Désolée ! Je n'avais pas fini de l'écrire mercredi parce que j'étais malade (la faute à mon frère si vous voulez un coupable). Mais bon voilà mon chapitre, avec la réaction d'Esmé. Celle de Carlisle viendra au suivant !
A propos, j'oublie tout le temps de préciser et je ne sais pas si ça a de l'importance mais dans mon histoire, je vais utiliser le système scolaire belge puisque je n'y connais rien à l'américain et que j'ai peur de m'emmêler avec le français. Mais j'essaye d'éviter de l'utiliser tout court pour n'embrouiller personne^^ Enfin, c'était juste pour prévenir.
Et Eleazar, je sais bien que c'est son prénom normalement mais ça peut passer pour un nom de famille, non ? Ben si, je l'ai décidé !
Bon d'accord, je me tais. Bonne lecture !
Emmett
Nous entrâmes dans le bureau du principal en silence. Edward regardait autour de lui d'un air impressionné. Il faisait la même tête que moi quand j'avais douze ans, lorsque je suis entré pour la première dans le bureau du princi…Attendez ! Ca veut dire que c'est la première fois qu'il y rentre ? Oh trop génial ! Je savais que mon frère était un petit intello mais à ce point-là…
-Pouvons-nous partager la blague monsieur Cullen ?
Je tentais de maitriser mon fou rire.
-Je ne pense pas que vous comprendriez monsieur…euh…
-Eleazar. Veuillez vous asseoir maintenant.
Je m'assis à côté d'Alice qui avait croisé les bras et râlait ouvertement. Le principal tendit un paquet de mouchoirs à Rosalie qui saignait du nez.
-L'un d'entre vous est-il blessé ?s'assura-t-il.
Personne ne répondit mais Edward se mit à se tortiller sur sa chaise.
-Très bien, sachez que ce genre de comportement est inadmissible à l'intérieur de cet établissement. Habituellement je punis la violence par un renvoi temporaire ou définitif selon les antécédents de l'élève. Sauf que je suis face à un cas particulier. Car, en plus d'être nouveaux, vous êtes de la même famille.
Il nous dévisagea calmement un à un avant de s'arrêter sur Leah, surpris.
-Qu'est ce que vous faites ici, mademoiselle Clearwater ?
-Ben vous avez dit de vous suivre. Alors je vous ai suivi.
-Vous participiez aussi à la bagarre ?
-Evidemment ! Du trois contre deux c'était pas équitable !
-Ah…euh…bon, vous pouvez partir, je laisse courir pour cette fois.
-Cool ! A plus !
Elle adressa un signe de la main à Rosalie et Jasper avant de se dépêcher de sortir.
-Et nous ? s'indigna Alice.
-Je pense que miss Clearwater a uniquement pris part à votre petit combat pour aider ses amis, ce qui reste malgré tout un geste noble. De plus, c'est vous qui avez lancé le premier coup d'après ce que j'ai pu comprendre mademoiselle Cullen, donc c'est vous qui êtes la responsable.
-Ha oui ? s'écria Alice en se redressant, c'est moi qui ai mis ces photos dans le journal peut-être ?
-Veuillez vous calmer et vous rasseoir. Je vais avoir une petite discussion avec le responsable du journal et, croyez-moi, il sera puni comme il se doit. Mais ce n'est pas notre problème actuellement. Je suis au courant de votre situation familial et je me doute que cela ne doit pas être facile pour vous. C'est pour cela que je vais passer l'éponge aujourd'hui et vos actions n'auront pas de conséquences. Mais si cela venait à se reproduire, que ce soit entre vous ou avec d'autres élèves, sachez que je ne serais pas aussi clément. Ma secrétaire a appelé votre mère…
-C'est pas ma mère, marmonna Alice.
-…qui va venir vous chercher.
Edward
Je n'arrive pas à y croire. J'ai eu des problèmes à l'école. En seize ans, c'est la première fois qu'une telle chose m'arrive. Papa va nous tuer.
En plus, je crève de mal au poignet, je crois bien que Leah me l'a bousillé. Comme si j'avais besoin de ça en plus.
-Monsieur Eleazar, retentit la voix de la secrétaire, madame Cullen est arrivée.
-Très bien, faites-la entrer.
Moins d'une demi-seconde plus tard, Esmé entra dans la pièce et je vis Jasper et Rosalie se ratatiner sur leurs chaises. Leur mère les fusilla du regard (et s'attarda plus longtemps sur Rosalie, elle connaissait ses enfants) avant de se tourner vers le proviseur.
-Je suis vraiment navrée des ennuis qu'ils ont pu causer. Mais qu'on-t-il fait exactement ?
-Je pense que vous devriez lire ça, répondit-il en lui tendant l'exemplaire d'un journal.
Esmé l'attrapa et se mit à lire. Son visage s'assombrissait au fur et à mesure qu'elle avançait dans sa lecture et en devenait effrayant. Finalement, elle referma le journal d'un geste brusque.
-Rosalie Lilian Hale ! gronda-t-elle, comment as-tu pu faire une chose pareille ?
-Qui te dit que c'est moi ? protesta Rosalie.
-Je me doute qu'aucun des trois n'aurait fait ça et ton frère n'a pas l'esprit assez tordu pour ce genre de chose.
Rosalie croisa les bras et baissa la tête en râlant. Ca avait un côté amusant car elle était exactement dans la même position qu'Alice.
-Ce n'est pas tout, enchaîna le principal, après avoir lu cet article, les Cullen étaient en colère, ce qui est parfaitement compréhensible. Mais ils ont réagis de manière assez…violente.
-Violente ?
-Ils se sont battus.
Je crus qu'Esmé allait s'évanouir. Elle devint toute blanche, puis elle ferma les yeux et inspira un grand coup. Finalement, elle se tourna vers nous.
-Vous vous êtes battus ? Entre vous ?
Cette fois, elle nous fusilla tous les cinq du regard.
-Y-a-t-il autre chose que je dois savoir ? demanda-t-elle.
-Pas à ma connaissance.
-Très bien, puis-je les ramener à la maison ? Je pense que nous allons avoir une très longue discussion en rentrant.
-Oui, je vous en prie, faites donc.
Esmé lui serra la main.
-Merci de m'avoir appelé, je vous assure que cela ne se reproduira pas de sitôt.
-Je l'espère.
Emmett
Nous suivîmes Esmé jusqu'à sa voiture en silence.
-Grimpez, ordonna-t-elle.
-Et la Volvo ? demandais-je.
Elle se figea et réfléchit quelques instants.
-Jasper, tu vas la chercher et tu la ramènes à la maison. Ne traînes surtout pas en chemin.
-Oui maman, dit-il en s'éloignant.
-Favoritisme, murmura ma sœur.
Esmé se tourna vers elle, ses yeux lançant des éclairs.
-Non Alice, ce n'est pas ça du favoritisme. Si j'ai choisi Jasper, c'est parce que c'est le seul d'entre vous à ne pas encore s'être attiré d'ennuis, excepté aujourd'hui. Je pense que tu ne peux pas en dire autant alors maintenant, grimpe dans cette voiture et tais-toi.
Wow ! C'est la première fois qu'Esmé ose répondre à une des remarques d'Alice. Chose que ma frangine n'a pas l'air d'apprécier vu son expression. Elle ouvrit la bouche, prête à répliquer mais je la poussais dans la voiture avant qu'elle ne puisse émettre un son. Je crois que nous nous sommes attiré assez d'ennuis pour aujourd'hui. Alors qu'il s'asseyait à côté de moi, je vis Edward grimacer de douleur.
-Ca va ? soufflais-je.
-Ouais ouais, grogna-t-il.
Bon, maintenant, il ne nous restait plus qu'à survivre à la colère de papa. J'étais sûr qu'il allait nous démembrer avant de nous enterrer. Puis il trouverait un moyen de nous ressusciter pour pouvoir nous tuer à nouveau. Nous étions dans la merde. Très profondément.
Esmé
Le trajet se passa en silence. Rosalie râlait à côté de moi, Edward et Emmett regardait le paysage défiler par la fenêtre et Alice me lançait des regards noirs via le rétroviseur.
Je n'arrivais toujours pas à croire qu'ils se soient réellement battus. A l'école en plus. Jamais je n'avais été convoqué chez le principal pour une telle énormité. Habituellement, c'était pour des broutilles telles que « Votre fils n'est pas assez sociable » ou « Votre fille a répondu à son professeur ». Mais une bagarre ! Avec les enfants de Carlisle qui plus est.
Je garais la voiture dans l'allée et claquais furieusement la portière.
-Tout le monde dans le salon. Et je ne veux pas entendre un mot.
Ils obéirent calmement et allèrent s'asseoir. Pendant ce temps, j'attrapais le téléphone et composais le numéro de l'hôpital.
-Bonjour, vous êtes bien au Forks Mémorial, répondit une voix féminine, que puis-je pour vous ?
-Je voudrais parler au Docteur Cullen.
-Désolée madame mais il est occupé, voulez-vous prendre rendez-vous ?
-Non, je ne veux pas de rendez-vous. Je suis sa femme et je désirerais lui parler.
-Je suis navrée madame Cullen mais c'est absolument impossible.
Je crois que mes derniers soupçons de patiente viennent de s'envoler.
-Ecoutez-moi bien, je dois parler à mon mari maintenant. Alors, à moins qu'il ne pratique une intervention à cœur ouvert, débrouillez-vous comme vous voulez mais passez-le-moi.
-Je vais voir ce que je peux faire. Veuillez patienter.
Alors qu'une musique agaçante se déclencha dans le téléphone, des chuchotements me parvinrent de la pièce d'à côté.
-J'ai dit que je ne voulais pas entendre un mot, criais-je, alors silence !
-Esmé ? retentit la voix de Carlisle dans le téléphone.
-Oui?
-Qu'y a-t-il de si important pour que tu effraies notre nouvelle stagiaire ?
-Il faut que tu rentres à la maison, maintenant.
-Pourquoi ? C'est à propos des enfants ? Il leur est arrivé quelque chose ?
-Rassure-toi, ils vont bien.
Pour le moment.
-Alors quoi ? J'ai du travail ici, je ne saurais pas me libérer comme ça.
-Ils se sont battus à l'école.
Seul le silence me répondit à l'autre bout de la ligne.
-Carlisle ?
-Entre eux ? demanda-t-il d'une voix presque inaudible.
-Oui, Rosalie a fait une très mauvaise plaisanterie.
-J'arrive tout de suite.
Il me raccrocha au nez. Je reposais le combiné et inspirais longuement avant de rejoindre les enfants au salon.
Alice et Rosalie se fusillaient chacune du regard. Coincé entre son frère et sa sœur, Emmett jouait avec un coussin du canapé alors qu'Edward semblait pensif. Jasper leva les yeux vers moi et me lança un regard d'excuse.
-J'ai appelé Carlisle, il va arriver, déclarais-je en m'asseyant.
Emmett et Alice échangèrent un regard désespéré alors qu'Edward grimaçait.
Jasper
Cela faisait presque vingt minutes qu'on était rentrés et personne ne parlait. La tension dans l'air était palpable et ne faisait qu'empirer. Maman ne disait rien, ce qui était encore plus horrible que si elle avait crié. Je m'en voulais terriblement d'avoir réagi à la provocation d'Emmett. Mais qu'est-ce qui m'avait pris ? Maman allait me tuer, j'avais promis de ne plus jamais me battre à l'école depuis ce qui s'était passé il y a deux ans.
Lorsque j'avais treize ans, j'avais pris l'habitude de trainer avec une bande de garçons qui s'amusaient à se bagarrer entre les cours. A l'époque, je croyais que c'étaient mes amis et je participais à leurs petits tournois de lutte. J'étais très doué et fier d'enfin faire partie d'un groupe. On avait gardé nos agissements secrets pendant une année entière. Mais un jour, ça avait dérapé et un garçon qui était légèrement plus jeune que moi avait fini à l'hôpital. Nos parents avaient été prévenus et nous avions tous été renvoyés de l'école. Maman était furieuse et m'avait même menacé de m'envoyer dans une maison de correction. Il m'avait fallu du temps, et l'aide de Rosalie, pour comprendre qu'elle n'était pas fâchée parce j'avais été expulsé de l'école mais parce que je m'étais mis en danger. Finalement, elle avait réussi à me faire réintégrer l'école mais elle m'avait fait jurer de ne plus jamais utiliser la violence. J'avais toujours tenu ma promesse…jusqu'à aujourd'hui.
La porte d'entrée claqua et Carlisle apparut rapidement dans l'encadrement de la porte. Son visage était furieux et il lança un regard effrayant à chacun de ses enfants.
-Montez. Tous les trois. Maintenant.
Emmett, Edward et Alice s'entreregardèrent mais obéirent sans un mot. Lorsqu'ils furent tous à l'étage, maman se tourna vers Rose et moi. Je ravalais ma salive, attendant que l'orage éclate.
Maman vint s'asseoir en face de nous et se prit la tête entre les mains. Elle inspira un grand coup avant de nous fixer.
-Est-ce que vous pouvez me dire ce qui vous est passé par la tête ? Comment avez-vous osez faire une chose pareille ? Vous arranger pour que ces photos soient publiées dans le journal ! Et vous battre en plus !
Rosalie ouvrit la bouche, dans l'espoir de plaider notre cause.
-Non ! Tais-toi, je ne veux rien entendre ! Je n'en ai rien à faire de vos excuses !
-Mais c'est Alice qui a commencé, protesta tout de même ma sœur.
-Et alors Rosalie ? Tu as quel âge ? Même si elle a commencé, et d'ailleurs je n'ai pas entendu parler de photos de vous donc ça m'étonnerait vraiment que ce soit elle qui soit à l'origine de tout, mais en admettant qu'elle ait vraiment commencé, qu'est-ce que ça change ? Elle ne vous a pas forcée à répliquer, vous étiez libre de faire vos choix !
-On est désolés, marmonnais-je.
-Je m'en fiche que vous soyez désolés ! Ca n'y change absolument rien ! Vous vous êtes battus à l'école ! Vous vous rendez compte que si le principal n'avait pas été aussi compréhensif, vous auriez sans doute été renvoyés ! Et comment on aurait fait pour vous trouver une nouvelle école ?
Rosalie se leva, les yeux brillant de colère. Je le sentais mal ce coup-là…
-Ca n'aurait pas été possible parce qu'on habite dans un trou paumé ! contra ma sœur, et ça parce qu'il a fallu que tu gâches nos vies en nous forçant à habiter avec des abrutis !
-Je t'interdis de me parler comme ça ! Je commence à en avoir marre de votre comportement ! Vous ne pensez qu'à tout contrôler, et à évincer les autres de votre chemin ! Mais ce n'est pas vous qui faites la loi ici ! C'est moi et Carlisle ! Alors maintenant, tu te rassois et tu te tais !
Rose ne bougea pas et continua à défier maman du regard. Pour éviter d'autres ennuis, je la tirais légèrement en arrière et la forçais à s'asseoir.
-Très bien, enchaîna maman, à partir de maintenant, on va changer les règles. Vous êtes privés de sortie jusqu'à ce que toutes vos bêtises cessent et de télé et d'ordinateur pour ce week-end.
-Quoi ? Mais c'est…
-Je n'ai pas fini ! Jasper, tu m'écriras un texte de dix pages sur les méfaits de la violence puisque je pense qu'on a déjà eu de trop nombreuses conversations à ce sujet.
Je soupirais mais ne dis rien. Après tout, je ne m'en tirais pas trop mal.
-Et toi, Rosalie, je veux que tu ailles présenter tes excuses à Emmett, Edward et Alice pour les photos et que tu écrives un texte d'excuse qui expliquera en quoi ce geste était stupide et puéril. Je suis certaine qu'il n'y aura aucun problème pour qu'on le publie dans le journal de l'école.
-C'est hors de question ! protesta ma sœur, je refuse de faire ça !
-Je ne me rappelle pas t'avoir donné le choix.
-Mais enfin maman, c'était juste une blague…
-Non Rosalie, ce n'était pas une blague. C'était une vengeance, une attaque, une provocation, appelle ça comme tu veux mais ce n'était pas une blague !
Rose croisa les bras et se mit à bouder. Je ne pus m'empêcher de sourire, comme à chaque fois qu'elle agissait comme une fillette pourrie gâtée.
Le visage de maman se radoucit et elle nous pris chacun une main.
-Ecoutez, je sais que c'est compliqué pour vous et que vous trouvez cela injuste qu'on vous force à habiter avec des presque inconnus. Mais j'aime vraiment Carlisle et tout ce que je vous demande, c'est d'essayer de vous entendre avec lui et avec ses enfants. Juste essayer. Si ça ne marche pas, on cherchera peut-être une nouvelle solution mais si vous ni mettez pas un minimum du vôtre, on arrivera à rien. Je n'ai pas envie de devoir choisir entre vous et l'homme de ma vie. Vous pourriez faire ça pour moi ?
Elle nous regarda, l'air à la fois incertain et bienveillant. Nous nous jetâmes dans ses bras d'un même mouvement et elle nous serra contre elle, comme lorsqu'on était petits et qu'elle nous consolait.
-Je suis vraiment désolée maman, murmura Rosalie.
-Moi aussi, renchéris-je.
-Je sais, je sais.
Elle continua à nous serrer contre elle en nous caressant les cheveux jusqu'à ce que des bruits de pas dévalant l'escalier retentissent. Alice arriva dans le salon, les yeux plein de larmes. Elle nous jeta un regard furieux et dégouté en enfilant ses chaussures. Puis elle sortit en claquant la porte. Moins d'une demi-seconde plus tard, Carlisle nous rejoint dans le salon et ouvrit la porte.
-Alice ! Attends ! Je suis désolé ! Alice !
Tada ! Alors ? Ca valait le coup d'attendre quelques jours de plus ?
J'ai longtemps tergiversé pour savoir s'ils les engueulaient ensemble ou séparément. Et j'hésite toujours(c'est un peu tard de toute manière^^)…vous auriez préféré quoi ?
Hé, j'ai eu une idée ! Ca vous intéresserait que je fasse un recueil de one-shot qui raconterait leurs enfances, leurs passés et autres ? Vous voyez, comme l'histoire de Jasper qui se battait à l'école, mais en plus détaillé. Je pourrais y mettre le premier rendez-vous de Carlisle et Esmé, certains anniversaires, les premiers amours, ect. Vous en pensez quoi ?
Que s'est-il passé pour qu'Alice parte ainsi ? Et où va-t-elle aller ? Réponses dans les prochains chapitres…
N'oubliez pas de laisser une review et à mercredi!
