Salut ! Nous sommes de retour, pour vous poster un nouveau ... chapitre ... désolé, j'ai pas trouvé de mot qui rime avec "retour" ... ^^'
Disclaimer : Les personnages originaux et le monde dans lequel évolue tout ce petit monde appartiennent à Pierre Bottero. Tous le reste est la propriété de Neitentus.
Bonne lecture !
Chapitre 9
"Pensée, Songe et Sentiment"
- Ellundril, c'est sympa comme prénom !
- Hum, c'est exotique en tout cas.
- Non mais ça va de commenter son prénom ? Vous n'avez pas honte de l'ennuyer comme ça ?!
- Non.
- Non plus !
- Moi non plus.
- Mais toi, t'as pas commenté !
- Ah bon ? Zut ! Bon alors... euh, Ellundril ça sonne comme Fruit !
- Mais pas du tout !
- Hum, si c'est très similaire.
- J'ai dit stop !
Ellundril avait l'impression d'avoir quatre Petits se disputant dans sa tête. Elle s'était habituée aux querelles incessantes des habitants de la forêt-maison, mais les subir directement dans son crâne allait très vite lui donner la migraine.
- Regarde par là Ellu, je peux t'appeler Ellu hein ? Il y a un sentier à ta droite, emprunte-le et il te guidera jusqu'à... bon enfin tu verras !
- Raah espèce d'indélicat ! «Je peux t'appeler Ellu ?» Tu es vraiment un sans gène !
Les voix se turent à nouveau et la marchombre poussa un léger soupir de soulagement. Son regard inspecta les environs. C'était une forêt dense, majoritairement constituée de conifères que la guerrière ne connaissait pas ainsi que de quelques chênes verts au troncs épais. De nombreuses fougères compliquaient les déplacements, sans pour autant bloquer l'avancée d'Ellundril. Elle débusqua alors le sentier, qui était davantage un layon, se faufilant dans la végétation, presque indiscernable, mais suffisamment visible pour ses yeux experts. Outre les traces d'animaux, elle remarqua des empreintes de petites bottes dans un coin de terre meuble. La personne ou la chose qui les avait laissé ne devait pas faire plus de un mètre trente, au vu de la taille et de la profondeur des marques. Si elles appartenaient aux habitants télépathes locaux, alors il s'agissait bien de créatures semblables aux Petits.
Après plus d'une heure de marche prudente, fébrile et surtout, silencieuse, la marchombre déboucha dans une clairière baignée par les rayons du soleil, ce qui eut pour effet de l'éblouir après la pénombre des sous-bois. La première chose que remarqua Ellundril fut le grand cercle de rochers dressés au centre du pré, les rocs étaient taillés en pointe et d'un gris sombre veiné de blanc opalescent. Autour des menhirs se tenait un groupe de petits hommes, leur peau verte émeraude luisait à la lumière, mais cela semblait anodin en comparaison du fait qu'aucun d'eux n'avait de bouche. Les pensées étrangères envahirent l'esprit de la marchombre :
- Bienvenue Ellundril Chariakin, dans l'antique demeure des Nimurdes ! Avance-toi, notre Reine désire t'accueillir en personne.
- Ouais ! Elle veut de te parler !
- Te confier une mission !
- Mais la ferme ! On devait pas lui dire pour la mission !
- Et ben voilà ! Bravo ! Vous avez tout foutu en l'air !
- Hum je vous avais prévenus.
- Ça suffit oui ?! La reine va ..
Soudain une étrange présence écrasa la conversation par son apparition. Elle s'immisça profondément dans l'esprit d'Ellundril sans que celle-ci ne parvienne à l'en empêcher puis une image apparue à la guerrière. C'était une femme, vêtue d'une sublime robe blanche contrastant avec sa peau d'un vert éclatant. Son visage n'avait pas de bouche, ni de nez, seulement deux grands yeux qui semblaient contenir tout l'univers et brillaient d'un éclat mystérieux et insondable. Elle semblait ainsi très singulière mais sa beauté était indéniable.
- J'espérais ta venue Ellundril, je suis la Reine Pensée.
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Ludmille scruta d'un œil douteux l'orée de la forêt. Cela ferai bientôt une heure qu'Ellundril était partie et la pirate ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter, car trop de questions demeuraient en suspens. Notamment vis-à-vis des intentions des mystérieux télépathes, de la présences des Raïs dans ce pays, et de ce qu'était devenu le marchombre clandestin. En bref, ce lieu n'inspirait aucune confiance à la capitaine, en conséquence, elle avait laissée dix hommes sur le navire et vingt-cinq s'affairaient sur la plage pour monter un camp de fortune. Ludmille retourna vers ses hommes pour les aider lorsque soudain, un cri retentit du coté de la dune où elle avait posté un guetteur. Ce dernier déboulant en hurlant :
- Une horde de Raïs vient par ici ! Ils sont au moins deux cents ! Armés jusqu'aux dents, ils seront sur nous dans quelques minutes !
Prompte comme l'éclair, Ludmille donna ses ordres :
- Laissez-tomber toutes les affaires, vite aux barques, on met les voiles.
- Et Ellundril ?! Et les blessés ?
- Portez les estropiés ! Ellundril est capable de se débrouiller toute seule, pas la peine de se faire du souci pour elle.
Sur ce, les pirates se jetèrent en avant pour rejoindre les trois embarcations tirées hors des flots. Alors que les premiers s'emparaient des rames et poussaient les esquifs à l'eau, une détonation retentit derrière eux suivie de sons entre des ricanements et des sifflements. Ludmille trébucha et tomba face contre terre, tandis que quelque chose s'enroulait autour de ses chevilles.
- Capitaine !
- Allez-vous en ! Répondit la jeune femme.
Elle avait déjà une bonne idée de l'ennemi qui la tirait en arrière et elle était résolue à ne pas perdre de marin face à cet adversaire. Voyant son regard, les pirates se résolurent à s'enfuir tandis que Ludmille se retournait pour voir ce qui la tirait en arrière. La première chose qu'elle nota fut leur nombre, ils étaient deux, puis elle remarqua qu'ils étaient ridiculement petits pour des Ts'lichs. Deux minuscules Ts'lichs, un foncé et un clair, ricanant comme des idiots sur la plage. Ç'aurait été amusant si Ludmille n'était pas en si mauvaise posture. Elle les entendit discuter alors que la liane qui la retenait continuait lentement de la traîner vers eux :
- C'est elle qui a eu la peau de l'autre imbécile ? Tsss, il était vraiment pathétique ! Commença le plus sombre.
- Un vrai Raïs, comme je dis toujours ! Cette répugnante humaine... Aressadrissgradorias aime bien les Humains, je suis sûr que si nous lui envoyons cette meurtrière, il changera nos affectations et nous pourrons quitter ce trou à rat dégoûtant.
- Bonne idée ! Ssss mais d'abord torturons-la un peu, cette femelle !
Tandis qu'ils bavassaient, une silhouette jaillit des feuillages et projeta un sabre sur un Ts'lich et une pierre sur l'autre, les poussant à s'écarter de surprise.
- Ellundril ! S'écria la pirate avec un regain d'espoir.
- Désolé, je suis pas elle, répondit l'autre en tranchant la liane avec un silex d'un geste habile. Moi, c'est Quayle.
Ludmille ne comprenait pas comment cet homme pouvait encore se mouvoir avec autant de fluidité alors qu'il avait été blessé dans sa fuite, et qu'il ne devait pas s'être reposé depuis un bon moment. Sans lui demander son avis il l'entraîna vers les embarcations encore accessibles. Le Tslich clair hurla :
- Stupides petits vermisseaux puants ! Vous pensez pouvoir vous débarrasser de moi avec une pierre ?! Je vais vous...
Quayle se retourna, avec un regard impitoyable, et déclara :
- Une pierre ? Mais j'ai ramené bien mieux qu'une pierre !
Et soudain, le mur de buissons que formait la forêt explosa, laissant apparaître dans un bruit de tonnerre un énorme animal, semblable à un taureau avec des cornes démesurées. La bête chargea à une vitesse impressionnante. Elle projeta le premier Ts'lich, qui se débarrassait tout juste du sabre, à plusieurs mètres de là. Puis, le second s'élança pour taillader l'animal, et sans qu'il n'ait rien vu venir, il fut empalé sur les cornes du monstrueux taureau, qui jeta son corps sans vie dans le sable sans plus d'égard. Des hurlements sauvages retentirent en haut de la dune la plus proche, les Raïs étaient arrivés. En réponse, l'animal poussa un meuglement qui fit vibrer le sol, et soudain il fut rejoint par une quinzaine de semblable qui se préparaient à la charge. Les bêtes s'élancèrent, pleines de furie, tandis que les Raïs se jetaient vers elles en brandissant leurs armes. Malheureusement pour les hommes cochons, ils ne parvinrent pas à stopper l'élan des taureaux. En un instant, ils furent tous piétinés avec une violence sans nom, puis les animaux s'en furent, comme s'ils étaient complètement calmes. Ludmille se dégagea de la poigne de Quayle et s'avança sur la plage déserte, hébétée, tandis que ses marins rejoignaient à nouveau la berge. Une voix enfantine retentit alors dans les esprits des pirates :
- Une chance pour vous qu'il y ait eu un troupeau d'aurochs dans les parages. J'en ai pris le contrôle pour me charger des méchants.
Une petite créature émergea alors des buissons, elle ne devait pas mesurer plus d'un mètre de haut, sa peau était d'un vert éclatant et elle portait une robe blanche immaculée. Son visage n'était composé que de deux grands yeux, des yeux terrifiants. Ludmille sentit son corps avancer versla chose, sans qu'elle ne puisse plus rien contrôler. Elle tomba à genou contre son gré et vit qu'il en était de même pour tous ses compagnons. La voix de fillette s'éleva alors dans leur esprit en balayant leurs pensées :
- Je m'appelle Songe, et maman dit qu'un jour, je serais Reine.
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Elivia émergea doucement des brumes d'un sommeil plein de cauchemar. Lorsqu'elle renifla, elle reconnu immédiatement l'odeur qui régnait dans la cellule partagée avec les Nimurdes. La jeune marchombre constata en ouvrant les yeux que sa vue était bien plus nette qu'auparavant, elle essaya de se redresser et ne perçut aucune douleur, ce qui était pour le moins étrange.
- Il t'a soigné.
- Il t'aime tellement qu'il t'a soigné.
- Pour pouvoir te faire souffrir à nouveau sans attendre que tu guérisses.
- Maudit Aressadrissgradorias !
Elivia regarda ses codétenus, elle ne les avait jamais aussi bien vus qu'alors. Ils étaient tout vert, vêtus de haillons immondes. Ils n'avaient pas de bouche, et surtout, ils étaient affreusement maigres. Elle songea qu'elle ne devait pas être dans un meilleur état, puis elle se demanda :
- Pourquoi les Ts'lichs vous gardent prisonniers ?
- Pour la même raison que toi Eli, ils nous craignent !
- Ils en veulent au pouvoir de notre Reine. Mais ne t'en fais pas, sa Majesté a trouvé une guerrière exceptionnelle pour la protéger et nous libérer.
- Au fait, je suis la chef de ce groupe de Nimurdes, je m'appelle Sentiment, et je jure de t'aider à te venger du bourreau Ts'lich !
Alors ? Ça vous a plu ? Review ? ;)
A bientôt :)
