Titre Français : Transcendance
Titre Anglais : Transcendence
Auteur : Firesword
Ancienne traductrice : Melhuiven
Traductrices : Agathe Laplante, Camille, MaryEll, Kalhana et Sev Snape
Bêta traductrice : Essaidel
Bêta lectrice et correctrice : Eni
Rating : PG - 13
État de la fic en anglais : 20 chapitres (complète)
État de la fic en français : 15 chapitres.
En cours : 14, 15, 17, 19. (reste le chapitre 18 à donner en traduction)
Ce chapitre a été traduit par Melhuiven et corrigé par Eni
Disclaimer : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling comme vous le savez tous, n'est ce pas ?), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire. Nous remercions Firesword pour nous faire partager son œuvre, et surtout nous remercions Melhuiven qui nous a permis de reprendre sa traduction, ainsi que ces chapitres déjà traduits.
&
Paradise Of Readers vous souhaite de joyeuses fêtes
&
Bonne lecture
Eni et Onarluca
&
Chapitre 12 : Partager l'espace avec Draco.
Les jours passèrent paisiblement, Draco passant le plus clair de son temps à étudier tout ce qu'Harry et Rogue pensaient être utile. A la longue, Hermione avait trouvé le courage de le rejoindre. De son côté, il avait été extrêmement poli et serviable ; il avait fait une liste des choses qu'Harry voulait qu'ils (Hermione, Ginny et Ron) apprennent.
Harry et Draco partageaient leurs pensées deux fois par jour et comme d'habitude, ils passaient leur temps ensemble dans le monde qu'ils s'étaient créés durant leur sommeil. Leurs nuits étaient libres de cauchemars mais seulement s'ils étaient ensemble. Harry était toujours le premier à se réveiller depuis la nuit où Draco était arrivé chez les Weasley. Le quatrième matin après qu'Harry ait quitté le Terrier, Ron jeta un sceau d'eau glacée sur Draco pour le réveiller. Ça l'avait laissé tremblant et il avait développé une fièvre peu de temps après, mais il s'en était remis rapidement.
Le cinquième matin, Dumbledore passa pour remettre la chaîne noire à Draco. Il dit qu'elle n'avait pas de propriétés malveillantes et qu'Harry pouvait la récupérer. Ron était un peu aigri depuis qu'Harry était parti car la majorité des cadeaux d'anniversaire de celui-ci étaient dans la chambre du Serpentard. Ron ne se souciait toujours pas de faire confiance à Draco.
C'est ainsi que se déroulait la vie au Terrier… paisible, et parfois emplie de silences embarrassés. Draco ne pouvait pas s'empêcher d'attendre qu'Harry arrive et les autres ne pouvaient pas s'empêcher de faire de même.
~ Vendredi 15 août, fin d'après-midi. Cachette actuelle de Voldemort ~
La maison entière était humide et froide. Rodolphus Lestrange éternua et se frotta le nez avec précaution. Il éternua encore. Lucius apparut, portant une bouteille et une cuillère et les lui tendit.
« Merci, Lucius, » dit Rodolphus avant d'éternuer à nouveau.
« Je n'ai absolument aucune idée de si cette potion est effective, » dit le sorcier aux cheveux argentés en plissant les yeux. « Peter n'est pas Severus. »
« Huh, » ricana Rodolphus. Il grimaça alors qu'il avalait une pleine cuillère du remède. « Berk… Par l'enfer… Ça a un goût horrible… »
« Comme la plupart des médicaments, » dit Lucius avec un sourire mauvais. « Est-ce que les femmes ont fini ? » demanda t-il tandis qu'il regardait autour de lui pour trouver une chaise. Rodolphus se tourna pour regarder la porte.
« Je ne crois pas. »
« Maître ! »
Lucius se hâta de rejoindre Voldemort qui venait d'apparaître dans le hall. Soudainement, une lourde explosion retentit quelque part dans la maison. La porte que Rodolphus fixait s'ouvrit à la volée et Bellatrix et Narcissa en sortirent en courant. De la fumée les suivait.
« Courez ! » cria Narcissa, remontant sa longue chemise et courant à toute vitesse.
« Quoi ? » demanda stupidement Rodolphus puis s'étouffa lorsque la fumée se rassembla soudainement autour de lui. Des mains apparurent pour s'enrouler autour de sa gorge et se resserrer dessus.
« Salut, Rodolphus. Tu es toujours vivant. » lui dit une voix fantomatique. Il ne put pas répondre tandis qu'il hoquetait pour reprendre son souffle, puis il commença à se débattre alors qu'il était soulevé dans les airs.
« Maître ? Qu'est-ce que c'est ? » Queudver, lorsqu'il avait entendu le bruit, avait couru voir d'où il provenait.
« Lucius ! Fais sortir tout le monde ! » siffla Voldemort.
« Maître… » réussit à murmurer Rodolphus.
« Ah… Il est là » murmura la sinistre voix.
« AAAAAAAH !!! » le Mangemort flottant cria alors qu'il était soudainement lâché dans le vide.
« NOOOON !! » cria Bellatrix, passant en courant devant Voldemort pour aller vérifier son mari sans une seule pensée pour sa propre sécurité. C'était trop tard ; son mari s'était brisé la nuque.
« Narcissa ! » aboya Lucius et sa femme s'approcha d'un pas mal assuré. Ses cheveux s'étaient décoiffés dans sa hâte et elle était recouverte de suie. « Qu'est-ce que tu as fait ? »
« J'ai fait comme tu me l'avais demandé, » répondit-elle. « Bella et moi avons utilisé des cheveux de Draco pour pouvoir le contrôler sans être détectées. Nous avons essayé avec le Ministre hier et n'avons rencontré aucun problème pendant qu'il entrait dans le village. Cependant, notre fils… Il semble être protégé par quelque chose de puissant. Aucune magie extérieure ne peut pénétrer dans la maison des Weasley. »
« Ils sont des gardiens, » dit Voldemort d'un ton glacial. « Fous… Votre fils… s'il sait comment faire… Il pourrait probablement entraîner ma perte… »
« Ces apparitions, Maître…ont-elles pu être créées pour faire des rapports à quelqu'un ? » demanda Lucius, regardant sa femme avec dédain.
« Le vieux fou est déjà au courant de nos activités, Lucius. » Voldemort se retourna et fixa son Mangemort avec dureté. « Nous partons. » Lucius suivit rapidement le Seigneur des Ténèbres tandis qu'il rassemblait le reste de ses sujets pour s'envoler vers un autre endroit, laissant Narcissa persuader sa sœur qu'il valait mieux laisser son mari mort derrière eux.
~ Au Terrier ~
Quand Draco se réveilla, ce fut pour se trouver entouré des visages inquiets de Mme Weasley, Charlie et Hermione. Il ouvrit grand les yeux pour clarifier sa vue, essayant de se souvenir de ce qui avait pu arriver pour les rendre si inquiets.
« Drake ! » la pensée d'Harry était pleine d'inquiétude et d'agitation.
« Je vais bien, Yeux-Verts. » répondit faiblement Draco.
« Heu, Draco, Harry n'est pas encore ici. » dit doucement Hermione et elle l'aide à se redresser en position assise. Il fut surpris de voir qu'il était allongé sur le sol de la cuisine.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Mme Weasley, mais avant que Draco puisse rassembler assez de force pour lui répondre, Dumbledore transplana. Pour un vieil homme, il était capable de s'agenouiller très rapidement.
« Regarde-moi dans les yeux, » ordonna-t-il. Ses yeux perçants remarquèrent que la chaîne noire était passée autour de son cou et il se demanda distraitement si le jeune homme avait demandé la permission à Harry avant de la porter. Draco obéit bien que le Serpentard fut un peu confus par la brusquerie. Cependant, les yeux du Directeur étaient étrangement hypnotiques et Draco se perdit immédiatement dedans. « Bien. Ils n'ont pas pu t'influencer. J'étais légèrement inquiet à propos de ça, » dit Dumbledore alors qu'il se remettait sur ses pieds.
Charlie aida le jeune Serpentard à se lever. Dumbledore sourit devant l'air anxieux de Mme Weasley.
« Il semblerait que sa mère ait essayé de lui jeter un sort, pour en faire une marionnette. Jusque là, ça a été sans succès, merci aux protections entourant le Terrier. » Le vieux sorcier regarda une fois de plus dans les yeux de Draco. Dumbledore se questionna encore à propos de l'origine et du but du collier.
« Bien, je dois y aller. J'ai une réunion avec des membres dans quelques minutes. » Le sorcier partit sans un mot de plus.
Mme Weasley se sentait toujours incertaine à propos de l'état de Draco mais le fait qu'Harry allait arriver plus tard dans la soirée la fit décider qu'elle ferait mieux de terminer sa cuisine. Charlie informa sa mère qu'il allait passer au magasin des jumeaux et qu'ils iraient acheter de quoi grignoter ensemble. Ron et Ginny l'avaient précédé. Hermione ne les suivit pas vu qu'elle ne se sentait pas très bien, mais elle avait demandé à Ginny de lui ramener des trucs dont les filles avaient besoin lorsqu'elles en étaient à leur stade vulnérable. Elle se sentait encore un peu timide avec son petit ami à propos des problèmes féminins.
« Quand est-ce qu'Harry vient ? » demanda-t-elle puis elle claqua des doigts pour attirer l'attention de Draco.
« Attends, » dit-il d'un air absent. « Donc, quand est-ce que tu arrives ? »
« Dans environ une heure je pense. Sev va prendre Black et Hawkes avec lui et il est en train de faire un truc bizarre dans la maison. Je dois aller l'aider ; il m'appelle. Je te vois plus tard, amour… »
« D'accord… » Draco défroissa sa chemise tandis qu'il répondait à la question d'Hermione. « Bientôt. Il doit attendre que son parrain ferme la maison. »
« Ho ? » la voix d'Hermione était emplie de curiosité. « Où est-ce qu'il va ? Il ne peut pas rester ici aussi ? »
« Je ne pense pas non plus, » dit Draco, secouant la tête. « Je pense qu'il s'est attaché à Lupin. »
Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent et Draco eut un léger sourire. Il sortit mais s'arrêta en plein milieu du salon. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ? Je n'ai aucune envie de me fatiguer les yeux à lire ou à étudier… Avant que le Serpentard ne puisse faire travailler son esprit pour trouver quelque chose à faire, Hermione décida pour lui. Elle apparut, portant un plateau avec deux verres et un grand pichet contenant du jus d'orange.
« Pourquoi ne t'assiérais-tu pas pour te relaxer tout simplement ? » suggéra la jeune fille alors qu'elle posait le plateau sur une table basse, regardant Draco avec espoir.
Draco observa son visage sérieux avant de regarder autour de lui pour la chaise la plus proche. Il vit un fauteuil vert clair et marcha jusqu'à lui. Il le souleva puis le porta jusqu'à l'endroit où les verres étaient posés. Hermione était déjà confortablement lovée dans le siège préféré de Ron, qui était un immense canapé rouge. Draco se servit du jus avant de s'asseoir, regardant Hermione d'un air direct.
Quoi que ça puisse être, j'espère juste qu'elle a oublié ce qu'elle a vu durant le voyage en train…Draco garda les yeux rivés sur elle et fut satisfait lorsqu'Hermione montra des signes d'embarras. Bordel… Si tu as quelque chose à dire, dis-le. Il attendit patiemment qu'elle prenne la parole.
« Bon… Draco… Je sais que tu dois te sentir mal à l'aise de me parler… » dit Hermione d'un air anxieux.
Draco cacha avec soin un sourire. Tout juste, je suis mal à l'aise de parler avec quelqu'un que j'ai appelé 'Sang de bourbe' pendant environ cinq ans.
« - Mais tu n'as pas réellement de pouvoirs comme Harry, n'est-ce pas ? » Elle se pencha en avant et le regarda avec des yeux ronds.
Je vois pourquoi Yeux-Verts disait qu'il y a toujours un moment où on ne peut plus lui cacher un secret. Elle sait exactement comment obtenir des réponses de quelqu'un qui ne s'y attend pas…songea-t-il. Je suis heureux que Yeux-Verts m'ait prévenu à propos d'elle.
« Tu es un peu vague, » répondit Draco évasivement.
« Et bien… Tu ne fais pas vraiment de la magie sans baguette comme Harry… »
Donc elle a remarqué ce qui est arrivé dans le train.
« Désolé de te décevoir mais si, j'en fais. » Elle le regarda bouche bée donc il ajouta rapidement, « Juste un peu. Je peux faire des sorts mineurs sans utiliser ma baguette. »
« Tu appelles construire un bouclier autour de Rogue mineur ? » demanda t-elle avec incrédulité.
Draco soupira. J'espérais que tout le monde aurait oublié ça.
« N'as-tu pas dit que le bracelet qu'Harry t'a donné t'empêchait de te brûler toi-même ? Qu'est-ce que ça signifie ? » Hermione continua son questionnaire.
« J'ai une relation étrange avec le feu, » répondit Draco.
Il but doucement son jus, ses yeux se posant partout à part sur Hermione. La jeune fille s'apprêtait à lui poser une autre question mais un air pensif s'empara soudain de son visage et elle resta silencieuse.
« Tu veux dire que ton bouclier était fait de feu ? » hasarda-t-elle.
« Quelque chose comme ça, » répondit-il. Il était mal à l'aise avec ses questions mais c'était surtout parce qu'il ne savait pas grand chose sur son étrange Pouvoir. Hermione décida qu'il était temps qu'elle demande quelque chose d'autre.
« As-tu vraiment fait apparaître un Patronus avec succès ? » demanda-t-elle d'une petite voix.
Il acquiesça. Ce sujet particulier était une chose à laquelle il avait déjà pensée mais il n'en avait pas parlé avec son aimé. Je ne pense pas que j'en aurais le courage. Il se remémora les mots exacts qu'il avait jetés au visage d'Harry. 'En tous cas, fais attention à toi, Potter, parce que je vais te suivre à la trace, comme un chien, et si jamais tu fais un pas de travers…' [ndt : pour ceux qui ne se souviennent pas, Draco dit ça à Harry dans le voyage en train au début de la cinquième année, quand Sirius accompagne Harry à la gare sous la forme de Patmol. ]. Hermione semblait attendre quelque chose et il réprima un soupir. Il sortit sa baguette sans dire un mot et après plusieurs minutes de profonde concentration, il murmura l'incantation. C'était beaucoup moins fatiguant pour lui d'en conjurer un maintenant, et pour une raison ou une autre, la vue de la fouine blanche fantomatique assise sur son derrière apaisa ses nerfs. Hermione gloussa et il la foudroya du regard.
Le plus léger signe de magie entraîna son Patronus à se mettre à courir soudainement et à sauter sur ses genoux. Draco était tellement occupé à regarder avec surprise la créature qu'il rata les regards joyeux de Rogue et d'Harry. Draco le laissa partir puis releva les yeux pour trouver le visage souriant d'Harry.
« Est-ce que je viens juste de te voir montrer des signes de modestie ? » demanda avec douceur son aimé aux yeux verts.
Draco renifla puis murmura :
« Tu aimerais. »
« Harry ! » s'exclama Mme Weasley alors qu'elle entrait dans le salon.
« Bonjour, Mme Weasley, » salua Harry. Il se retourna pour faire face à son parrain durant un moment. « Sev, reste un moment, ok ? »
Draco vit Rogue faire un léger signe de tête. La valise d'Harry se posa lentement sur le sol. La vue d'un bec familier poussa Draco à faire un bond et à se précipiter vers la cage où était Hedwige.
« Helios ! »
Le Serpentard ouvrit rapidement la cage. Hedwige hulula de contentement alors qu'elle en sortait lentement. Harry la prit avec précaution, faisant attention à ses serres et à ses ailes avant de la poser sur un perchoir. Pendant ce temps, Draco attendait patiemment que son hibou grimpe sur son poignet.
« Tu ne pense pas qu'il serait plus sage que tu mettes un gant d'abord, Draco ? » demanda Hermione mais il l'ignora. Helios chantonnait doucement, frissonnant à son toucher.
« Est-ce qu'il va bien ? » demanda-t-il à Rogue.
« Oui. C'est une bonne chose qu'Hedwige et Hawke l'aient trouvé avant les hommes de ton père. » répondit Rogue.
Ses yeux noirs balayèrent la pièce avant qu'il ne décide de placer ses affaires dans un coin où elles ne bloqueraient pas le passage. Les portes des cages qui avaient protégé son hibou et son chat durant le voyage en Portoloin s'ouvrirent. Hawke s'élança dans les airs et vola à ras de terre. Quelques instants plus tard, il rejoignait Hedwige sur son perchoir. Pattenrond arriva comme une flèche et s'arrêta directement devant Black. Les deux chats se reniflèrent avec curiosité. Pattenrond poussa un léger grognement tandis que Black miaula doucement. Le Persan noir s'installa rapidement sur la chaise sur laquelle Draco avait été assis et entreprit de faire sa toilette.
« Il a l'air épuisé, » observa Draco, caressant tendrement la tête de son hibou.
« Il l'est mais ça va passer, » dit Rogue. Il s'était assis sur la chaise verte et Black s'était confortablement pelotonné sur ses genoux. Le chat se mariait bien avec les ordinaires robes de sorcier noires de Rogue et on ne l'aurait pas remarqué sans la paire d'yeux jaune brillant.
Draco serra avec précaution son hibou grand duc dans ses bras et le porta jusqu'à sa chambre. Il prit son temps, s'assurant qu'Helios était bien installé et lui donnant des friandises d'un paquet qu'il s'était souvenu garder dans sa malle. Sa peau picota avec l'impression que quelqu'un le regardait. Il se retourna et vit Harry appuyé contre le chambranle de la porte. Dans la main de son aimé se tenait un bol dégageant une odeur que Draco reconnut comme celle du sang. Le Gryffondor aux yeux d'émeraudes entra dans la chambre et s'approcha de lui sans fermer la porte. Le bras d'Harry s'enroula autour de sa taille et le serra doucement.
« Merci, » dit Draco avec reconnaissance. Il prit le bol de la main de son aimé et commença à nourrir son hibou avec les morceaux de viande.
Les deux jeunes hommes restèrent là en silence. Harry avait enroulé ses deux bras autour de la taille mince du Serpentard et posé son menton sur son épaule, embrassant de temps en temps le cou pâle qui lui était exposé tandis qu'il regardait Draco nourrir Helios à la main.
« Maman ! On est rentrés ! » cria Ron aussitôt qu'il fut sorti de la cheminée. Il s'écarta rapidement du chemin alors que sa sœur apparaissait. Quelques secondes plus tard, le reste des enfants Weasley étaient dans la maison, ils avaient transplané. Ron aperçut Rogue qui buvait calmement, ses yeux noirs observant les autres avec intérêt. « Harry est là ? » demanda t-il à Hermione.
« Oui. Il est à l'étage dans la chambre de Draco. Ils ont trouvé le hibou grand duc de Draco et je pense qu'Harry a monté quelque chose pour lui, » dit-elle avant de commencer à conjurer des verres supplémentaires. Elle se leva et en tendit un à son petit ami.
Ron le but entièrement.
« A qui appartient le chat ? » demanda t-il d'une voix perplexe.
« C'est Black, » répondit Hermione tandis qu'elle inspectait le contenu d'un sac de papier marron que lui tendait distraitement Ginny. La plus jeune Weasley était en train de vérifier les autres sacs avec l'aide de sa mère. « C'est son chat, » l'informa Hermione en hochant la tête vers le Maître des Potions. Ron fixa Rogue avec spéculation tandis que Rogue le regardait, un sourcil levé.
Deux bruits de pas descendirent les escaliers et Harry et Draco arrivèrent en vue en même temps. Il y avait un sourire sur le visage d'Harry et Ron se sentit bizarre. Merde… Qu'est-ce que je suis en train de penser ? se réprimanda-t-il lui-même. C'est bien qu'Harry se sente si joyeux. Il s'avança et donna une forte étreinte à son meilleur ami. Puis il fit un mouvement pour enlacer Draco, qui recula instinctivement de plusieurs pas. Ron ricana devant l'expression dégoûtée sur le visage du Serpentard. Oh ouais… Ce que ça fait du bien de le faire se sentir mal à l'aise. Il fit un grand sourire, ignorant le regard suspicieux de la part d'Harry.
Harry s'avança vers son parrain qui s'était levé quelques instants plus tôt.
« Tu ne restes pas pour dîner, Severus ? » demanda Mme Weasley d'un ton déçu, puis soupira lorsque Rogue secoua la tête.
« Je suis désolée, Molly, mais Remus m'attend pour dîner, » répondit-il sérieusement.
« Oh ! » Changeant d'humeur, Mme Weasley eut un petit rire. Même Hermione ne put pas s'empêcher de sourire même si elle n'était pas sûre que Rogue ait conscience de ce qu'il venait de dire. « J'espère que tu t'amuseras bien, et fais attention d'accord ? » Sans prévenir du tout, elle enlaça le grand homme puis repartit vers la cuisine avec un sourire. Rogue rougit alors qu'il la regardait quitter la pièce. Quelques minutes plus tard ils l'entendirent réprimander, « George ! C'est pour Harry ! Repose ça ! »
« Maman ! Je meurs de faim ! »
« Hey, ne sois pas égoïste, jumeau ! Maman, j'ai faim aussi ! » cria Fred.
« Les garçons ! Vous avez tous les deux du travail ! Pourquoi ne vous débrouillez-vous pas pour manger ? » demanda Mme Weasley d'une voix exaspérée.
« Parce qu'on aime ta cuisine, voilà pourquoi ! » répondirent les jumeaux à l'unisson.
Dans le salon, les filles rirent doucement face aux enfantillages des jumeaux. Ginny se tourna vers Harry et dit :
« Maman est en train de faire cuir une caille entière dans notre petit four. Tu vas adorer. »
« Les filles ! » appela Mme Weasley.
« Oui, Maman ? » cria Ginny en guise de réponse.
« J'ai besoin que vous épluchiez des pommes de terre pour moi ! »
« Pas de problème ! » cria encore Ginny puis elle emmena un immense sac d'épicerie en direction de la cuisine. Soudainement elle s'arrêta et regarda derrière elle par dessus son épaule. « Prenez soin de vous et l'on se revoit au premier septembre. » dit-elle à Rogue avec un sourire. Puis elle entra dans la cuisine.
Hermione se précipita à l'étage déposer son propre sac avant d'aller aider Ginny et sa mère.
« Bill ! » appela encore Mme Weasley.
L'aîné des frères Weasley secoua sa tête affectueusement. Sans parler, lui et Charlie s'emparèrent des sacs qui étaient restés dans la pièce.
Harry était indécis à propos de la séparation avec son parrain. Rogue le vit et sourit. Ron le dévisagea d'un air incrédule lorsque Rogue fit le premier mouvement pour enlacer Harry en guise d'au revoir. Harry ne voulait pas penser qu'il était dépendant de Rogue mais il se sentait protégé et en sécurité avec le Maître des Potions.
« Prends soin de toi, » marmonna doucement Harry dans les cheveux de Rogue. Il laissa son parrain l'embrasser sur le front. Harry prit une profonde inspiration puis le relâcha.
« Toi aussi, Harry. Fais en sorte de ne pas dégoûter tes amis durant ton séjour, » dit Rogue avec un clin d'œil.
Après que Rogue soit parti, Ron prit la parole,
« Est-ce qu'il était vraiment en train de plaisanter ? » Harry répondit avec un petit rire doux.
~ Après le dîner, dans le salon ~
Fred fit passer le sac de chips tandis que les plus jeunes s'installaient confortablement. Harry et Draco étaient tous les deux assis sur un gigantesque coussin, courtoisie des jumeaux. Ginny était en train de lire un magasine et elle papotait en discontinu avec Hermione.
« Hé Charlie, » appela Fred, « Harry est là maintenant donc laissons-le entendre ça de toi. »
« Entendre quoi de moi ? » demanda Charlie avec perplexité.
« Tu sais… Le jour où Fudge est venu… » lui rappela George.
« Oh… » Un air amusé passa sur le visage de Charlie. « A propos de quoi c'était déjà ? » demanda t-il comme s'il avait tout oublié.
« Charlie ! » s'exclamèrent plusieurs voix en chœur. Le gardien de Dragons gloussa sous sa barbe. Puis son visage redevint soudain sérieux.
« J'ai la sensation que Papa est au courant, mais que Maman ne devrait pas l'être. » dit Charlie.
« Qu'est-ce qu'a raconté Fudge cette fois ? » Ginny retroussa sa lèvre avec dégoût.
« Et bien, quelque chose dans le genre qu'Harry avait suffisamment de pouvoirs pour que le village n'ait pas besoin de la protection du Ministère… »
« Toujours les mêmes vieilles nouvelles… » dit Draco avec dédain. Tous les autres le regardèrent, le questionnant silencieusement sur le sens de ses mots. « Harry est un danger vivant. Oui, il est puissant, mais il y a beaucoup plus de monde avec le Seigneur des Ténèbres, et ils sont plus que prêts à se battre. Le fait que Voldemort le veuille lui… et bien… »
« Donc Fudge pense qu'il y a trop de protections dans le village ? » hasarda Ron. « Allons ! Le Ministère n'en a pas mis tellement… »
« Je suis d'accord avec ça, » dit Charlie en secouant la tête. « Ils n'ont pas grand chose à faire pour les protections en premier lieu, mais le Ministère doit s'assurer de la sécurité des citoyens. »
« C'est ça ? » demanda Ron, la bouche pleine de gâteau au chocolat.
« En quelques sortes… Il a dit quelque chose de grossier à Maman, à propos que la maison soit bancale et bien sûr, à propos de vous deux. »
« Nous ? » demandèrent Fred en George en même temps, regardant leur frère aîné avec de grands yeux innocents.
« Ouais ! Bien que j'aimerais bien l'oublier. Roux comme vous êtes tous, l'intensité de votre caractère correspond à la couleur de vos cheveux ; » dit simplement Charlie.
Ginny lui tira la langue et refusa de lui parler après ça. Des sept frères et sœur, Ginny était celle qui avait le tempérament le plus emporté lorsqu'elle était en colère, tandis que Charlie avait le plus doux.
« Avoir autant de frères et sœurs doit être un peu fatigant, » observa Draco tandis qu'il déballait une Chocogrenouille.
« Ça dépend si tu apprends à les aimer ou pas, » répondit Harry avec un sourire.
Hermione et Ginny commencèrent à rire soudainement, et Ron roula des yeux. D'une voix typiquement Hermionesque, il dit :
« Les filles… »
Curieux, George arracha le magazine des mains de Ginny. Il éclata lui aussi de rire.
« Qu'est-ce qui est si drôle ? » demanda Harry. George lui envoya le journal.
Regardant la couverture, Harry et Draco virent que c'était un magazine de mode. Les pages tournèrent elles-mêmes jusqu'à celle qui avait amusé les deux jeunes filles. Le Serpentard eut une expression méprisante et Harry laissa échapper un petit rire.
« A quoi Diable le photographe… Ou plutôt dans ce cas, le maquilleur, pensait-il ? » Draco roula des yeux, la voix pleine de sarcasmes.
« Et bien, l'eye-liner sur l'enfant est assez bien… » protesta Harry.
« Non, ça ne l'est pas. L'ère du maquillage égyptien est révolue depuis longtemps. » renifla Draco. « Et regarde leurs paupières ! Celle-là, » il pointa une fille sur le magazine, « elle porte du noir et elle a la peau noire. L'ombre à paupières noire est hideuse sur elle ! »
« Ok, ok… Tu as gagné ! Satisfait ? »
« Si je te compare à ton parrain, Yeux-Verts, tu es à peine un initié, » dit Draco, se référant à l'infime sens de la mode d'Harry.
« Si tu veux… » soupira Harry.
Il prit le magazine à son aimé et parcourut les pages avant de le rendre à Hermione. Il plongea distraitement sa main dans le paquet de chips et cria soudainement lorsqu'il sentit une vive douleur à son majeur.
Tout arriva très vite. Tout ce qu'Harry vit fut Draco qui se jetait sur Fred et les autres qui essayaient de séparer les deux garçons. Par chance, la bagarre fut brève et Mr et Mme Weasley restèrent ignorants de l'agitation dans le salon alors qu'ils étaient déjà en train de dormir.
« Toi… » Ron respirait difficilement, le visage violet de colère contenue. La chemise de Draco était toute froissée et ses longs cheveux argentés étaient en désordre.
« Ho non… » siffla Draco. « Tu ferais mieux de demander à ton frère ce que c'était que ce putain de truc dans le sac et regarder le doigt manquant d'Harry. »
« Fred… » dit Ginny d'une voix vraiment effrayante. Elle avait regardé Harry tout le temps. Comme l'avait dit Draco, le doigt d'Harry avait vraiment disparu.
« Putain ! » Ron fixa Harry.
Le jeune homme brun déglutit, les yeux fixés sur sa main. Qu'est-ce qui, au nom de Merlin, est en train de se passer ? Son doigt avait disparu mais il n'y avait pas de sang. Bizarre. S'il avait été mordu ou coupé, on aurait pu voir l'os. Il agita ses doigts pour voir. Okay… Il se concentra sur son majeur et le sentit bouger. Bon, on dirait que quelque chose s'est emparée de mon doigt…Ça veut dire que ma main est toujours intacte.
« Elle l'est ? » Draco arrêta de foudroyer Fred du regard et s'agenouilla près d'Harry.
« Je pense… J'ai l'impression que mon doigt est dans une bouche ou un truc comme ça… » expliqua Harry.
« Bonsoir Ginny, » la voix familière de Dumbledore retentit dans la pièce. Il avait sa baguette levée, et regardait la main d'Harry avec amusement. Le sorcier marmonna quelque chose en pointant sa baguette vers Harry. Le jeune homme tressaillit lorsqu'il sentit des dents effleurer son doigt alors qu'il était libéré.
« Bordel… Ça fait vraiment mal… » murmura t-il, secouant furieusement sa main. Il regarda le Directeur. Un immense crapaud flottait à mi-hauteur entre le sol et le plafond.
George regarda le crapaud les yeux plissés puis chercha le paquet de chips oublié. Distraitement, il demanda à Hermione de faire disparaître les bouts de pommes de terre qui s'étaient éparpillés sur le sol.
« Putain j'y crois pas, » jura George. Il était en train d'examiner l'emballage sur lequel il était certifié que son contenu était de trois cent grammes.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda Harry tandis que Draco examinait sa main d'un œil critique.
George jeta un regard meurtrier au crapaud.
« On nous a arnaqués. Monsieur, combien pensez-vous que cette chose pèse ? »
« Environ quatre vingt dix grammes ? »suggéra Dumbledore.
« Oh, Cereste va avoir des ennuis… » La sorcière avait récemment ouvert un magasin de produits alimentaires en face de celui des jumeaux sur le Chemin de Traverse. « Je savais qu'il y avait quelque chose de suspicieux pour qu'elle nous vendre cinq sacs pour douze Noises, » grogna Bill.
« Drake, tu ne penses pas que tu ferais mieux de t'excuser auprès de Fred ? » demanda doucement Harry mais il se tendit avant d'entendre la réponse de son aimé.
« Au jumeau, ça ne me dérange pas mais tu ne m'entendras pas m'excuser auprès de 'Ronniekins'… » son aimé fit une grimace et Harry soupira.
Il était sur le point de réprimander gentiment son camarade Serpentard quand Dumbledore lui tendit une lettre à l'air familier. Ginny avait déjà ouvert la sienne et étudiait la liste avec ce qui semblait être du soulagement sur le visage. Avec les jumeaux s'occupant de leurs propres dépenses, les Weasley ne souffraient plus des problèmes d'argents dont ils étaient victimes lorsque Ginny s'apprêtait à entrer en première année à Poudlard.
Ginny avait reçu ses résultats d'examens une semaine après l'anniversaire d'Harry. A la joie de sa mère, elle les avait bien réussis et prévoyait de se spécialiser dans le domaine de la Guérison. En récompense de ses efforts, elle avait reçu quinze Gallions à dépenser comme elle l'entendait. Elle s'assit et commença à compter à combien reviendraient les affaires scolaires, inconsciente des discussions autour d'elle.
Pendant que les amis d'Harry étaient occupés, Draco alla rapidement présenter des excuses à Fred. Ron ne le remarqua pas vu qu'au moment où ses yeux cherchèrent le Serpentard, ce dernier était déjà revenu aux côtés de son aimé, lisant sa propre lettre.
« Je ne savais pas que tu continuais la Divination, » commenta Harry alors qu'il jetait un regard à la liste de Draco. Son aimé haussa légèrement les épaules. « Pharmacologie… »
Draco sourit et le regarda avec un éclat malicieux dans le regard.
« On dirait qu'on va se retrouver en compétition plus tard… » Harry rit silencieusement.
« Et bien… Pour une raison ou une autre, la science est plus stimulante que de simplement prouver que mes réflexes sont meilleurs que les tiens, » répondit Harry avec un sourire coquin.
« C'est pour ça que tu as quitté l'équipe ? » demanda George avec curiosité.
« Non, les raisons sont plus complexes que ça. »
« Je vois… »
Dumbledore s'éclaircit la gorge pour obtenir leur attention. Ginny, Hermione, Draco, Ron et Harry le regardèrent avidement.
« Aller acheter vos affaires sur le Chemin de Traverse peut s'avérer légèrement dangereux, » dit le vieux sorcier d'une voix sérieuse, « donc je préfère vous rappeler de rester tout le temps en groupe. Et de toujours, toujours avoir vos baguettes… »
« Bien sûr, Professeur Dumbledore, » répondit Hermione.
Dumbledore se tourna vers Draco.
« Et toi, jeune Draco. Tu vas devoir être encore plus prudent. Être un Serpentard et être en compagnie d'Harry ne va certainement pas t'attirer des faveurs. D'aucun des deux côtés. »
« Je m'en souviendrai, Monsieur. Et il est peu probable que j'aille me promener dans l'Allée des Embrumes, » dit Draco.
Bien qu'il ait réussi à cacher son inquiétude à propos de ce qui arriverait si le reste des amis d'Harry tombait sur eux et qu'ils voyaient Draco avec lui, Harry réussissait encore à sentir sa gène à travers le lien.
« Essaie ça et notre mère va oublier que tu n'es pas vraiment à elle et elle essaiera probablement de te donner une fessée, » blagua Fred.
« Ce sera tout. Prenez soin de vous. » Dumbledore se retourna pour partir mais s'arrêta. Il marmonnait sous sa barbe quelque chose à propos d'un Rapeltout. « Au passage, Harry, ton parrain m'a demandé de te rappeler d'accrocher le portrait de Phineas. »
« Oh merde… J'avais oublié. Donc Remus en a un aussi ? » demanda Harry, se dirigeant vers sa valise qu'il avait placée dans un coin. Il en retira le portrait et parcourut le salon des yeux, se demandant où il devrait l'accrocher.
« Mets-le là, Harry, » suggéra Bill. Harry fit comme on lui recommandait et ignora Phineas qui marmonnait quelque chose à propos d'être déplacé avec rudesse. Je pense qu'il est temps que quelqu'un fasse le portrait de Sev. Harry rangea soigneusement cette pensée dans son esprit.
« Phineas, » dit Harry d'un ton froid.
Le portrait marmonna encore un peu avant de répondre :
« Votre message ? »
« Dites à Sev que je vais bien. Je vais acheter mes affaires scolaires demain, et je lui donne des nouvelles quand je rentre. » Harry regarda la silhouette disparaître du cadre.
« Tu n'as pas été un peu brusque Harry ? » demanda Hermione d'un ton réprobateur.
« Je le taquinais ! Il le sait ! » protesta Harry.
Dumbledore dit finalement au revoir à tout le monde et Bill déclara qu'il était temps d'aller au lit. Les cinq étudiants se levèrent et entreprirent de monter les escaliers. Hedwige suivit automatiquement son propriétaire, battit paresseusement des ailes et se posa avec précaution sur la malle flottante d'Harry. Les humains montèrent lentement les escaliers en zigzag, essayant de faire un minimum de bruit.
« Bonne nuit Ron. Bonne nuit vous deux. » dit Hermione alors qu'elle ouvrait la porte de la chambre qu'elle partageait avec Ginny.
« Bonne nuit. » répondirent les trois garçons en même temps.
Draco se dirigea vers sa propre chambre, ne regardant pas en arrière. Harry se sentit légèrement déçu que son aimé ne lui ai même pas proposé de le rejoindre dans sa chambre lorsque son ami serait endormi. Ron l'arrêta avant qu'il ne puisse entrer dans la pièce qu'il était censé partager avec son meilleur ami.
« Est-ce que tu veux vraiment dormir dans la chambre avec moi ? » demanda brusquement Ron. Avant qu'Harry puisse répondre, Ron le prit par les épaules et le poussa doucement vers la chambre de Draco. « Il a plus besoin de toi que moi, » fut tout ce qu'il dit. Harry le regarda sans rien dire.
« Je ne te jette pas dehors ou quoi que ce soit, » continua Ron, et ses yeux se troublèrent, « Bien qu'honnêtement, c'est vraiment bizarre que tu sois avec le petit con, je pense qu'il n'est pas si mauvais si c'est ton petit ami. »
« Ron… Je ne sais pas quoi dire, » dit Harry d'une voix étouffée mais Ron agita négligemment sa main.
« J'essaie juste d'être compréhensif, gars. Vas-y et dors là-bas. Vous avez sûrement besoin de discuter de certaines choses avant qu'on ne se rende au Chemin de Traverse demain. »
« Ok… »
« Harry, » appela Ron, « essaie de ne rien faire de fatigant. »
« Ron ! » Harry eut soudainement trop chaud.
Son ami frissonna soudainement.
« Il ne nous écoute pas si ? » Harry s'arrêta pour vérifier. Puis il secoua la tête. « Bien…J'avais peur qu'il puisse essayer de te séduire sans que tu sois consentant. Je te vois demain matin, Harry. »
Il laissa Harry, qui fixait à présent le couloir vide. Le son de la porte de Ron qui se fermait résonna étrangement. Hedwige hulula avec impatience et Harry déplaça sa valise et sa cavalière vers la porte de Draco. Il marcha jusqu'à l'atteindre et avant qu'il ne puisse y frapper, elle s'ouvrit.
Draco ne s'attendait pas à la valise ou à Harry, étant donné l'expression sur son visage.
« Harry, qu'est-ce que tu fais ? » demanda le jeune homme aux yeux argentés.
« Je vais dormir dans ce lit, » répondit Harry, pointant le lit du menton.
« Ton ami doit avoir perdu la raison, » murmura Draco mais il s'écarta pour laisser entrer Harry.
Harry eut un sourire malicieux, rendant Draco légèrement nerveux. Le Serpentard se tenait près de la porte, observant tous ses mouvements. Pendant que son aimé était dans la salle de bain, Harry se mit à l'aise et fit attention à ne pas réveiller le hibou endormi de Draco alors qu'il ouvrait sa malle pour sortir ses affaires de nuit et de voyage. Il était en train de poser les vêtements qu'il voulait porter le lendemain au dos d'une chaise quand le léger grincement de la porte attira son attention. D'un ton léger, Harry dit :
« Je reviens dans un moment. Pourquoi tu ne réchaufferais pas le lit ? »
Quinze minutes plus tard…
Quand Harry revint dans la chambre, il trouva Draco assis sur le lit, observant Hedwige alors qu'elle lissait les plumes du cou d'Helios. Les yeux de Draco s'illuminèrent à sa présence.
« Je pensais qu'elle ne l'aimait pas, » commenta Draco et Harry haussa légèrement les épaules.
Il plia ses vêtements avec précaution et les plaça nettement à l'intérieur d'un sac spécial où ils resteraient jusqu'à ce qu'il soit temps qu'il fasse sa lessive. Il sentit la présence de Draco derrière lui mais il frissonna quand même lorsqu'il sentit des mains sur son cou. Il baissa les yeux et vit la chaîne noire que Sirius lui avait donnée.
« Dumbledore a dit que tu pouvais la récupérer. » Draco embrassa doucement sa nuque.
« Est-ce qu'il a dit quelque chose à propos d'elle ? » demanda Harry.
« Rien d'important. » répondit son aimé.
Draco était en train de l'entraîner vers le lit. Alors qu'ils s'en approchaient, les bougies qui éclairaient la pièce vacillèrent puis disparurent. Enlacés l'un avec l'autre, ils s'allongèrent en silence. Aussi jeunes qu'ils étaient, les choses devinrent vite intéressantes au fur et à mesure que le temps passait.
A un moment, Harry se redressa, cherchant le regard de Draco, ses mains continuant à caresser la douce peau du Serpentard. Son aimé haletait et ses pupilles étaient dilatées lorsqu'il releva les yeux.
« Tu es sûr ? » demanda Harry, laissant ses mains sillonner la poitrine de Draco, puis remonter vers les pâles épaules, avant de descendre à nouveau pour taquiner les tétons qui se durcirent aussitôt sous la caresse.
« Tu veux t'arrêter à mi-chemin ? » Draco essaya de se redresser mais Harry le plaqua sur le dos.
« Mon dieu non… » répondit Harry d'une voix étouffée. Mais allons doucement…se répétait-il sans arrêt. Cependant, c'était plus facile à dire qu'à faire. Plus particulièrement quand Draco, son Draco, était allongé nu sur le lit, ne désirant rien à part lui.
« Harry… » murmura Draco avec urgence, puis il bougea soudainement contre Harry.
Harry laissa échapper un petit cri lorsqu'il se sentit pénétrer dans une délicieuse chaleur. Le Serpentard se laissa retomber sur le lit, soudain submergé par d'exquises sensations. Harry prit la direction des opérations. Trente minutes plus tard, Harry était allongé sur le lit avec Draco au-dessus de lui, leurs cris de plaisir résonnant à travers la pièce. Heureusement, ils ne portaient pas à l'extérieur de la chambre grâce au charme de Silence –hautement recommandé – que Draco avait jeté. Ils attendirent tous deux patiemment de reprendre leur souffle, tous les deux tellement rassasiés qu'il leur semblait impossible de rester éveillé plus longtemps.
« Yeux-Verts… qu'est-ce qu'on fait ? » demanda Draco d'un air inquiet, étendu à côté d'Harry.
« Je ne sais pas… Je ne peux pas bouger… » grogna Harry.
« On est obligés… Ginny vient toujours tôt pour me réveiller… On l'a choquée quand on lui a dit qu'on était ensemble… Je n'ai pas vraiment envie de la voir frappée d'horreur devant notre actuel état de nudité ; ça montre qu'on a été ensemble. » se tracassa le Serpentard.
« Dans ce cas, je pense qu'on devrait se laver… s'habiller… et faire les innocents… » soupira Harry alors qu'il s'asseyait. « Mais Merlin sait que je préférerais rester comme ça avec toi, nus dans le lit… »
« Oh ? Es-tu à ce point exhibitionniste ? » le taquina Draco et Harry donna une légère tape sur le bras du blond.
« Aussi exhibitionniste que Sev est photogénique, » grommela t-il.
A son grand mécontentement, Draco ne cessa de rire doucement tandis qu'il aidait Harry à laver le lit. Il s'arrêta quand le Gryffondor l'embrassa. Avec un regard assassin, Harry lui envoya une pensée :
« Allons dormir, Drake… »
« Seulement si tu me serres dans tes bras… »
« Merlin… Tu es vraiment impossible… »
A suivre…
