. Cela laissa le Serpentard libre de se concentrer sur le professeur de DCFM. Merde… Des yeux mordorés fixèrent profondément les siens et Lupin se pencha vers lui.

« Qu'est-ce qu'il se passe exactement entre toi et Harry ? » le murmure du sorcier était à peine audible et Draco doutait que Rogue puisse les entendre.

« Probablement la même chose qu'il se passe entre vous et un certain Serpentard acerbe ? » répondit doucement Draco. « Bien que je pense que Yeux-Verts et moi faisons beaucoup plus de progrès que vous deux. »

« Drake ! C'est vraiment mesquin ! »

« Désolé Yeux-Verts, mais je pense qu'être un Serpentard m'autorise à être mesquin. » répondit Draco et il regarda Harry qui était en train d'essayer de ne pas rire. Il murmura encore à Lupin, « Vous savez, Dumbledore a vraiment essayé de faire en sorte que vous puissiez être avec la personne à l'air sévère à côté de moi. Vu qu'Harry va rester ici sans 'Sev' pour le surveiller, peut-être que vous pourriez demander à Dumbledore de vous donner à tous les deux un travail d'équipe ou quelque chose comme ça. »

Draco eut un petit sourire satisfait devant l'expression incrédule de son professeur.

« C'est une blague, » dit Lupin d'une voix étranglée, « Je veux dire…Toi et Harry… »

« Si vous avez des doutes, quelque chose va rendre cela vraiment clair plus tard cette nuit. » le rassura Draco. Putain. Depuis quand ai-je jamais compté sur l'instinct et l'intuition ? Peut-être que cette réaction est un fait d'Harry… « Maintenant, à propos de vous et du parrain d'Harry, ne faites pas attention à son humeur maussade. Vous lui manquez. Enfin… C'est ce qu'on disait moi et Harry, il y a environ trois nuits. »

« Hello, vous deux ! » appela Ginny d'une voix exaspérée. « Remus ! Tu ne prêtais même pas attention à ce que disait Harry ! »

« C'est vrai. Severus m'a expliqué cela il y a plusieurs semaines, » dit légèrement Lupin, ignorant l'air renfrogné du Maître des Potions.

« On utilise les prénoms maintenant, n'est-ce pas ? »

« Ça serait aussi bien, » répondit Lupin.

Rogue jeta un regard noir aux élèves mais Harry et Draco lâchèrent des petits rires. Le Maître des Potions ne ferait pas à sa façon tant qu'il serait au Terrier.

« Hey, Draco, » appela Fred. Il semblait n'avoir aucun mal à appeler le Serpentard par son prénom. Le jeune homme aux yeux argentés regarda le jumeau avec curiosité. « J'ai vu que tu avais un bracelet à ton bras. Si tu allais le vendre sur le Chemin de Traverse, je pense qu'il pourrait te rapporter plus d'un millier de Gallions. Sa fabrication est exquise et le fait qu'il soit magique – » Fred s'arrêta immédiatement de parler lorsque les yeux du Serpentard brillèrent dangereusement.

Des couleurs apparurent sur les joues de Draco et il se sentit soudain en colère. Le vendre ? Une autre partie de son esprit lui disait que ce n'était pas une mauvaise idée. Il inspira profondément.

« A ce point-là ? » demanda-t-il d'un ton glacial, regardant seulement Fred.

« Drake… »

« C'est un peu triste que je ne puisse pas l'enlever. Il ne s'enlèvera pas, quoi que je fasse. Bien sûr, l'idée de couper mon bras est juste une impressionnante bagatelle, » sa voix était plate et impersonnelle, « Harry ici présent m'a offert sa protection et ce bracelet est ce qui m'a sauvé de la majorité du Doloris. Il m'a fait rester saint d'esprit pendant que j'étais au Manoir, et il m'a aussi empêché de me brûler moi-même vivant. »

Personne ne parla pendant un long moment. Hermione cassa finalement le silence en demandant à Harry :

« Tu as fait le bracelet pour lui ? Pourquoi ? »

« Parce qu'il est important pour nous. » répondit Harry d'un ton las. « L'unification de Poudlard n'arrivera pas si nous n'avons pas un étudiant Serpentard, quelqu'un qui peut influencer le reste de la Maison. Si ça n'avait pas été Draco, Blaise Zabini était l'autre choix possible. »

« Et il a aussi été fait parce que je voulais qu'il soit protégé. » dit doucement Dumbledore. « J'espère simplement que le jeune Draco, ici présent, ne pense pas avoir été utilisé seulement pour rapporter des informations sur l'autre camp.

« Ne vous inquiétez pas Monsieur. L'idée d'avoir été un pantin ne m'a même pas traversé l'esprit. » répondit Draco d'une voix impassible.

« C'est un présent. » dit Mr Weasley. « Tu ne devrais même pas songer à vendre quelque chose qui t'a été donné. »

Draco eut un léger sourire.

« Evidemment. C'est la première fois que je reçois quelque chose de précieux et de fait à la main de quelqu'un que j'aime. »

« Tu es vraiment intimidant quand tu es en colère, » commenta Harry.

« Comment est-ce que… la protection…trucmuche marche ? » demanda encore Hermione.

« Je peux simplement lui dire quand j'ai des ennuis. » répondit brièvement Draco.

« Tu veux dire que vous pouvez parler l'un à l'autre ? » la voix de Lupin était un murmure.

Harry et Draco acquiescèrent. Le professeur cligna des paupières. Avant qu'il ne puisse poser d'autres questions à Draco, Rogue prit la parole.

« Ne t'ennuie pas à leur poser des questions, Remus. Ils sont comme ça depuis le début des vacances. »

« Harry, » Ron donna une claque sur l'épaule de son ami, « Tu as un problème. »

« Draco, » commença Ginny, « ce matin…tu riais… »

« Oui, j'étais en train de reporter à Harry que j'avais été poli avec ta mère quand elle m'a demandé si j'avais besoin de vêtements. Cependant, mes Elfes de Maison avaient déjà amené ma malle ici. Ton frère décrivait mon comportement tout à fait correct. » répondit-il, adressant un petit sourire satisfait à Ron.

« Un jour, toi et moi on aura une bagarre, » balança Ron, « Pas de doute. »

« Pas si je peux l'empêcher ! » s'exclamèrent en même temps Mme Weasley, Ginny, Hermione et Harry.

« Je pense que nous devrions alléger l'atmosphère, » dit Dumbledore. « Nous sommes tous rassemblés ici pour une raison. »

Il se leva et les autres suivirent. Draco était le dernier à se lever. Dumbledore commença à chanter une chanson d'anniversaire mais Rogue et Draco restèrent silencieux.

« C'est ridicule, » murmura Rogue.

« Tout a fait d'accord, » marmonna Draco, se sentant vraiment inepte.

« Devons-nous prendre pitié d'eux et les excuser pour leur réticence à participer ? » demanda Ginny assez fort.

« C'est typique des Serpentards… » répondit George avec philosophie. « Vous allez chanter avec nous les gars, ou on vous fait jouer à 'Action ou Vérité'. »

« Je pense que tu ferais mieux de chanter et de t'amuser avec nous, petit cousin. » conseilla Tonks. « Ils ont Hermione avec eux et crois-moi, par tous les moyens, c'est embarrassant. »

« Qu'est-ce que Diable… » murmura Draco, « Très bien… » Il était clairement embarrassé et son aimé lui demanda silencieusement comment les Serpentards fêtaient leur anniversaire. « Rien d'amusant comme cela je ne parle même pas de la façon dont je le célèbre avec mes parents. De toute façon, je doute que ça t'intéresse. C'est ta journée spéciale aujourd'hui, pas la mienne. »

« Harry, qu'est-ce que tu lui as demandé ? » demanda Ron et Harry l'informa qu'il avait juste demandé à Draco comment les Serpentards fêtaient leurs anniversaires.

« Fais-moi plaisir, Draco. Je suis sûr que nous aimerions tous savoir ce qu'est une fête d'anniversaire idéale. » dit Harry, lui souriant joyeusement.

« Il pense sûrement qu'avoir des cadeaux d'anniversaire onéreux est idéal, » marmonna Ron sous sa barbe.

Draco leva les yeux au ciel à ça et soupira.

« Désolé, professeur, vu que ce que je vais dire va probablement vous coller une étiquette de sentimental ou un terme dans le même genre et tout aussi embarrassant. » Rogue le fixa d'un air curieux. « L'anniversaire le plus mémorable que j'ai eu est celui de mes huit ans. Mes parents étaient partis quelque part dans le monde et j'avais été laissé sous la garde de Sev. Il n'y a pas eu de conneries ou de couinements irritants d'un certain préfet de Serpentard. Ni de cadeaux. Sev avait vraiment préparé un déjeuner et fait cuire un gâteau pour moi. Puis il m'a emmené à Stonehenge. Ce fut le meilleur jour de ma vie, d'être capable de sentir la magie partout autour de moi. »

Hermione et Ron échangèrent un regard. Harry était calme mais il regardait son parrain avec un grand sourire. Lupin fixait Rogue et soudainement, le Maître des Potions, qui s'était senti fixé, tourna la tête. Il ne fut pas surpris de voir que son collègue l'examinait. Il plissa les yeux quand Lupin vint se tenir à côté de lui, assez près pour prendre la main de son amant s'il le voulait.

« Tu devrais utiliser ton côté doux avec chacun de nous, Severus, » dit Lupin d'un ton doux. « Ne sois pas si timide au point de ne le réserver qu'à tes étudiants. »

Le visage de Rogue tourna légèrement au vert et il laissa ses yeux tomber au sol. Il marmonna quelque chose sous sa barbe et Lupin eut un petit rire. Il donna une légère claque dans le dos de Rogue.

« Il semblerait que vous les Serpentards soyez un groupe assez réservé donc nous vous pardonnerons si vous chantez doucement. » dit légèrement Lupin et Rogue lui jeta un regard noir.

« Je te parie un baiser que Lupin…euh… Remus va laisser sa main sur le dos de Sev jusqu'à la fin de la chanson… » Draco envoya sa pensée à Harry.

« Ça marche, » répondit Harry avec un sourire démoniaque.

La chanson redémarra et Draco se força à chanter à voix basse. Cependant, sa voix semblait porter plus haut même que celle mélodieuse de Bill ou du clair soprano d'Hermione. La voix de Rogue quand il chantait était aussi exquise que lorsqu'il parlait et Draco pensa avoir vu Lupin en train de baver devant lui. Il y eut une tournée d'applaudissements après la chanson et Draco plissa les yeux de suspicion.

« Tu m'as jeté un sort ! » accusa t-il le Gryffondor aux yeux d'émeraudes.

« J'ai rien fait ! » protesta Harry, l'innocence irradiant de ses grands yeux verts.

« Ok, d'accord. Professeur Dumbledore alors ? » Draco fit la moue et commença à bouder.

« J'ai bien peur de ne pas être celui qui a enchanté ta voix pour qu'elle soit plus forte que les autres, » répondit le vieux sorcier avec amusement.

« Oh, Freddie… » Ginny secoua son frère et leva la main devant lui, comme si elle demandait à être payée.

« Ginny, tu n'as pas fait ça ! » s'exclama Hermione et Draco papillonna des paupières.

« Quoi ? L'idée était trop bonne pour qu'on passe à côté donc j'ai fait un pari avec les jumeaux. » répondit Ginny sur le ton de la défensive.

« Quel était le pari ? » demanda Mr Weasley, conscient du regard réprobateur de sa femme posé sur lui.

« De voir si Draco pouvait mieux chanter qu'Harry. » répondit Ginny puis elle fit un grand sourire. « Bien sûr, je ne pense pas qu'aucun de nous ne l'ai entendu chanter. » ajouta t-elle en montrant du doigt le Gryffondor aux cheveux noir corbeau.

« Hey, j'ai chanté une chanson de Noël pour vous l'an dernier ! » protesta Harry.

« Oui c'est vrai, » acquiesça Hermione, « Mais Dean et Seamus chantaient si fort qu'on ne t'entendait pas. »

Draco ricana quand Harry rougit et s'agita lorsqu'il se leva. Tonks appela son sac noir et le dirigea vers la poitrine d'Harry. Draco observa l'expression perplexe de son aimé tandis qu'il serrait le sac contre lui en attendant que Tonks annule le charme de Lévitation.

« C'est un présent de Lunard et moi… » sa voix s'éteignit tandis qu'elle regardait Lupin d'un air incertain. Draco tourna légèrement la tête de façon à ce qu'il puisse voir le professeur de DCFM. Il avait raison ; Lupin n'avait pas enlevé sa main du dos de Rogue. Lupin eut l'air un peu triste, puis il sourit.

« Et bien… Nous avons fouillé le Quartier Général il y a quelques semaines. Sirius t'avais vraiment acheté des cadeaux pour chaque année. » dit Tonks d'une petite voix. « C'est comme s'il avait su qu'il ne serait pas là »

« Oh… » Harry semblait stupéfait.

« Le sac est magique. C'est un genre de sac sans fond. » intervint Lupin.

« Ça veut dire qu'il y a plus d'un cadeau là-dedans, » dit Fred. « Vu qu'ils t'ont donné plein de cadeaux et qu'ils ont certainement une valeur sentimentale, je pense que tu devrais t'en occuper plus tard. »

Les jumeaux s'approchèrent, portant chacun une boîte emballée de papier cadeau magique. Chaque boîte était verte foncé et était parsemé de petites étoiles clignotantes.

Draco se sentit un peu triste pour le Gryffondor aux cheveux noirs. Harry ne voulait visiblement pas laisser le sac mais Hermione le poussa doucement à le poser sur la table. Harry sourit mais Draco vit que ses yeux s'emplissaient d'eau.

« Tu vas bien ? » demanda Draco, inquiet.

« Oui, ça va. C'est juste que… Je ne m'y attendais pas… » la voix d'Harry tremblait un peu.

Le Gryffondor se changea les idées en ouvrant la boîte de George en premier et vit qu'elle contenait toutes les sucreries et les chocolats qu'on pouvait trouver sur le Chemin de Traverse. La boîte de Fred contenait une myriade de trucs pour faire des farces. Un paquet noir assez simple attira son attention.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Harry, ses sourcils se fronçant tandis qu'il cherchait une étiquette indiquant ce qu'était le produit.

« C'est quelque chose que nous venons juste d'inventer et tu es le premier à l'essayer, » répondit Fred d'un air sérieux.

« Ce qu'il dit c'est que tu as été sélectionné comme cobaye, » dit Ginny d'un ton sarcastique.

« Gin ! » les jumeaux se tournèrent en même temps vers leur sœur.

« Ne fais pas attention à elle. Ce produit est bien plus sûr que la Crème Canari, » dit George, foudroyant Ginny du regard en même temps.

« On ne sait pas si tu voudras l'essayer ce soir mais on te le laisse. Tout ce que tu as à faire c'est d'être dans une pièce – peu importe si tu es seul ou non – et la pièce doit être dans le noir. Tu poses simplement le paquet sur le sol et tu jettes un sort de Lumière. Tu vises la lumière sur le paquet et… » Fred souriait comme un dément.

« Maintenant ils ont piqué ma curiosité, » confia Harry à Draco. Il haussa les épaules d'un air nonchalant.

Le suivant était Charlie et son cadeau était une chemise, tissée avec des crins de Licorne et de la soie d'araignée.

« Hey, tu pourrais lui avoir offert des bottes en peau de Dragon ou un truc comme ça, » murmura Fred et Charlie se jeta sur son frère.

Ils s'amusèrent à se battre à même le sol et Mme Weasley soupira. Bill lui donna un set pour se couper les cheveux. Les instructions étaient très claires. Tu choisis le modèle que tu veux et le travail est fait magiquement. Mme Weasley lui avait tricoté un pull-over bleu foncé.

« Arthur a ajouté ça, » elle pointait du doigt la ligne de feuilles d'argent brodées sur les bords du pull.

« Merci, » dit Harry d'un air reconnaissant.

« Qu'est-ce que tu en penses Drake ? » Harry plaça le pull devant lui et Draco ri.

« Le bleu foncé est très bien mais je te préfère en vert foncé. » répondit-il sincèrement. « Mais vu que Mr Weasley avait des feuilles argentées en tête ; et bien, le vert foncé n'aurait été aussi bien qu'avec le bleu. Pour une quelconque raison, je ne pense pas que tu aimes l'or. »

« Observateur, comme toujours… » Harry lui sourit.

« Harry, voici notre cadeau, » dit Hermione au nom d'elle-même, Ron et Ginny, en lui tendant un objet simplement emballé de papier brun.

« C'est un livre, » observa Draco et Harry acquiesça distraitement tandis qu'il le prenait. Un livre de sorts de défense et de boucliers fut révélé à Harry lorsqu'il ôta le papier.

« Tu es un putain de chanceux, » l'étonnement de Draco était partagé par Rogue et Dumbledore.

« Dites-moi, vous trois, » intervint Rogue d'une voix mélodieuse, « Avez-vous acheté cela à Halloween durant la journée à Pré-au-Lard ? » Hermione eut un sourire nerveux et soupira. « La première fois qu'un étudiant me bat dans l'achat de truc archaïques, » marmonna-t-il puis il darda un regard pénétrant dans les yeux de son filleul. « Traduire certaines phrases de ce livre ne sera pas facile, Harry. »

« Vous semblez très bien connaître le livre, Professeur. Je l'ai lu mais je n'ai pu en tirer aucun sens. Certaines théories sont très complexes et il est facile de mal comprendre la signification de certaines phrases, » dit Hermione, ses yeux brillant d'excitation.

« Oui, je sais cela, Miss Granger. Je n'aurais probablement pas dû le vendre, mais comment au nom de Merlin aurais-je pu deviner que j'allais finir avec un filleul spécialisé dans la défense magique ? » Rogue eut un petit sourire tandis qu'il regardait l'expression stupéfaite des trois Gryffondors.

« Nous pensions qu'il était à Salazar Serpentard, » dit Ron d'une voix mal assurée.

« Il l'était, » répondit Rogue et ils regardèrent le livre dans les mains d'Harry avec un certain respect.

« C'est un livre précieux, Yeux-Verts. Prends en soin ou Rogue sera susceptible de te maudire pour la décennie suivante. »

« Merci pour le tuyau. »

« Bon ! Professeur Dumbledore, » s'exclamèrent joyeusement les jumeaux, « qu'avez-vous amené pour le Survivant ? »

« Rien d'exceptionnel, » répondit le vieux sorcier avec un sourire, « Je suis tombé dessus alors que je me baladais dans une salle de classe magiquement mobile de Poudlard. » Un immense paquet rectangulaire emballé de papier cadeau se matérialisa sur la table. « Tu n'es pas obligé de l'ouvrir maintenant, Harry. Peut-être, un jour où tu seras empli de Lumière… »

« N'est-ce pas mystérieux, » commenta Draco et Harry eut un petit rire.

« Je le garde pour plus tard alors, Professeur, » répondit Harry.

« Monsieur Harry Potter, monsieur ! Dobby souhaite à Harry Potter un joyeux anniversaire ! »

Un doux 'pouf' retentit quelque part et Dobby apparut soudainement, flottant en plein ciel. Il portait un plateau de chaussettes tricotées de couleurs sombres. Winky apparut à côté de lui et elle portait un autre plateau contenant un assortiment de biscuits.

« Dobby ! »

Deux voix hautes perchées retentirent dans la cour et Dobby fut soudainement entraîné dans une profonde étreinte avec les deux Elfes de Maison de Draco.

« Es-tu heureux ? Est-ce que les étudiants sont gentils avec Dobby ? Et les autres Elfes de Maison ? » Nira bafouillait ses questions, pleurant sans honte. Winky était un peu étonnée par l'accueil donc elle s'empara du cadeau de Dobby et le présenta timidement à Harry.

« Merci, Winky, mais il ne fallait pas t'embêter. » dit Harry mais Winky secoua la tête.

« Ce n'était pas du tout un problème, monsieur. » répondit l'Elfe de Maison puis elle alla attendre Dobby dans un coin. Dobby se rendit soudainement compte de la présence de Draco et il frissonna. Nira et Let vinrent se tenir derrière lui.

« Peut-être que maintenant nous allons apprendre à quel point le chieur est pourri avec ses Elfes de Maison, » Draco entendit Ron murmurer à Hermione. Dobby l'entendit et renifla fortement.

« Le jeune Maître n'a jamais blessé Dobby. Le jeune Maître n'a jamais ennuyé Dobby parce que Dobby n'était pas au service de Maître Draco, » couina Dobby entre deux reniflements.

« Je te ferais remarquer, Ronald Weasley, qu'il n'a plus de lien avec moi depuis qu'Harry l'a libéré. » dit gentiment Draco et Ron lui jeta un regard aigre.

« Très bien tout le monde. La cérémonie des cadeaux est terminée donc je pense qu'il est temps que nous prenions des photos, » dit Mme Weasley. « Et Harry, » elle étreignit le jeune homme et Draco essaya de cacher son sourire, « Heureux dix-sept ans ! » Elle sourit puis se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser sur la joue.

« J'ai bien peur que tu ne doives m'excuser de la séance photo, Molly, » dit rapidement Rogue, mais pas avant d'avoir échangé un regard avec Lupin.

« Non, Severus, » dit fermement Mme Weasley. « Tu es ici, parmi nous, et tu as été assez gentil pour chanter donc prendre quelques photos ne peut pas te faire de mal. »

« Je ne suis pas photogénique, » dit sombrement Rogue mais Mme Weasley était déterminée à prendre des photos de tout le monde.

« Nira, j'espère que ça ne te dérange pas de prendre les photos pour nous ? » demanda Mme Weasley avec espoir à l'Elfe femelle de Draco.

« Non, Maîtresse Weasley. Nira clique juste ici, c'est cela ? » demanda l'Elfe de Maison. Nira examina l'objet Moldu tandis qu'Harry lui expliquait rapidement comment prendre des photos. « Quel est ce nombre ? »

Harry scruta avec curiosité l'écran du dessus. Il y était écrit vingt-six.

« Mione, l'appareil que tu as acheté a une capacité de trente-six photos, c'est ça ? » Hermione acquiesça.

« Nira comprend maintenant. Nira peut prendre dix photos. »

L'Elfe de Maison sourit joyeusement puis sautilla pour attendre que tout le monde prenne la pose. A la fin, pour la photo de groupe, beaucoup des adultes finirent assis sur une chaise. De gauche à droite : Dumbledore, Rogue, Lupin, Tonks, Mme et Mr Weasley. Bill, Charlie et les jumeaux étaient agenouillés devant ces personnes assises. Après quelques secondes de discussion, les jumeaux furent déplacés de façon à se trouver agenouillés entre Bill et Charlie. Mme Weasley indiqua rapidement aux autres de faire de la place sur la table et les fit monter dessus. De gauche à droite : Draco, Ginny, Harry, Hermione et Ron. Ils étaient agenouillés derrière les adultes avec la majorité des lumières magiques rassemblées au-dessus de leurs têtes.

« Souriez ! » cria gaiement Nira.

~ Dans l'ancienne chambre des jumeaux ~

Les élèves de Poudlard s'étaient rassemblés dans la chambre de Draco vu qu'il y avait plus de place dans celles de Ron ou de Ginny. Les adultes semblaient être dans le salon. Fred et George préparaient leur cabane pour faire une pièce noire de fortune tandis que Bill et Charlie faisaient un tour pour terminer la pellicule. Harry, qui était assis sur le lit à côté de Draco, avait extrait les cadeaux de Tonks et Lupin du sac noir. Il s'apprêtait à les ouvrir quand ils entendirent des bruits de pas qui approchaient. Bill et Charlie apparurent, légèrement essoufflés.

« Hey, » haleta Bill, « Il en reste quelques-unes... ça ne vous dérange pas si j'en prends ? »

« Vas-y ! » dit Ginny d'un air excité puis grimpa rapidement sur le lit et enroula ses bras autour d'Harry.

« Là je me sens violent, » confia Draco à son aimé.

« Tu ne peux pas être jaloux, Drake, » la voix d'Harry était emplie de joie mal contenue.

« Je le suis… »

Ginny décida soudainement que sa pose n'était pas assez originale et elle passa son bras droit autour des épaules de Draco. Son geste obligea Harry et Draco à s'asseoir plus près l'un de l'autre.

« Hey ! » s'exclama par surprise Draco et Ginny gloussa.

« Comme maman dirait, » dit-elle d'une voix forte, « ce serait aussi bien que tu commences à t'intégrer à la famille, Serpentard. »

« Ron, tu jettes un sort au gamin et je te lâche dans le vide du haut d'un arbre, » menaça Bill.

Ron refusa totalement de regarder Ginny ou Draco.

« Je me demande pour quelle raison il a le plus envie de me tuer : avoir Ginny à côté de moi ou m'être rapproché de toi… » Draco rougit lorsque Ginny posa son menton sur son épaule. Bill prit rapidement deux photos.

« Il y en a qui veulent voir Fred et George développer la pellicule ? On peut prendre les dernières photos avec eux, » dit Charlie.

« Okay frérot ! » Ginny décampa du lit et se précipita dans le couloir menant aux escaliers.

« C'est une véritable boule d'énergie, non ? » songea Draco.

« T'as remarqué toi aussi ? » demanda Harry.

« J'y vais moi, » dit Ron en se levant. « Harry ? »

« Non, Ron. Je pense que je vais rester ici et voir ce qu'il y a dans le sac. » répondit Harry d'un ton d'excuse.

« Tu es sûr ? Dans ce cas, tu viens avec nous, » dit Ron d'un ton menaçant.

« Pourquoi le devrais-je ? » railla Draco.

« Parce que je n'ai pas confiance en toi et je ne veux pas te laisser seul avec mon ami. »

« Ron… » Hermione tira le jeune homme roux par la manche, « Je pense que Draco sait se tenir. »

« Tu ferais mieux de laisser tes mains loin de ta baguette, jeune homme, » dit Bill d'un ton léger alors qu'il sortait de vue. Hermione claqua fermement la porte derrière elle et finalement, Harry et Draco se retrouvèrent seuls.

« J'ai cru que ce moment n'arriverait jamais, » marmonna Draco alors qu'il serrait Harry contre lui. Harry embrassa doucement son cou et se recula pour observer le visage du Serpentard, ses doigts caressant doucement les cheveux argentés.

« Déride-toi, Yeux-Verts. Viens, regardons ce que ma cousine et Remus t'ont apporté. » dit Draco tandis qu'il soulevait une lourde boîte et la posait sur les genoux d'Harry. C'était de la part du professeur de Défense. Harry refusa d'enlever son bras droit de la taille de Draco donc ils se mirent tous les deux à ouvrir le cadeau.

« C'est une Pensine ? » demanda Draco, échangeant un regard perplexe avec son aimé. Harry acquiesça et la sortit de son emballage avec des doigts fébriles. Lupin avait attaché un couvercle argenté sur l'objet, probablement en mesure de sécurité au cas où Harry enfoncerait sa main à l'intérieur sans le vouloir. Il y avait un mot avec :

Joyeux anniversaire, Harry. Ceci n'est pas réellement ton cadeau d'anniversaire. Je parle, bien sûr, de la Pensine. Tonks et moi l'avons trouvé après avoir débarrassé la chambre de Sirius ; elle était cachée sous la cheminée. Oui, c'était celle de Sirius et je pense que c'est mieux si c'est toi qui la gardes.

Mon cadeau est probablement toujours à l'intérieur du sac. Il est emballé en bleu. J'espère que tu vas l'aimer, bien que je doive t'avouer que j'ai eu recours à l'aide de Tonks pour le choisir. Le sien est emballé en vert. J'ai remarqué que tous tes papiers cadeaux étaient noirs, vert ou bleu. Il y a deux cadeaux supplémentaires ; tous les deux emballés en noir et argent. Je ne sais pas ce que tu en penseras, Harry… Ils sont de Sirius… L'un était pour tes seize ans et l'autre pour ton anniversaire aujourd'hui. Tous les autres paquets dans le sac sont ses cadeaux pour toi, année par année…

J'espère simplement qu'ils te feront plaisir et que tu partageras tes sentiments avec ton parrain. Et merci…

Amitiés, Remus

alias Lunard

« Yeux-Verts ? » Draco passa ses bras autour des épaules d'Harry.

« Est-ce qu'on est obligé de regarder dedans maintenant ? »

Harry triturait le mot, les yeux emplis d'eau. En réponse, Draco prit avec précaution la Pensine dans ses mains puis la posa sur une surface libre du bureau. Harry regarda son aimé désemballer avec soin deux cadeaux. Ceci fait, Draco ouvrit en premier le cadeau de Tonks. Il révéla un bracelet et Harry eut un petit rire. Il leva son bras gauche et le positionna de façon à ce que Draco lui attache au poignet.

« Je pense que Sev va se moquer de moi quand nous allons rentrer à la maison. » dit-il d'un ton léger.

« Avoir un peu d'accessoires est bien et tu es bon pour qu'on te pose des questions, » acquiesça Draco. « Maintenant, voyons voir celui du loup. » Il ouvrit la boîte assez large puis siffla de surprise. Harry marmonna un juron et eut envie d'aller crier sur Lupin pour lui avoir acheté quelque chose d'aussi cher.

« Il est fou ! » s'exclama Harry, regardant avec incrédulité la robe de sorcier.

« Elle est superbe, Yeux-Verts, » Draco observa la robe d'un air appréciateur. « Bien que je ne pense pas que tu doives la porter maintenant. »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? » demanda Harry, penchant légèrement sa tête sur le côté en signe d'interrogation.

« Je pense que cette robe est faite pour être portée lorsque tu reçois tes diplômes… Ou quelque chose dans le genre… Tu pourras certainement la porter pour le bal de Noël… »

Harry resta silencieux, regardant sans ciller le cadeau de Lupin. Draco haussa les épaules et referma le paquet avant de le poser à côté d'eux. Il se retourna vers le sac et en sortit les deux cadeaux mentionnés auparavant, puis les tendit à Harry.

« Ouvre-les toi-même, » dit-il en les pointant du menton à Harry, « Allez… »

Les doigts tremblants, Harry obtempéra. Le premier semblait être un livre et en l'ouvrant, Harry tomba sur un album. Il semblait vieux et l'ouvrant, ils découvrirent qu'il contenait des photos de ses parents pendant qu'ils étaient encore à Poudlard. Harry ferma l'album et le replaça dans la boîte. Il se sentait un peu dépassé et Draco sembla comprendre ce qu'il ressentait.

« Prends ton temps dans ce cas. Tu n'es pas pressé »

« Dieux… Drake, je suis tellement heureux que tu sois ici avec moi… » Harry se rapprocha de Draco et se pelotonna contre le Serpentard. Il ouvrit le second. C'était une simple chaîne noire.

« Ce n'est pas parce que ça a l'air ordinaire que ça n'a pas de valeur Drake, » dit Harry puis il sourit devant l'air penaud de son aimé. Harry détacha la chaîne et se la passa autour du cou.

« Tu as l'air différent avec ça, » observa Draco. « Tu as l'air différent mais je ne peux pas… Putain… »

« Quoi ? » demanda Harry et il ôta vite le collier. « Qu'est-ce qui s'est passé ? »

« Je pense que tu devrais la montrer à Dumbledore avant de la porter à nouveau, Yeux-Verts, » chuchota Draco. « Ton aura brille vraiment plus fort quand tu la porte… »

« Ok… » Harry regarda la chaîne avec curiosité. Elle n'avait pas l'air de contenir de la magie. « Tu as raison, je pense que Dumbledore devrait l'examiner… »

~ Dans la remise des jumeaux…~

« Bill ! Tu viens de me marcher sur le pied ! » s'exclama Ginny d'une voix forte.

« Désolée, soeurette. » Bill lui donna une brève étreinte dans l'obscurité. « Hey, comment ça avance ? » demanda-t-il aux jumeaux.

« Bien. Il semble qu'elles soient toutes sur le point d'être développées. » répondit Fred.

Hermione, Ron, Ginny, Charlie et Bill attendirent dix autres minutes. Ron s'ennuyait terriblement, il tira Hermione contre sa poitrine et passa ses bras autour de sa taille. Hermione gloussa devant le geste d'affection de Ron.

« Ta mère va nous tuer tu sais, » dit-elle, levant les yeux vers lui.

« Non, elle ne le fera pas, » dit George d'un air distrait. « Terminé ! »

Hermione aida les jumeaux à conjurer de la lumière et prononça un sort en agitant sa baguette devant les rangées de photos disposées avec précaution sur la table de travail. Le sort aiderait à empêcher d'éventuelles dégradations et rendrait les photos plus résistantes au vieillissement et à l'eau. Ceci fait, Bill et Charlie firent apparaître plusieurs lumières vives pour éclairer la pièce. Ils suivirent tous les jumeaux tandis qu'ils se dirigeaient vers leur chambre et s'asseyaient sur le sol. Ils se rassemblèrent autour d'eux et se firent rapidement passer les photos. Fred s'arrêta et fixa la photo qu'il tenait avec incrédulité.

« Qu'est-ce qui ne va pas, jumeau ? » demanda George, puis il regarda la photo.

« Doux, sage, tout puissant Merlin. » souffla Bill. Il regardait par-dessus l'épaule de Fred et fixait la photo.

« La potion ne peut pas être défectueuse, n'est-ce pas ? » demanda George d'un air désespéré.

« Sérieusement je ne sais pas… »

« Qu'est-ce qui se passe tous les deux ? » Ginny s'empara de la pile de photos puis entreprit de les regarder. Elle pâlit et ses yeux s'écarquillèrent. Elle était clairement choquée et sa bouche s'ouvrit en grand.

« Donne-moi ça, » dit Ron.

Il fit signe à Hermione de se rapprocher et ensemble, ils regardèrent les onze dernières photos. Hermione hoqueta, Ron poussa un juron. Il repassa rapidement toutes les photos puis en sélectionna deux et laissa Charlie regarder les autres.

La première photo représentait les adultes en train de paresser dans le salon. Ron et Hermione regardèrent la forme photographique de Rogue se lever de sa chaise pour aller s'asseoir sur les genoux de Lupin. Le Lupin de la photographie leur sourit tandis qu'il caressait les cheveux du Maître des Potions. Hermione ôta d'une main tremblante cette photo des doigts de Ron. La seconde était celle que Bill avait prise d'Harry et Draco en les prenant par surprise. La photographie avait l'air normale et Ron fixait les silhouettes. Finalement, la forme de Draco se leva, se passa la main dans les cheveux et sans aucune honte, s'installa confortablement sur les genoux d'Harry. Ron ferma les yeux, voyant soudainement du rouge partout. Quand il rouvrit les yeux, ce fut pour trouver Harry et Draco joue contre joue, souriants et les yeux brillants d'amour.

« Allons voir Remus d'abord, » décida Fred en sautant soudainement sur ses pieds.

« Hey ! » cria Ginny. « Attends nous ! » Les autres se relevèrent pour suivre les jumeaux.

Dumbledore s'était excusé et avait quitté le salon pour aller rire dehors. Tonks était avachie sur sa chaise, l'air morose. Mr et Mme Weasley étaient enjoués comme d'habitude mais Mme Weasley était la plus ouverte à propos de ça.

« Vous n'aviez pas à nous le cacher, Severus… Remus, » dit-elle, le visage rayonnant.

« Maman, tu les encourages vraiment ? » demanda Charlie, incrédule.

« Oh Charlie… Quand quelque chose comme ça arrive, c'est que ça devait arriver… » répondit Mme Weasley.

Rogue, à présent confronté à l'évidence, avait tourné rouge et son œil droit était agité d'un tic. Lupin, de son côté, semblait s'être plongé dans une transe. Le reste des enfants s'étaient assis autour, impuissants, se sentant soudain épuisés.

« Professeur Rogue ? » demanda timidement Hermione au Maître des Potions. « C'est pour ça que vous ne vouliez pas être pris en photo ? »

Elle se blottit contre Ron lorsque Rogue la fusilla du regard. Dumbledore entra mais éclata de rire lorsque le Maître des Potions regarda dans sa direction. Le parrain d'Harry finit par se cacher le visage dans les mains et acquiesça. Hermione le regarda avec sympathie. La voix de Lupin la sortit de sa contemplation.

« Severus, » la voix de Lupin était tendue. « Sortons et allons faire un tour. Et peut-être, se soûler encore un peu. »

« Ne vous éloignez pas trop de la maison, surtout, » recommanda Mme Weasley.

Rogue se leva de son siège et s'approcha du professeur de Défense. Il observa pensivement le visage soucieux de Lupin. Il prit une profonde inspiration et tendit la main. Trop surpris pour le rejeter, Lupin accepta et entrelaça leurs doigts ensemble. Ils s'apprêtaient à sortir lorsque Rogue s'arrêta et tourna la tête vers le groupe de jeunes. Il souriait.

« Je n'aurais pas été juste envers mon filleul si j'avais fait de mon mieux pour ignorer votre mère, » fut tout ce qu'il dit avant de sortir.

« Qu'est-ce que Diable c'était censé signifier ? » demanda Ron.

« Ron, calme-toi, » voulut l'apaiser Hermione mais elle savait que c'était inutile. Ron avait un regard furieux quand il fixa la photo dans ses mains.

« Vous savez à quoi je pense ? » dit-il à ses frères et sœur.

Chacun d'entre eux inspira profondément et hocha la tête en signe d'acquiescement. Ils montèrent doucement les escaliers et se dirigèrent vers la chambre de Draco. Bill poussa avec précaution Ron sur le côté et lui jeta un regard sévère.

« Prêts ? » murmura Bill, regardant tour à tour ses frères et sœur et Hermione. « C'est parti… »

Il ouvrit rapidement la porte. Draco et Harry ne se rendirent pas compte de leur présence. Ils étaient tous les deux en train de regarder un album. Ginny sentit soudainement ses genoux la lâcher et elle s'assit calmement dans l'encadrement de la porte. Ron se sentait totalement vidé de toute émotion. Bien que Draco ne fût pas assis sur les genoux d'Harry, ils se tenaient la main et leurs têtes se touchaient. La posture était clairement amoureuse. Ron vit qu'ils en étaient à la dernière page de l'album et quand il fut fermé, l'évident couple s'aperçut qu'il était observé. Harry et Draco les fixèrent sans ciller.

« Alors, était-ce le présent d'anniversaire de Draco pour toi Harry ? » demanda Fred en premier.

Son visage était sérieux et son ton était sévère. Le couple découvert resta silencieux. Les jumeaux s'avancèrent et s'assirent sur le sol.

« Nous ne sortirons pas de cette chambre et nous ne vous laisserons pas de répit tant que tu ne nous aura pas dit si c'est une décision de vous deux, ou que Draco ne t'a pas forcé ou jeté un sort. » leur dit George.

Bill aida Ginny à se relever et conjura une chaise pour qu'elle puisse s'asseoir dessus.

« Hey… Je n'essayais pas de vous forcer à vous rapprocher quand on a pris la photo sur le lit, » dit-elle doucement, regardant Harry avec des yeux suppliants.

« Tout va bien, Ginny, » dit Harry et il soupira d'un air désabusé. Il regarda Draco avec nervosité. « Drake et moi…nous… Dieux… Nous voulons ça, tous les deux… » Ron s'assit sur le sol à côté de la chaise de Ginny.

« Pour l'amour de Merlin… Harry… Pourquoi tu ne nous l'as pas dit plus tôt ? » grogna Ron et il se passe la main dans les cheveux. Harry échangea un regard désemparé avec Draco.

« Nous sommes ensemble depuis seulement le début du mois pour ton information… » marmonna Draco.

« Ron… » commença Harry mais Ron lui fit signe de se taire.

« Je ne vais pas te dire avec qui tu dois ou ne dois pas sortir. C'est ton choix. Mais je vais te dire ça, Draco ; tu blesses Harry et je te le ferai payer. » Voilà ! Il l'avait dit et il ne pouvait pas le croire lui-même. Le fait que les préférences d'Harry se tournaient vers le même sexe ne le dérangeait pas. Même le fait que ce soit Draco n'altérait pas son avis. « Oh oui, au passage, juste parce que je suis ok avec l'arrangement ne veut pas dire que j'ai changé d'opinion à ton sujet, Draco. »

« Je comprends ça. » répondit sombrement le Serpentard.

Ron grogna silencieusement lorsqu'il se rendit compte que l'éclat qui brillait dans les yeux d'Harry et de Draco était de la gratitude. Il regarda Fred, puis George. Puis il regarda le reste de ses frères et sœur. Ils soupirèrent tous de la même manière.

« Luna va être vraiment déçue, » murmura Ginny pour elle-même.

« Je pensais que tu sortais avec Parkinson ? » demanda Ron avec curiosité.

« Je l'ai laissée tomber durant un voyage en train il y a deux ans. » Draco haussa les épaules, puis reprit la main d'Harry.

Hermione se remit sur ses pieds et s'approcha doucement d'eux. Elle regarda le couple.

« Cet été était décidément empli de surprises, » murmura t-elle. Elle se baissa pour embrasser chacun des deux garçons sur la joue. « Bienvenus… je pense. »

Elle leur fit un sourire heureux. Elle tendit les deux photos à Harry. Draco s'appuya un peu plus contre lui pour regarder.

« Putain ! » s'exclama Harry quand il vit la photo de Rogue et de Lupin puis il éclata de rire.

« Ouais… Ris autant que tu veux, mec. Vous pouvez regarder la deuxième. » leur dit Ron.

Le corps de Draco tremblait de joie contenue tandis qu'il passait la photo de lui et d'Harry. Le jeune homme brun la prit et en resta bouche bée. Harry réussit à reprendre contenance, puis eut un petit sourire satisfait.

« Au moins, tu es sur moi, » dit-il. « Je commençais à me fatiguer d'être tout le temps assis sur tes genoux. » Son sourire s'étendit d'une oreille à l'autre tandis que Draco devenait embarrassé.

« Tu quoi ? » s'exclamèrent plusieurs voix.

Le rire des deux jeunes hommes vibra dans les murs de bois du Terrier, atteignant même le couple ayant trouvé refuge dans le bosquet près de la maison des Weasley.

A suivre…