Voilà le chapitre 8 qui est plutôt moyen selon moi. Rien de particulier à dire à part : Merci pour vos reviews !!!!
Bonne lecture !
Edward
Nous rentrâmes à la maison après notre première journée d'école. Ca avait été horrible. Tous les élèves nous avaient observés comme si nous étions des extraterrestres. Personne ne nous avait adressé la parole, à part deux ou trois curieux indiscrets, le rédacteur en chef du journal de l'école qui voulait une interview-franchement, ils n'avaient rien de mieux à faire dans ce bled de paumés ?-et le petit blond qui avait essayé de draguer Alice.
Esmé nous accueillit avec un grand sourire.
-Bonjour les enfants, ça s'est bien passé ?
Alice passa devant elle sans même la regarder et se précipita sur Seth. Le sourire d'Esmé vacilla mais elle réussit à le garder en place.
-C'était génial maman ! s'enthousiasma Rosalie, j'ai rencontré une fille super sympa. Tu crois que je pourrais l'inviter ici un jour ?
-Bien sûr ma chérie. Et toi Edward, ça s'est bien passé ?
Je crois qu'Esmé pense pouvoir dialoguer avec moi parce que j'étais le seul à lui répondre. Enfin, Emmett lui répondais aussi mais pas toujours très poliment. Ca m'énerve parce que je déteste parler avec les gens.
-Bof.
Ca devrait suffire, je ne suis pas d'humeur à faire plus.
Je rejoignis ma sœur dans le salon et sortis mon livre de mon sac. J'adorais les livres. Ils étaient mon échappatoire, mon seul moyen de quitter ce monde et de partir loin d'ici. Et puis, ils étaient mon seul lien avec maman. Je me rappelle que quand j'étais petit, elle m'en lisait un chaque soir. Même lorsqu'elle était au plus mal, elle insistait pour passer ce moment avec moi. Elle me disait qu'elle était vraiment heureuse que j'aime les livres autant qu'elle, qu'elle avait peur que ses enfant les détestent (ce qui est le cas d'Emmett). Elle disait que quand j'en aurais l'âge, on ouvrirait notre bibliothèque tous les deux et on ferait la collection de tous les livres du monde. Aujourd'hui, j'avais les livres mais plus maman. Jamais nous ne pourrons ouvrir notre bibliothèque.
-Edward ?
La voix d'Alice me sortit de mes pensées. Je clignais rapidement des yeux pour effacer les larmes qui commençaient menaçait de couler.
-A quoi tu pensais ?
-A rien. Je pensais à rien.
C'était une sorte de message codé entre Alice, Emmett et moi. Lorsqu'on pensait « à rien », on pensait à maman. C'est juste qu'aucun de nous trois ne voulais l'admettre.
-Oh, murmura ma sœur.
Elle me regarda d'un air désolé mais ne put pas faire disparaitre l'envie de son visage. Elle n'avait même pas trois ans quand maman était morte alors elle n'avait pratiquement aucun souvenir. Le peu dont elle se rappelait, c'était maman à l'hôpital, pâle, maigre et sans force. On avait essayé de lui raconter un maximum de chose mais rien ne vaut ses propres souvenirs. Déjà que les miens sont très flous.
-Je voulais aller promener Seth, tu viens avec moi ?
Une vague de remord m'envahit. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas passé un moment ensemble, rien que tous les deux. Alice et moi étions très proches à une époque. Je la savais malheureuse de notre situation. Elle détestait faire la tête à papa et ça me manquait de ne plus voir ma petite sœur enjouée et joyeuse comme avant. Je posais mon livre et me levais.
-Ok, j'arrive.
Rosalie
-Rose, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
-Je t'en prie Jazz ! Cesse de faire le rabat-joie !
-Maman va nous tuer si elle l'apprend.
-Et comment veux-tu qu'elle l'apprenne ?
Mon frère soupira, signe qu'il renonçait. De toute manière, je n'aurais abandonné mon plan pour rien au monde. Il était parfait. J'allais pouvoir prouver aux Cullen qui était la plus intelligente dans cette maison. Pour ça, j'avais juste besoin de ces albums photos.
-Rose, grouille-toi ! On n'a pas le droit d'être ici.
-Ca va, relax.
Putain, où est-ce qu'il peut les avoir mis ? Ce sont des albums photos, pas des documents classés X. Ah les voilà ! Parfait, je suis sûre que je vais trouver mon bonheur là-dedans.
-C'est bon, tu as trouvé ? On peut y aller maintenant ?
-Deux minutes, il faut d'abord que j'en trouve des belles.
-Rosalie !
-Quoi ?
-Dépêche !
-C'est bon, arrête de stre…oh j'adore celle-là ! Regarde !
-On n'a pas le temps !
-Pff, tu sais que tu peux être vraiment agaçant quand tu veux ? C'est bon, je crois que j'en ai assez. On peut y aller, t'es content ?
-Très, allez range ça et viens.
Je repositionnais les albums exactement comme quand je les avais trouvés. La phase 1 du plan était terminée.
Edward
Seth gambadait joyeusement autour de nous. Au moins c'était pratique d'avoir la forêt à proximité.
-Edward ?
-Oui ?
-Tu sais que tu es mon frère préféré ?
Je me stoppais net et dévisageais ma sœur d'un air méfiant. Emmett et moi étions tour à tour son frère préféré, en fonction de ce qu'elle voulait.
-Qu'est ce que tu veux ?
Alice fouilla dans ses poches et en ressortit un bout de papier ainsi qu'un lecteur MP3.
-Tu es toujours aussi doué en informatique ? demanda-t-elle.
-Ca dépend de ce que tu veux.
-C'est l'Ipod de Rosalie, je voudrais que tu remplaces chacune de ses chanson par celles qui se trouvent sur cette liste. Et arrange-toi pour que ce changement soit irrémédiable. Tu en es capable ?
Je réfléchis. Ca ne devrait pas être trop difficile. Mais je ne voulais même pas savoir ce que papa nous ferait s'il le découvrait.
-C'est quoi les chansons sur ta liste ?
Un sourire malicieux anima les traits d'Alice.
-Oh rien de très original. Je me suis juste dit que Rosalie a une tête à aimer Chantal Goya. Tu ne trouves pas ?
Je ris, ma sœur était vraiment incroyable.
-C'est d'accord, je t'arrangerais ça.
-Merci Edward ! s'écria-t-elle en me sautant au cou, tu es le meilleur !
Rosalie
Je m'installais sur mon lit et sortis mes devoirs. Il fallait que je me remette en ordre de toute l'année ! Heureusement que Leah m'avait prêté ses cours.
Je fouillais dans le tiroir de ma table de nuit à la recherche de mon Ipod. Rien, il n'était pas là. Redressant la tête, je vis qu'il était sagement posé à côté de ma lampe de chevet. Bizarre, j'étais sûre de l'avoir rangé dans le tiroir. Enfin, tant pis. Je mis les écouteurs dans mes oreilles et l'allumais.
Bon, commençons par le plus compliqué, math…
« Elle est née un beau matin dans un berceau de bois
Son père et sa mère étonnés n'en revenaient pas
De voir cette enfant bien rose et dodue à la fois
Avec un nez qu'on ne voyait pas… »
Hé ! C'est quoi cette merde ?
« …Aussitôt tout le village se préparait déjà
Pour venir fêter ce beau baptême oui mais voilà
Il fallait trouver un surnom, elle n'en avait pas… »
Mais qu'est-ce qui se passe ? Je passais à la chanson suivante.
« Dans la forêt de l'automne
Ce matin est arrivée
Une chose que personne
N'aurait pu imaginer …»
Si c'était une blague, elle n'était pas drôle.
« Tu es arrivé de Chine un matin
A Paris Pandi-Panda tu te souviens
Avec deux taches autour des yeux
Tu fis battre mon cœur… »
Je sortis furieusement de ma chambre et me précipitais sur l'ordinateur, heureusement libre. Il fallait à tout prix que je supprime ces trucs de mon Ipod.
Action impossible
Bon, là je vais sérieusement m'énerver. Je réessayais.
Action impossible
Les coupables n'étaient pas difficiles à trouver et, croyez-moi, je vais les tuer. Je me levais et donnais un grand coup de pied dans la chaise. Je les entendais rire dans le salon, leur dernier rire avant leur mort.
Alice
On regardait tous les trois Friends à la télé lorsque Rosalie arriva dans la pièce, le regard furieux, son Ipod à la main.
Je ne pus réprimer un sourire. Alors elle avait découvert notre petite blague.
-Bande d'abrutis ! Comment avez-vous osé toucher à mes affaires !
Emmett, à qui on n'avait pas eu le temps d'expliquer notre blague, leva les mains en signe de paix.
-Calme-toi Rosie !
-Ne m'appelle pas Rosie ! hurla-t-elle.
Alerté par ses cris, papa et Esmé arrivèrent, Jasper sur les talons.
-Qu'est ce qui se passe ?
-Ils…Ils ont effacés toutes mes musiques pour les remplacer par des chansons débiles pour les gamins ! nous accusa-t-elle.
-Vous avez fait ça ? Mais c'est génial ! nous félicita Emmett en dressant ses pouces vers le haut.
Papa se prit la tête entre les mains et soupira.
-Emmett et Jasper, montez dans votre chambre. Maintenant, ordonna-t-il.
Mon frère grommela quelque chose mais suivit Jasper à l'étage. Papa se tourna vers Edward et moi.
-Vous deux, approchez.
Comment pouvait-il savoir qu'on était tous les deux coupables ? Ce n'est pas possible, les parents doivent avoir un pouvoir surnaturel pour ces choses-là.
-Comment avez-vous pu faire une chose pareille ? Vous vous rendez compte que vous vous comportez comme des enfants de 3 ans ?
-Désolé papa, marmonna mon frère.
-Non Edward, je n'en ai rien à faire de tes excuses si c'est pour recommencer demain. Maintenant dites-moi qui est l'inventeur de cette blague plus que stupide.
J'allais ouvrir la bouche mais Edward me devança.
-C'est moi. Tout est de ma faute. Alice n'était même pas au courant.
Quoi ? Mais il est devenu dingue ou quoi ? Je m'apprêtais à protester mais il me donna un petit coup de coude.
-Je suis le seul qui mérite d'être puni, mentit-il en baissant la tête.
-Très bien, accepta papa, puisque c'est ce que tu trouves juste.
J'arrive pas à le croire, il l'a cru !
-Donne-moi ton Ipod, tu le récupéreras dans trois jours.
-Quoi ?
Il ne peut pas faire ça ! Prendre sa musique à Edward, c'est comme enlever son chien à un aveugle !
-Je pense que c'est juste. Tu t'en prends à l'Ipod de Rosalie, tu es privé du tien. Bien entendu, si tu penses que ta sœur mérite aussi d'être punie, vous pouvez partager la peine…
Il n'avait rien gobé du tout finalement ! Je voulus à nouveau intervenir mais Edward me donna un autre coup de coude, avec moins de conviction que le premier cependant. Je commence à en avoir marre de ne pas pouvoir placer un mot !
Edward tendit son Ipod à papa avec un regard d'adieu.
-Très bien, maintenant vas remettre celui de Rosalie en état.
-On ne peut pas.
-Pardon ?
-On ne peut pas, ce que j'ai fait dessus est irréversible.
-Quoi ? cria Rosalie.
Je suis sûre qu'elle se serait jetée sur mon frère si Esmé n'était pas dans la pièce. Puérilement, je lui lançais un regard victorieux. Elle me fusilla du regard en retour.
-Edward, tu me déçois vraiment. Je pense que comme le crime est plus grand, ce serait mieux que tu ais une plus grande punition. Tu récupéreras ton Ipod dans 5 jours et tu donneras ton argent de poche à Rosalie pour qu'elle s'en achète un nouveau. Je pense que tout es dit. Maintenant vas dans ta chambre et reste-y jusqu'au dîner.
-Oui papa.
Carlisle
Je regardais Edward et Alice monter en silence. Je savais qu'Alice était aussi coupable que son frère, voir même plus. Mais depuis qu'ils étaient tout petits je les laissais prendre la responsabilité à la place des autres s'il le voulait. Si Edward disait qu'il était le seul responsable, je ne pouvais pas accuser sa sœur juste en suivant mon intuition.
Esmé m'enlaça tendrement.
-Ne t'inquiète pas, tu as agi comme il fallait, me rassura-t-elle.
Alice
J'entrais doucement dans la chambre des garçons. Edward lisait comme toujours. C'était quand même bizarre de le voir sans ses écouteurs. Sur son lit, Emmett jouait avec un ballon.
-Où est Jasper ?
-Aucune idée, sûrement avec sa sœur.
-Edward, je peux te parler ?
-Bien sûr.
Il me fit de la place et je m'assis à côté de lui.
-Pourquoi tu m'as empêché de dire que c'était mon idée ?
-Lily…
Wow, Edward ne m'avait plus appelé comme ça depuis que j'avais douze ans.
-Tu crois vraiment qu'on ne remarque pas que tu es malheureuse quand tu te disputes avec papa ?
Je baissais la tête. J'avais horreur d'être en dispute avec papa. Je préférais de loin être sa petite fille chérie à qui il cédait au moindre caprice plutôt que la gamine désobéissante qu'il fallait punir tous les jours.
-Mais il sait quand même que je suis la responsable ! Il n'est pas stupide !
-Oui mais comme toi tu n'es pas punie, tu n'es pas fâchée avec lui.
Mon frère était vraiment très intelligent parfois.
-Merci, soufflais-je.
-A ton service petite sœur.
Il ouvrit ses bras, m'invitant à un câlin. Je m'y jetais sans hésiter. Un câlin avec Edward, c'était suffisamment rare pour en profiter dès que l'occasion se présentait.
-Et moi ? râla Emmett.
-Amène-toi gros bêta !
Il nous rejoint sur le lit d'Edward et nous encercla avec ses immenses bras. Je me sentais bien comme ça, coincée entre mes frères, qui représentaient une barrière contre le monde extérieur.
Ca me rappelait quand on était petit, le jour où maman est morte. Quand on a vu papa rentrer, le visage plein de larmes, et monter les escaliers sans même nous regarder, on s'était pris dans les bras les uns des autres et on s'était jurés.
Jurés de toujours être là pour les autres, quoiqu'il arrive.
Et voilà ? Alors ?
J'ai une très mauvaise nouvelle, je ne pourrais pas poster mercredi prochain. Je n'aurais pas le temps d'écrire le chapitre 9 (celui-ci était le dernier que j'avais en réserve) qui me donne vraiment du fil à retordre. J'ai l'idée de base mais je n'arrive pas à la développer.
Mais pour vous donnez un petit avant goût (et pour vous torturez, je me découvre un fond sadique^^):
Et si Carlisle avait une brillante idée pour rapprocher leur deux familles? Et si cette idée n'était pas si brillante? Que se passerait-il si Carlisle décidait d'organiser une soirée jeux de société? Réponse dans le chapitre 9.
Sinon, juste par curiosité, vous tenez avec les Hale ou les Cullen ?
Review ?
