Et voici voilà mon nouveau chapitre ! J'espère qu'il va vous plaire parce que je me suis beaucoup amusée à l'écrire mais j'ai peur qu'il ne soit pas à la hauteur vos attentes en lisant vos reviews…

D'ailleurs merci à tous ceux qui en laissent, elles me font super plaisir.

Bonne lecture !


Edward

Nous étions Vendredi. Cinquième jour dans cette école, cinquième jour en enfer.

Comme chaque jour, Rosalie et Jasper nous quittèrent afin de rejoindre Leah à la seconde où nous avions franchi la porte de l'école. Je traversais la cour en compagnie de mon frère et ma sœur lorsque cette dernière me tapota l'épaule.

-Quoi ?

-Sommes-nous différents des autres jours ? me questionna-t-elle.

-Non, répondis-je surpris par cette étrange question.

-Alors pourquoi tout le monde nous dévisage en riant ?

Je regardais autour de moi. En effet, les autres élèves riaient en nous voyant. Certains poussaient même l'impolitesse en nous montrant du doigt.

-Emmett, grognais-je, si tu as encore collé quelque chose dans notre dos…

-J'ai rien fait, me jura mon frère.

Qu'est ce qui pouvait bien les faire rire ?

La journée passait vraiment lentement. Les gens n'arrêtaient pas de nous dévisager, je veux dire encore plus que d'habitude. Une fille complètement stupide est même venue me dire qu'elle adorerait me teindre les cheveux. Je ne sais pas trop ce qu'ils mangent dans cette ville mais ils ont intérêt à changer de régime. Même Tanya m'avait complètement ignoré alors que nous avions passé la journée d'hier ensemble.

La cloche annonçant la pause de l'après-midi retentit enfin. Plus qu'une heure de cours et je serais libre !

Ma sœur et mon frère foncèrent sur moi.

-Je suppose que tu viens de passer la même journée que nous ? me demanda Alice.

-Si tu veux dire par là me faire dévisager par des idiots qui rigolaient sans raison, alors oui.

Emmett émit un grognement qui tenait plus de l'animal que de l'humain.

-Si je savais pourquoi ces abrutis se moquent de nous, je leur ferais la tête au carré.

Une fille de la classe d'Alice s'approcha timidement.

-Alice, commença-t-elle, je tiens à te dire que je n'y suis pour rien. J'ai essayé de l'en dissuader mais Eric aime tellement les scoops…

-Bon sang Angela, l'interrompis ma sœur, je ne comprends rien à ce que tu dis !

La dite-Angela parut soudainement regretter d'être venue vers nous.

-Vous…vous n'avez pas lu le journal ?

Nous secouâmes tous les trois la tête à l'unisson. Angela sortit des feuilles blanches, le fameux journal, de son sac et nous les tendis. Je les attrapais et nous nous mîmes à lire.

Tout sur les nouveaux de l'école

Ce lundi, cinq nouveaux élèves sont arrivés dans notre belle école. Chose peu commune ici. Votre journal préféré a donc décidé de se renseigner sur eux. Cette semaine, nous allons vous en apprendre un peu plus sur la fratrie Cullen. Ils sont au nombre de trois et se nomment respectivement Emmett, Edward et Alice. Drôle de noms me direz vous. Pourtant, ces drôles de noms vont parfaitement avec ces drôles de personnes !

Commençons par le plus âgé, Emmett Cullen.

Lorsqu'on le croise dans la rue, on change immédiatement de trottoir devant sa carrure terrifiante. Pourtant, derrière cette façade de dur à cuir se cache un être sensible qui, à une époque, préférait jouer à la Barbie plutôt que se bagarrer.

Une illustration accompagnait ces dires, montrant mon frère à dix ans, assis par terre et coiffant soigneusement les Barbies d'Alice. Je le sentis se tendre derrière moi alors que je reprenais ma lecture.

Mais peut-être que les filles aimerons cette partie sensible de son caractère qui s'accorde parfaitement à sa bouille si mignonne.

Une deuxième photo de lui à deux-trois ans complétait l'article. Il était tout nu et tendait fièrement son petit pot qu'il venait généreuse de remplir vers l'objectif. Ce que la photo ne disait heureusement pas, c'est qu'il avait trébuché et que le contenu du pot avait atterri sur sa tête.

Pourtant il n'est pas aussi mignon que son frère Edward qui fait tourner la tête de n'importe quelle fille. Il a tout pour être parfait à première vue mais ce qu'on ignore c'est que ses magnifiques cheveux roux ne l'ont pas toujours été.

Une photo de moi suivait. C'était à l'époque où Alice rêvait de devenir coiffeuse et qu'elle faisait ses premières expériences sur nous. Sur la photo, je détournais le regard, tentant vainement de cacher mes cheveux parsemés de mèches de toutes les couleurs. Des bleues, des vertes, des roses,…

A côté de moi, Alice laissa échapper un gloussement. Je la foudroyais du regard.

-Désolée Ed', mais j'avais oublié cette photo.

C'est normal, papa m'avait juré qu'il l'avait brûlé.

Mais bon, au moins c'est un virtuose avec de belles dents blanches.

La photo suivante me montrait à onze ans, le jour de mon premier concert de piano. J'étais habillé avec mon tout premier costume et me tenait fièrement à côté de mon instrument. Au comble du bonheur, je souriais de toutes mes dents, dévoilant ainsi mon horrible appareil dentaire.

Mais la meilleure de la famille est sans nul doute Alice. Ah, Alice ! On peut dire beaucoup sur elle. Elle est joyeuse, bavarde et ressemble à un lutin. Mais saviez-vous qu'elle adore les animaux ? Elle a même voulu en devenir un à une époque.

La photo d'Alice la montrait déguisée en chien, léchant une assiette par terre. C'était à l'époque où elle voulait convaincre papa de nous acheter un animal. Elle avait réussi puisqu'on avait eu Seth.

Pourtant, Alice a un léger défaut. Elle se trouve trop petite. Pourtant elle est adorable comme ça mais non, elle veut grandir. Et elle est prête à tout pour ça. Mais tout ne réussit pas forcément…

Deux images illustraient ces paroles. La première était Alice à 8 ans perchée sur des échasses dans notre jardin. La seconde montrait la même scène quelques instants plus tard alors qu'Alice tombait des échasses…

Tout ça pour dire, ne sont-ils pas trognons les Cullen ?

Deux photos suivaient cette affirmation. La première datait du carnaval de mes 6 ans. J'étais déguisé en Peter Pan, Alice pleurait à mes côtés dans son costume de Clochette et le Capitaine Crochet, c'est-à-dire Emmett, tentait de la consoler.

La seconde était beaucoup plus récente, juste l'année dernière, et nous montrais tous les trois dans notre ancien jardin. C'était un jour de canicule et on se rafraîchissait à l'aide du tuyau d'arrosage. Emmett avait enlevé son short et avait réussit je ne sais comment à me retirer le mien, nous nous baladions donc en caleçons. Mais le pire c'était Alice. Alice qui, sous la chaleur accablante avait enfilé un petit haut blanc en oubliant de mettre un soutien-gorge. Alice qui était trempée de la tête aux pieds et dont on voyait toutes les formes. Dire que toute l'école allait voir cette photo. Tous ces garçons obsédés à l'esprit tordus…Sous l'effet de la colère, je déchirais le journal.

Je serrais les dents en me tournant vers mon frère et ma sœur. Emmett tremblait de rage et Alice était devenue toute rouge, de honte ou de colère, je l'ignore.

-Je vais aller arracher la tête à l'éditeur, rugit mon frère.

Alice le retint par le bras.

-Non, tu t'en prendrais à un innocent.

Emmett et moi la regardâmes, se demandant si elle n'avait pas grillé quelques neurones.

-Mais enfin, selon vous comment ont-ils eu ces photos ?

Je commençais à comprendre alors que mon frère gardait sa tête de demeuré.

-Il fallait que quelqu'un qui ait accès à nos albums les leurs donne.

Emmett eu l'air de pigé (ou alors il fait semblant) et Alice et moi nous tournâmes d'un même mouvement vers Rosalie Hale qui se trouvait, chance ou malchance ?, à quelques mètres de nous.

Jasper

Je n'aimais pas ce que Rosalie avait fait. C'était vraiment méchant. De plus les Cullen n'y étaient pour rien dans le mariage de nos parents. Je trouve cette guerre stupide et totalement inutile. Maman aimait Carlisle et Carlisle aimait maman. Ca crevait les yeux et rien ne pourrait le changer. Surtout pas nos disputes dignes de la maternelle.

Alors que Rose et Leah continuait de vanter les milles et un mérites de l'idée de ma sœur, je vis la fratrie Cullen arriver vers nous, Alice en tête. Son regard lançait des éclairs et elle était presque effrayante.

-Comment as-tu osé faire ça espèce de salope ! hurla-t-elle.

-Qui, ça ne t'as pas fait plaisir, se moqua ma sœur avec un rire mauvais, la dernière photo devrait pourtant t'aider à te faire des amis, pauvre fillette seule au monde.

Le corps minuscule d'Alice se mit à trembler et elle se pinça les lèvres. Avant que j'ai pu réagir, elle se jeta sur Rosalie et lui assena un coup de poing magistral sur le visage. Ma sœur se cogna contre le mur.

-Tu croyais vraiment pouvoir faire tes petites blagues impunément ? cracha Alice.

-Espèce de garce ! riposta Rosalie en s'élançant vers elle.

Emmett se mit entre les deux filles, l'air à la fois menaçant et protecteur.

-Ne touche pas à un cheveu de ma sœur.

-Et toi n'approche pas la mienne, intervins-je en me plaçant devant Rose.

-Oh tiens, le petit fils-fils à sa maman veut se battre. T'as pas peur d'abîmer ton joli visage ?

Je grinçais des dents et cette fois, c'est moi qui balançais le premier coup. Mon poing atterri dans le ventre d'Emmett avec un bruit bizarre, je ne savais pas dire s'il venait de moi ou de lui. Il parut surpris de ma force. Non mais, il me prenait pour quoi ?

A côté de nous, les filles s'étaient aussi lancées dans un combat mais je ne m'en inquiétais pas trop. Alice n'était pas vraiment imposante et Rose savait se défendre. Je sentis quelqu'un me tirer en arrière alors que je m'apprêtais à mettre mon poing dans la grande gueule d'Emmett. Edward se tenait face à moi et fit craquer ses phalanges, un petit sourire narquois sur le visage. Ca ça compliquait les choses, je n'avais pas prévu de me battre contre les deux en même temps.

-Hé Cullen ! Ou tu te crois ? Deux contre un, c'est pas du jeu.

Sous mes yeux ébahis, Leah tira Edward vers elle et l'envoya valser contre le mur. Un étrange craquement retentit alors qu'elle l'empêchait de bouger. Elle se colla quasiment contre lui.

-Reste jouer avec moi, susurra-t-elle.

Je ne même pas le temps de la remercier qu'Emmett se jetait à nouveau sur moi. Je l'esquivais rapidement avant de lui envoyer une droite dans la mâchoire. Il recula sous le choc puis s'élança dans ma direction.

-On se calme ici ! Vous vous croyez où ? Dans un zoo ?

Je me figeais face à cette voix autoritaire, le poing d'Emmett à deux millimètres de mon visage. Le principal se tenait devant nous, l'air pas content du tout.

-Suivez-moi dans mon bureau. Immédiatement.


Et voilà ? Alors ? Déçues ?

Je sais, c'est court mais je voulais à tout prix couper à ce moment-là.

Je ne sais pas si j'ai bien décrit la bataille, j'espère avoir relevé le défi^^

Alors selon vous, comment vont réagir Carlisle et Esmé ? Et comment avez-vous trouvé les photos ?

N'oubliez pas de laisser une review, elles font toujours plaisir.

Et, pour ceux qui lisent aussi « visions du passé », réjouissez-vous, la suite arrive (enfin) dimanche !