Alors, pour commencer, je suis désolée ! Comme vous l'avez sans doute remarqué, j'ai pas posté la semaine dernière…C'était vraiment pas volontaire mais avec les examens j'ai pas eu le temps d'écrire le chapitre. Enfin, de toute manière il est là maintenant alors vous me pardonnez n'est-ce pas ?
Comme d'habitude, un énorme merci à celles qui laissent des reviews et bonne lecture !
Jasper
J'étais dans les couloirs de l'école, sans vraiment savoir ce que je faisais là. J'étais torse nu et un courant d'air froid me fit frissonner. Aussi bizarre que cela paresse, les couloirs étaient envahis par du brouillard et je n'y voyais rien.
Un hurlement retentit et je sus que je devais aller aider cette personne. Je me mis à courir droit devant, sans réfléchir. Un second cri emplit les couloirs, m'indiquant par la même occasion la bonne direction. Je m'y précipitais et me retrouvais face à une porte. Je n'hésitais qu'un quart de seconde avant de l'ouvrir.
L'intérieur est dans le noir complet puis j'entendis le bruit de l'interrupteur. La lumière m'aveugla et il me fallu un moment avant d'apercevoir les contours d'un corps humain. Une fille. Ma vue redevint normale et je reconnus Alice. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Je tentais de lui demander mais aucun son ne sortit de ma bouche.
J'observais Alice, incapable de détacher mon regard d'elle comme si j'étais hypnotisé. Elle se rapprocha lentement de moi et entoura ma taille de ses petits bras. Ensuite, sans prévenir, elle m'embrassa fougueusement.
D'abord surpris, je ne réagis pas. Puis je me laissais aller et lui rendis son baiser. Je sentis ses petits doigts tout fins s'emmêler dans mes cheveux et je me surpris à aimer ça. Délicatement, je glissais une de mes mains sous sa jupe. Elle sursauta mais me fit un sourire malicieux. Ses petites mains chaudes caressèrent mon torse et elle entreprit de détacher la tirette de mon jean. Au même moment, la porte derrière nous claqua et je me sentis me liquéfier en reconnaissant Rosalie.
Ma sœur avait un air furieux sur le visage et se dirigea vers nous d'un pas furibond.
-Comment as-tu osé ? me cracha-t-elle au visage, tu as osé me tromper avec elle !
Sans prévenir, elle me colla une gifle monumentale.
Je me réveillais en sursaut, mon cœur battant à cent à l'heure et couvert de sueur. Un regard à mon réveil m'indiqua qu'il n'était même pas trois heures du matin. Je sortis de mon lit et me dirigea vers la salle de bain en tâtonnant. Je rentrais dans la douche et m'aspergeais d'eau glacée. Une fois parfaitement réveillé, je sortis de la douche et mis une serviette autour de ma taille. Ensuite, je me contemplais dans le miroir, mes cheveux dégoulinant d'eau et mes yeux conservant une ultime trace de sommeil.
Je repensais à mon rêve et frissonnais. Pourquoi avais-je rêvé d'Alice Cullen ? Pourquoi avais-je rêvé d'elle et moi en train de faire ça ?
Alors que la vérité commençait à s'insinuer doucement dans mon esprit, je secouais la tête. Non, c'était impossible. Je n'avais pas le droit de désirer Alice. N'importe qui mais pas elle. Je me mordis la lèvre, repensant à la réaction de Rose dans mon rêve. Je savais que dans la réalité, ce serait mille fois pire. Et puis, il y avait ses frères…et maman et Carlisle…ils ne seraient jamais d'accord. Oui mais en étant très prudent, peut-être pourront nous cacher notre relation ?
Je me frappais le front contre le mur. J'étais vraiment stupide. Pourquoi pensais-je à des choses pareilles ? Je n'avais pas le droit. Et puis, de toute manière, Alice me détestait, elle ne s'était pas gênée pour me le faire comprendre.
Je soupirais et repartis me coucher. Je n'avais plus qu'une chose à faire, oublier ce rêve et ses significations. Je fermais les yeux, mais la première image qui me vint en tête fut le visage d'Alice, un sourire éclatant illuminant ses yeux. J'ouvris les yeux brusquement et me redressais. Je ne pouvais pas dormir. Allumant ma lampe de chevet, et vérifiant que la lumière ne réveillait pas Edward ou Emmett, j'attrapais un livre et me mis à lire pour éviter d'y penser. Bien sûr, il fallait que l'héroïne s'appelle Alicia…
Emmett
Je descendis à la cuisine, en partie parce que j'avais faim mais surtout parce que je devais mettre mon plan pour me venger de Rosie en œuvre. Edward était assis à table, et tournait sa cuillère dans son bol d'un air absent.
Finalement, il n'avait pas le poignet cassé mais juste une grosse entorse. On lui avait posé un plâtre pour un peu plus de trois semaines et papa lui avait donné des antidouleurs pour qu'il puisse dormir cette nuit. Mais maintenant qu'il était réveillé, il boudait, vexé d'avoir été blessé par une fille. Moi je trouvais plutôt ça drôle. Et puis, il avait eu le droit de récupérer son Ipod alors je ne vois pas pourquoi il se plaignait.
-Hé Ed, tu râles toujours ? demandais-je en m'asseyant à côté de lui.
-Fous-moi la paix Emmett.
-Oh allez, c'est marrant qu'une nana ait réussi à te blesser. Je me demande qui gagnerait entre toi et Alice…
Il me donna un coup de pied sous la table alors que le téléphone se mettait à sonner. Il décrocha et j'en profitais pour me servir dans son bol de céréales, ce qui me récompensa d'un regard noir.
-Allô ?...Ho, Alice, ça va ?
Je redressais la tête, désirant également avoir des nouvelles de ma petite sœur.
-Ok, je l'appelle. Papa ! C'est Alice !
-D'accord, je la prends en haut ! répondit papa du haut de l'escalier.
Edward reposa le combiné sur la table en soupirant.
-Il faudra qu'on pense à remercier cette Bella Swan, qui qu'elle soit.
Il n'avait pas tort. Tiens, ça me rappelle que j'avais une vengeance à organiser. Je me levais et ouvris le frigo en grand. Bon, il me fallait un œuf cru, du lait, un citron et une orange. J'attrapais tout ça et le posais sur la table avant de sortir un bol et de le remplir à un tiers de lait. J'entrepris ensuite d'extraire le plus de jus possible du citron et de l'orange et de les ajouter au lait. Lorsque j'y rajoutais l'œuf et me mis à mélanger le tout, Edward se décida à parler.
-Tu ne vas pas boire ça j'espère ?
-Non, répondis-je en souriant malicieusement, c'est un cadeau pour notre très chère Rosalie.
Il me dévisagea soupçonneusement puis leva les mains en l'air en signe d'innocence.
-J'ai rien vu, je suis innocent, déclara-t-il en quittant la pièce.
Je ricanais devant sa désertion et retournais à ma préparation. Humm…Il manquait quelque chose…Ah oui ! Le plus important.
J'ouvris un des placards et en sortis un pot de miel encore fermé. Je l'ouvris délicatement et en extirpa la moitié à l'aide d'une cuillère avant de la mettre dans ma mixture. Ensuite je transvasais le tout dans le mixeur et le mit en marche. Lorsque cela eut l'apparence que je souhaitais, je coupais l'appareil et entama la phase suivante de mon plan. J'attrapais la bouteille de shampoing de Rosalie, que j'avais préalablement récupéré dans sa salle de bain et la vidais dans l'évier. Finalement, je la remplis avec ma petite préparation et agitais le tout. Pour conclure, je m'attelais à laver tout ce que j'avais sali, pour ne laisser aucune trace de mon crime.
Rosalie
Je m'étirais sur le fauteuil. Je venais de passer la meilleure nuit de ma vie. Sans les marmonnements d'Alice pour me gêner dans mon sommeil et sans les stupides gémissements du clébard derrière la porte. J'avais enfin dormi, seule et bienheureuse. Mon frère par contre, avait l'air totalement crevé et appuyait sa tête contre le dossier du fauteuil.
-Ca va Jazz ? T'as l'air complètement mort.
Mon frère hocha lentement la tête tout en me faisant un pâle sourire.
-J'ai pas beaucoup dormi, admit-il.
-Cauchemar ? devinais-je.
Il en faisait souvent, et à chaque fois, il se glissait dans ma chambre. En grandissant, il avait commencé à avoir honte de ça, alors ni maman ni moi n'y faisions allusion une fois la nuit terminé. Mais maintenant que nous habitions avec les Cullen, je me doutais que ce ne serait plus possible.
-On peut dire ça, soupira-t-il en fronçant légèrement les sourcils.
Je lui souris et voulut caresser ses cheveux pour le rassurer. Lorsque je les touchais, il se tendit brusquement. Bizarre.
-Tu devrais te reposer un peu, proposais-je.
Il ferma docilement les paupières et sa respiration s'apaisa. Je l'observais d'un air bienveillant. Il semblait tellement fragile et innocent comme ça. C'était mon petit frère, bon d'accord, de quatre minutes seulement mais quand même. C'était mon petit frère et je devais le protéger. Les protéger lui et maman depuis que notre géniteur, cet homme ne serait jamais mon père, nous avait abandonnés. Je savais que Jasper était plus fort que moi physiquement, mais au fond de lui, il souffrait en permanence pour une raison inconnue. Et c'était de ça que je devais le protéger, l'empêcher de sombrer dans la dépression.
Emmett sortit de la cuisine, un verre de soda à la main.
-Vous faites quoi ?
Immédiatement, Jasper rouvrit ses yeux, ne souhaitant sans doute pas qu'il le voit dormir. Je fusillais Emmett du regard. En guise de réponse, il me fit un grand sourire particulièrement agaçant. Il se rapprocha de nous mais trébucha de manière pas très naturelle en chemin.
Sans pouvoir réagir, je vis le contenu de son verre, s'envoler dans les airs et se diriger dangereusement vers moi. J'hurlais alors que le liquide froid m'aspergeait la tête.
-Espèce de crétin ! Mes cheveux ! Je vais te tuer !
Je m'apprêtais à me jeter sur lui mais quelqu'un me retint.
-Rosalie, calme-toi ! ordonna ma mère en me tenant le bras, qu'est-ce qui se passe ?
-Regarde ce qu'il a fait à mes cheveux ! rugis-je.
-J'ai trébuché, se justifia Emmett, un air parfaitement innocent sur le visage.
-Menteur ! Je suis sûre que tu l'as fais exprès !
-Rosalie ! Ca suffit ! C'était certainement un accident alors maintenant, tu te calmes.
-Mais maman…
-Pas de mais, m'interrompit-elle sèchement.
-Je vais prendre une douche, grognais-je en me dirigeant vers l'escalier.
Au passage, je vis un petit air victorieux apparaitre sur le visage d'Emmett. Sale menteur ! Je le déteste ! En montant les escaliers, je donnais un coup de pied dans les chaussures d'Emmett et j'entendis ma mère soupirer. De toute manière, qu'est-ce que ses chaussures fabriquent au milieu des escaliers ? Ils n'ont jamais entendu parler de l'ordre dans cette famille ?
J'entrais dans la salle de bain et me glissais rapidement sous la douche. Bon sang, j'étais toute collante ! Ca allait être la guerre pour démêler mes cheveux !
L'eau chaude m'aida à me détendre et je me calmais doucement. Bon, c'était peut-être réellement un accident, quoique, son air victorieux me forçait à me méfier. J'attrapais mon shampoing et me servis abondamment, histoire de sauver ma coiffure. Tiens, bizarre, il ne sentait pas comme d'habitude…bah, c'est sûrement mon imagination.
Après m'être remis trois fois du shampoing, je pris ma brosse et la passais dans mes cheveux. Je sentis une résistance inhabituelle de leur part. Lentement, mon cerveau commençait à assembler les éléments. Emmett qui trébuchait et sa boisson qui tombait sur mes cheveux, pas sur mon t-shirt mais juste sur mes cheveux. Mon shampoing qui avait une odeur étrange, son air victorieux après que j'ai déclaré aller prendre une douche, mes cheveux qui me résistaient…Un doute s'empara de moi et je sortis rapidement de la douche, enroulais une serviette autour de mon corps et me tournais vers le miroir. Devant mon reflet, je ne pus retenir un hurlement.
« MAMAN ! »
Edward
Le cri de Rosalie nous fit tous sursauter. Elle apparut au pied des escaliers, un air furieux sur le visage. Elle était seulement vêtue d'une serviette et je tentais de ne pas trop la fixer, mais il fallait admettre que même si je la détestais, Rosalie était surement la fille la plus magnifique que j'aie rencontré. Je me forçais à lever les yeux et je vis enfin la raison de sa colère.
Emmett avait fait fort ce coup-ci. Les cheveux de Rosalie retombaient en grosse mèches informes tout autour de son visage. Ils semblaient avoir été collés avec du ciment et me faisait penser à des énormes spaghettis. Non, plutôt à des serpents. Voilà, avec ses cheveux comme ça et son regard bleu glacial, Rosalie ressemblait de manière troublante à Méduse, la Gorgone.
-Oh mon dieu ! Rosalie, qu'est-ce qui t'es arrivé ? s'exclama Esmé, horrifiée.
Ignorant sa mère, Rosalie se tourna vers mon frère, qui tentait vainement de ne pas rire. Elle lui jeta un regard tellement menaçant qu'il se maitrisa immédiatement.
-C'est de ta faute ! siffla-t-elle, je te jure que je vais me venger ! T'as intérêt à dormir que sur un œil !
-Sinon quoi ? rigola Emmett, toujours autant amateur de défi.
Rosalie lui colla une baffe que personne n'avait vu partir.
-Pauvre con !
Elle s'apprêta à lui mettre une deuxième gifle mais Esmé retint sa main.
-Ca suffit Rosalie ! Je te donne deux minutes pour monter dans ta chambre et te calmer!
Rosalie s'apprêta à répliquer mais l'expression de sa mère la fit changer d'avis et elle monta dans sa chambre en maugréant. Emmett voulut dire quelque chose mais cette fois, ce fut papa qui l'arrêta.
-Emmett, j'aimerais te parler dans la cuisine, suis-moi.
Alors qu'ils quittaient la pièce, Esmé soupira et se décida à suivre sa fille. Moi , j'étais plutôt amusé. Elle en manquait des choses Alice !
Esmé
Je n'arrivais pas à y croire ! Qu'étaient devenus mes enfants ? Mes petits anges s'étaient transformés en véritables petits démons. J'avais toujours su que Rosalie avait un caractère explosif et imprévisible mais j'avais toujours réussi à lui imposer des limites. Jamais elle n'avait giflé un garçon juste sous mon nez, après que je l'ai punie pour s'être battue à l'école de surcroît !
J'entrais dans sa chambre, m'attendant à la trouver en train de râler sur son lit mais non, la pièce était vide. Je soupirais longuement avant de me diriger vers la salle de bain, d'où j'entendais l'eau couler. Je toquais doucement.
-Foutez-moi la paix !
-Rosalie, c'est moi. Je peux entrer ?
Je n'obtins aucune réponse et pris ça pour un oui. J'ouvris la porte et trouvais ma fille en train de s'acharner à démêler ses cheveux qu'elle venait de passer sous l'eau. Sur son visage se mêlaient fureur et agacement.
-Ne force pas, tu vas empirer les choses, lui conseillais-je.
Elle se tourna vers moi, un air implorant et désespéré animant ses traits. Elle se mordilla la lèvre inférieure avant de trouver le courage de demander.
-Tu peux m'aider ? murmura-t-elle.
Ooo0ooO
Rosalie s'était relavé les cheveux, avec du vrai shampoing cette fois, et je m'attelais maintenant à les démêler. Elle était assise sur son lit sans dire un mot et rongeait anxieusement ses ongles. C'était une sale habitude qu'elle avait attrapée vers onze ans et que je croyais passée depuis longtemps.
-Rosalie, tes ongles.
Elle arrêta de se les mordiller et soupira. De mon côté, je terminais d'analyser les dégâts causés par la mauvaise blague d'Emmett. J'avais réussi à sauver le gros de ses cheveux mais les pointes étaient fichues.
-Ecoute Rose, je suis désolé mais il va falloir couper.
-Quoi ? s'écria-t-elle en se redressant.
-Je ne peux rien faire, les pointes sont foutues. Mais je ne couperais même pas trois centimètres, ce n'est pas la mer à boire.
-Mais il m'a fallu des années pour que mes cheveux aient la longueur idéale ! Et maintenant, on doit les couper à cause d'un enfoiré!
-Reste polie tu veux. Et puis, c'est presque rien trois centimètres alors calme-toi.
-Je vais le tuer, lui arracher ses membres un à un après l'avoir humilié publiquement.
Je tressaillis à ses paroles, agacée par son comportement.
-C'est hors de question. Ton comportement de tout à l'heure était inacceptable et si j'ai acceptée de fermer les yeux, c'est uniquement parce qu'Emmett avait fait quelque chose de stupide. Mais si jamais j'entends parler d'une vengeance, tu seras punie jusqu'à ton mariage, suis-je claire ?
Elle pinça les lèvres et fronça les sourcils, visiblement pas d'accord avec moi.
-Rosalie ! Me suis-je bien fait comprendre ?
-Oui maman, marmonna-t-elle finalement à contrecœur.
-Tant mieux.
J'attrapais la paire de ciseaux et m'appliquais à lui couper les cheveux.
Alors ? Moi je le trouve bof-bof mais c'est sûrement parce qu'on voit pas Alice…
Enfin j'essayerai de mettre le nouveau mercredi prochain mais je promets rien parce que les examens…ben c'est les examens^^
N'oubliez pas la review !
