Titre Français : Transcendance

Titre Anglais : Transcendence

Auteur : Firesword

Ancienne traductrice : Melhuiven

Traductrices : Agathe Laplante, Camille, MaryEll, Kalhana et Sev Snape

Bêta traductrice : Remus James Lupin

Bêta lectrice et correctrice : Eni

Rating : PG - 13

État de la fic en anglais : 20 chapitres (complète)

État de la fic en français : 20 chapitres.

En cours : Fini

Ce chapitre a été traduit par MaryEll et corrigé par Remus Lupin

Disclaimer : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling comme vous le savez tous, n'est ce pas ?), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire. Nous remercions Firesword pour nous faire partager son œuvre, et surtout nous remercions Melhuiven qui nous a permis de reprendre sa traduction, ainsi que ces chapitres déjà traduits.

Chapitre 16: Réactions inattendues

Vendredi 19 septembre

« Dray! Regarde dehors ! » Hurla Harry et Draco le maudit quand il faillit être frappé par une douzaine de rayons verts.

« Où est Sev ? » demanda-t-il, après les avoir esquivés en passant derrière les bureaux, qui avaient été empilés là plus tôt. Le Serpentard renforça les barrières avec un charme stabilisateur avant de regarder sur sa gauche.

Le Gryffondor aux cheveux de jais haletait sous l'effort. Il avait couru partout dans l'énorme salle de classe en essayant de découvrir leurs assaillants. Son parrain et Dumbledore avaient jeté tant de charmes que lui ou Draco ne pouvaient pas être repérés par leurs ennemis que ce soit par empathie ou par la vue.

« Oublie Sev » dit Harry. « C'est de Dumbledore dont nous devons nous soucier. Il est en train de rassembler ses forces derrière la quatrième barricade. »

« Oh Merlin ! Il arrive trop près » jura Draco. Il commença à rouler ses manches, se préparant à agir. « Nous devons attaquer avant qu'il ne passe la cinquième barricade, le pousser dans ses retranchements. »

Ils entendirent un fort grincement et soudain la pile de bureau qui protégeait Harry commença à trembler. Les yeux verts s'enflammèrent et Harry prit un rapide élan vers le Serpentard. La huitième barricade venait juste de tomber sur « l'ennemi ». Cela prit seulement dix secondes pour savoir quoi faire ensuite. C'était malheureux pour les elfes de maison et Rusard ; Harry était sûr qu'ils deviendraient fous en essayant de mettre de l'ordre dans le bazar des quatre duellistes.

« Prêt? » demanda Harry et Draco acquiesça avec un sourire. Ils bougèrent en même temps, Harry défendant son amant avec un bouclier pour qu'ils puissent bouger sans être touchés par un sort. Le Serpentard avait un sourire légèrement maniaque sur les lèvres tandis qu'il avançait, le bras tendu, sa main droite tenant fermement sa baguette d'if. Un flux d'énergie commença à se former, concentré dans ses paumes. Tout à coup, il disparut. Le Gryffondor aux cheveux de jais pensa que son amant avait laissé tomber mais il observa attentivement quand il vit le léger mouvement des mains de Draco.

« Severus ! En arrière ! » Hurla Dumbledore.

Harry et Draco regardèrent calmement le directeur rassembler ses robes et filer à l'autre bout de la salle avec le professeur de potions qui le suivait de près. Les barricades 2 et 3 commencèrent à s'effondrer. La chute de douzaines de bureaux au sol fut juste le début de l'apocalypse. Le fracas ébranla tout le château, en commençant par McGonagall qui était en train de corriger des copies, causant la fuite des hiboux qui se reposaient dans la volière et distrayant même les sportifs de Serdaigle, entraînant pour eux la perte du match amical de quidditch contre Gryffondor quand Ginny sauta sur l'occasion d'attraper le vif.

« Nous nous sommes finalement débrouiller pour gagner le match ! » s'exclama joyeusement Draco.

« Ne te réjouis pas tout de suite. Nous devons encore sortir de la salle sans être pris au piége encore une fois » avertit Harry, tempérant son petit-ami qui jubilait déjà.

Cela amena un nouveau sourire maniaque au Serpentard aux yeux argent. « M'aideras-tu à les enfermer à l'intérieur ? » demanda innocemment Draco et Harry leva un sourcil, étonné de ce que son petit-ami projetait de faire. Les deux garçons firent face aux deux sorciers à l'autre bout de la classe.

« Rictusempra ! » cria Draco soudainement en s'arrangeant pour toucher les deux professeurs. « Encercle-les avec les bureaux ! Vite ! »

« Brillant ! » sourit Harry. Les deux étudiants travaillèrent vite, enfermant les deux sorciers entre des murs du bureau, créant effectivement un labyrinthe. Ils coururent et se jetèrent dans le couloir, surprenant les étudiants qui s'étaient rassemblés à l'extérieur de la classe en cherchant d'où venait le bruit. Harry et Draco se félicitèrent pour leur évasion réussie. Quand ils entendirent la voix de Dumbledore, demandant doucement:

« Est-ce que quelqu'un pourrait nous sortir de ce labyrinthe s'il vous plait? »

« Directeur, je pense que c'est le bon moment pour vous de compter sur Fumseck » suggéra Snape.

« Pourquoi n'y ais-je pas penser ? Fumseck... Comment ? » Dumbledore parut stupéfait. « Tu ne veux pas nous aider ? » Le vieux sorcier parut offensé.

Les deux garçons commencèrent à rire et se mirent à la recherche de la salle de bain la plus proche pour pouvoir se laver.

Dans la grande salle...

Harry était au milieu de son dîner quand un Dumbledore vraiment mécontent entra, suivi par Snape. Il semblait ne pas pouvoir arrêter de fixer Draco. Fumseck tourna autour de leur tête avant de se percher sur le dossier de la chaise de McGonagall. Les étudiants n'avaient jamais vus leur directeur rester bouche-bée et fixer ainsi le brillant oiseau mystique.

Harry prévint Hermione qui était prête à se lever. Pour cette occasion spéciale, Hermione était assise entre lui et son petit-ami. « Où vas-tu ? » demanda t-il par curiosité.

« J'ai mal à la tête donc je pense que je vais aller au lit de bonne heure » dit-elle avec un sourire feint. « Bonne nuit... »

« Viens-là » Ron attrapa son bras et la fit rasseoir. « La fête d'anniversaire n'a pas encore commencé » chuchota t-il à son oreille. Hermione soupira mais capitula, ignorant son propre malaise.

Ginny et son groupe de filles passèrent la porte, poussant un chariot supportant un gâteau et des bonbons vers le groupe tout en chantant « Joyeux anniversaire » pour la préfète. Hermione rougit furieusement et baissa les yeux d'embarras, consciente que les garçons autour d'elle souriaient follement.

« Allez ! Fais un vœu ! » La pressa Ron en embrassant tendrement sa main. Il entendit McGonagall s'éclaircir bruyamment la gorge à cette manifestation d'affection, mais le Gryffondor l'ignora. Comme sa petite-amie fermait les yeux et soufflait ses bougies, Ron demanda à Seamus de lui passer son sac. Quand Hermione ouvrit les yeux, Ron lui tendait son cadeau d'anniversaire.

Elle accepta gracieusement et regarda timidement Ron. « Est-ce que je peux jeter un coup d'œil? »

« Euh... » Les joues et les oreilles de Ron devinrent rouges, et ses yeux se firent incertains. « Seulement si c'est juste un coup d'œil, » dit-il finalement.

Hermione déballa lentement le cadeau et jeta précautionneusement un oeil à l'intérieur. Il s'avéra que c'était une chemise de nuit bleue sombre, attachée par de fines lanières, brillante. Elle poussa une exclamation et leva le vêtement pour l'admirer. Quand elle tint le vêtement assez haut pour que la plupart des étudiants et des professeurs puissent voir, Ron gémit à l'excitation de sa petite-amie. Des sifflets retentirent, augmentant le rire d'Harry.

« Les jumeaux seront sûrement fiers de toi ! » Quelqu'un à la table des Poufsouffle cria et il y eut des exclamations d'accord avec Harry.

« Oh Ron ! Tu n'aurais pas dû ! C'est merveilleux ! » S'exclama Hermione en étreignant son petit-ami aussi fort qu'elle le pouvait. Ron, bien qu'heureux qu'elle ait aimé son cadeau, ne pouvait pas s'empêcher de se sentir gêné.

« Ton mal de tête est parti ? » demanda Ginny, rusée. Hermione sourit juste et son visage s'éclaira, la faisant paraître encore plus belle qu'elle ne l'était déjà.

« Je suppose que c'est ton tour maintenant, » dit Harry à son petit-ami dans leur mode privé.

« Que veux-tu dire par c'est mon tour ? »demanda Draco d'une voix paniquée, poussant la boite noire simplement enveloppé au Gryffondor.

« Pas question... Tu es celui qui a fait le plus d'effort sur la sculpture. » Harry la repoussa vers Draco. Hermione remarqua la querelle silencieuse entre les deux et au moment où Draco réalisa qu'il était observé, il était déjà trop tard. Hermione le vit tenir la boite.

La jeune fille replaça le cadeau de Ron dans son emballage avant de se lever et de prendre le paquet venant de Draco. Ce fut au tour de Draco de rougir. Il y eut plus de chuchotements cette fois tandis qu'Hermione prenait son temps pour ouvrir l'emballage. Elle découvrit finalement le précieux porte-plume métallique et le regarda fixement, choquée, quand elle le tourna et vit la sculpture d'une fée.

« Harry, c'est vraiment à cela qu'elles ressemblent ? » demanda-t-elle dans un murmure. « Merci. » Une main passa dans les cheveux bouclés encadrant son visage angélique. En tenant soigneusement le cadeau fait à la main, Hermione se pencha pour embrasser la joue de Draco, avant d'embrasser Harry. Il y eut des chuchotements horrifiés dans la salle, venant de quelques Serdaigle et Serpentard.

Hermione plaça soigneusement la sculpture magique sur la table avant de se laisser tomber sur les genoux et de pleurer sur les genoux de Draco.

« Qu'est-ce que j'ai fait ?! » demanda désespérément Draco en regardant Harry frénétiquement.

« Je ne sais pas ! » répondit Harry en continuant à essayer de calmer son amie.

Cependant, ce fut le Serpentard qui réussit à arrêter les pleurs d'Hermione. « Un peu de tenue, tu m'embarrasses » murmura Draco dans un souffle.

« Je suis désolée, » répondit Hermione, reniflant en essuyant les larmes de ses yeux. « C'est juste que je suis bouleversée... »

« Hermione, tu m'as fait avoir une crise cardiaque en tombant comme ça » la réprimanda Harry, moqueur.

« C'est dur de croire que vous êtes amis finalement tous les deux... »

« Je crois qu'il est temps pour toi d'aller au lit, et d'arrêter d'accumuler les embarras pour moi » murmura Draco.

« Oh... J'y vais, j'y vais » sourit Hermione. Elle fit le tour des garçons qui partageaient le dortoir avec Ron. Neville s'étrangla avec son jus de citrouille à l'étrange demande d'Hermione tandis que les autres sourirent, en jetant des regards envieux à Ron.

« Bien ! La nourriture ici n'est pas là pour faire joli, vous savez ! « dit Ginny d'un ton impatient.

« Blaise ! Pourquoi es-tu assis là avec un air déprimé ? » Le garçon sursauta à l'entente de son nom.

« Venez, maintenant ! » Ginny commença à couper le gâteau.

Deux heures plus tard...

Snape avança rapidement jusque là où Harry et les autres étaient toujours en train de discuter. Il avait vu Ron et Hermione quitter la salle une heure plus tôt avec les nombreux cadeaux d'anniversaire que la jeune fille avait reçus. Il trouva incroyable que même après les taquineries et les suggestions sur ce que le couple allait faire, quand ils disparurent de la salle, McGonagall ne dise pas un mot.

« Je crois qu'il est temps pour vous tous de rejoindre vos dortoirs » dit Snape d'une voix remarquablement froide. La foule d'étudiants soupira et commença à quitter leurs siéges. Lupin apparut à côté du Maître des Potions, évidemment là pour s'assurer que les étudiants ne prenaient pas d'autres chemins.

« Tu es sûr qu'ils auront fini ? » demanda nerveusement Neville à Seamus.

« Je devrais l'espérer aussi... » Répondit l'autre avec un petit sourire suffisant.

Merlin ! Ils ne parlent pas de Granger et son petit-ami Weasley ! Curieusement, Snape frissonna à cette pensée, se demandant ce que Mme Weasley dirait si elle découvrait le comportement de Ron.

« Ne t'inquiètes pas » dit doucement Lupin, en observant Harry et Draco marcher côte à côte.

« Hermione sait ce qu'elle fait, ou elle ne l'aurait pas planifié. »

« Planifié ? » répéta Snape d'une voix étranglée et Lupin rit, posant tendrement la main sur l'épaule du Maître des potions. Ce que le professeur de défense voulait vraiment faire, c'était de poser la main sur la peau blanche cachée par les lourdes robes noires. Lupin poussa Snape à aller voir Blaise dans sa chambre tandis que lui-même suivait la troupe des Gryffondors.

Harry et Draco quittèrent les autres pour rejoindre leur chambre. Ils prirent le chemin le plus long car le Serpentard voulait flâner un peu. Automatiquement, leurs mains se rejoignirent. Cela pouvait être une erreur de laisser leur instinct prendre le contrôle. Quand ils tournèrent au bout d'un couloir, ils tombèrent sur le tristement célèbre esprit frappeur de l'école.

« Potty et Malefoy se tenant la main ? » cria Peeves. L'esprit frappeur continua à les menacer de révéler qu'ils étaient en couple.

« Nous ne pouvons pas faire quelque chose de lui ? » demanda Draco, observant l'esprit frappeur dansant follement, une lueur meurtrière dans les yeux. Heureusement pour eux, le Baron Sanglant s'interposa, traînant Peeves hors de leur chemin.

« Dis quoi que ce soit » gronda le fantôme, « et tu es condamné. »

Harry poussa un soupir de soulagement et tous deux partirent vite pour la salle sur demande. Pour quelque raison, Draco se sentit excité. Peut-être que la conversation de Ron et Hermione m'a tapé sur le système, se dit le Serpentard.

« As-tu prévu d'étudier ce soir ? » demanda Harry d'une voix neutre pendant qu'il se déshabillait lentement.

« Non, après toute l'excitation que j'ai supporté aujourd'hui, je pense que je vais me détendre. » répondit Draco de la même manière.

« Bien. » Harry, seulement vêtu de son sous-vêtement vert sombre, s'approcha de lui, pressant son corps contre celui du Serpentard.

Il semblerait que l'idée du sexe ait traversé son esprit aussi... Ses pensées disparurent comme il continuait à embrasser les lèvres d'Harry.

Dans le dortoir des Serpentard

Leren, Théodore et Pansy étaient prêts depuis des heures, attendant de prendre Blaise au piége, mais le sens du devoir inhabituel de Snape avait fait se cacher les trois amis. Heureusement pour eux, ils surent ainsi où se trouvait la nouvelle chambre de Blaise. Ils attendirent pendant une demi-heure avant quitter la sécurité de leur cachette. Pansy se prépara à jeter un sort de Destruction sur la porte. Les trois n'étaient pas conscients que deux des fées magiquement crées qui leur étaient attachées étaient partis pour réveiller les occupants de la chambre suivante : une bande de Serpentards pro-Gryffondors.

Après que Blaise se soit brouillé avec le reste de ses camarades de septième année (à l'exception de Draco), les sixièmes années l'avaient plus ou moins accepté dans leur groupe. L'un deux ressentit un soudain besoin de sortir et quand il trouva Pansy, visant la porte de Blaise avec sa baguette, le garçon appela ses camarades. Deux autres portes s'ouvrirent, y compris celle visée.

« Oh, Salut, » salua impassiblement le Serpentard. « Vous voulez quelque chose, les gars ? »

Pansy et les deux garçons se figèrent, terrifiés de s'être fait prendre sur le fait. Ce n'était pas dans leur plan. Avant qu'ils puissent réagir, ils furent touchés par trois maléfices du Saucisson.

Blaise jeta un oeil aux formes rigides de ses camarades de maison. « Qu'est-ce qui vous a fait sortir à cette heure de la nuit ? » demanda-t-il aux autres.

« Je sais pas » dit un des garçons en haussant les épaules. « J'ai senti que j'avais besoin d'aller à la salle de bain et j'ai vu ces trois-là, prêts à faire sauter ta porte. »

« Etrange, » murmura le septième année, et il renvoya les autres, laissant Pansy, Leren et Théodore. Il avait l'intention de les réveiller plus tard, pourvu qu'il s'en souvienne.

Trois fées se regardèrent, communiquant silencieusement, avant de s'asseoir sur la poitrine de Leren.

Dans les appartements privés du Maître des Potions

« Se-ve-rus. » Lupin prononça chaque syllabe dans sa frustration.

« Silence » Snape jeta un regard à son amant, sourcils froncés, rejetant en arrière les mèches de cheveux noirs couvrant ses yeux.

« Sev, s'il te plait » supplia Lupin, son corps se tordant continuellement entre les mains étonnamment fermes de Snape.

« Tu veux jouir ou pas ? » demanda Snape, presque avec colère.

Un gémissement étranglé échappa à l'autre sorcier.

« La plupart de nos ébats ont été hâtifs et trop rapide à mon goût. Je dois encore explorer chaque parcelle de ton corps » dit Snape doucement cette fois-ci. « Tu peux l'envisager juste une fois ? » murmura le Maître des Potions en léchant la gorge de l'homme allongé sous lui.

« Okay » dit Lupin d'une voix enrouée. Snape sourit et continua à cartographier le corps de Lupin de ses doigts, ses yeux et sa langue.

A suivre…