Titre Français : Transcendance
Titre Anglais : Transcendence
Auteur : Firesword
Ancienne traductrice : Melhuiven
Traductrices : Agathe Laplante, Camille, MaryEll, Kalhana et Sev Snape
Bêta traductrice :
Bêta lectrice et correctrice :
Rating : PG - 13
État de la fic en anglais : 20 chapitres (complète)
État de la fic en français : 19 chapitres.
En cours : 18.
Ce chapitre a été traduit par MaryEll (que je remercie très chaleureusement) et corrigé par Remus Lupin et Eni.
Merci pour toutes vos reviews, elles nous ont fait extrêmement plaisir !
Disclaimer : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling comme vous le savez tous, n'est ce pas ?), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire. Nous remercions Firesword pour nous faire partager son œuvre, et surtout nous remercions Melhuiven qui nous a permis de reprendre sa traduction, ainsi que ces chapitres déjà traduits.
Tout les membres de Paradise Of Readers vous souhaitent de joyeux Noël
Bonne lecture
Onarluca et Eni
Chapitre 14 : Sous Tension
Les détails de ce qui était arrivé au ministre de la magie, Cornélius Fudge, et à Dedalus Diggle avaient été consciencieusement cachés, mais cela n'empêchait pas pour autant la communauté magique de craindre le pire. Quelques inquiétants jours plus tard, les choses commencèrent à changer et ce ne fut hélas, pas dans le bon sens. Plusieurs ministres officiels considérèrent en effet que la protection du Garçon-qui-a-survécu par les Aurors était une perte de bras combattants. Lupin, soigné à Sainte Mangouste à la suite du combat qui l'avait opposé aux Mangemorts fut outragé lorsque Kingsley et Tonks lui rapportèrent la décision des ministres. Le professeur de défense avait été retenu à l'hôpital pour ses brûlures, ainsi que pour s'assurer qu'il ne souffrait pas d'éventuelles blessures internes. Lorsqu'il se réveilla le troisième jour, son amant aux yeux noirs lui manquait terriblement.
Le professeur de potion serait cependant bien venu voir son amant si Dumbledore ne lui avait pas donné pour strictes instructions de rester hors de vue et de laisser Lupin en sécurité auprès de Tonks et Kingsley. Mais autant l'absence de l'homme fut dure pour Lupin autant elle fut une source de joie pour Harry. Severus vint au Terrier avec l'intention de rester quelques jours. Les autres habitants furent aussi enthousiastes à cette idée que le garçon aux yeux émeraude. Hermione était pratiquement extatique car le maître de potion leur en avait dit bien plus à propos du livre de défense magique de Salazar. Après quelques heures de recherche, les Weasley et le reste de leur famille de substitution s'étaient évertués à trouver de nouveaux moyens de protéger le village ; une décision préférable, plutôt que de dépendre exclusivement de la protection de Dumbledore ou encore de celle de spectres.
Mr. Lovegood, obligé de travailler de longues heures à son travail avait placé sa fille sous la protection des Weasley. A la fin de la journée, l'homme viendrait la ramener à la maison. Observatrice, Luna nota presque immédiatement que quelque chose d'étrange s'était produit entre les deux garçons qui depuis des années se haïssaient intensément. Elle remarqua également qu'à chaque fois que les yeux d'Harry se perdaient, Snape se raclait discrètement la gorge pour recouvrer son attention. Et il y eut également la fois où elle surprit Harry fixant rêveusement le Serpentard aux cheveux d'argent pendant un orage. Ce fut lors de l'une de ses soirées que la jeune fille décida de se renseigner auprès de Ginny à propos de l'étrange comportement d'Harry.
Dimanche 24 Août. Chez les Weasley ~
Les garçons jouaient aux échecs dans le salon tandis que Snape se trouvait dans la cuisine avec Madame Weasley. Cela laissait aux trois jeunes filles le temps de faire tout ce qu'elle voulait. Hermione avait invoqué un bureau pour elle dans la chambre de Ginny. Elle étudiait les potions avancées et prenaient activement des notes pendant que les deux plus jeunes occupaient le lit, concentrées sur leur devoir de botanique.
La Serdaigle étudia Hermione un moment avant de se décider à parler d'une voix basse, « Ginny, est-ce qu'Harry va bien ? » Le son de la plume râpant le parchemin cessa. Après quelques minutes, l'aînée des filles reprit son travail.
Ginny lança un regard méfiant à Luna. « Pourquoi est-ce que tu demandes ça ? »
La Serdaigle haussa les épaules sans cesser de fixer la rousse qui se tortilla d'inconfort. « Je trouve son attitude envers Snape un tantinet troublante. » répondit franchement Luna.
« Troublante ? Comment ça ? » L'interrogea Hermione doucement, toujours plongée dans son livre et gribouillant furieusement sur son parchemin jaune.
« C'est comme si il s'était entiché du bâtard graisseux. » Répondit la Serdaigle l'air impassible.
Hermione se retourna, laissant un bras autour du dossier de sa chaise. Elle haussa un sourcil en regardant Luna. « Ils agissent en effet comme si ils étaient proche… et c'est évident parce que Sev est son parrain… »
« Comment par Merlin, peut-il être simplement proche de lui ? Je croyais qu'il haïssait Snape… » Marmonna Luna avec colère.
« Loufoca, » soupira Ginny tandis que l'expression d'Hermione se durcissait. « Comme pratiquement chacun d'entre nous, Luna, Harry a choisi de grandir » répondit fermement la Gryffondor à l'épaisse chevelure.
« Mais… C'est dingue. D'abord Snape, et maintenant Malfoy. Et vous vous comportez comme si les Serpentards n'avaient jamais été horribles avec vous avant. Peut-être que vous êtes trop indulgents ! » Luna sauta hors du lit et fusilla Hermione du regard.
« Est-ce que tu t'écoutes, Luna ? » Hermione était également debout, ses yeux lançant des éclairs à la voisine des Weasley. « Je pense que tu devrais plutôt être reconnaissante que nous ayons des Serpentards de notre côté. »
« Deux Serpentards, en fait, » corrigea Ginny discrètement, espérant, tendue, que la tension cesserait d'augmenter.
« Sev est un professeur donc il ne compte pas vraiment, » lui répondit Hermione.
« Ce qui me rappelle, » Fit Ginny, saisissant là l'opportunité de changer de sujet et de faire diminuer la tension, « vous vous souvenez du jour ou vous avez rencontré les Zabini à la librairie ? » Quand Hermione acquiesça, elle continua, « Qu'est-ce que pensait exactement Draco en demandant à Zabini si il était neutre ? »
« Il voulait savoir si son ami était du côté de Dumbledore ou non ? » Hermione se mordilla pensivement les lèvres avant d'hausser les épaules. « Les Parkinson semblent battre froid les Zabini. » commenta-t-elle.
« Aha ! Ca veut dire que nous avons un autre allié au milieu des verts de…ah, je veux dire les Serpentards ! » Ginny tapa dans ses mains joyeusement.
« Ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, » répliqua Luna en se rasseyant sur le lit. « Tu es en train d'essayer de changer de sujet, » accusa-t-elle Ginny.
« Hey ! Je n'avais pas d'autre choix ! »Protesta la jeune fille rousse.
« Harry agit comme si il s'était pris d'affection pour quelqu'un de l'autre camp. » Notant l'échange de regard entre Hermione et Ginny, la Serdaigle pâlit.
« Non… » Souffla-t-elle. « Ca ne peut pas être… »Calme, les deux autres filles gardèrent le silence. « Draco ? » Couina-t-elle. Son visage se tordit en une expression de dégoût.
« Fais-moi juste une faveur, Luna, » commença Hermione vivement. « Si tu as la moindre aversion pour les couple de même sexe, garde tes pensées pour toi. Et juste pour toi, je te conseille de ne même pas penser à quel point la pensée te dégoûte. Ceci bien sûr si tu… respectes les sentiments d'Harry. »
« Je ne pense pas que ça l'affecterait particulièrement, » ajouta Ginny alors que Luna restait sans voix. « Charlie n'aime pas particulièrement le fait que Harry et Draco soient ensemble, bien moins que Rémus et prof – Sev. C'est vraiment bizarre de l'appeler ainsi. » Charlie, le deuxième fils de la fratrie était reparti en Roumanie deux jours plus tôt pour reprendre ses fonctions.
Hermione gloussa. Alors qu'eux tentaient de s'habituer à appeler leur professeur de potion par son prénom, Snape devait quant à lui apprendre à ne pas leur envoyer un de ses regards noirs légendaire quand ils le faisaient. L'étrange posture de Luna captura son attention. « Merlin… elle est tellement choquée… »
Ginny cligna des yeux et fixa la jeune fille sur le lit. « Vraiment choquée. Bon sang… elle a l'air d'avoir croisé le regard de la Gorgone ou quelque chose dans le genre… » La rouquine s'agenouilla devant Luna et secoua gentiment ses épaules. « Hey Loufoca…Loufoca ! » Il n'y eut aucune réponse.
Hermione et Ginny sursautèrent lorsqu'un coup de tonnerre plus fort que les autres fit trembler la maison.
Harry leva les yeux du livre de recette emprunté à Madame Weasley. Il fronça les sourcils alors qu'il pensait avoir entendu quelque chose.
« Maudis sois-tu… »Jura Draco en observant la reine de Ron pourfendre son cavalier. « Bon sang… »
« Hey, estime-toi heureux qu'il n'y ait pas d'argent en jeu, » les lèvres de Ron s'étirèrent en un sourire satisfait.
« Ouais, et tu devrais t'estimer heureux que ta mère ne soit pas au courant de ta tendance au jeu d'argent. Cependant, le son de ton crâne frappé par une casserole pourrait être vraiment satisfaisant. » Répondit Draco avec mépris. Il souriait joyeusement au rouquin lorsque sa bouche fut soudainement pleine de plume de poulets.
« Yeux-verts ! »
Harry renvoya un regard innocent à son petit ami indigné. Ron s'esclaffa en observant le Serpentard recracher les plumes. Quelques unes volèrent sur le visage de Ron.
« Dégoûtant ! » S'exclama le roux avant de se lever et de tenter d'essuyer les traces de salives.
« Drake, tu me surprends, » dit Harry légèrement tout en continuant à lire. « Je pensais que toi, plus que tout autre, n'aurais jamais recraché quelque chose. Tu semble bien trop maniaque de l'hygiène pour faire ça. » Il entendit le garçon aux cheveux d'argent grogner avec quelque chose comme de la dérision. Le son spongieux de bottes mouillées détourna l'attention des garçons et ils tournèrent leurs regards vers la source du bruit. Les yeux de Ron se focalisèrent finalement sur une forme marron foncé à la porte. Peu de chose traversèrent son esprit alors qu'il observait la forme dégouliner et Black s'entortiller autour de ses chevilles, ronronnant bruyamment.
Le garçon fit deux pas en avant. La forme retira sa capuche. Les mèches en désordre de cheveux marrons grisonnants et les yeux noisettes révélèrent l'identité de l'intrus. C'était le professeur de défense.
« Professeur Lupin ! » S'exclama Ron avant de se précipiter pour aider le sorcier. Harry et Draco le suivirent quelques secondes plus tard afin de saluer le professeur.
« Rémus, est-ce que tu vas vraiment bien ? » Demanda Harry alors qu'il aidait Lupin à ôter sa cape imperméable.
« Oui Harry, tout va bien, ne t'inquiètes pas. Je ne me suis pas enfui illégalement de Sainte Mangouste, » répondit Lupin gaiement. « C'est un temps de chien pour Transplaner ici mais c'est tout ce que je pouvais faire pour échapper à d'étouffantes femmes attentionnées.
Le Gryffondor aux cheveux corbeau s'apprêtait à demander ce qu'il entendait par la quand il remarqua que l'attention de Lupin avait été détourné. Les yeux marron étaient ancrés dans ceux du Maître de Potion ; le silence se fit autour d'eux. Ron recula et haussa un sourcil en observant Lupin, de plus en plus inconfortable alors que les yeux du professeur s'assombrissaient de désir. Quand le plus vieux sorcier s'approcha de son amant, le benjamin des Weasley grogna.
Draco gloussa discrètement lorsque les deux adultes s'embrassèrent, inconscients du monde autour d'eux. Harry sourit d'une oreille à l'autre puis concentra son attention sur son meilleur ami rougissant.
« Si tu ne m'en veux pas de dire ça, ceci est la chose la plus bizarre dont j'ai jamais été témoin, » leur dit Weasley d'une voix tendue.
« Je ne sais pas… » Répondit Harry d'un ton rêveur. « D'une certaine façon, je crois que ça m'excite… » Le visage de son ami prit une teinte violette. Lupin et Snape quant à eux se séparèrent et leur lancèrent un regard coupable, particulièrement à Ron.
« Ne dites rien ! » S'exclama Weasley, « S'il vous plaît. »
« Rémus ! Vous allez attraper froid habillé comme ça, » Le réprimanda gentiment Madame Weasley, ignorant totalement Snape accroché à la taille du professeur de défense. « Venez dans la cuisine boire un thé. Severus, puis-je vous laisser vous occuper de sa malle ?
« Sev, tu n'as pas à… » La voix de Lupin s'éteignit tandis que la mère de Ron le tirait derrière lui.
~ A l'étage dans la chambre de Ginny… ~
Hermione s'étira sur sa chaise et décida qu'elle avait suffisamment étudié pour la soirée. Elle se retourna et observa les deux plus jeunes filles sur le lit, une expression amusée sur le visage. Luna s'était remise de son choc initial et Ginny tentait de lui faire comprendre que ce n'était pas la fin du monde et qu'il y aurait d'autres garçons dont elle pourrait tomber amoureuse.
« Comme les jumeaux ? » Demanda Luna et son amie haussa les épaules. « J'ai perdu Harry à cause d'un autre garçon, » gémit-elle. « Un Serpentard en plus, que je pensais qu'il haïssait. Je me demande ce à quoi va ressembler cette nouvelle année avec tous ces changements... Oh et par-dessus le marché, il y a aussi Snape et Lupin ? » Les yeux de la Serdaigle était une nouvelle fois écarquillés sous le choc.
« Je ne pense pas qu'ils feront quoique ce soit en public, » lui dit Hermione d'une voix rassurante.
« Ce n'est pas ce dont je m'inquiète, » répondit Luna, faisant une geste de la main dédaigneux. « J'ai entendu des rumeurs à leur sujet… Bien sûr, il y a aussi des rumeurs à propos de Harry et Malfoy mais je pensais sérieusement que Harry était… hum… célibataire… »
« Rumeurs ? » L'interrogea Ginny, perplexe. « Lancées par qui ? »
« Ces rumeurs circulent depuis des années ! » S'exclama Luna, avant de se reprendre en avisant le regard sceptique d'Hermione, « Okay, j'exagère peut être. Mais certaines rumeurs à propos d'Harry et de Malfoy existent depuis longtemps… peut-être trois ans. »
« Intéressant… » Ginny se gratta la joue. « Nous n'avons jamais entendu parler d'Harry et Draco mais j'ai en effet entendu certaines choses à propos de Rémus allongeant Sev sur son bureau. »
« Ginny, tu me mets des horribles images dans la tête, » grogna Hermione.
« Ce n'est pas ma faute si tu les imagines ! » Rétorqua la benjamine des Weasley chaleureusement.
« Pattenrond… Laisse cette malle… » Entendirent-elles Snape parler d'un ton las au chat d'Hermione.
« Il ne peut pas s'en aller déjà ! » Ginny se précipita vers la porte et l'ouvrit. Elle vit Snape tenter d'empêcher l'énorme chat de sauter sur le dessus de la malle. La jeune fille laissa échapper un soupir de soulagement lorsqu'elle constata que Snape se dirigeait vers la chambre de Draco et non pas vers les escaliers. Les inscriptions sur la malle indiquant 'Professeur R.' lui firent pousser des exclamations de contentement. « Rémus est rentré ! »S'exclama-t-elle de façon quelque peu exubérante, surprenant Snape. Elle courut à travers le couloir, faisant trembler l'étage et Hermione pâlit, s'accrochant avec horreur au dossier de sa chaise.
Une heure plus tard, le père de Luna arriva. Madame Weasley l'invita gentiment à rester pour dîner mais le sorcier déclina, arguant qu'il comptait emmener Luna au restaurant. Les jumeaux avaient informé leur mère qu'il rentrerait tard et dîneraient au Chaudron baveur.
Le dîner au Terrier fut joyeux, accompagnés de nombreuses questions, puis de réponses. A un moment, ils rirent tant qu'ils en pleurèrent. Seul Snape et Lupin ne partagèrent pas leur enthousiasme.
« Pardonne-moi Rémus… Je savais que Tonks avait un faible pour toi mais je ne pensais pas que ça irait aussi loin… » Lâcha madame Weasley chaleureusement.
Les plus jeunes étaient toujours en train d'essayer de reprendre leurs respirations. Ginny tenta de boire son jus de citrouille mais s'étrangla alors que son rire reprenait de plus belle.
« Je ne peux pas croire que… le professeur… McGonagall, » Rit la jeune fille, « vous ait nourri… de porridge… » Elle s'étouffa de rire et Lupin baissa son regard sur son assiette avec embarras.
« Ne sois pas autant sur la défensive, » Lança joyeusement Harry à son parrain, se recevant en réponse un regard noir.
Lorsque la plupart des Weasley furent au lit après le dîner, Harry et Draco se retrouvèrent dans le salon, prodiguant nombre d'attentions à l'encontre de leurs animaux. Il pleuvait de nouveau et le Serpentard métamorphosa son T-Shirt en un col-roulé noir, un 'truc' qu'il avait appris d'Hermione. Snape et Lupin s'étaient déjà retirés dans leur chambre et les deux plus jeunes se firent un point d'honneur à ne surtout pas interrompre ce qu'ils étaient en train de faire.
Les jumeaux rentrèrent finalement et se débarrassèrent rapidement de leurs vêtements mouillés, avant de les sécher grâce à un sort ; ils disparurent ensuite dans la cuisine à la recherche de quelques restes du dîner. Fred et George vinrent ensuite s'asseoir dans le salon auprès d'Harry et Draco, discutant pendant qu'ils mangeaient puis vingt minutes plus tard transplanèrent dans leur hangar.
Deux heures plus tard, pendant lesquels ils avaient joués avec leur chat et leur chouette, le Gryffondor aux cheveux corbeaux et le Serpentard aux cheveux de Lin décidèrent qu'il était temps pour eux de prendre une douche et de se coucher. Une immense explosion retentit cependant à l'extérieur, les faisant sursauter. Il semblait que le bruit venait du hangar.
« FRED ET GEORGE WEASLEY! »Hurla madame Weasley, en rage.
« PARDON MAMAN ! » Répondirent les jumeaux à l'unisson. Harry et Draco sortirent leurs baguettes et analysèrent les deux farceurs noircis de suie.
« Est-ce que ça va ? » Les interrogea le garçon aux cheveux corbeau, inquiet.
« QUOI ? »
« J'ai lu quelque chose à propos de ça. » Murmura Draco pour lui-même. Harry tourna son regard vers lui.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »demanda le Gryffondor à son amant.
« Aucune importance. Ils seront sourds pendant un moment… »
Harry fixa son petit-ami une nouvelle fois avant de revenir vers les jumeaux pour s'assurer qu'ils allaient bien. Les deux roux leur firent un signe de la main. Apparemment ils étaient au milieu d'une quelconque expérience et dés que la fumée se fut dispersée à l'extérieur du hangar, les deux garçons entrèrent à l'intérieur, parlant à voix basse en ignorant totalement les deux plus jeunes.
« Bon, je pense que c'est l'heure de dormir… » Dit doucement Draco dans son esprit.
« Il n'y a personne ici, tu sais…Je doute que quelqu'un ait lancé un sort ou n'importe quel autre… » Répondit Harry d'une voix pleine de sous-entendu.
« Yeux-Verts, je rentre. » rétorqua le garçon aux cheveux d'argent avant de se mettre en marche vers la maison.
« Tu n'as vraiment aucun sens de l'aventure, »Se plaignit Harry en le suivant, boudeur.
« Qui aurait pu croire qu'une fois que tu m'aurais vu nu, tu deviendrais un tel obsédé. »
Le Gryffondor choisit de ne pas répondre à son homologue mais le rattrapa et lia ses doigts à ceux pâles et fins de Draco. Ils s'arrêtèrent un instant et échangèrent un bref baisé, souriant lorsqu'ils se séparèrent.
Caché derrière une fenêtre…
Fred se redressa et gratta sa tête, avant de placer soigneusement une boite blanche à l'air particulier dans un coffre. Son jumeau avait la même expression perplexe sur son visage. George balaya les restes du pétard avant de conjurer deux mugs de chocolat chaud et d'en tendre un à son frère.
"Qui aurait pensé que le Serpentard serait aussi honorable?" demanda George avant de boire une gorgée.
"Je suis d'accord… Je pensais vraiment que Draco ou Harry trainerait l'autre dehors pour une baise rapide…" Fred acquiesça.
"Bien… Maman n'a rien à craindre… Il semble que ces deux-là soit capables de contrôler leurs désirs…"
"Et en ce qui concerne les profs?"
"Quoi à propos d'eux?" George posa sa tasse pleine sur la petite table avant de s'appuyer contre le mur, tout en regardant son jumeau.
"Je ne sais pas mais rappelles-toi ces rumeurs érotiques sur ces deux-là quand Rémus est venu enseigner la première fois? Est-ce que tu penses qu'il a réellement fait ces choses à Snape à Poudlard?"
"Je n'en ai aucune idée… mais je suis sûr qu'Harry nous dirait si quelque chose comme ça était arrivé…"
~ Au matin… ~
Snape poussa un soupir silencieux et se concentra sur le visage endormi de son amant. Regard vite déplacé vers le plancher quand il pensa voir un mouvement. Le soudain gémissement d'un Harry endormi fit se redresser immédiatement Lupin. Après quelques minutes à étudier le jeune couple, ils décidèrent que la cause du gémissement d'Harry n'était pas de nature sexuelle mais plutôt dû à la baisse de la température.
"Il ne devrait pas avoir assez chaud, enroulé comme ça autour de Draco?" chuchota Lupin et Snape s'autorisa un léger sourire. Les deux jetèrent un nouveau regard sur les membres emmêlés au dessous d'eux.
"Draco prend froid facilement… Je pense qu'Harry se plaignait de ça plutôt que de la température," répondit doucement le maître des Potions.
Son filleul bougea de nouveau dans son sommeil. "Vous n'êtes pas fatigués tous les deux?" demanda le garçon ensommeillé. Les yeux verts papillonnèrent doucement dans la faible lueur des bougies.
"Nous t'avons réveillé?" demanda Lupin, se sentant coupable.
"Non, il m'a réveillé," Harry balaya une mèche de cheveux blonds du front du Serpentard. "Je ne sais pas si c'est fait exprès mais ses lèvres sont complètement gelées." Le garçon rajusta sa position. Il tenait maintenant Draco dans ses bras et s'appuyait contre son amant dans une tentative pour réchauffer le corps souple dans ses bras.
Lupin se relaxa et reprit sa position précédente. Il soupira de contentement quand Snape commença à lui caresser les cheveux. "Tu devrais faire attention à ce que tu fais, Harry. Tu ne voudrais pas que ton petit-ami soit trop chaud... pas avec nous-deux ici..."
"Remus…" commença Harry d'un ton lugubre.
Le professeur de Défense rit sourdement. Snape regarda affectueusement le sorcier allongé. Soudainement, son expression devint sinistre. Depuis que les yeux de Lupin étaient fermés, il était inconscient de cela. Cependant Harry le sentit.
"Sev?" appela-t-il doucement son parrain.
Snape regarda le garçon pensivement avant de soupirer. "Rien Harry…"
"Tu es pensif à propos de quelque chose..." insista son filleul. Lupin leva les yeux sur lui, soudainement intéressé par l'expression de son visage.
"Gryffondor curieux..." Les lèvres de Snape s'incurvèrent légèrement d'amusement. "Si tu veux absolument savoir, je m'inquiète de savoir comment ira Draco après la rentrée…"
"Oh…" fut la réponse d'Harry. Ses yeux s'assombrirent quand il commença à broyer du noir.
"N'est-ce pas mieux si vous essayez d'agir comme avant que tout cela n'arrive?" suggéra Lupin.
"J'ai peur que ça ne fasse aucune différence Rémus… Si vous n'avez pas remarqué, nous ne nous battons plus simplement désormais… Pas de la manière dont nous avons l'habitude…" répliqua doucement le Gryffondor
"Ce ne sera pas facile pour toi, mais le voyage sera beaucoup plus dur pour lui. C'est juste une suggestion, et tu peux l'ignorer si tu veux," Dit doucement le professeur de Défense, "mais je pense qu'il serait bon pour Draco de ne pas trop dépendre de l'un de vous," il regarda Harry puis Snape, "pour les gens. Autrement, ils pourraient penser qu'il n'est qu'un lèche-botte. Je ne pense pas que ce soit ce que nous voulions, pas s'il essaye de gagner le respect de ses juniors."
"Je garde ça à l'esprit…" dit Harry distraitement.
"Ça fait beaucoup à penser," marmonna Snape pour lui-même. Son amant le regarda perplexe. "Je me demande si ma propre maison me regardera de la même manière qu'avant. Si certains de mes étudiants ne se mettent en tête de se mêler de la vie privée de mon filleul."
"Dans ce cas, Amour," les yeux marrons se tournèrent vers lui étincelants, "Je pense que tu devrais leur lancer ton regard le plus noir que tu puisses faire. Tous les étudiants fuiront ou alors ils tomberont raides-morts avant..." Tandis qu'Harry riait sous cape aux mots de Lupin, Snape sourit faiblement et planta un baiser sur le front du sorcier allongé à ses cotés.
"Donc… quand retournez-vous à Poudlard?" s'enquit Harry, endormi, forçant ses yeux à rester ouverts.
"Sûrement mardi ou le jour suivant," répondit vivement Snape. "J'aimerais essayer d'avoir une nuit complète de sommeil avant de me soumettre aux intolérables nuits blanches suivantes."
Il souffla une incantation et la chambre devint sombre. Le lit craqua comme Lupin se déplaçait pour laisser Snape s'allonger avant de se pelotonner contre lui. Après quinze minutes, seul le son de lentes respirations pouvait être entendu dans la chambre.
~ Lundi 1er septembre ~
Draco vérifia la chambre une nouvelle fois. Il était sûr d'avoir oublié de faire quelque chose mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Zut… qu'est-ce que c'était?
"Draco! Tu es prêt?" cria Ginny, en passant dans le couloir en courant. Un moment plus tard, sa tête passa à la porte. "Viens, les taxis sont arrivés."
Helios vola dans la chambre, sa queue frottant doucement contre les cheveux de la jeune fille. Quand son hibou le salua d'un hululement grave, il réalisa soudainement qu'il n'avait pas acheté de cage pour son animal. Avant qu'il ne panique, Let apparut sur le lit, portant avec difficulté une grande cage.
"Merci!" dit le Serpentard d'un ton reconnaissant et son elfe de maison disparut. Une fois qu'il se fut arrangé pour mettre son hibou confortablement dans sa cage, il regarda autour de la pièce et se demanda si ce serait la dernière fois qu'il serait au Terrier. Il bailla soudainement et papillonna des yeux.
La nuit dernière, une décision de dernière minute d'Harry avait gardé la plupart d'entre eux éveillés jusqu'aux premières heures du matin. Le Gryffondor avait décidé d'emporter toutes ses affaires à Poudlard même si Draco l'avait averti que beaucoup pourraient être volées par un certain esprit frappeur s'il n'était pas prudent. Harry avait insisté, disant qu'il pourrait vouloir regarder certains des cadeaux qu'il avait reçu et qu'il n'avait pas encore ouvert.
Il descendit l'escalier avec Ginny, celle-ci portant la cage d'Helios. Au moment où il posait le pied en bas, Bill mit son bras autour de ses épaules et l'emmena dehors où trois voitures les attendaient. Les Weasley l'aidèrent à placer sa malle dans le coffre d'une des voitures avant de lui indiquer le siège arrière du véhicule le plus proche. Il se retrouva alors coincé entre Bill, Ginny et la cage de son hibou et vit que Tonks était assise à côté du conducteur.
"Qui est avec Harry?" chuchota-t-il à l'oreille de Ginny et en devant répéter sa question deux fois car le son de l'engin couvrait sa voix.
"Il est avec papa et Aberforth…"
"Qui est-ce?"
"Aberforth?" demanda Ginny et elle sourit brièvement. "C'est le frère de Dumbledore."
"Dumbledore a un frère?" Le serpentardse servit de son lien avec le Gryffondor.
"Oui, en fait… Tout va bien là?" demanda son amant.
"Oui…"
"C'est bon… tout ce que nous pouvons espérer maintenant est de ne pas être séparés sur la route…" Les pensées d'Harry se répercutaient dans son esprit.
Draco se renversa en arrière et ignora le fait qu'il était plutôt gêné. Quelques temps plus tard, ses yeux se fermèrent d'eux mêmes. Il n'était même pas conscient qu'ils avaient atteint la gare avant que Tonks ne hurle gaiement sur lui pour le réveiller. Il maudit sa cousine de l'avoir fait sursauter; ses battements de coeur n'étaient pas encore revenus à la normale quand ils atteignirent la barrière magique. Il était 10H45 et le groupe était sur le point de manquer le train après avoir attendu que le quai soit désert pour traverser. Quand ils furent finalement voie 9 3/4, ils avaient juste une minute pour se dire au revoir.
Mrs. Weasley était plutôt insistante pour étreindre les garçons et Draco fut totalement surpris quand elle le fit avec lui et l'embrassa également sur la joue. Finalement le groupe d'étudiants monta en hâte à bord du train et se mirent à la recherche d'un compartiment libre. Harry prit la tête et passa entre un groupe de serpentards pour rejoindre le dernier compartiment. Pendant que tous étaient dans divers états de confusion, Draco put passer inaperçu devant eux.
Harry aida les filles à mettre leurs valises dans les filets; heureusement, il y avait assez de place pour les cages. Pattenrond, comme d'habitude, fut autorisé à occuper son propre siège. Les jeunes s'arrangèrent pour faire signe aux Weasley, sur le quai avant que le train ne parte. Puis, il fut temps pour les préfets de rejoindre leur compartiment afin de recevoir leurs consignes. Harry aida ouvertement Draco avec sa robe et embrassa brièvement la main pâle avant qu'il ne parte.
"Si tu peux, reviens ici après…"dit simplement Harry et il sourit quand le serpentard hocha la tête en accord.
"Achète-moi quelque chose à manger…" Draco le regarda tendrement avant de suivre Ron et Hermione.
"Il ne reste plus que nous deux," dit simplement Harry à Ginny qui haussa les épaules. Craignant que le compartiment ne soit trop encombré plus tard, les deux amis enfilèrent leur robe avant de s'asseoir ensemble. Ginny ouvrit une de ses petites valises, lui passa la Gazette des sorciers et prit ensuite un roman qu'elle avait emprunté à Hermione. Quinze minutes passèrent sans incidents. Juste après, ils entendirent la forte voix de Dean donnant des ordres aux serpentards dans le compartiment juste à côté.
"Laissez-moi passer, bande d'abrutis!" C'était Seamus: il semblait irrité.
"Hmmmm… Je me souviens d'un Patronus, lancé sur trois Serpentards il y a quatre ans pendant un match de Quidditch... Peut-être que nous devrions essayer sur eux?"
Harry et Ginny se regardèrent surpris. "C'était Luna?" demanda doucement le brun. Ginny opina en réponse. Les sorts fusèrent et finalement leurs amis entrèrent dans le compartiment, paraissant légèrement énervés.
"Maudits copieurs… Au moins, Malefoy fait ses tours discrètement…" marmonna Dean en fermant la porte. Il vit sa petite-amie assise à coté d'un Harry très charmant. "J'espère que tu n'essaye pas de me la piquer juste sous mon nez," dit-il d'un ton léger. Harry protesta tout ce qu'il put, faisant éclater les autres de rire. Luna rit le plus fort. "Malfoy-Crabbe-Goyle le prétendent…" Dean montra brusquement la porte du pouce et Harry sourit en réponse. L'autre garçon ne savait pas qu'une lourde protestation s'était formée dans la tête d'Harry.
Cela prit un moment à la serdaigle, Dean, Seamus et Neville pour s'installer. Près d'une heure était passée quand la sorcière passa avec son chariot rempli de friandise. Harry passa dix minutes à décider ce qu'il allait prendre pour son amant avant de choisir plusieurs paquets de Chocogrenouilles, patacitrouilles, fondants du chaudron et ce que le serpentard préférait: des baguettes à la réglisse et plusieurs paquets de Dragées surprises de Bertie Crochue. Il avait presque décidé d'attendre avant d'acheter le jus de citrouille glacé jusqu'à ce que Ginny lui rappelle qu'il était charmé pour rester froid indéfiniment. Harry lui sourit timidement et elle roula des yeux avant de lui sourire également.
Une brise fraiche entra dans le compartiment et ils réalisèrent tardivement qu'il avait commencé à pleuvoir. Personne n'avait passé plus de temps que nécessaire à regarder par la fenêtre. Luna utilisa distraitement sa robe comme couverture tandis qu'elle lisait un magazine qu'elle avait acheté avant de venir à King's Cross. Neville remarqua que la pile de nourriture à côté du chat d'Hermione était intacte mais décida de ne pas faire de commentaires. Au lieu de cela, il joua avec le Rapeltout qu'il gardait dans son énorme poche. Il le fixa comme il devenait cramoisi et fronça les sourcils.
Dean était en train d'examiner le compartiment à bagages au dessus de sa tête. "Hey, ce hibou est à qui?" Le garçon désignait du menton Helios, à moitié caché par la cage de Coq. Harry et Ginny furent dispensés de répondre par Neville qui s'exclama que son crapaud avait disparu.
"Comme au bon vieux temps…" rigola Seamus.
"Félicitations. Tu as réussi à te souvenir que tu avais oublié quelque chose," Luna parla sans lever les yeux de son magazine.
"Merci… Je sais," répliqua Neville en se levant.
"Je viens avec toi," offrit Dean, et Harry offrit volontiers son aide également.
"Seamus, tu penses que tu serais capable de t'occuper de n'importe quel événement indésirable?" demanda Dean légèrement.
Les deux filles dans le compartiment sifflèrent. "Nous ne sommes pas exactement sans défense, vous savez," dit fermement Ginny et Dean lui sourit avant de tirer la porte pour l'ouvrir.
Les trois garçons sortirent dans le wagon plein de Serpentards qui les ignorèrent complètement. Harry acquiesça et leur recherche de Trevor commença. Ils étaient passés par le groupe de Leren mais il n'y avait aucun signe que le crapaud soit là et Harry décida de demander à Draco si, par chance, Trevor ne serait pas dans le wagon des préfets. Il fallut un moment à Draco pour répondre mais sa réponse fut négative.
Les trois garçons s'arrêtèrent dans un couloir rempli d'un bruyant mélange de Gryffondors et Poufsouffles. Dean parla le premier, "Neville, ce ne serait pas possible que tu ais laissé Trevor chez toi, si?"
Londubat secoua la tête, son visage lunaire inquiet. "Je sais que je l'ai emmené avec moi parce que je me souviens l'avoir eu dans ma main quand Fletcher a mis sa valise dans le train."
"Zut…" marmonna Dean dans ses dents. Il regarda Harry incertain.
"Je pense que nous pouvons commencer à le chercher dans le wagon des préfets. Ne t'inquiètes pas, je suis sûr qu'on va trouver Trevor ici, dans le train. Et une fois que ce sera fait, Je pense que ce serait une bonne idée si nous commencions à réfléchir à un moyen de marquer nos animaux avec quelque chose pour nous savoir où ils sont..."
"Vous êtes encore en train de chercher après votre ami le crapaud?" demanda Draco par la pensée.
"Oui, encore. Nous sommes juste sur le point de recommencer les recherches…"
"Le crapaud n'est pas là," dit Draco, devançant Neville et Dean, "ni dans la cabine du conducteur." Dune façon ou d'une autre, le Serpentard avait réussi à se glisser sans bruit derrière eux. Hermione et Ron apparurent bientôt avec un sourire apparemment satisfait sur le visage.
"Ernie et Hannah sont les préfets en chef… merci Merlin!" soupira Hermione. Son expression devint vite irritée quand Pansy la poussa rudement, fixant Draco des yeux en même temps.
"Qu'est-ce qui se passe avec elle?" demanda Dean curieux.
"Elle est juste contrariée…" Ron fit une grimace. "La plupart d'entre nous ont ignoré sa suggestion de 'recruter' des étudiants pour faire des rondes de routine avec les préfets…"
"Si Harry et moi ne commençons pas une bataille dans le train, vous pouvez être sûrs que pour beaucoup de vos 'recrues', il n'y aura aucune raison de s'empêtrer avec elle," dit Draco d'un ton amusé.
Hermione opina, prenant Dean et Neville par surprise. "Tu sais, je suis vraiment contente que les autres t'aient écouté à propos de regrouper les premières années ensemble," dit-elle gaiement à Draco, en se poussant pour laisser passer Hannah et son partenaire.
"Nous allons réunir les enfants maintenant… donc on se voit plus tard," dit le Poufsouffle. "Bonne chance pour chercher Trevor!"
Le groupe de six se déplaça lentement dans les couloirs et passa par plusieurs compartiments mais il n'y avait toujours aucun signe du crapaud. Le visage de Neville devenait de plus en plus anxieux; sa seule pensée était pour Trevor. Il n'avait pas encore réalisé qu'il était entré dans le compartiment où Leren et sa bande était seuls, absorbés dans la contemplation de leur siège.
Harry et les autres étaient encore en train de questionner quelques uns des jeunes Serdaigles au cas où ils auraient vu quelque chose d'étrange dans leur compartiment quand Dean les interpella, "Hey, où est Neville?"
"Il vient juste de rentrer dans ce compartiment…" répondit une fille avec des fossettes, en montrant l'autre bout du couloir.
"Super, il choisit d'aller là-bas tout seul,"marmonna Ron dans sa barbe.
"Vous voulez quelque chose?" demanda gentiment Leren Montague quand les Gryffondors et Draco entrèrent. Neville s'arrêta brutalement et fixa les Serpentard avec des yeux vides.
"En fait, nous cherchons quelque chose," répondit soigneusement Hermione, n'aimant pas la manière dont Millicent et Pansy la regardaient. "Vous n'avez pas vu un crapaud?"
"Vous parlez de… ça?" répondit stupidement Gregory Goyle. Le garçon serrait lentement Trevor dans son énorme paume. Des rires méchants éclatèrent et il y eut des sourires satisfaits partout, excepté chez les Gryffondors, Draco, un jeune garçon qu'ils n'avaient jamais vu et Blaise.
"Rends-le-moi," dit calmement Neville, regardant résolument Gregory. Le Gryffondor serra les poings quand Leren prit négligemment le crapaud à son camarade Serpentard.
"Pourquoi ferais-je ça?" se moqua Leren, secouant et tenant le crapaud dans les airs cruellement. Il utilisa son autre main pour ouvrir la fenêtre et jeta un bref coup d'oeil au paysage. C'était clair qu'il avait l'intention de jeter le crapaud par la fenêtre. "Nous ne pourrions pas le voir être mis en lambeau en touchant les roues…"
Harry agit instinctivement, créant une barrière invisible devant la fenêtre ouverte. Ses yeux brillèrent de satisfaction quand il vit l'expression stupéfaite de Leren. Il avait jeté Trevor en direction de la fenêtre mais fut surpris quand le crapaud rebondit contre le mur invisible et atterrit sur Millicent.
Quand la fille lâcha un cri perçant, le jeune garçon sauta de son siège et se blottit dans un coin. Avant que Millicent ne puisse faire du mal à Trevor, Blaise le saisit rapidement et le tendit à Neville. Il attrapa ensuite rapidement sa baguette et la brandit vers Leren. Tout le monde dans le compartiment, excepté le jeune, fit la même chose, pointant sa baguette sur leurs adversaires.
"Sortez," siffla Blaise, fixant les Gryffondors avant de retourner son regard sur Leren. Harry fronça les sourcils, se demandant pourquoi le Serpentard tremblait de rage. "Vous êtes les premiers à avoir mis le feu..."
"Quel feu?" demanda Ron.
"Je pense que nous pourrions y aller…" Hermione tira son petit-ami par la manche. "Nous avons retrouvé Trevor. Neville, Dean, venez…" Elle poussa gentiment les deux garçons devant elle. Quand elle aperçut le garçon terrifié blottit sur le sol, elle décida de l'emmener avec elle aussi. "Tu ne devrais vraiment pas être là… Es-tu un première année?"
Le garçon était silencieux. Alors entre deux hoquets, il répondit, "Je...je vais y entrer…" Hermione étudia attentivement le visage du garçon.
"Est-ce que quelqu'un là-dedans est de ta famille?" lui demanda-t-elle.
"Non… mais Blaise est un voisin…"
"Comment tu t'appelles?" demanda la Gryffondor.
"Julian… Julian Harshawk…" murmura le garçon.
"Ets-ce que tu veux rester ici… ou préfères-tu aller avec les autres nouveaux?" Elle remit le garçon sur ses pieds et lui sourit, prêtant seulement à moitié attention à ce qui se passait entre Blaise et les autres.
"Mon père m'a dit de rester avec Leren… Il dit qu'il est le meilleur exemple que peut espérer un Serpentard…"
"Un exemple? Tu es un Serpentard?" demanda Dean, curieux
"Toute ma famille a été à Serpentard," dit fermement Julian. "Mon père veut que je sois réparti dans la maison de Salazar."
"Je pensais que vous étiez supposés suivre Neville jusqu'à notre compartiment?" répondit Hermione amusée. Son ami haussa les épaules.
"De toute façon," Julian parlait avec plus de confiance, "mon père sera fou si je ne reste pas avec Leren."
"Hmmmphf… Bien, Julian… Ton père n'est pas ici maintenant et ce n'est pas lui non plus qui te mettra à Serpentard…" dit Hermione avec un léger mouvement de tête et en poussant le garçon en avant.
"C'est vrai," admit le garçon. "Je ne sais pas pourquoi mon père veut que je prenne exemple sur Leren. Il à l'air d'être un garçon cruel." Julian se retourna pour jeter un regard à Leren dont les lèvres étaient blanches de désapprobation.
"Tu as tout faux... Pas 'à l'air' mais 'est'..." corrigea Dean. "C'est à toi?" demanda le Gryffondor, pointant une malle au dessus de sa tête. Quand Julian acquiesça, Dean tendit la main vers la malle et prit une cage avec un hibou. "C'est à toi aussi?"
"Oui… pourquoi les prends-tu?" demanda Julian, en suivant le garçon dans un autre compartiment. Il n'eut aucune chance de poser d'autres questions car des garçons et des filles de son âge et de sa taille l'entourèrent.
"Vous avez de la place pour une autre valise?" demanda Dean à Hannah. La préfète-en-chef le toisa avec irritation et pointa du menton un porte-bagages presque vide. Cependant, son irritation s'effaça quand elle fut questionnée par une douzaine de première-année excités. "Hermione, où sont Harry et Ron?"
La préfète brune haussa les épaules mais parut inquiète. "Je ne sais pas mais ils devraient bien être capables de prendre soin d'eux mêmes."
"Bien sûr," répondit sèchement Dean. ¨Peut-être qu'ils pourraient trop bien prendre soin d'eux…"
Draco, Harry et Ron fixèrent Leren, confus. Ils réussirent tout juste à attraper Blaise avant qu'il ne saute sur Montague.
"Reprends-toi!" cria Ron, sa baguette toujours pointée sur Nott.
"Zabini," Harry appela doucement le Serpentard. Blaise desserra les poings et recula de quelques pas, un sourire mauvais aux lèvres, découvrant ses dents blanches, tourné vers le capitaine de Quidditch de Serpentard. "Es-tu en train de dire qu'il a tué une famille moldue?"
"Tu ne peux pas raconter des mensonges comme ça, Blaise," dit Theodore, en colère.
"Mensonges?" Blaise parut incrédule. "Merde…"
"Yeux-verts, c'est une situation grave. Blaise est en train d'accuser Leren de meurtre…" dit Draco d'un ton inquiet.
"C'est sérieux… Mais on ne peut rien faire sans un prof…" répondit gravement Harry.
"Ma mère a perdu la vue à cause de toi, sale bâtard!"
"Très bien! Je le sors d'ici!" dit Ron, tirant le Serpentard et le poussant en dehors du compartiment.
"Drake, prends les affaires de Blaise. Nous pourrons lui parler tout à l'heure…" dit Harry, regardant impassiblement le groupe de Serpentards.
"Oui… Je me demande pourquoi nous n'avons été informé d'aucune attaque de notre coté..." dit Draco.
"Traitre…" marmonna tout bas Theodore en faisant l'erreur de laisser Draco l'entendre. Le Serpentard blond agit rapidement et en une seconde, le garçon était étendu sur le sol.
"Tu l'as tué!" cria Millicent horrifiée.
Le sourire de Draco était effrayant. "Je ne me donne pas cette peine avec des horreurs, Bullstrode… Je vous préviens: causez encore un seul problème et vous finirez comme lui... Mais peut-être qu'à vous, je vous ferais cette faveur." Après cela, le blond sortit. Les étudiants du compartiment suivant en avaient marres d'être poussés et insultés. Harry les regarda sans un mot avant de suivre son amant. La porte se ferma toute seule derrière lui et il chercha après Ernie. Le préfet-en-chef était assis sur une banquette, en train de montrer une collection complète de cartes de Sorciers et Sorcières à une groupe d'enfants intéressés.
"Salut Ernie," salua-t-il le Poufsouffle.
"C'est Harry Potter!" s'exclama une fille mignonne avec une queue de cheval. Harry sourit légèrement.
"Qu'est-ce que tu veux?" Le préfet-en-chef s'était levé, le regardant avec interrogation.
"Je voudrais que tu me fasses une faveur. Garder un oeil sur les Serpentards à côté de ce compartiment," Harry parla d'une voix basse.
"Tu n'as pas besoin de me le demander, Harry. Nous gardons toujours un oeil sur les Serpentards."
"Merci…" murmura Harry en sortant. Il rejoint ensuite le dernier wagon. C'était tellement bondé et bruyant qu'il dut crier aux Serpentards de le laisser passer.
"Vous ne pourriez pas juste rester dans votre maudit compartiment?" se plaint un Serpentard de cinquième année. Le Gryffondor sourit intérieurement. Il était sur le point de mettre la main sur la poignée de la porte quand elle s'ouvrit.
"Tu es là!" C'était Ron, qui paraissait soulagé. "Je me demandais s'ils n'avaient pas réussi à te maudire ou autre chose."
"Bien, je suis là," répondit Harry tout en entrant. Ginny et Seamus étaient debout comme tout le monde, excepté Blaise qui était tranquillement assis à côté de Pattenrond.
"Dune façon ou d'une autre, cela semblait être comme si le monde entier avait été mis sans dessus-dessous," murmura Dean à l'oreille de Ginny, en regardant Draco et Blaise, confus.
"Qu'est-ce que tu veux dire? Il a déjà été mis sans dessus-dessous quand Voldemort est réapparu," se moqua Ginny, le frappant légèrement sur la poitrine. Les Gryffondors se regardèrent et s'assirent. Draco prit un moment pour ouvrir les paquets de bonbons, les déposants sans cérémonie sur les jambes d'Hermione.
"Eh!" Ron adressa à Draco un regard noir.
"Oui?" s'enquit innocemment le Serpentard et il bougea adroitement Pattenrond de la banquette. Le chat orange poussa un bref sifflement de mécontentement mais s'installa rapidement sur les genoux de Draco. En face de lui, Harry, Hermione et Ron s'installèrent ensemble sur une banquette, Harry entre ses amis.
Une heure passa en silence, chacun s'occupant jusqu'à ce que Draco juge Blaise assez calme pour parler. Le blond offrit un paquet de Dragées Surprises au garçon calme à côté de lui. Blaise le regarda accidentellement dans les yeux. Harry sentit un pincement étrange comme il regardait son Draco fixant attentivement un autre garçon. Il envisageait de couper le contact visuel quand Hermione le pinça légèrement. Il vit Ron le fixer avant que son meilleur-ami ne lève les yeux au ciel. Regardant ailleurs, il vit les yeux d'Hermione brillant étrangement et un sourire amusé sur ses lèvres. Alors il se souvint de l'incident de la danse veela et la vérité le frappa soudainement.
"Oh…" Harry cligna des yeux rapidement. Hermione fit quelque chose qu'on ne l'avait jamais vu faire auparavant: elle eut un air satisfait avant d'éclater de rire. Ginny les regarda curieusement avant de retourner à sa conversation avec Neville. Harry sentit ses joues rougir comme il contemplait le visage de Draco.
Les deux Serpentards se fixèrent une minute encore avant que Blaise ne pousse un long soupir. Il ouvrit le paquet de bonbons et versa son contenu dans sa bouche, mâchant doucement.
"C'est à toi de décider si tu veux nous parler..."Au sourcil levé de Blaise, Draco sourit faiblement. "Oui, c'est 'nous' malheureusement… mais tu sais que tu devras parler au Professeur Dumbledore, n'est-ce pas?"
"Je ne suis pas aussi stupide que Greg, tu sais," murmura l'autre Serpentard.
"Comment va ta mère?" demanda sérieusement Draco.
"Mal. Le feu était trop intense pour elle le maitriser et elle a été gravement défigurée. Mon père est encore choqué par la tragédie..." répondit misérablement Blaise. "Son visage est vraiment atroce, tu sais..."
Hermione pâlit et demanda hésitante, "Le sortilège de Gèle-Flamme ne marchait pas?"
"Pas si le feu est crée par magie." Surprenant, c'était Draco qui avait répondu.
"Vrai… Quelqu'un avait planqué une couvée d'oeufs de Serpencendre dans le salon. C'est ce que mes oncles ont trouvé après avoir réussi à éteindre le feu." Blaise frissonna visiblement, se rappelant comment était sa mère quand ils l'avaient ressorti. "C'était la nuit et on pouvait voir le feu. Ca ne devrait pas être arrivé aux Savvils. C'étaient de bons voisins."
"Tu tolères les moldus…"
Blaise réussit à faire un petit sourire. "Pas tous les moldus. Mais les Savvils avaient des jumeaux… J'aimais jouer avec eux. Malheureusement, les autorités moldues sont arrivées et ont accéléré le feu en voulant l'éteindre avec de l'eau. Je ne sais pas si je suis reconnaissant qu'un médecin ait réussi à sortir les deux bébés... probablement mis dans un orphelinat... peut-être un centre d'adoption…"
"Mais ça ne nous dit pas pourquoi Leren est responsable," pointa Hermione.
"Pendant que mes oncles aidaient les moldus avec le feu, j'ai suivi le médecin sur mon balai..." Le Serpentard fut soudain coupé par un Ron impatient.
"Qu'est-ce qui est si intéressant à propos du médecin?"
"Les bébés ont un potentiel magique, idiot! Maintenant, voudrais-tu laisser mon ami écouter mon récit sans m'interrompre avec des questions sans rapport?"
"Excellent! Excellent! Continue alors!" rétorqua Weasley.
Blaise fronça les sourcils et continua, "Comme je disais, J'étais en train de suivre le médecin quand j'ai remarqué des ombres au dessous de moi où il aurait du n'y avoir personne. Je connais bien mon quartier je savais que les ombres derrière les arbres n'étaient pas des ombres d'animaux."
"Attends…" C'était Ron et Blaise le regarda comme s'il voulait frapper le Gryffondor. "Si la nuit dont tu parles est la nuit du 19 Aout, comment pouvais-tu voir des ombres quand c'était une nuit sans lune?"
"POUR QUELQU'UN QUI PENSE QU'IL CONNAIT TOUT, TU ES UN IMBECILE DE PREMIERE CLASSE!" hurla Blaise. "Il y a des lampadaires dans le quartier! De plus, la pleine lune était le 18, idiot... Il y avait plein d'ombres sur le sol la nuit suivante!"
"Oh…" Ron eut la décence de paraitre penaud.
"Sérieusement…" Hermione semblait plutôt irritée.
"Comment, par l'enfer, suis-je supposé connaitre son voisinage?" protesta Ron.
Draco ne pouvait aider mais fit un petit commentaire, "C'est pourquoi il raconte l'histoire, et pas toi..."
"Je te jure, si ce n'était pas parce qu'Harry t'aime, je t'aurais remis les idées en place depuis longtemps!"
Dean, qui était en train de boire une bouteille de jus de citrouille, éclata la bouteille aux pieds de Neville. Seamus et Luna sautèrent de leurs sièges pour éviter d'être éclaboussées. Soudainement, tout fut calme et tout le monde bailla, excepté Ron et Harry.
"Quoi?" demanda Weasley, se demandant pourquoi Hermione le regardait bizarrement. Alors, il remarqua qu'Harry avait laissé tomber sa tête, couvrant son visage avec ses mains. Il ne réalisa qu'il avait dit quelque chose qu'il n'aurait pas du que quand sa soeur et sa petite-amie le coincèrent.
"Ron, tu es un idiot!" cria Ginny, frappant la tête de son frère avec le magazine de Luna.
"Tu es si impulsif!" gémit Hermione, pinçant les bras nus de son petit-ami.
"Owww! Ouch! 'MIONE!" Ron recula contre le panneau de la fenêtre, couvrant sa tête avec ses mains pour se protéger des coups puissants de Ginny.
Harry gémit, ayant du mal à respirer avec Ginny qui le poussait contre Ron. "Ce n'est pas comme ça que je voulais commencer l'année..." se lamenta-t-il à Draco.
"Calmez-vous!" plaida Ron. Les deux filles le lâchèrent finalement mais Ginny ne retourna pas à son siège. Elle regardait Blaise, qui avait une expression de douleur sur le visage.
"Peut-être que nous devrions leur jeter des sortilèges d'amnésies..." dit Draco, reflétant l'expression de l'autre Serpentard.
"Vous ne le direz à personne," adressa finalement Harry à tout le monde. Les yeux de Neville sortirent de leurs orbites, Seamus était trop perdu pour parler et Dean semblait sur le point de vomir.
Blaise s'éclaircit la gorge avec difficulté. "Ton copain a fait une blague. Tu ne dois pas te sacrifier," dit-il au Gryffondor aux yeux verts.
"Il pense que Ron plaisantait?" Harry était surpris. Draco aussi était incrédule.
"Blaise…" Le préfet de Serpentard toucha le bras de son ami pour avoir son attention. "Ron savait ce qu'il disait." Alors, Draco se tourna vers Ron et dit ironiquement. "Il a juste oublié qu'il y a des gens qui ne seraient pas à l'aise en l'apprenant."
"C'est trop bien Draco, mais je ne peux pas croire que le Golden-Boy puisse tomber follement amoureux de toi," insista Blaise, oubliant momentanément sa tristesse.
"Veux-tu dire que Ron plaisantait ou non?" Draco regarda Harry, les yeux montrant sa confusion.
"Ils ont dit la vérité," dit Luna, ajustant ses lunettes.
"Vraiment?" Blaise sourit d'un air provocateur, regardant Harry. "Vas-y et embrasse-le."
"Hey! Ne fais pas ça Harry!" dit Dean d'une voix étranglée. "Ron nous faisait marcher! On est d'accord! Tu n'as pas à faire quoique ce soit de ce que disent les Serpentards!"
"Zut! Par Merlin, que sommes-nous supposés faire maintenant?" Draco tirait ses cheveux désespérément, dérangeant son impeccable chevelure blonde.
Harry regarda ses amis, cherchant du soutien. Hermione mordait ses lèvres anxieusement, Ron ne regardait aucun d'entre eux et Ginny souriait diaboliquement. Elle faisait des grands mouvements comme si elle disait 'Qu'est-ce que vous attendez?'
"Quoi? Tu as peur?" Blaise adressa un sourire tordu à Draco. Ce dernier le regarda en soulevant un sourcil avant de sourire et de se tourner doucement vers Harry.
"Pas toi aussi!" s'exclama Dean. "Ignore ton copain! Il se moque de toi!"
"Veux-tu m'embrasser?" demanda doucement Draco et Harry soupira.
"Bien sûr que je le veux, mais est-ce le moment de faire ça?"
"Viens ici…" lui dit Draco de manière séduisante.
"Je crois que c'est une mauvaise idée." Harry secoua sa tête, mal à l'aise de la situation dans laquelle il se trouvait.
"Tu sais que tu veux…" Draco bouda et Harry roula des yeux. Il arriva devant son amant et le tira sur ses pieds, ignorant les halètements d'horreur de beaucoup de ses camarades. Blaise était encore en train de les regarder, défiant les deux garçons de faire l'inimaginable.
"Je pense que je viens de réaliser combien mon ricanement pouvait être irritant," dit Draco, regardant l'autre Serpentard avec amusement.
Harry sourit, vraiment, vraiment faiblement avant de se pencher vers son amant. Il leva une main et prit le menton de Draco, le tirant tout près. L'amusement de son amant disparut rapidement, remplacé par l'anticipation. Le brun pressa tendrement ses lèvres sur celles de Draco, frissonnant légèrement par ce simple fait.
"Tu veux me faire croire que vous deux êtes en couple en faisant juste ça?"
Mais les mots de Blaise ne furent pas entendus par le couple qui s'embrassait en fermant les yeux, oubliant tout ce qui les entourait jusqu'à ce qu'ils soient seulement conscients l'un de l'autre. Les deux s'avancèrent, se rapprochant encore. Harry traça doucement la lèvre inférieure de Draco avec la pointe de sa langue et sourit doucement quand il sentit le Serpentard trembler dans ses bras. Harry se recula, cherchant le visage de Draco pour un instant avant de replonger pour donner un baiser palpitant à l'autre garçon. Ils reculèrent ensuite, retrouvant tous deux leur respiration.
"Donc, voilà comment les garçons s'embrassent" dit Hermione cliniquement, devançant Harry et Draco.
"Bon?" Draco essayait de reprendre sa respiration et regardait Blaise d'un air suffisant.
"Je te crois…" murmura l'autre Serpentard.
"Okay," dit Hermione après avoir pris une grande respiration, "Blaise, pourquoi ne nous dis-tu pas pourquoi tu savais que les ombres n'appartenaient pas à des animaux?"
Harry et Draco s'installèrent à leur place respective, souriant tous deux d'excuse à Ron pour la représentation.
"Il m'a fallu un moment pour reconnaitre qui étaient les ombres," commença le Serpentard d'un ton sérieux. "Je ne sais pas s'ils m'ont vu quand j'ai commencé à voler bas. J'ai réalisé alors que c'était des gens sur des balais."
"Mais ça aurait pu être quelqu'un de ta famille…" indiqua Harry.
"Portant ces masques infâmes? Impossible…" grogna Blaise.
"Donc, ces gens portaient des masques. Cependant, tu accuses Leren. Il s'est forcément passé quelque chose pour que tu sois si sûr que ce sont eux qui ont causé l'incendie," dit Draco, fronçant les sourcils.
"J'ai fais quelque chose de pas du tout Serpentard," répondit Blaise d'un ton défait.
"Tu les as poursuivis?" glapit Draco. "Es-tu fou?"
"Peut-être que je l'étais… J'ai manoeuvré pour être derrière eux et je me suis rué sur l'un d'eux. C'est une bonne chose que j'aie toujours ma baguette sur moi… J'ai tamponné la première personne qui était près de moi."
"Tamponné?" demanda Harry, perplexe.
"J'ai jeté un sort sur son cou. Qui que soit le coupable, il aura la marque Zabini sur sa nuque. Il ne pourra pas l'enlever à moins qu'un Zabini de sang-pur ne lui jette le contre-sort."
"Ca ne nous aidera pas vraiment, à moins que tu les ais tous eus," dit Draco d'un ton désappointé.
"Je ne suis pas idiot! Bien sûr, je les ais tous eus! Ce qui m'as surpris c'est que l'un d'entre eux soit une fille…" répondit Blaise, avec un sourire en coin.
"Je me demande qui c'était…" dit Draco d'un ton savant.
"Pansy…" Blaise rit d'un rire sans joie. "Vous avez remarqué qu'elle avait des contusions sur son cou?"
"Nous l'avons remarqué…" acquiesça Hermione ainsi que Ron.
"Donc tu en as blessé un d'une manière ou d'une autre." Harry regardait fixement dans le vide. "Cela pourrait être utilisé contre toi… Non, écoute-moi d'abord… Ils étaient quatre et seulement un des quatre était une fille. Comment as-tu, en agissant seul, réussi à les approcher et à t'en sortir sain et sauf?"
"Comment as-tu défait trois sorciers expérimentés?" contra Blaise. "Deux d'entre eux étaient plutôt maladroits dan les airs. J'ai poussé quelqu'un au sol et j'ai vu deux d'entre eux manier maladroitement leur balai. Le dernier a été en dehors de mon champ de vision un moment et cette personne volait sur un Nimbus 2001," élabora le Serpentard.
"Aucun d'entre eux n'était Crabbe ou Goyle alors," observa Ron.
"Merci Merlin pour ça," grimaça Blaise en s'imaginant maîtrisé par les deux énormes garçons armés de battes.
"Donc ils étaient dans le quartier quand le feu a commencé… As-tu une preuve concrète que quelqu'un de ce groupe a planqué les oeufs?" questionna Hermione.
Le sourire que Blaise lui renvoya ôta tout doute de son esprit. "Bien sûr que j'en ai," répondit le Serpentard, confiant.
A suivre… très prochainement…
