AUTEUR: Nahira

DISCLAIMER : Les personnages appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle et à Steven Moffat et Mark Gatiss. Le récit et l'univers m'appartiennent ainsi qu'à mon partenaire de Role play. Merci à Vix pour avoir écrit le rp d'où est tiré la fic avec moi, et pour avoir relu :3

PARING : Johnlock.

Réponse aux reviews anonymes :

GenocideKaze : Nya merci beaucoup ! :D Content.e que ça te plaise huhu~

Pentagramme : Wow je suis content.e que ça puisse te donner le sourire :3 J'espère que la suite te plaira tout autant hihi~

Dramaqueen : C'est un premier chapitre et pas un prologue, vu qu'on rentre directement dans l'histoire et que ça n'introduis pas ^^ L'enfant est anonyme, tu peux imaginer que c'était Archie si ça te plait ^^ Et… Oui il y aura du Johnlock c'est même écrit juste au-dessus dans « Paring » ^^''

Hi les gens ! De retour pour la suite ! Merci pour vos gentils retours, je suis content.e que ça vous plaise :3 Et j'espère qu'il en sera de même pour ce chapitre ! Sur ce, bonne lecture !


13 Octobre 2029

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Ses blessures guérissent lentement, mais sûrement. Je le soigne, on discute, j'apprends à le connaître. On est encore un peu cordiaux et réservés mais… On crée peu à peu une relation amicale. Ça me réchauffe. Le contact humain m'avait manqué. Je n'oublie pas ce qu'il se passe dehors et encore moins mon passé, mais… Mon présent est devenu moins pénible.


17 Octobre 2029

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Presque une semaine est passée, et Sherlock est toujours chez moi. Il va bien mieux, il peut maintenant se déplacer librement sans trop souffrir, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Et s'il décidait de partir ? Bordel je me fais peur… Je l'apprécie vraiment. J'ai peur qu'il parte autant que j'ai peur qu'il reste. Rien qu'une semaine a suffi pour que je m'attache fort à une personne pourtant encore inconnue. Je suis pathétique.


18 Octobre 2029

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On n'avait plus rien pour manger, il fallait absolument que je sorte pour récupérer des réserves de nourriture. Il a décidé de me suivre. Il voulait m'aider certainement. J'avoue que ça m'a beaucoup trop fait penser à Mary. Mais j'ai accepté. Après tout il a le droit de sortir prendre l'air aussi. Mais nos courses furent un peu plus mouvementées que d'habitudes…

On s'est fait agresser. Une émeute s'était déclenchée à mon point de ravitaillement habituel, et on est donc allés plus loin pour récupérer une réserve de nourriture convenable. Mais au retour, en traversant la foule, une bande de gars a décidé de nous aborder pour nous prendre une partie de notre nourriture.

J'ai tiré. Pas mortellement, mais j'ai tiré.

On a du courir pour s'échapper sans trop de problème. Je me suis vraiment senti vivant. Étrangement, l'adrénaline m'avait manquée. Mais j'ai eu peur pour Sherlock. Je voulais protéger nos vivres mais surtout lui. Protéger quelqu'un… C'était étrangement plaisant autant que stressant. Ça me rappelle mon passé de militaire d'ailleurs… Je ne sais pas si bien ou non.

Il va falloir que je pense à cacher ce carnet, maintenant que j'y pense. Je ne veux pas risquer qu'il le lise.

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J'ai redécouvert le thé. Bordel, ça fait longtemps…

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Il est parti. Je… Je ne comprends pas…


19 Octobre 2029

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Je suis pathétique ! Comment est-ce que j'ai pu y croire ?! Encore ?! Il a fait exactement comme Mary ! On s'est disputé pour une raison complètement stupide, comme avec elle ! Pourquoi est-ce que le destin s'acharne ?! Pourquoi est-ce que l'histoire se répète ?! Bordel !

Tout ça parce que Monsieur pensait être un boulet pour moi ! Évidemment quand il me l'a dit, je l'ai très mal pris ! Je le considérais comme un ami, et je me suis rendu compte que je n'étais pour lui qu'un hôte, sans réel plus. Pourquoi est-ce que je m'attache si vite ?! C'est quoi mon problème ?!

Il a tenté de s'excuser, puis il est parti en vrille. Apparemment je suis un « timbré », obsédé par son envie de compagnie, et évidemment, je l'étouffe. Exactement les mêmes insultes, les mêmes reproches que Mary. Je les déteste !


20 Octobre 2029

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… Au final ils ont peut-être raison.

Je ne m'en rends sûrement pas compte.

Quand je l'ai rejeté, j'ai adopté un masque d'indifférence. Ce n'est pas une mauvaise idée ce masque. Il me servira surement. Il faut que j'arrête de montrer mes émotions et mes sentiments dans des situations comme celles-ci.

Ça fait deux jours qu'il est parti.

J'ai l'impression que l'appartement est devenu glacial depuis.

Je suis seul.


21 Octobre 2029

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Un jour de plus.

Je supporte encore moins la solitude qu'avant. L'accueillir était sans doute une mauvaise idée.

Pourtant la semaine que j'ai passée en sa compagnie m'a fait terriblement de bien.

Une désillusion de plus. J'ai l'impression que ma vie n'est faite que de ça. De désillusions. À croire qu'elle fait tout pour me dégouter et m'obliger à y mettre un terme.

Je devrais l'oublier. Et garder ce masque pour toujours. Ne plus jamais m'accrocher à quelqu'un.

C'est sûrement la meilleure solution.

Alors pourquoi est-ce que je n'arrive pas à l'oublier ?


22 Octobre 2029

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J'ai failli faire une crise cardiaque ce matin. Est-ce que c'est autorisé de faire peur aux gens comme ça ?!

Oui, il est revenu.

Je l'ai entendu rentrer chez moi, j'ai cru que c'était un militaire au départ, c'est pourquoi j'avais sorti mon arme. Mais la surprise que j'ai ressentie en le voyant calmement assis dans mon canapé m'a fait baisser mon flingue. Il m'a présenté ses excuses, essayant d'avoir l'air le plus détendu possible. Il était content de me revoir, je l'ai bien vu. J'avoue que je l'étais aussi. Mais je ne devrais pas le laisser dormir de nouveau chez moi… Il m'a prouvé qu'il pouvait me faire autant de mal que Mary, pourquoi est-ce que je l'accepte ?

… Je crois que c'est parce qu'il a su se démarquer d'elle.

Après tout, il est revenu.

Pas elle.


23 Octobre 2029

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Cette nuit a été agitée. Une nouvelle rue a été agressée par les Barringfords. J'ai cru que je n'allais une fois de plus pas dormir de la nuit. Les explosions… Les cris… Personne ne peut dormir avec cette mélodie morbide dans les oreilles…

Je suis donc descendu pour voir si Sherlock dormait ou non. Et ce n'était pas le cas. On a donc discuté pendant un bon moment. J'avais froid et il m'a réchauffé avec bienveillance. Il est vraiment attentionné avec moi. Et… Je suis vraiment à l'aise avec lui. J'ai même fini par m'endormir sans m'en rendre compte.

J'ai découvert que dormir tout contre Sherlock était vraiment agréable et reposant.


06 Novembre 2029

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Aujourd'hui on a décidé de sortir marcher dans les rues. C'est dangereux, mais on n'en peut plus de rester enfermés, il faut qu'on prenne l'air et qu'on se dégourdisse les jambes. De toute manière, on ne va pas rester plus d'une heure dehors, on n'est pas fous non plus. Et puis, je suis sorti plusieurs fois seul et je n'ai jamais rencontré de réels problèmes, même quand je les cherchais. Et je suis en compagnie réconfortante cette fois. Ça devrait bien se passer… Je l'espère.


17 Novembre 2029

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On n'aurait jamais dû sortir… Je… J'ai tellement de mal à l'écrire ahah… Mais je le dois, il faut que je passe à autre chose…

C'est tellement dur…

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Ça fait une semaine que je regarde mon carnet sans rien écrire, je n'y arrive pas… Ça fait une semaine que je suis renfermé sur moi-même, une semaine que je ne parle plus et mange peu… Je crois que Sherlock est aussi affecté… J'en suis même certain… Je suis désolé Sherlock… Mais je n'arrive plus à parler… Je n'arrive plus à écrire…

Aller il faut que je le fasse…

Pendant qu'on marchait, on est entrés dans une rue habitée… Mauvais endroit au mauvais moment… Les Barringford ont encerclé la rue alors que nous étions en train de la traverser. On a failli se faire avoir tous les deux mais… J'ai réussi à donner une échappatoire à Sherlock.

Il s'est enfui, mais je n'ai pas réussi à le suivre.

C'est tellement dur d'écrire… Je n'y arrive plus…


18 Novembre 2029

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Je me sens stupide.

Ce matin, j'ai découvert Sherlock en train de lire ce carnet. Je ne crois pas qu'il ait eu le temps de lire grand-chose, mais il a tenté. J'ai vu rouge bien sûr, mais la scène qui en suivit me fit remarquer que l'état de Sherlock était bien pire que ce que je pensais. Je l'ai fait tellement souffrir en m'éloignant… Je me sens complètement con…

Il a réussi à casser ma carapace… Je ne pensais pas ça possible, mais il l'a fait. Il s'est ouvert à moi, m'a dit tout ce qu'il portait sur le cœur. Ce qu'il portait par ma faute. Et j'ai craqué. Bordel, pleurer m'a fait du bien. Vraiment. Surtout avec Lui prêt de moi, pour me rassurer. Ça fait du bien. Je me sens plus léger. J'écris de nouveau. Je ne suis peut-être pas prêt pour en parler, mais j'ai dépassé mon blocage.

Il m'a câliné. Je me sens plus fort.

Il est temps que je mette un mot sur ce qu'il s'est passé pendant ces quatre jours où j'étais captif. Quatre jours de pure horreur.

J'ai été accueilli par une personne en particulier. J'ai cru que plus jamais je n'allais la revoir. Depuis le départ, j'avais été mené par le bout du nez par cette connasse ! Mary était une Barringford depuis le début ! Elle m'a manipulé pendant tant de temps… Elle n'a jamais pu me dire quel avait été son but, je soupçonnais qu'elle voulait juste s'amuser en faisant souffrir n'importe quel homme suffisamment stupide pour l'accueillir chez lui. Je me sens tellement con de m'être fait avoir comme ça ! C'est ainsi que je comprends que la solitude est la pire des traîtresses… On ferait tout pour la chasser, allant jusqu'à oublier la plus petite once de méfiance… Je suis stupide.

Elle m'a emmené dans une cellule de torture, et m'a attaché à une chaise. Elle semblait contente de me voir, et encore plus de me voir souffrir. Elle a fait tout son possible pour me faire du mal psychologiquement, me parlant de ce qu'elle ne savait pas. J'avais mis mon masque à ce moment-là. Pas très utile malheureusement. Elle a tenté de faire naître le doute chez moi, concernant la fidélité de Sherlock. Elle n'a pas réussi bien sûr, mais ses paroles… Elle a parlé de Mrs Hudson. Elle a osé… Heureusement qu'elle avait bien serré les liens ! Mon masque était tombé.

Pendant quatre longs jours, j'ai dû supporter coups de poings, de couteau, de taser… La douleur était horrible… Mary ne cessait de me répéter tous les jours « Tu peux arrêter tout ça John ! Rejoins-nous et ce sera fini ! ». Et puis quoi encore ? Mais je mentirai si je disais que je n'ai pas pensé plusieurs fois à accepter… J'ai enfin compris comment est-ce qu'ils récupéraient leurs nouvelles recrues… Et comment avaient vécus leurs derniers jours tous mes amis… Mon cœur a été réduit en miette… Encore…

Je n'en pouvais plus. Après ces 96h assis sur cette même chaise, à enchaîner torture, évanouissement et discours humiliant, je n'avais qu'une envie : en finir. J'avais à peine la force d'ouvrir la bouche pour dire deux mots. Mary était encore venue me torturer l'esprit. Cette fois, le discours était différent : « Je te laisse jusqu'à ce soir pour te décider. » Une lueur d'espoir m'avait enveloppée. Plus que quelques heures et je vais mourir ! M'étais-je dis. La mort était pour moi le signe d'une vraie délivrance. Elle m'assomma une dernière fois avant de repartir.

Je cru que la prochaine fois que je me réveillerai, serait enfin mon dernier instant sur ce monde. J'étais épuisé, endolori, mourant… Je voulais enfin avoir la paix.

Mais lorsque je rouvris les yeux, ce ne fut pas le visage de Mary, ou le plafond de béton de la cellule que je vis.

Je n'ai jamais regardé des bouclettes noires avec autant de surprise, de soulagement et de joie.

Je ne sais pas encore comment il l'a fait, mais Sherlock est venu me chercher, et m'a sauvé. Il m'a soigné et s'est assuré que j'aille mieux avant de me laisser me relever. Tous les doutes qu'avait pu poser Mary dans ma tête se sont dissipés d'un seul coup.

Je… Je ne lui serai jamais assez reconnaissant. Je sais qu'il a mis sa vie en danger pour sauver la mienne. Je… Je ne sais pas quoi dire, je n'ai pas les mots pour décrire ce que j'ai ressenti, ce que je ressens à présent.

Et dire que pendant la semaine qui a suivi, je ne l'ai remercié que par de la distance, de l'indifférence, peu importe le mal que ça a pu nous faire à tous les deux… Mon masque était de nouveau mis, et je l'ai gardé pendant cette longue semaine… Ces quatre jours m'avaient trop brisés pour que je reprenne une vie « normale » avec mon ami, j'étais changé.

Je m'en veux tellement Sherlock, sincèrement... Les souvenirs étaient trop proches, trop présents… Je n'étais pas prêt pour parler. Mais je suis là maintenant. Promis, je ne t'abandonnerai plus jamais ainsi. J'abandonne mon masque pour toi. Tu ne le reverras plus.

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…Maintenant que j'y pense, je m'en rends compte…

Je voulais me l'interdire depuis la catastrophe qu'était devenue Mary. Je voulais m'en empêcher depuis même la première semaine que j'ai passé avec toi, mais… Je n'y arrive pas… Encore… Je suis un incapable… Et ça me fait peur…

Je… Je crois que je t'aime.

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Aussitôt que notre relation fut redevenue normale, un autre problème s'imposa à nous. Sherlock m'a dit qu'il avait défoncé une bonne partie des Barringfords de la base dans laquelle je me trouvais, et que ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'ils ne nous retrouvent. J'avoue que je ne m'attendais pas à ça… Je suis à la fois saisi et effrayé… Il a tant tué pour me sauver ? Je ne sais pas si je dois trouver ça rassurant ou non. J'ai choisi de trouver ça touchant.

Il a tué Mary aussi. Il paraît qu'on ne devrait pas se réjouir de la mort d'une personne. J'en n'ai franchement rien à foutre.

On a dû quitter Baker Street en conséquence. La rumeur concernant Sherlock et moi a dû se propager jusqu'aux généraux maintenant, il fallait qu'on parte avant qu'ils ne nous retrouvent ! Mais ce fut bien plus difficile que ce que je pensais… Ma petite sortie avec les militaires ne m'a pas plu visiblement… À partir du moment où Sherlock m'a annoncé qu'on allait devoir sortir, j'ai senti une terrible angoisse s'infiltrer en moi. Angoisse qui s'est transformée en crise au moment où j'allais passer la porte. C'est comme si j'avais développé une phobie de l'extérieur… Je n'avais jamais perdu mon sang-froid ainsi. Même alors que je savais que j'allais être torturé, je n'avais pas cédé à la panique. Et pourtant, ce fut le cas en regardant tout simplement l'encadrement d'une porte ouverte sur la rue ! Je suis pathétique.

Mais il a été là, bien sûr. Il m'a redonné mon calme si facilement que n'importe qui trouverait ça suspect. Il m'a aussi promis qu'on retournerait de toute façon bien vite à Baker Street. Il est si doux avec moi… Parfois je me demande ce que j'ai fait pour mériter de rencontrer une personne aussi extraordinaire. J'ai l'impression de ressentir tout en double quand ça le concerne. C'est tellement agréable.

Mary n'était tellement rien à côté de lui.

Il nous a trouvé un petit appartement à l'extrême Nord de Londres. Il parait que les Barringfords ont perdu des terres ici. C'est terriblement vide. Encore plus vide que Baker Street. Mais ce calme ne me paraît plus si horrifiant. Non… Maintenant je trouve ça rassurant. On sera tranquilles pendant un bon moment ici. On pourra peut-être même sortir marcher dans les rues sans risquer de mauvaises rencontres ? Ce serait juste génial… Enfin, encore faut-il que je réussisse à sortir sans faire une crise à chaque fois, ce qui n'est pas forcément gagné.

D'ailleurs, cet appartement n'a qu'une seule chambre. On s'est presque disputés pour savoir qui allait prendre le lit ! Je refusais de dormir dans ce dernier en sachant que Sherlock avait passé deux mois à dormir dans mon canapé ! Il était temps qu'il en profite un peu ! Mais lui refusait du contraire, prétextant que ce n'était pas lui qui avait passé quatre jours sur une chaise sans pouvoir dormir d'un vrai sommeil. J'ai failli rentrer dans son jeu et finir par dormir à même le sol pour gagner le titre de « la meilleure tête de mule ». Moi-même j'ai l'impression d'avoir été en pleine dispute de couple ! C'était… Amusant.

Au final, la solution est venue d'elle-même : on dormira dans le même lit ce soir.

J'avoue être à la fois heureux et stressé. Ce n'est qu'une nuit dans un lit assez large pour qu'on dorme chacun de notre côté, mais… Je ne sais pas. J'ai le pressentiment qu'il va se passer quelque chose.

Et le pire dans tout ça, c'est que je ne suis pas sûr de ne pas avoir envie que cette chose, quelle qu'elle soit, arrive.


Voilà voilà ! Laissez une review pour me dire ce que vous en pensez ! :3

Je suis un peu désolé pour Mary xD On avait décidé d'en faire une connasse dans le rp, j'espère que vous ne nous en voulez pas trop xD

Bref, à la semaine prochaine pour le prochain chapitre !