Et voilà ! On est samedi et j'ai eu 29 reviews pour le chapitre précédant alors…nouveau chapitre ! Un énorme merci à ces 29 personnes (auxquelles je n'ai pas pu répondre personnellement faute de temps, désolée).

Je vais finir par prendre l'habitude de poster à minuit moi^^

Bonne lecture !


Alice

J'en ai marre. De quoi ? J'en sais rien. Enfin si, de tout. De ma vie, de ma famille, des Hale, de l'école, de marcher, de pleurer, de tout. Mais je suis obligée de faire tout ça. Parce que c'est comme ça, je n'ai que quinze ans alors je suis forcée d'obéir, de respecter les règles et les adultes, même quand ceux-ci ont tort.

Mon portable vibra à nouveau dans ma poche. Ils allaient vider ma batterie à ce rythme-là. Je le sortis et lu le énième message que mon frère m'avait laissé.

« Hey, lily!

T ou? On s inquiete ici.

Rentre please. Ed."

Je remis mon portable dans ma poche et me remis à marcher. Cela faisait deux heures que j'avais quitté la maison, et j'avais reçu une vingtaines de messages de mes frères, plus un nombre incalculable d'appels en absence. Même Esmé et Jasper avaient essayé. Comme si j'allais leur répondre à eux.

Je voulais juste qu'ils me foutent la paix, qu'ils me laissent continuer à marcher. Bon, je ne savais pas vraiment où j'allais, et je devrais peut-être m'en inquiéter puisqu'il fait déjà nuit mais peu importe. Si je continuais à marcher, j'arriverais bien quelque part. N'importe où. Mais ce serait bien que j'arrive n'importe où assez rapidement parce que j'avais mal aux pieds et j'étais frigorifiée. Puisqu'on avait la chance d'habiter la belle ville de Forks, il pleuvait à verse et j'étais trempée jusqu'aux os.

De toute manière, je préférais mourir d'une pneumonie dans la rue plutôt que rentrer. Je ne voulais pas rentrer. Je ne voulais pas revoir papa. Le pire là-dedans, c'est que je ne lui en voulais même pas de m'avoir giflé, non ça je m'en fichais. Enfin, sur le coup, ça m'avait vexée et j'avais vraiment eu l'impression qu'il me détestait, qu'il regrettait que j'existe. Ca m'avait vraiment fait mal. Mais maintenant je m'en moquais. Pas de son amour, non, ça j'avais la preuve avec cinquante appels en absence qu'il m'aimait toujours.

Si je ne voulais pas rentrer c'était parce que je voulais qu'il comprenne que je n'étais pas d'accord de son remariage, et de toutes ses décisions sans notre avis. J'en avais marre d'obéir sans broncher et le seul responsable de nos malheurs c'était lui !

J'arrivais à un carrefour et m'arrêtais de marcher pour regarder autour de moi. A force de marcher tout droit, j'avais fini par me perdre. Je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où j'étais et la pluie et l'obscurité ne m'aidaient en rien.

-Maman, aide-moi, suppliais-je à voix haute.

C'était sans doute stupide mais j'avais besoin de penser que ma mère était là, près de moi et qu'elle me protégeait. Sinon, je n'avais plus personne. Une légère brise se leva, et un vieux carton voleta vers la gauche.

Après tout, pourquoi pas ? La gauche se sera !

Je me remis à marcher, en tentant d'oublier la douleur dans mes pieds. Je continuais de pleurer, et je ne savais même pas pourquoi. Juste parce que ça faisait du bien de pleurer. Et puis, mes larmes me réchauffaient un peu.

J'avançais dans la rue obscure, n'espérant presque plus trouver un refuge pour la nuit. Une porte grinça à quelques mètres de moi et je sursautais, les pires scénarios se mettant à naître dans ma tête. Mais ce n'était qu'une fille d'environ mon âge. Elle se rapprocha de moi et je pus mieux la distinguer. C'était Bella Swan ! La fille du cours de danse !

-Alice Cullen? demanda-t-elle, surprise.

J'hochais la tête, mes pleurs m'empêchant de répondre.

-Mais qu'est-ce que tu fais là à une heure pareille ? Et…attends, tu pleures ?

Mon corps fut secoué d'un sanglot, répondant ainsi à sa question. Elle m'observa pendant quelques secondes avant de me tendre la main.

-Tu veux venir chez moi ? proposa-t-elle.

Sans réfléchir longtemps, je l'attrapais et elle me mena vers l'intérieur de sa maison. Elle était petite mais accueillante et chaleureuse. Bella se stoppa dans le hall d'entrée.

-Attends-moi ici, je reviens.

Elle disparut dans la pièce d'à côté et sa voix retentit rapidement.

-Papa, j'ai une copine qui a besoin de réconfort, je l'emmène dans ma chambre, d'accord ?

-Qui ? demanda une petite voix curieuse.

Bella réapparu, avec son père et sa petite sœur à ses côtés. La fillette me dévorait avec deux grands yeux curieux. Dès qu'il vit mon visage couvert de larmes, son père donna l'impression de vouloir partir en courant.

-Très bien, Bella. C'est gentil de ta part. Amusez-vous bien. Euh…enfin…oui bon je retourne voir mon match.

Il sortit précipitamment, entrainant sa plus jeune fille avec lui. A nouveau, Bella me regarda, un sourire amical sur le visage.

-Tu viens dans ma chambre ?

J'hochais une nouvelle fois la tête et elle me montra le chemin. J'entrais dans sa chambre, légèrement mais joliment décorée, et elle m'invita à m'asseoir sur son lit.

-Ca va ? demanda-t-elle doucement.

Ca va. Juste deux mots. Je devrais répondre oui mais ce serait mentir. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, peut-être à cause de la gentillesse qui émanait de Bella, peut-être à cause de la chaleur familial qui entourait cette maison, peut-être parce que je l'avais sur le cœur depuis trop longtemps mais je me mis à pleurer comme jamais, j'étais incapable de m'arrêter. Et entre deux sanglots, je racontais à Bella. Tout. Ma vie, mon père, mes frères, la mort de ma mère, mes anciens amis, Seth, le remariage, le déménagement, Rosalie, Jasper, les photos, et tout le reste. Et pas une fois Bella n'eut l'air de s'ennuyer. Elle m'a écouté pleurer tout mon saoul calmement sans m'interrompre, sans commenter. Elle se contentait d'être là et d'écouter. Juste ce dont j'avais besoin. Quand j'eus fini mon histoire, je lui soufflais un petit « merci » et sombrais dans les ténèbres.

Carlisle

Ce n'est pas possible ! Forks est une petite ville, on devrait facilement retrouver ma fille ! J'essayais à nouveau de l'appeler mais tombait une nouvelle fois sur son répondeur. Bon sang ! Où était-elle ? Et si elle était tombée sur quelqu'un de mal intentionné ? Un violeur, un assassin, voire pire encore ? C'était ma petite princesse, mon bébé,…

-J'y retourne, déclara Emmett en ouvrant la porte.

-Non, refusais-je, il est tard, c'est dangereux.

-Mais papa ! Je sais me défendre et puis j'ai Seth.

-Emmett, j'ai dit non ! Je vais retourner faire le tour du quartier en voiture.

Je n'ai pas besoin de perdre un deuxième enfant en plus. Il marmonna en rejoignant les autres au salon. J'étais en train de chercher mes clés de voiture lorsque le téléphone se mit à sonner.

-Allô ?

-Bonsoir, je suis bien chez les Cullen ?

-Oui, c'est ici.

-C'est le chef Swan à l'appareil. A propos de votre fille…

Oh mon dieu ! Alice ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Mon bébé. Je sentis mon cœur accélérer et pus à peine continuer à tenir le combiné. De l'autre côté du fil, il parut se rendre compte de mon malaise.

-Rassurez-vous, elle va bien. Je voulais juste vous avertir qu'elle va passer la nuit avec ma fille. Si ça ne vous dérange pas.

Je respirais à nouveau.

-Non, c'est parfait. Merci d'avoir appelé.

-Aucun souci, répondit-il en raccrochant.

Je reposais le combiné, alors que le soulagement s'emparait de moi. Alice était en sécurité, et tout allait bien.

Esmé

J'entendis le téléphone sonner et Carlisle décrocher mais pas ce qu'il disait. Je fus vraiment soulagée lorsqu'il apparut dans le salon, son visage nettoyé de toute l'inquiétude qui le hantait depuis deux heures.

-Alice va bien, annonça-t-il, elle va passer la nuit chez une camarade de classe. L'un de vous connait la fille Swan ?

-Isabella Swan ? se moqua Rosalie, c'est une paumée même pas capable de faire trois pas sans se planter.

-Rosalie !

Ma fille baissa la tête mais conserva son sourire moqueur. Emmett s'assit lourdement sur le fauteuil, bousculant son frère au passage. Je vis Edward grimacer légèrement et tenir son poignet droit. Depuis qu'on était rentré, je ne l'avais pas vu se détendre une seule fois. Et maintenant que j'y pense, il tapait ses messages avec sa main gauche, hors il est droitier…

-Edward, ça va ton poignet ? demandais-je.

Il sursauta et me lança un regard furieux.

-Très bien, répondit-il sèchement.

-Tu es sûr ? Parce que tu ne l'as pas encore lâché.

En entendant mes paroles, Carlisle redressa la tête.

-Tiens, c'est vrai. Tu es blessé ?

-Non !

Edward

Bon sang ! Pourquoi avait-il fallu qu'elle parle ? Je ne voulais pas qu'ils sachent que j'avais mal. Qu'une fille avait réussi à me blesser alors que les autres n'avaient rien. Je savais que c'était complètement stupide mais c'était comme ça.

-Edward, si tu n'as rien, pourquoi tu continues à tenir ton poignet ?

-Parce que j'ai envie, mentis-je.

-Alors tu n'auras aucun mal à le lâcher pour nous prouver que tu viens, supposa papa en traître.

Je ne répondis rien, mais ne bougea pas pour autant. Je ne saurais pas bouger mon poignet. Voyant mon manque de réaction, papa avança dans ma direction. Je reculais plus par reflexe qu'autre chose.

-Laisse-moi regarder.

-Non, je vais bien, m'entêtais-je.

Papa soupira.

-Edward, cesse de faire l'enfant tu veux ? Je veux juste regarder.

A contrecœur, je tendis le bras. Il saisit délicatement mon poignet et le manipula quelques instants, m'arrachant de tant à autre des grimace de douleur. Merde, ça fait un mal de chien !

-Je n'arrive pas à savoir s'il est cassé ou si c'est juste une entorse. Il faudrait faire des radios. Viens, je te conduis à l'hôpital.

-Quoi ? Non ! protestais-je.

-Edward, c'est peut-être grave, dit papa en se dirigeant vers la cuisine.

J'entendis le bruit de la porte du congélateur, puis il revint avec une poche de glaçons.

-Mets-ça dessus, prends ta veste et monte dans la voiture.

-Mais papa, je te jure que c'est presque rien !

-Sans discuter Edward.

J'attrapais les glaçons en râlant et les posais sur mon poignet douloureux. Brrr…c'était froid mais c'est vrai que ça faisait du bien. En sortant de la pièce, je croisais le regard moqueur de Rosalie. Pas besoin de lire les pensées pour savoir ce qu'elle avait en tête.

Emmett

Et voilà ! Alice dormait chez les Swan, papa avait conduit Edward à l'hôpital. Et moi on m'avait oublié et je me retrouvais seul avec les Hale. Enfin, non, eux ils mangeaient dans la cuisine alors que je restais dans le salon, à contempler l'écran éteint de la télévision. Comment allais-je survivre sans elle ? Bon, au moins Seth était avec moi.

-Et voilà, mon chien, plus que nous deux face aux affreux.

Il baissa les oreilles et gémit.

-Ouais, t'as raison, ils ne sont pas si affreux que ça.

En fait, Rosalie était même super belle, mais ça, je ne l'admettrais jamais devant elle. Et puis, c'est la beauté intérieure qui compte, non ?

Bon, mes camarades de guerre ayant désertés, il me fallait trouver tout seul la prochaine offensive. En fait j'avais déjà une petite idée…c'était une vengeance que j'avais élaboré contre ma petite sœur le jour où elle m'a perdu ma balle de base-ball dédicacée par mon joueur préféré. Mais elle semblait tellement malheureuse que j'avais finalement abandonné mon plan. Mais pas oublié pour autant. Si je retrouvais la recette, ce serait parfait pour Rosalie !

-Allez Seth ! Commençons les fouilles !

Je me levais et Seth se mit à courir autour de moi. Ce chien s'enthousiasmait vraiment pour n'importe quoi. Sa queue heurta le sac de Rosalie dont le contenu s'étala par terre.

-Cool ! Bien joué Seth !

Mon regard fut attiré par la lumière de la lampe qui se reflétait dans son miroir de poche. Et sous le miroir se trouvait nos photos ! Elle n'avait même pas pris la peine de les ranger !

Je les ramassais et me mit à les feuilleter. Il y avait celle de l'article mais aussi d'autres qu'apparemment elle n'avait pas jugés assez humiliantes. Il y avait en tous une bonne trentaine de photos.

-Hé ! Qui t'as permis de fouiller mes affaires ?

J'ignorais Rosalie qui me foudroyaient du regard, trop occupé à contempler la dernière photo. Je croyais que papa l'avait brûlé depuis longtemps.

C'était une photo prise à l'école, alors que je devais avoir aux alentours de cinq ans. Mais contrairement aux habituelles photos de famille, aucun de nous trois ne souriait. Edward portait une vieille salopette sale qu'il avait mis toute la semaine, il reniflait, son visage couvert de larmes. Moi, j'étais assis, mon T-shirt couvert de tâches en tout genre et mon pantalon déchiré. Je ne pleurais pas mais mes yeux rougis et gonflés prouvaient que je me retenais. Dans mes bras, Alice était habillée avec des vêtements deux fois trop grands, elle cachait son visage dans mon T-shirt. Je me rappelle qu'elle avait tellement pleuré qu'il était complètement trempé après. Papa nous avait forcés à aller à l'école ce jour-là, trop triste et fatigué pour s'occuper de nous.

-Pourquoi tu n'as pas utilisé ces photos ? demandais-je sèchement, ça aurait fait fureur à l'école, les pauvres petits enfants négligés.

Rosalie rougit légèrement.

-Je voulais, murmura-t-elle, mais j'ai vu la date.

Je ne sus quoi répondre, et elle partit sans rien ajouter. Alors comme ça, Rosalie n'était pas si méchante. Je regardais à nouveau la photo et une boule se forma dans ma gorge.

Cette photo avait été prise une semaine après la mort de maman.


Et voilà la véritable entrée de Bella dans l'histoire !

Ici, je remercie Rosabella01, qui m'a donné l'idée sur comment Alice rencontre Bella dans la rue (je l'ai un tout petit peu modifié mais bon) parce que la mienne était vraiment…pas logique.

Encore une fois, une photo de leur passé. Décidément, je suis accro aux photos moi^^

Et pour terminer, la question qui dit tout : Devinez qui raconte le prochain chapitre ? Et oui, c'est...quelqu'un^^

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