Coucou ! Me revoilà avec mon nouveau chapitre. C'est le chapitre le plus long que j'ai écris de ma vie ^^!

Comme d'habitude, je dit un énorme merci à tous ceux qui laissent des reviews.

Bonne lecture !


Esmé

Je profitais que les enfants étaient encore à l'école pour un peu nettoyer leurs chambres. Celle des garçons en particulier. Depuis les quelques jours que je vivais avec eux, j'avais cru comprendre que les enfants de Carlisle n'étaient pas des maniaques de la propreté, surtout Emmett.

J'entrais donc dans la chambre et soupirais en constatant une nouvelle fois qu'elle était partagée en deux. D'un côté le lit et les quelques affaires bien ordonnées de Jasper, de l'autre les lits d'Emmett et d'Edward, défait et encombré d'objets pour le premier, quelques vêtements traînant sur le second.

La division entre les deux côtés était clairement marquée par la fin du désordre. C'était quand même mieux que dans la chambre des filles où j'avais dû séparer leurs territoires par du papier collant sur le sol.

J'entrepris de ramasser les déchets qui trainaient, et de dépoussiérer la pièce. Finalement, je m'attaquais à l'étonnante collection de livres d'Edward. Il en possédait trois étagères pleines et le début d'une quatrième. Alors que je passais mon chiffon sur un tome des Haut de Hurlevent-les goûts littéraires d'Edward étaient très surprenants pour un garçon de son âge-une photo tomba sur le sol.

Je me baissais pour la ramasser. C'était le portrait d'une jolie jeune femme qui ne devait pas avoir beaucoup plus d'une vingtaine d'années. Je l'identifiais immédiatement comme Eléonore Cullen. Carlisle refusait toujours de parler de son ex-femme et je ne savais absolument rien d'elle.

Elle était vraiment jolie. Elle avait équitablement partagé ses gènes entre ses enfants. Je reconnaissais les traits fins et délicats d'Alice, le sourire éclatant d'Emmett et les yeux d'un vert étonnant d'Edward sur son visage encadré par d'épais cheveux noirs et bouclés. Alors que je m'apprêtais à ranger la photo d'où elle était tombée, je me rendis compte qu'il y en avait d'autre. Bien que je savais que cela n'était pas bien, je laissais la curiosité m'emporté et les sortit de leur cachette.

La première montrait la même femme, allongée sur un lit d'hôpital, un tas de couverture dans les bras dont un minuscule bras dépassait. Au dos de la photo se trouvait une phrase presque effacée d'une écriture que je ne connaissais pas.

Le jour de la naissance d'Edward, il refuse d'être tenu par quelqu'un d'autre que sa maman.

La photo suivante montrait encore Eléonore, un petit garçon roux que j'identifiais comme Edward dans les bras. Il montrait l'objectif en riant. Sa mère tenait un second garçon par la main, Emmett évidemment. Il souriait, dévoilant ainsi ses petites quenottes, et désignait d'un air très fier le ventre de sa maman. En observant de plus près, je remarquais qu'il était plus arrondi que la normale.

Je souris et passais à la photo suivante.

Cette fois, elle montrait Edward et Emmett, assis sur un divan. Sur leurs genoux était posé un bébé minuscule mais adorable. A nouveau, je retrouvais la même écriture au verso.

Alice est née ! Et ses grands-frères sont ravis d'avoir une petite sœur à protéger.

La dernière photo me brisa le cœur. C'était une nouvelle fois Eléonore. Cette fois, elle était allongée sur un lit d'hôpital, ses longs cheveux rasés. Elle dormait et semblait plus pâle, plus maigre et plus épuisée que jamais. Des fils la reliaient à des tas de machines immondes. Assis sur un fauteuil à ses côtés, Carlisle dormait, son visage malgré tout ravagé par la tristesse. Dans ses bras se trouvait une Alice endormie, lovée comme un bébé et serrant un doudou contre elle. Chacun assis sur une chaise, Edward et Emmett dormaient également, leurs têtes contre leur mère. Je me demandais vaguement qui avait pris cette photo.

-Maman ! On est rentrés !

Je m'empressais de ranger les photos à leur place et descendit en vitesse.

Ils se tenaient dans le salon et, à ma plus grande surprise, ils étaient trois et non deux comme je m'y attendais. Une grande fille aux cheveux noirs et à la peau bronzée se tenait à côté de Rosalie.

-Maman, voici Leah. Je me suis dit que je pouvais l'inviter puisqu'on est débarrasé des envahisseurs aujourd'hui, me présenta Rosalie avec un air mauvais en disant la fin de sa phrase.

-Rosalie ! la repris-je.

Les enfants de Carlisle avaient chacun une activité extrascolaire le mercredi après-midi. J'avais tenté de convaincre les miens de faire pareille mais ils avaient refusé net avant même que je termine ma phrase.

-Enchantée de vous rencontrons madame Cullen.

-Je t'en prie, appelle-moi Esmé.

Seth tournait autour d'elle en reniflant ses pieds d'un air curieux.

-Allez, va-t-en sale bête ! s'énerva Rosalie.

-C'est bon, laisse. Il est sympa comme chien.

Elle s'accroupit et le caressa affectueusement.

-Tu es un bon chien Seth.

Je souris. Seth était un chien vraiment attachant, même moi qui n'ai jamais été une grande fan des animaux ai fini par m'attacher à lui. Et je savais que Jasper n'hésitait pas à lui faire une caresse ou deux dès que Rosalie n'était pas dans la même pièce.

-Je comprends pas pourquoi tu aimes si peu les chiens Rose, déclara Leah alors que Seth entreprit de lui lécher le visage, surtout lui, il est tellement gentil.

Ma fille rougit légèrement et se mordit la lèvre. Même moi, j'ignorais la raison de son aversion envers les chiens. Elle rêvait d'en avoir un lorsqu'elle était plus jeune et puis, du jour au lendemain, elle s'était mise à les haïr. Jasper devait être le seul au courant de la raison exact.

-Bon, si tu allais montrer ta chambre à Leah pendant que je vous prépare quelque chose à grignoter ?

Edward

L'itinéraire que j'avais trouvé sur internet me mena à une petite maison familiale, légèrement en retrait des autres. Etais-je à la bonne adresse ? Il n'y avait qu'un seul moyen de m'en assurer. Je sonnais et attendit calmement qu'on vienne m'ouvrir.

Ce fut une femme d'une cinquantaine d'année qui m'accueillit. Elle avait un air de grand-mère gâteau tout en conservant une certaine sévérité dans le regard.

-Bonjour, dis-je timidement, je suis Edward, je viens pour les cours de piano.

Un sourire amical et chaleureux apparut sur son visage.

-Ah Edward ! Nous n'attendions plus que toi. Sois le bienvenu.

-Merci.

-Viens, je vais te présenter aux autres.

Elle me guida à travers la maison jusqu'à une petite pièce à l'écart, décorée légèrement mais avec goût. Au milieu de la pièce trônait un gigantesque piano et mon cœur ne put s'empêcher d'accélérer en le voyant.

Trois autres personnes étaient déjà installées dans les fauteuils qui longeaient la pièce. La première était une fille avec des cheveux noirs de jais, elle tenait la main d'un garçon aux cheveux également noirs qui semblait avoir le même âge qu'elle. Un peu plus loin, se tenait une jolie fille aux cheveux blond vénitiens qui m'était vaguement familière mais je ne me rappelais plus d'où je la connaissais.

-Les enfants, voici Edward. Edward, moi c'est Siobhan. Et eux c'est Tia, Benjamin et Tanya.

-Bienvenue Edward, m'accueillit Tia.

-Content de plus être le seul garçon, me déclara Benjamin avec un sourire amical.

-Salut Edward, on a quelques cours en commun, m'annonça Tanya.

Voilà pourquoi elle m'était familière !

-Bon, nous pouvons commencer le cours. Edward, tu sais déjà jouer ? Tu nous montres ton talent ?

J'hochais timidement la tête et me dirigea vers l'imposant piano. Après m'être assis, je me mis à jouer doucement en laissant mes doigts courir sur les touches.

La musique envahit mon esprit et je n'avais plus conscience de rien autour de moi. C'était une chanson que j'avais écrite pour ma mère il y a longtemps. A chaque fois que je la jouais, mes souvenirs devenaient plus clairs. Je me rappelais le jour où nous sommes aller manger une glace ensemble, rien que tous les deux, le jour où elle m'a annoncer avec un grand sourire que j'allais avoir une petite sœur, le jour où elle est partie à l'hôpital pour un examen de routine…et qu'elle n'en est jamais ressortie.

La musique arriva à sa fin et je la conclus sur sa note finale. Je me tournais vers mon auditoire.

Benjamin me fixait d'un air stupéfié, à ses côtés Tia pleurait à chaudes larmes. Quant à Tanya, elle avait les yeux humides et la bouche entrouverte.

-Edward, c'était magnifique ! me félicita Siobhan, la tristesse et l'amour que contenait cette musique, c'était…

-Incroyable, conclut Tanya avec un sourire émerveillé.

-Exactement ! Mais je ne connais pas ce morceau, d'où vient-il ?

-C'est moi qui l'ai composé, avouais-je, en l'honneur de ma mère.

Ils me fixèrent, ébahis, pendant quelques secondes.

-Tu l'as écrite…toi-même ?

-Wow !

-Edward, tu as vraiment un don, déclara Siobhan avec un sourire bienveillant.

Je sentis un sentiment étrange m'envahir. La fierté ?

Alice

J'étais contente de ne pas devoir rentrer à la maison et passer toute l'après-midi en compagnie des Hale. J'entrais dans le bâtiment qui se trouvait juste à côté de l'école et me dirigea vers l'accueil. Une femme qui ne donnait pas du tout l'impression de vouloir être là redressa la tête.

-Quoi ?

Bon sang, on ne lui a jamais appris la politesse ?

-Je m'appelle Alice Cullen, je viens pour les cours de danse.

-Et alors ? Va dans les vestiaires et débrouille-toi !

-C'est qu'on vient d'emménager et…

- Ecoute-moi petite…

Petite ?!! Non mais, pour qui elle se prenait cette vieille peau ?

-…j'ai mieux à faire que d'écouter les jérémiades d'une gamine. Il y a des affiches au mur, tu n'as qu'à lire.

-Kebi ! retentit une voix, furieuse.

Une femme très grande -j'avais l'impression d'être encore plus minuscule que d'habitude à côté d'elle- apparut à mes côtés. Elle avait un immense corps tout maigre, avec de longs bras et de longues jambes.

-Je t'ai déjà dis de rester chez toi quand tu es de cette humeur-là.

-Oui, Kachiri. Je suis désolée petite.

La dénommée Kachiri se tourna vers moi et me fit un sourire amical mais malgré tout effrayant.

-Tu dois être Alice ? Ton père a téléphoné il y quelques jours. Tu es dans le cours de ma sœur, suis-moi.

Je la suivis en silence pendant qu'elle m'expliquait le système.

-Mes sœurs et moi, on a créé trois tranches d'âge, les 3-6 ans, c'est Senna qui s'en occupe. Les 7-12 ans, ça c'est moi et les 13-18 ans, ton groupe, c'est Zafrina. Tu vas voir, elle peut paraître effrayante parfois mais elle est très gentille.

Nous arrivâmes devant une porte bleue qu'elle ouvrit. A l'intérieur, une femme qui ressemblait étonnamment à Kachiri leva la tête en nous entendant.

-Ah, tu dois être la nouvelle ! C'est bien, tu es à l'heure. Va t'habiller dans les vestiaires, me dit-elle en désignant une porte.

Je m'y dirigeais rapidement. A l'intérieur, une quinzaine de filles bavardaient joyeusement tout en se changeant. Elles se turent toute en me voyant entrer et me dévisagèrent indiscrètement. Je me sentis légèrement rougir et cherchait des yeux une place libre.

Par chance, je reconnus une fille qui était dans la plupart de mes cours. Elle avait un peu près ma taille et des cheveux blonds. A ses côtés se tenait une grande rousse. Avec espoir, je me dirigeais vers elle.

-Salut, dis-je timidement.

-Tu n'espère quand même t'asseoir là ? me dit la rousse avec un rire méchant.

-Ben…je…

-Quoi ? Tu sais plus parler ?

-On dirait Swan, se moqua la blonde.

Je sentis quelque chose bouillonner en moi. Si elle continuait à me parler comme ça, je crois qu'elles vont avoir mon poing dans la figure.

-Alors ? Tu dégages la naine ?

La naine ? Alors qu'elle n'avait même pas deux centimètres de plus que moi ? J'ouvris la bouche, prête à leurs lancer une remarque bien sentie lorsqu'une autre fille nous interrompit.

-Oh ça va vous deux ! Fermez-la !

Une autre blonde se dirigea vers nous.

-Vous vous croyez vraiment malignes, mais en fait vous valez moins que de la merde.

J'aimais cette fille, qui qu'elle soit.

-Si tu veux, il reste de la place près de moi, dit-elle à mon intention.

-Merci.

Je posais mes affaires et commença à m'apprêter.

-Moi, c'est Kate. Kate Denali.

-Alice Cullen.

-Ravie de te rencontrer Alice. Tu ne serais pas la sœur d'Emmett ?

-Malheureusement oui.

-Je l'aime bien. L'autre jour, en cours de biologie, il a fait danser le cadavre d'une grenouille.

Je ris, c'était bien le genre de mon frère.

-Elles deux, c'est Jane et Victoria. Le mieux, c'est de les ignorer. Si elles t'ennuient, tu leurs cloue le bec. Evite juste de t'en prendre à elles lorsqu'elles sont avec leur groupe, James est pas un type très net.

-Merci du conseil.

-De rien. Viens, ça va commencer et Zafrina déteste lorsqu'on traîne dans les vestiaires.

Nous retournâmes dans la salle principale.

-Très bien les filles, nous accueillons une nouvelle aujourd'hui. Elle s'appelle Alice. Vous l'aimez, vous l'aimez pas, je m'en moque. Le principal, c'est de ne pas avoir de disputes à lors des répétitions. On va reprendre là où on en était. Alice, essaye de suivre comme tu peux.

Le cours avait commencé depuis dix minutes déjà lorsque la porte s'ouvrit brusquement et une fille s'étala par terre.

-Bella, soupira Zafrina, que me veut ce retard ?

La fille, qui était la même que celle qui s'était ridiculiser en math l'autre fois et dans la plupart des cours depuis mon arrivée ici -c'est-à-dire trois jours-, se redressa les joues rouges de honte.

-Je…j'étais au toilette, balbutia-t-elle.

Les deux idiotes de tout à l'heure se mirent à ricaner.

-C'est bon pour cette fois. Tu es déjà en tenue alors va te placer. Allez, on reprend !

Je copiais les mouvements de Kate et je pensais ne pas m'en tirer trop mal. Du coin de l'œil, je vis Bella s'emmêler je ne sais comment dans ses propres jambes et tomber par terre. Elle se redressa rapidement et tenta de suivre les mêmes mouvements que les autres. Elle tint très exactement vingt secondes avant de trébucher à nouveau. Personne ne faisait attention à elle, comme si elle n'existait pas. Je ne trouvais pas ça très sympa. En même temps, pourquoi une fille qui semblait avoir autant d'équilibre qu'un éléphant sur un fil faisait de la danse ?

Emmett

Je venais de passer le pire entrainement de foot de ma vie. L'entraineur m'avait clairement fait comprendre qu'il m'avait uniquement accepté dans l'équipe parce qu'il n'avait pas d'autres choix et que j'avais intérêt à faire mes preuves.

Les autres joueurs étaient aussi accueillants qu'à l'école. En d'autres termes, ils m'ignoraient totalement. Mais bon, j'étais là pour faire du sport et je m'étais donné à fond.

Je pris une douche en vitesse et m'apprêtais à aller me rhabiller dans les vestiaires lorsque je sentis quelqu'un me plaquer contre le mur. Trois joueurs de l'équipe m'encerclaient, dont un qui me bloquait ma respiration. C'était les trois types les plus populaires de l'école. Royce King et ses deux acolytes, Démétri et Félix je sais plus quoi.

-Ecoute-moi Cullen, me souffla Royce à l'oreille, je suis le meilleur joueur de l'équipe. Et vu comme tu as joué aujourd'hui, j'ai pas envie que les gens pensent que tu es plus doué que moi. Alors j'espère que tu vas gentiment t'écraser et rester discret. Et peut-être qu'on te fera l'honneur de rejoindre notre groupe. Sinon, on va être obligés de nous occuper de toi.

Ils me relâchèrent et partirent en ricanant. Je du faire appel à toute ma volonté pour ne pas les rejoindre et leur flanquer une bonne raclée. Mais à trois contre un, je n'avais pas énormément de chance. Ce qui ne voulait pas dire que j'allais leur faire plaisir en m'écrasant, loin de là même. A mon avis, il était temps que quelqu'un fasse tomber cet imbécile de Royce de son petit trône.

Edward

-A mercredi prochain, me lança Benjamin alors qu'il grimpait dans la voiture de son père avec Tia.

Je soupirais et me mit à marcher, mon sac sur l'épaule.

-Edward ! Attends !

Tanya me rattrapa en courant.

-Tu rentres à pieds ? Je croyais que vous aviez une Volvo.

-C'est mon frère qui l'a, il passera chercher ma sœur et ils rentreront ensemble.

-Et donc toi tu marches. T'habite où ?

-Rue des Epicéas.

-Cool, c'est pas loin de chez moi. On fait le trajet ensemble ?

-Si tu veux.

Nous nous mîmes à marcher.

-Et toi, tu n'as pas de voiture ? demandais-je.

-Mes parents me l'ont confisqué, avoua-t-elle avec une grimace, j'ai un peu dépassé le couvre-feu…d'environ cinq heures.

Je ris.

-Juste un peu ?

-On voyait pas le temps passer à cette fête, bougonna-t-elle.

-Et personne ne peut venir te chercher ?

-Mes parents disent que marcher fait partie de la punition. Kate est à la danse et Irina n'a pas le permis. De toute manière, elle est beaucoup trop occupée avec son Laurent.

Elle avait presque craché le prénom du copain de sa sœur.

-Tu n'as pas l'air de beaucoup l'apprécier, remarquais-je.

-Il n'a pas une bonne influence sur ma sœur. En plus il est beaucoup trop âgé pour elle.

-Quels âges ont-ils ?

-14 et 17 ans.

-Oh.

En effet, si Alice devait sortir avec un type de trois ans de plus qu'elle, je ne crois pas que je le supporterais.

-Et toi ? Niveau famille, tout se passe comme tu veux ?

Je ris jaune.

-Mon père vient de se remarier à une femme qu'on ne connaissait pas. Il nous a forcé à déménager et à emménager avec elle et ses deux enfants qu'on déteste. Et nous voilà à Forks.

-Et moi qui me plaignais, remarqua-t-elle, mais vois au moins le bon côté de la chose, on a pu se rencontrer.

Elle me sourit.

-C'est vrai, admis-je en souriant à mon tour.

Alice

Le cours était terminé depuis un bon quart d'heure mais Zafrina m'avait fait remplir tout un tas de paperasses en tous genres. Plus celle que je devais ramener signer par papa. Il n'y avait plus personne dans le vestiaire lorsque j'y entrais pour me rhabiller. Je me changeais en quatrième vitesse sinon Emmett allait râler et sortis calmement.

Des voix attirèrent mon attention. Bella était plaquée contre le mur, face à Jane et Victoria qui la bloquait.

-Swan, tu peux pas comprendre qu'on ne veut pas de toi ici ? lui dit Victoria en agitant un livre sous son nez.

-Tu peux me le rendre ? demanda Bella.

Mais…pourquoi était-elle si polie ? Elle est complètement stupide ou quoi ?

-Et si on n'a pas envie ?

-Tout ce qu'on veut, c'est que tu dégages et qu'on ne revoit jamais ta tête ici. Tu aurais du comprendre lorsqu'on t'a enfermée dans les toilettes.

Alors c'était à cause d'elles ?

-Rendez-moi mon livre !

-J'ai pas envie, un livre c'est moche. Ca mérite d'aller direct à la poubelle.

Je me décidais à intervenir.

-Hé ! Rendez-lui son livre et dégagez !

-Oh voilà Cullen la naine ! J'ai peur !

-Tu ferais mieux, sifflais-je en serrant le poing.

Jane posa sa main sur l'épaule de la rouquine.

-C'est bon, Victoria. On va y aller, de toute manière, elles n'ont pas besoin de nous pour paraître stupides, elles se débrouillent très bien toutes seules selon mon oncle.

Son oncle ? Je ne savais même pas qui s'était.

-J'espère ne jamais revoir ta sale face, Swan. Et méfie-toi Cullen, j'aime pas quand on me contrarie, cracha Victoria en jetant le bouquin par terre avant de se diriger vers la porte.

-Merci, murmura Bella.

-Aucun problème, mais pourquoi tu les laisses faire ?

Elle se mit à rougir et détourna le regard.

-Ca ne servirait à rien. Mon père les a arrêtées il y a quelques semaines et elles se vengent sur moi.

-Quelles salopes ! Mais alors, pourquoi tu ne te contentes pas de partir en vitesse au lieu de traîner dans le coin ?

-J'attends ma petite sœur.

Au même moment, une porte s'ouvrit et des enfants passèrent devant nous en parlant vivement. Une fillette avec d'adorables boucles cuivrées se jeta dans les bras de Bella.

-Salut Nessie, tu t'es bien amusée ?

-Oui c'était génial ! Mais j'ai faim, on peut rentrer ?

-D'accord, on va acheter une pizza, rit Bella, je me méfie des plats de papa. Au revoir Alice !

Elle prit la main de sa sœur et me laissèrent plantée là. Alors qu'elle sortait par la porte, Emmett entra.

-Et Alice ! Tu viens ou pas ? Je t'attends depuis 10 minutes !


Alors ?

Bon, je préviens tout de suite, ma Tanya n'est pas une blonde écervelée comme dans la plupart des histoires que j'ai lu. Disons juste qu'elle ajoute un peu de piment dans la relation Edward-Bella (là, vous allez me répondre « où est la relation ? » Elle arrive, elle arrive…lentement mais surement !).

Et pour ce qui est des photos qu'Esmé a trouvé, elles n'ont rien à voir avec celles de Rosalie (qu'on découvrira dans le prochain chapitre, enfin !). Disons juste que j'aime les photos, c'est un bon moyen (selon moi) de découvrir leur passé et de rallonger les chapitres trop court^^.

Bon, alors, vos avis ?