J'ai réussi à vous l'écrire pour aujourd'hui ! Je ne sais pas comment je m'y suis prise mais le nouveau chapitre est bien là en temps et en heure !

J'ai rien de particulier à dire aujourd'hui (ou en tout cas, je ne me rappelle pas ce que je voulais vous dire^^), si ce n'est un immense merci à toutes celles qui ont laissé des reviews !

Bonne lecture !


Edward

Nous étions samedi matin et ce soir serait le grand soir…Et oui, c'était aujourd'hui qu'aurait lieu ce fameux bal. Le bon côté, c'est qu'on m'avait retiré mon plâtre hier donc que j'étais libre de ce côté-là. Et puis aussi que le bal signifiait aussi le début des vacances de Pâques.

Les filles étaient dans tous leurs états à cause des préparations et je n'en pouvais déjà plus des petits cris d'Alice dès qu'elle se rappelait de quelque qu'elle avait oublié. Sans compter la dispute qui avait éclaté dès neuf heures du matin Alice et Rosalie. D'après ce que j'avais compris, ma sœur désirait la chambre et la salle de bain pour elle seule afin de se préparer mais Rosalie n'était pas de cet avis. Elles allaient s'arracher les yeux lorsqu'Esmé était intervenue et installé Rosalie dans sa chambre. Depuis cet instant, les filles se préparaient et moi je ne savais pas quoi faire.

Je me dirigeais vers le salon, où Emmett passait le temps en lançant une balle de tennis à Seth. J'allais m'asseoir à côté de lui en soupirant. Bon dieu qu'est-ce que je m'ennuyais.

-Tu ne te fais pas tout beau pour ta fiancée ? me taquina mon frère.

-J'ai largement le temps, répondis-je, et puis ce n'est pas ma fiancée.

-Pas encore…

Je fronçais les sourcils face à son sous-entendu et lui lançait un regard noir. Les sentiments que Tanya éprouvait pour moi devenaient de plus en plus complexes au fur et à mesure que les jours passaient. Au début, je pensais qu'on était juste ami, puis tout le monde s'est mis à insinuer qu'elle pourrait être amoureuse de moi et maintenant, je ne savais plus où j'en étais. J'espérais que tout ça s'éclaircirait ce soir parce sinon, ma tête allait finir par exploser à force d'y réfléchir.

-Et toi ? demandais-je pour détourner la conversation, tu ne veux toujours pas nous révéler qui est ta cavalière ?

-C'est une surprise, sourit Emmett en ramassant la balle pleine de bave que Seth venait de déposer à ses pieds.

-Franchement, je ne comprends pas pourquoi tu t'entêtes à garder ça secret, soupirais-je.

Mon frère se contenta d'un sourire mystérieux et lança la balle à travers la pièce de toutes ses forces. Bien sûr, ce n'était pas une bonne idée et elle alla se fracasser contre une pile de DVD.

Alerté par le bruit, papa entra dans la pièce en se massant les tempes, déjà inquiet de ce qu'il allait trouver.

-C'est rien papa, assura Emmett avant qu'il ne puisse dire quelque chose, je vais ramasser.

-J'espère bien. Et si tu continues à jouer avec le chien, c'est dehors ! ajouta-t-il en retournant dans la cuisine.

Mon frère s'activa à tout ramasser alors qu'une idée pour pallier à mon ennui naissait dans ma tête.

-Em'…Un petit pari, ça t'intéresse ?

Alice

C'était ce soir ! C'était ce soir ! Je me sens comme le jour de mon tout premier bal, quand j'avais douze ans…ça avait été la plus belle soirée de ma vie ! Enfin, jusqu'à ce qu'Emmett vienne tout gâcher.

Mais peu importe, ce soir, ça allait être encore mieux. J'avais rencontré le fameux Jackson à l'école et il était plutôt mignon. Bon, j'aurais pu trouver mieux mais de la part de Bella, c'était carrément fantastique. Je sentais que j'allais passer une soirée de rêve et j'étais vraiment trop impatiente d'y être !

Mais d'abord, il fallait que je m'apprête. Tout avait été parfaitement planifié. Je me coiffais, me manucurais et autre chez moi avant de partir chez Bella où je m'habillerais et me maquillerais en l'aidant à se préparer elle. A 18h30, nous serions prêtes pour le bal et Anthony et Jackson viendront nous prendre en voiture.

Je ramassais mon shampoing et ma brosse avant de me diriger vers la salle de bain. En traversant le couloir, j'entendis la voix de Rosalie et, plus par réflexe qu'autre chose, je tournais la tête dans sa direction. Elle était dans la chambre de nos parents en compagnie d'Esmé. Sa mère lui coiffait doucement les cheveux pendant qu'elle lui racontait je ne sais quelle histoire.

Je me sentais stupide, plantée comme une idiote dans le couloir mais j'étais incapable de bouger ou d'arrêter de les regarder. A l'intérieur de ma poitrine, je sentais mon cœur gonfler de manière incontrôlable face à l'injustice de ce qui se déroulait sous mes yeux. Rosalie était une personne insupportable, méchante et égoïste et pourtant, je n'avais jamais eu autant envie d'être à sa place. Jamais je n'avais eu ma mère à mes côtés pour m'aider à me préparer avant d'aller à un bal. D'ailleurs, je n'ai aucun souvenir de ma mère en train de me coiffer.

Quand j'étais petite, je me rappelle que c'était papa qui me coiffait tous les matins avant d'aller à l'école, mais le résultat était toujours désastreux. Je me souviens que j'avais toujours honte d'arriver en classe avec des couettes asymétriques ou des nattes complètement ratées alors que les autres filles débarquaient avec des coiffures parfaites et des jolis rubans en déclarant : « C'est ma maman qui me l'a fait». Je ne voulais pas faire de peine à papa alors, chaque matin avant d'aller en classe, je courrais dans les toilettes pour me détacher les cheveux. Une fois les cours terminés, Edward m'aidait à me recoiffer comme j'étais arrivée et papa ne remarquait jamais la différence. Du moins, je pense qu'il ne l'a jamais remarqué. Finalement, quand j'ai eu neuf ans, j'ai coincé mes cheveux dans la balançoire et il a fallu me les couper pour me libérer. Impuissant face à mes larmes, papa a fini par m'emmener chez un coiffeur et depuis, j'ai toujours gardé mes cheveux courts. C'est à la fois pratique et élégant et l'absence de maman sur ce plan-là se faisait moins ressentir...jusqu'à aujourd'hui.

C'était sans doute une des raisons pour lesquels je n'arrivais pas à apprécier Esmé. Elle était là tous les jours, me rappelant que moi je n'avais plus de mère. Elle était gentille, aimante, toujours prête à aider et à se sacrifier. Elle était trop parfaite…trop semblable à l'image idéalisée que je m'étais faite de ma propre mère.

Mes yeux commençaient à brûler lorsque j'entendis un bruit derrière moi. Je me retournai brusquement et me retrouvais face à Jasper qui me regardait d'un air désolé. La colère m'envahit mais c'était à moi que j'en voulais. Je m'en voulais de m'être laissée aller, d'avoir laissé transparaitre mes sentiments.

-T'as un problème ? lui crachais-je méchamment au visage avant d'aller m'enfermer dans la salle de bain.

Je me déshabillais en quatrième vitesse avant d'entrer sous la douche, laissant l'eau chaude me calmer. Il me fallut un peu de temps pour me rendre compte que mes larmes se mêlaient à l'eau de la douche. Pour la première fois depuis longtemps, je pleurais parce que ma maman me manquait.

Emmett

Mon Dieu ! Mon frère pouvait être vachement coincé parfois, il fallait admettre que certaines de ses idées étaient brillantes ! Sans compter que celle-ci allait me faire gagner 10 dollars d'un claquement de doigts.

J'entrais dans la cuisine et m'assis à côté de papa, l'air grave.

-Papa, je peux te parler ? demandais-je d'un ton que j'espérais sérieux.

-Bien sûr Emmett ! Qu'est-ce qu'il y a ?

Je fis semblant d'être gêné mais en réalité, je tentais de me retenir d'exploser de rire. Je me tortillais un peu sur ma chaise avant de fixer mes pieds.

-Bien voilà papa, si je n'ai rien dit à propos de l'identité de ma cavalière pour le bal, c'est parce que j'avais peur de ta réaction.

Son visage pris un air surpris et peiné et j'étais à présent certain que j'avais toute son attention. A moi les 10 dollars ! Enfin, si j'arrivais à rester sérieux. L'idéal serait que je puisse me faire rougir sur commande mais bon, je ne m'appelais pas Bella. Et puis, je ne me rappelle pas avoir déjà rougi dans ma vie.

-Emmett…tu sais que tu peux tout me dire, n'est-ce pas ?

-Je sais papa mais j'ai pas envie de te décevoir…en fait le problème…je voulais te dire que…

J'inspirais un grand coup, plus pour m'empêcher de rire qu'autre chose.

-Ma cavalière est en réalité un cavalier, avouais-je finalement.

Dans la pièce d'à côté, j'entendais Edward rigoler doucement mais il était suffisamment discret pour que papa ne remarque rien. Papa qui est devenu tout blanc et me fixait avec de grands yeux surpris. En même temps je le comprenais, si un jour il avait du émettre des doutes sur la sexualité d'un des ses enfants, ça avait dû être à propos d'Edward, pas de moi.

-Hé ben…je ne m'y attendais pas, murmura-t-il à voix basse comme s'il jaugeait ses paroles.

Il croisa mon regard et se rattrapa immédiatement.

-Mais ça ne change absolument rien, se hâta-t-il d'ajouter, je t'aime comme tu es et si c'est ton choix…

Je sais pas trop ce que mon frère a fabriqué dans la pièce d'à côté mais vu le boucan, il avait dû tomber de sa chaise à force de rigoler. Bien évidemment, ça a suffit pour alerter papa qui s'est précipité dans le salon. Deux ou trois secondes passèrent et je l'imaginais trouvant Edward en train de rire par terre.

-Emmett, tu peux venir ? m'appela-t-il d'un ton ferme.

Oulà, il devait avoir compris et ça, ça sentait les ennuis. Je les rejoignis la tête baissé. Papa nous toisait sévèrement du regard et Edward, qui ne riait plus du tout, me lançait un regard désolé.

-Je vous pensais suffisament malins pour savoir que ce ne sont pas des sujets à prendre à la légère ! nous sermonna-t-il, des jeunes de votre âge se font mettre à la porte de chez eux pour avoir oser avouer leur homosexualité à leurs parents ! Vous devriez un peu plus prendre conscience de ça et arrêter vos blagues stupides. Je ne veux plus jamais vous entendre plaisanter sur ça, suis-je clair ?

-Oui papa, marmonnâmes-nous à l'unisson.

Son air se radoucit et il nous sourit.

-Bien, et maintenant, retournez à vos occupations et plus de bêtises !

Il retourna dans la cuisine alors que je me tournais vers mon frère en tendant la main, un sourire victorieux sur le visage. Il fouilla dans sa poche avant de déposer un billet froissé de 10 dollars dans ma paume.

-Merci frangin.

Esmé

Je regardais ma fille qui hésitais entre le vernis rose/violet et le vernis rose/mauve. Ca allait faire dix minutes qu'on était là-dessus et je commençais légèrement à m'impatienter.

-Rose, ils te vont tous les deux parfaitement alors s'il-te-plait, décide-toi.

-Mais j'ai peur de me tromper de tout gâcher ! répliqua-t-elle en levant les deux petits flacons pour les mettre en pleine lumière.

Je soupirais alors que quelqu'un frappait doucement à la porte. Je me retournais et aperçus Jasper qui se tenait dans l'encadrement de la porte.

-Je vous dérange ? demanda-t-il doucement.

-Bien sûr que non mon chéri, entre.

Il s'approcha de nous et regarda sa sœur.

-Wow Rose, ta coiffure est magnifique ! s'exclama-t-il.

-Il faut remercier maman pour ça, répondit sa sœur en rougissant légèrement.

Je souris alors que Jasper se tournait vers moi, l'air hésitant.

-A ce propos maman…

Son ton m'alarma immédiatement et je ne pus empêcher la vague de panique qui grimpait en moi.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-C'est à propos d'Alice, tu devrais peut-être allez l'aider elle aussi. Je veux dire…je l'ia vu tantôt qui vous regardait toutes les deux et elle avait l'air triste…

-Oh…

Que pouvais-je répondre d'autre ? Je me tournais vers Rosalie qui baissa la tête sans un mot et retourna à la contemplation de ses vernis. Je compris que c'était sa manière à elle de me permettre de partir. Elle était trop fière pour le dire à haute voix mais elle n'était pas insensible non plus.

-D'accord, déclarais-je en quittant la pièce. Rose, si tu as besoin de moi, tu n'as qu'à appeler.

Je traversais le couloir et m'arrêtais devant la chambre des filles. Je toquais doucement et le bruit du sèche-cheveux s'interrompit.

-C'est ouvert ! cria-t-elle.

J'ouvris la porte et elle tourna la tête vers moi, ses cheveux encore à moitié mouillés.

-Alice, c'est moi…je me demandais si tu avais besoin d'aide ?

Elle me regarda bizarrement et pendant un instant je crus qu'elle allait m'envoyer balader mais elle finit par sourire.

-Oui, je veux bien un coup de main pour me lisser les cheveux.

Jasper

J'étais content que Rosalie ait accepté de laisser maman y aller mais maintenant, j'avais peur qu'Alice m'en veuille de m'être mêlé de ce qui ne me regardait pas.

-Et toi Jazz, tu trouves que c'est lequel le plus beau ? me demanda ma sœur en désignant deux petits flacons de vernis totalement identiques.

-Heu…celui de gauche ?

-Tu es sûr ? Je trouve que les reflets violets risquent de faire trop gamine.

-Ben prends l'autre alors.

-Mais c'est trop mauve à mon goût.

-Rosalie, soupirais-je, je ne vois aucune différence entre ses deux vernis alors ça m'étonnerait que ton Royce en voit une.

-Merci Jazz, tu m'es d'un grand secours, répliqua-t-elle froidement.

Elle continua à fixer ses deux petits flacons avant de finalement hausser les épaules.

-Et puis après tout, tu as sans doute raison. Je vais prendre le mauve. Maintenant dégage, j'ai besoin de toute ma concentration.

-Heureux d'avoir pu t'aider, déclarais-je en quittant la pièce.

Dans le couloir, je m'arrêtais devant la porte de la chambre des filles laissée ouverte. Par chance, la coiffeuse était juste dans mon angle de vue et j'aperçus maman en train de lisser les cheveux d'Alice. Celle-ci, face au miroir, aperçut mon reflet et me fit un sourire de remerciement. Une sorte d'euphorie s'empara de moi et je lui rendis son sourire en me disant que la voir heureuse était l'une des plus belles choses qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie.


Alors alors ?

Semaine prochaine : Le bal !

Enfin, faut que je l'écrive d'ici là parce que bon, l'école m'épuise. Mais on a congé lundi donc ça devrait aller^^ Et mais j'y pense…en France vous avez même pas congé le 27 septembre…Haha, tant pis pour vous !

Sur ce, une 'tite review pour la route ?