Salut tout le monde. On est désolé de ne pas avoir posté plus tôt, mais comme on est deux c'est plus compliqué pendant les vacances. Désolé encore. Sinon, on espère que ce chapitre va vous plaire :)
Disclaimer : Ce monde et tout les personnages originaux appartiennent à Pierre Bottero.
Bonne lecture !
Chapitre 8
"Première Bataille"
Les colonnes de fumée grisâtre furent les premières à intriguer les marins. Peu après, de nombreux hurlements leur parvinrent et Ellundril su instantanément de quelles créatures il s'agissait.
- Ce sont des Raïs ! Cria-t-elle.
Pour la plupart des hommes, cela n'évoquait aucune image car ils n'en avaient jamais rencontré, mais étant des pirates aguerris, le combat, lui, ne leur étaient pas étranger. Ils saisirent vivement sabres et arcs, se préparant à la bataille avec une certaine exaltation après toute ces journées de navigation. Ludmille jaillit de sa cabine avec un sourire réjoui et une épée courte à la main, suivie du second, Jordan, seul dessinateur de l'équipage. On apercevait distinctement un grand nombre de monstres sur la plage, certains piétinaient vers l'intérieur des terres, comme pris dans une bataille avec un ennemi invisible, tandis que d'autres, ayant aperçu le navire, se jetaient à l'eau et disparaissaient sous les flots pareils à des pierres. Un instant plus tard, les Raïs furent à porté de tir. D'un geste de main, Jordan enflamma les pointes des flèches bandées et clama :
- Décochez !
Les projectiles s'envolèrent en décrivant de gracieuses courbes et s'abattirent sur la masse des adversaires, créant un vent de panique malgré leur peu d'efficacité. Une deuxième salve suivit avant que Ludmille n'ordonne de jeter l'ancre en pestant contre la disposition des lieux qui empêchait le bateau d'approcher plus près du rivage.
Ellundril prit son élan et une grand bouffée d'air, puis s'élança et plongea. Quelques marins, surpris, se penchèrent pour la voir mais elle avait disparue sous la surface. Les secondes s'enchaînèrent, peuplées par les hurlements des Raïs et la chanson des vagues, soutenue par le sifflement des flèches dans l'air. Enfin, Ellundril jaillit des flots, proche de la plage. Une dague dans chaque mains, la marchombre ne faisait qu'une avec la mer. Ses cheveux dansaient comme l'écume, son corps filait comme le courant entre les hordes de ses ennemis. Là où elle passa, les monstres s'effondrèrent en rougissant les remous. Avec une efficacité foudroyante, la guerrière rejoignit la berge, laissant derrière elle nombres de cadavres qui coulaient sous le poids des armures. Rapidement, elle fut submergée par la masse des Raïs et cachée aux yeux des pirates. Ces-derniers cessèrent de tirer de peur de la gêner et lancèrent deux barques à l'eau pour rejoindre la bataille. Ludmille fut la première à ramer, avec une vigueur impressionnante, égale à sa soif de combat. Malgré cela, lorsque la capitaine et ses hommes atteignirent le rivage, il ne restait que peu d'adversaires valides. Non seulement la marchombre virevoltait, ouragan d'acier, en abattant tous ceux qui passaient à portée, mais certains Raïs semblaient aussi pris d'une étrange paralysie, puis s'affalaient morts sur le sable sans raison apparente. Les pirates s'abattirent ainsi sur les loques du bataillon monstrueux, mettant fin à toute résistance et créant la débandade générale. Les hommes poussèrent de grands cris victorieux.
Soudain, un sifflement suraigu retentit par-dessus les vivats. Avec un énorme craquement, une créature mi-mante religieuse mi-lézard se matérialisa devant Ellundril et assena un grand coup de faux. Dans le vide. La marchombre, insensible à la surprise et la terreur qui frappaient tous les autres combattants, avait bondi en arrière pour se mettre hors de portée du Ts'lich. Ce dernier sifflait de rage et aurait massacré toutes les personnes présentes de son simple regard si cela avait été possible. Il hurla de sa voix caverneuse :
- Trois fois maudits humains ! Je ne sssais pas ce que vous fichez ici mais je vais tous vous massssacrer pour votre effronterie !
Suite à cela, un énorme rocher apparut au-dessus du monstre et fut violemment projeté sur les pirates tétanisés. Jordan, dans un effort qui sapa toutes ses forces, parvint à dessiner une violente bourrasque qui détourna le projectile mais Ellundril ne s'en préoccupa nullement. Elle s'élança prestement et assena un violent coup de pied dans la mâchoire du Ts'lich, qui répliqua en abattant les lames qui terminaient ses bras. Alors, la marchombre entra dans le temps de son adversaire. Avec une justesse inouïe, elle para son attaque, frappa sa hanche et esquiva le coup de queue qui vint ensuite. Elle passa dans son dos et voulut l'entailler de ses dagues mais fut soufflée en arrière par un coup de vent venu de nulle part. Aussitôt, le monstre se retourna et créa un piège de roc qui jaillit du sol et se referma pour broyer la guerrière. Elle se tira in extremis hors de la morsure de pierre, mais une épée sortie du néant lui entailla profondément le bras gauche. A cet instant, Ludmille s'élança derrière le Ts'lich pour le transpercer de son sabre, et, étrangement, il ne réagit pas. La lame le traversa de part en part avec un bruit immonde, répandant son sang vert et poisseux sur le sable jaune. Lorsqu'il tomba à genoux, il pleurnicha :
- Sortez de ma tête, petits rats !
Puis, Ludmille retira sa lame et décapita le monstre d'un coup puissant en criant :
- Ludmille un, Ts'lich zéro !
Suite à cette exclamation un silence épuisé plana sur le champ de bataille. Les marins, pour la plupart peu blessés, errèrent parmi les cadavres pour achever les raïs agonisants et rassembler leurs camarades plus grièvement touchés loin des corps sans vie. Quelques minutes passèrent, puis une voix étrangère s'immisça dans les pensées de tous :
- Heu... Bonjour.
La surprise se peignit alors sur les visages, ce qui permit aux pirates de savoir qu'ils vivaient tous la même expérience. D'autres voix multiples s'invitèrent alors dans les pensées de chacun :
- Et merci...
- Oui merci de nous avoir aidé.
- C'était super !
- Grâce à vous, on s'est débarrassé de tout ce bataillon de Raïs …
- Et même de leur chef Ts'lich.
- Même le Ts'lich !
- C'est vrai, on l'a bien eu celui-là !
- Pendant qu'on l'empêchait de se concentrer en brouillant ses pensées, Ludmille l'a superbement embroché ! C'était magistrale !
- Oui, impressionnant !
- Je dirais même plus, divin !
- Hem, faudrait voir à pas exagérer non plus.
- Et Ellundril aussi, ta technique est absolument surprenante !
- Vous permettez qu'on vous tutoie tous hein ?
- Non il ne permettent pas ! Et les manières alors ?
- Oh va au diable toi et tes conventions !
- Oui, rabat-joie, laisse tomber tes grands airs, on est entre amis !
- Hum, vous avez dit la même chose quand les Raïs sont arrivés la première fois...
Les combattants sur la plage furent pris de nausées, incapable de supporter un tel afflux de pensées étrangères aux leurs. Et cela ne semblait pas vouloir s'arrêter, jusqu'à ce que soudain la voix d'Ellundril ne vint écraser toutes les autres :
- SILENCE ! Calmez-vous maintenant !
- Hem...
- Non ! Laissez-moi m'exprimer ! Nous sommes heureux de vous être venu en aide, mais nous ne sommes pas habitués à communiquer par la pensée comme vous le faites.
- Ah bon ?
- Ah oui.
- Pardon...
- Désolé !
- Alors comment vous faite pour discuter ?
- Pour discuter, Repris la marchombre, nous émettons des sons.
- Comme les Raïs !
- Comme c'est étrange...
- Mais tu te débrouilles bien toi Ellundril ! Tu as déjà communiqué par la pensée auparavant ?
- Non, mais j'apprends vite. Retirez-vous des pensées de mes amis je vous prie, je vais venir discuter avec vous dans un instant.
- Bon... d'accord.
- Ok !
- Hem, on t'attend à la lisière de la forêt Ellundril.
Les voix se dissipèrent et les pirates soupirèrent de soulagement. Rapidement, ils reprirent leur tâche, tandis que Ludmille donnait ses directives et demandait un bilan de la bataille. On lui répondit :
- Les blessés graves sont 6, Armand, Jargas, Elro, Drimed, Kinn et Eido. Ils sont plus en danger, et y pourront reprendre leurs boulots d'ici deux ou trois semaines avec de la chance. On a une perte, le Marco, y s'est fait écrabouiller par le rocher du Ts'lich, pas beau à voir.
Pendant ce temps, la marchombre tourna les talons pour se diriger vers la forêt, qui faisait un grand mur vert au-delà de la plage. Elle s'y enfonça et s'éclipsa discrètement.
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Le souffle chaud du monstre piquait ses plaies. La lame revint se poser sur sa peau une énième fois et descendit doucement, avec délectation, en dessinant une fine courbe vermeille, entrelacée avec toutes les précédentes. Puis comme il le faisait après chaque coupure, le Ts'lich murmura à l'oreille d'Elivia :
- Mon nom est Aressadrissgradorias, et j'aime le goût de ton sang de mammifère.
Alors, la jeune marchombre sentit monter la nausée artificiel crée par l'imagination de la créature. Elle eut une horrible envie de vomir, mais cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus rien dans son estomac qui la faisait lui aussi atrocement souffrir. Ses larmes se mêlèrent à son sang et Elivia pensa :
- Aressadrissgradorias... j'aurais ta tête...
De petites voix lointaines lui firent écho dans sa tête :
- On l'aura !
- Aressadrissgradorias soit maudit !
- A mort !
Alors, il vous a plu ? Ce Ts'lich a un nom presque imprononçable quand même... ;)
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