Salut tout le monde ! Vous êtes géniaux, je me suis émerveillée devant vos reviews toute la semaine ! Merci beaucoup !

Bon, pour le chapitre, hier je l'adorais et j'attendais impatiemment de pouvoir le poster et maintenant…je l'aime plus. J'ai l'impression qu'il est bizarre et qu'il a pas trop sa place dans l'histoire…Enfin, je vous le poste quand même parce qu'il est écrit et puis, si je l'aimais hier, il ne doit pas être si nul que ça^^ Enfin, je tiens quand même à vous prévenir que mon cerveau a du faire un gros bug en l'écrivant parce que le truc avec les indiens, c'est un délire total^^ Mais bon, vous comprendrez en lisant…

Et puis, je sais pas ce que j'avais avec Jasper pour ce chapitre mais il a la parole les deux tiers du chapitre^^

Sinon, j'ai participé à un concours de fic pour Halloween (sur Fanfics en Folies, le site dont je vous ai parlé il y a quelques chapitres) et ce serait bien si vous preniez le temps d'aller lire les histoires et voter pour vos trois favorites…les liens sont sur mon profil.

Voilà, je crois que c'est tout ce que je voulais vous dire…

Bonne lecture !


Rosalie

Je m'étirais longuement dans mon lit, profitant du silence momentané. Il était déjà plus de midi et je venais à peine de me réveiller. Enfin, c'était le premier jour des vacances de Pâques aujourd'hui et il fallait en profiter. Et puis, j'étais rentrée super tard hier, après avoir passé la plus belle soirée de ma vie. Royce avait été à mes petits soins toute la soirée et il l'avait conclu par un baiser et une invitation au restaurant pour demain soir. Enfin, il fallait encore que je demande la permission à maman mais j'étais quasi sûre qu'elle allait dire oui !

Quoique, vu l'endroit où avait dormi Carlisle, je n'étais plus aussi certaine de pouvoir deviné les réactions de maman. J'étais rentrée en même temps qu'Edward, à pile deux heures du matin – l'heure limite que nos parents nous avaient permise – et on était parti se coucher sans échanger un mot. Evidemment, j'avais eu la –oh combien agréable !– surprise de découvrir le clébard dans ma chambre mais la soirée m'avait tellement mise de bonne humeur que je l'avais laissé là.

Mon ventre grogna et je sortis de mon lit, affamée. Je supposais que les autres se trouvaient déjà tous en bas et je décidais de les rejoindre. Une fois dans les escaliers, je m'interrogeais sur le calme qui régnait sur la maison. J'eus ma réponse en entrant dans la salle à manger.

Dire que l'ambiance était glaciale était un euphémisme. Ils étaient tous attablés en silence, devant une petite salade composée que maman avait sans doute préparé. Pour la première fois depuis qu'on habitait ici, maman et Carlisle ne mangeaient pas à côté l'un de l'autre et la fissure entre les Hale et les Cullen se remarquait parfaitement.

Maman m'accueillit avec un sourire forcé en m'entendant entrer et me servit une assiette.

-Bonjour, déclarais-je froidement avant de me glisser juste à côté de Jazz.

A la seconde où j'avais vu la tête de ma mère, j'avais décidé de ne pas me montrer polie ou agréable avec eux. Maman avait les yeux encore rouges à force d'avoir pleuré et, vu les cernes qui soulignaient ses yeux, elle n'avait pas beaucoup dormi, voire pas du tout. Je jetais un regard vers Carlisle, qui mangeait un sandwich – il n'avait pas droit à la salade lui – la tête baissée. Toute la haine que j'avais jusqu'à aujourd'hui vouée à ses enfants se dirigea vers lui.

Il avait fait souffrir ma mère. Après avoir passé son temps à lui faire croire à son amour avec des mensonges et des cadeaux, il lui avait fait je-ne-sais-quoi – et je ne voulais pas savoir ce que c'était– et lui avait brisé le cœur. Même moi j'avais fini par me prendre au piège de sa gentillesse apparente en croyant que c'était un type bien et qu'il était réellement amoureux de maman. Mais, en fin de compte, c'était un sale type et j'aurais du m'en rendre compte depuis le début pour épargner des souffrances à maman.

Mes mains se mirent à trembler et je les dissimulais sous la table. J'avais envie de frapper Carlisle et de les foutre à la porte, hors de notre maison et de notre vie. Mais je ne pouvais pas, parce que ce n'était pas vraiment mes affaires et aussi parce que maman l'aimait et cette impuissance me mettait hors de moi. Jasper posa sa main sur les miennes et je croisais son regard. Comment faisait-il pour être aussi calme ?

Jasper

Je comprenais la colère de Rose, et moi aussi ça me révoltait que Carlisle ait pu faire du mal à maman, mais provoquer une dispute maintenant n'arrangerait certainement pas les choses. Et puis, c'était deux personnes adultes et ils sauraient régler leurs problèmes comme des grands, ça ne faisait aucun doute. Sans compter qu'ils n'étaient pas les seuls à avoir des soucis.

Je levais le regard vers Alice, assise aussi loin de moi qu'elle avait pu, et la vit baisser les yeux sur son assiette. Je n'avais pas pu lui parlé depuis ce qu'il s'était passé hier et j'en étais le premier responsable. Je n'avais pas réagi assez vite après son annonce et elle avait déjà disparu lorsque j'avais réussi à retomber sur terre. En même temps, elle m'avait prise par surprise – quoiqu'apparemment, elle s'était également prise par surprise elle-même. Après, je l'avais cherché pendant quelques minutes avant de l'apercevoir grimper dans la voiture avec Emmett. J'étais resté encore un peu au bal puis j'avais décidé de rentrer à mon tour. Alice dormait déjà mais pas Emmett. Il m'a demandé si, par hasard, je savais ce qui était arrivé à sa sœur et j'ai jugé plus sage de mentir. On a ensuite fait quelques parties de cartes avant d'aller nous coucher.

Ce matin, je m'étais levé le quatrième et lorsque je suis descendu au salon, j'y ai trouvé Carlisle, Emmett et Alice. Cette dernière a quitté la pièce à la seconde même où j'y suis entré et on a joué à ce petit jeu toute la matinée jusqu'à ce que maman nous appelle pour manger.

Je n'étais pas stupide et il était clair qu'Alice m'évitait mais moi, j'avais besoin de lui parler ! Je devais savoir si on était ennemis, amis, frères et sœurs ou plus encore…Je voulais qu'elle sache que moi aussi j'étais amoureux d'elle et que j'avais rêvé des mille et une manières dont je pourrais le lui dire cette nuit.

Edward posa ses couverts et se tourna vers son père.

-On peut se lever de table ? demanda-t-il bien que son assiette fut à moitié pleine, comme celles de tout le monde d'ailleurs.

L'animosité de l'air nous coupait à tous l'appétit. Ah non, pardon, pas à Emmett. Mais je doute qu'il existe quoique ce soit capable de lui couper l'appétit.

-Bien sûr, répondit Carlisle.

Edward se leva et monta directement à l'étage. Moins de cinq secondes plus tard, Alice se leva à son tour et je décidais de sauter sur l'occasion en me précipitant à sa suite. Je la suivis dans l'escalier et, une fois à l'étage, je l'attrapais par le bras et la poussais dans sa chambre avant qu'elle ne puisse me refermer la porte au nez.

-Hé ! Mais t'es complètement malade ! protesta-t-elle en retirant son bras.

Elle me lança un regard furieux et je me passais une main dans les cheveux, plus très sûr de moi.

-On peut parler ? demandais-je.

Elle croisa ses bras sur sa poitrine et me lança un regard peu amène qui me surprit. Ce qu'il s'était passé hier soir, je ne l'avais pas imaginé quand même, si ?

-De quoi ? répliqua-t-elle sèchement, j'ai rien à te dire.

-D'hier soir, répondis-je, plus du tout sûr d'avoir envie de lui en parler maintenant.

Elle parut hésiter un instant et ses joues prirent une teinte rosée alors qu'elle baissait la tête. Je fis un pas dans sa direction et elle la redressa brusquement, une détermination inébranlable dans les yeux.

-Il ne s'est absolument rien passé hier soir, déclara-t-elle froidement. Absolument rien. Tout ce qu'on a pu faire…ou dire…ça n'avait aucune importance et on l'oublie. C'est clair ?

Ses paroles, et la conviction qu'elle m'était dedans, me brisèrent le cœur. Cette scène ne faisait pas partie de celles que j'avais imaginé cette nuit mais bon, Rose me le répétait depuis des années, j'étais un trop grand romantique.

-Très clair, murmurais-je tristement, il n'y a rien entre nous et il n'y aura jamais rien.

Sa détermination, pas si inébranlable finalement, vacilla et je vis une pointe de remord dans son regard.

-Jasper, chuchota-t-elle, même si ce que j'ai pu dire hier soir avait eut de l'importance ou si ça avait été réciproque…

J'ouvris la bouche, prêt à lui confirmer ce détail.

-Non ! me coupa-t-elle. Je ne veux pas savoir parce que même si c'est réciproque, on n'a pas le droit. Nos parents sont mariés…on habite sous le même toit…ta sœur est la personne que je hais le plus au monde…c'est impossible, on peut pas…

Sa voix n'était plus qu'un murmure et elle me lança un regard désolé. Pourtant, j'avais l'impression que quelque chose était en train de se tisser entre nous, comme une magnétisation entre deux aimants.

-Je comprends, soupirais-je en me rapprochant d'elle.

-Ce serait trop compliqué, continua-t-elle en glissant sa main dans la mienne.

-Nos parents ne seraient jamais d'accord de toute manière, ajoutais-je en plongeant mes yeux dans les siens.

Ils étaient magnifiques. Pas d'un marron boueux comme on en rencontre partout. Non, ils étaient marron foncé, presque noir, avec quelques reflets dorés. Elle se mit sur la pointe des pieds pour rapprocher son visage du mien et nos lèvres n'étaient plus séparées que par deux centimètres…

Le bruit de la clinche qu'on abaisse retentit et Alice fit un bond d'un mètre en arrière alors que la porte s'ouvrait. Je m'attendais à voir Rosalie entrer mais non, c'était Edward. Il nous lança un regard étrange et détailla sa sœur des pieds à la tête. Je priais intérieurement pour qu'aucun de nous deux ne se mettent à rougir. Tant qu'on ne craquait pas, personne ne saurait ce qui venait de se passer. Enfin, de presque se passer.

-Vous faites quoi tous les deux ? demanda Edward en fronçant les sourcils.

-Rien ! répondîmes-nous en chœur.

-Bon, fit-il, pas vraiment convaincu. Je voudrais vous parler, vous venez ?

-Bien sûr ! répondit Alice avec un sourire innocent. On te suit.

Son frère repartit dans le couloir et elle se tourna vers moi en rougissant.

-Un mètre de distance, déclara-t-elle. Et plus jamais seuls dans la même pièce.

J'acquiesçais en silence. On venait de frôler la catastrophe et on n'avait encore rien fait. Elle avait raison…nous deux, c'était impossible.

On suivit Edward dans notre chambre et on y trouva Emmett qui jouait avec Seth et Rose, assise sur mon lit, qui regardait un caleçon d'Emmett d'un air dégouté et un peu méfiant, comme si le vêtement allait lui sauter au visage.

-Bon, déclara Edward, je propose qu'on fasse un pow-wow.

-Un quoi ? s'exclama Emmett.

Face à leurs trois visages incompréhensifs, Edward soupira de découragement. Je décidais de venir à son secours.

-C'est une réunion chez les indiens. On stoppe tous les conflits et on se consulte pour trouver la solution à un problème.

-Trop cool ! s'exclama Emmett en allant chercher un truc sous son lit, installez-vous tous en rond !

-Emmett, on n'a pas le temps pour tes bêtises.

Son frère l'ignora en fouillant dans tous le bric-à-brac dissimulé sous son lit. En haussant les épaules, Edward s'assit par terre et Alice fit de même. Je choisis de les imiter et lançais un regard à ma sœur pour qu'elle vienne nous rejoindre. En maugréant, elle se leva et s'installa à côté de moi. Entre temps, Emmett avait trouvé ce qu'il cherchait et revint près de nous en portant une boite.

-Puisqu'on va imiter les indiens, déclara-t-il avec un sourire jusqu'aux oreilles, autant tout faire dans les règles.

Il ouvrit sa boîte et nous révéla son contenu, des tas de plumes de couleurs différentes.

-Emmett…gémit Edward, on a des choses plus importante à faire.

-Silence ! Commençons la répartition, d'abord, notre grand chef vénéré à tous.

A la surprise générale, il se tourna vers Seth et s'inclina. Je ne pus retenir un sourire face à ce spectacle assez inhabituel.

-Notre grand chef, enchaina Emmett, aussi connu sous le nom de Grand-Loup-Vaillant, à qui revient la couronne de plume.

-La parure, corrigeais-je à mi-voix.

-Heu oui, la parure, se rattrapa Emmett en posant l'objet en question sur la tête du chien. Merci très cher sage de la tribut. D'ailleurs, voici vos deux plumes, la bleu pour votre sagesse et la rouge pour votre culture.

Il me tendit les deux plumes en question et je les pris en essayant de ne pas éclater de rire. J'avais l'impression d'être à une cérémonie officielle.

-Et son nom ? intervint Alice en se prenant au jeu, au grand damne d'Edward.

-Ah oui, c'est vrai ! s'exclama Emmett en se frappant le front. Tu seras Jeune-Singe-Savant !

Alice gloussa et même Rose se fendit d'un sourire. Sourire qui disparut à la seconde où Emmett se tourna vers elle.

-Et maintenant, à toi Belle-Guenon-Sournoise.

Au mot « guenon », Rosalie lui jeta un regard meurtrier mais il lui tendit immédiatement deux plumes avec un sourire charmeur.

-La jaune pour ta beauté et la verte pour ton ingéniosité à trouver des sales tours à jouer.

-Emmett ! s'énerva Edward, tu pourrais abréger ?

-Un seconde ! Franchement, Jeune-Lion-Impatient, tu devrais te détendre. Tiens voilà tes deux plumes, la rouge parce que tu n'es qu'un rabat-joie et la verte pour ton ennui mortel.

Edward leva les yeux au ciel face à la gaminerie de son frère mais prit néanmoins les plumes.

-A moi ! A moi ! s'écria Alice en sautillant.

-Voilà tes plumes, Petit-Lapin-Malin, lui répondit son frère en lui tendant une bleue et une rouge. Pour ton ingéniosité et pour ton habilité.

Il s'arrêta pour réfléchir et sortit une troisième plume, jaune cette fois, de sa boîte.

-Tiens, celle-là aussi, pour que tu en ais plus que Belle-Guenon-Sournoise.

Ma sœur se renfrogna alors qu'un sourire illuminait le visage d'Alice. On aurait dit une gamine de trois ans à qui on offre une Barbie…

-Et maintenant le meilleur ! déclara Emmett. Moi, Gros-Ours-Marrant, je reçois ces quatre plumes pour mon intelligence, ma force, ma beauté et euh…

-Ta modestie ? proposa son frère.

-Voilà ! Ma modestie !

Edward soupira et se massa les tempes.

-On peut commencer maintenant ? demanda-t-il.

-Attends ! On n'a pas fait le plus important !

Emmett se mit à fouiller dans sa boite et en ressortit une sorte de flûte mélangé à une pipe. Oh non, il est vraiment sérieux là ?

-Fumons le calumet de la paix ! déclara-t-il.

-Emmett…grogna Edward.

-Allez Eddie ! Ca prend cinq minutes maxi !

Je fronçais les sourcils en me demandant s'ils voulaient réellement qu'on fume cette chose lorsqu'il sortit un petit flacon de sa boîte et versa un liquide dans la pipe. Avec un regard malicieux, il se mit à souffler dedans et des petites bulles de savon se formèrent. Seth se redressa immédiatement et se mit à poursuivre la plus grosses d'entre elles alors qu'Alice prenait le « calumet de la paix » des mains de son frère pour pouvoir souffler dedans à son tour. Je tentais de m'empêcher de rire. Honnêtement, rien que pour les dix dernières minutes de ma vie, ça fallait la peine que maman se soit mariée sans rien nous demander. Les Cullen étaient des vrais phénomènes de foire !

Une fois qu'on eut tous souffler dans le calumet de la paix – seul Seth y avait échappé, et encore, Emmett avait voulu tenter l'expérience mais Alice l'avait empêché – Edward pu reprendre la parole.

-Nous t'écoutons, Jeune-Lion-Impatient, déclara solennellement Emmett.

Edward lui lança un regard noir avant de se tourner vers nous.

-Très bien, vous avez sans doute remarqué le léger froid qui s'est installé entre nos parents ?

-Très perspicace, se moqua Rosalie, tu l'as remarqué tout seul ?

Alice lui jeta un regard furieux alors que je lui donnais un léger coup de coude pour qu'elle se taise.

-Merci pour cette remarque…très constructive Rosalie, reprit Edward. Bref, je disais que nos parents avaient un léger différent et que cela nous affectait tous. J'ai donc organisé cette réunion pour que l'on puisse trouver une solution à ce problème tous ensemble.

-Et tu pourrais m'expliquer pour quelles raisons je devrais me casser le cul pour tenter de réparer la connerie de votre père ? s'énerva Rosalie.

-Qui te dit que c'est notre père le fautif ? répliqua aussitôt Alice. Ta mère peut tout autant être tenue pour responsable !

-Ha oui ? Et c'est lequel des deux qui a passé la nuit à pleurer pendant que l'autre ronflait comme un bien heureux ? s'emporta ma sœur en se redressant.

-T'as vu le nombre d'aspirines que mon père a avalé ? rétorqua Alice en se levant à son tour. Il ne prend jamais de médicaments d'habitude !

Edward et moi nous levâmes d'un même mouvement et je forçais ma sœur à se rasseoir alors qu'il faisait de même avec la sienne. Si on les laissait faire, elles finiraient par se sauter dessus.

-Les filles, intervint calmement Edward, le but de cette réunion, c'est de ne pas se disputer.

-C'est pas possible de ne pas se disputer avec elle, grogna Alice en réponse.

Rose l'ignora et se tourna à nouveau vers Edward.

-De toute manière, enchaina-t-elle, je ne vois pas pourquoi je vous aiderais à réconcilier nos parents étant donné que ma seule envie, c'est qu'ils se séparent et de ne plus jamais vous revoir.

-Je m'attendais à cette réponse, et j'aimerais vous faire remarquer qu'on est tous réunis ici et ce, pour une seule raison. Malgré nos disputes et notre colère face à la décision de nos parents, on a tous tenté de faire des efforts, à des degrés différents, pour réussir à s'entendre. Et si on l'a fait, c'est parce qu'on aime nos parents et qu'il est évident qu'ils sont amoureux l'un de l'autre. Aucun de nous ne pourra jamais changer ça. Et puis, s'ils se séparent, ça signifie nouveau déménagement et perdre le peu qu'on a réussit à construire ici. Je pense qu'aucun d'entre nous ne le désire.

-Il a raison, murmurais-je.

Edward me remercia d'un sourire et Emmett, Alice et Rose devinrent songeur.

-T'as pas tort frangin ! déclara Emmett au bout d'un moment, finalement, c'est peut-être toi le sage de la tribu ! Comptes sur moi pour réconcilier papa et Esmé.

-Moi aussi, ajouta Alice. Finalement, c'est pas si mal la vie ici.

Nos quatre regards se tournèrent vers Rosalie qui semblait hésiter. Elle leva des yeux incertains vers moi et je lui fis signe d'accepter de la tête.

-D'accord, finit-elle par soupirer. On fait quoi ?

Alice

-La première chose, déclara mon frère, c'est de découvrir la cause de leur dispute.

-D'accord mais on fait comment ? demandais-je.

-On les torture jusqu'à ce qu'ils crachent le morceau !

On se tourna tous d'un même mouvement vers Emmett – qui d'autre ? – qui affichait un grand sourire, fier de sa trouvaille.

-T'es complètement débile ou quoi ? lui lança Rosalie.

-Ben quoi, elle est pas bien mon idée ? grommela l'abruti qui me servait de frère.

-Non, réfléchit Edward à voix haute. Ce qu'il faut, c'est les prendre par les sentiments. Trouver leur corde sensible et la faire vibrer. Je pense que papa est le moins résistant des deux dans ce domaine donc il faut qu'on découvre la chose à laquelle il est incapable de résister…le truc pour quoi il ferait n'importe quoi….

Il laissa sa phrase en suspens et se tourna vers moi, les yeux brillants, très rapidement imité par Emmett. Je n'aimais pas leur façon de me fixer. Mais alors là, pas du tout.

-C'est hors de question ! protestais-je avant même qu'ils ne prononcent un mot.

-Mais enfin Alice ! Tu sais bien que papa est incapable de te résister, argumenta Edward, une petite moue et il te raconte tout ! Tu n'auras qu'à lui faire croire que tu n'aimes pas le voir malheureux !

-Ah oui ? Et s'il découvre que je fais ça par pure curiosité, histoire de connaitre le dernier potin du coin.

-Mais c'est pas vrai, on fait ça pour les aider à se réconcilier. C'est une bonne cause.

-Vous savez aussi bien que moi qu'il déteste que je me mêle de ce qui ne me regarde pas.

-C'est pas comme si tu te gênais en temps normal, marmonna Edward.

-De toute manière, t'es une super comédienne ! déclara Emmett, t'es la seule à pouvoir faire ça.

-Allez Lily, me supplia Edward.

Je soupirais et baladais mon regard à travers la pièce. Seth me dévisageait d'un air curieux, comme s'il attendait ma réponse, mes deux traitres de frères me lançaient un regard suppliant, Rosalie affichait un sourire narquois, sans doute heureuse que ce soit sur moi que ça tombe et Jasper me lança un petit sourire encourageant lorsque je croisais ses magnifiques yeux bleus.

-Très bien, cédais-je finalement à contrecœur, je vais voir ce que je peux faire.

Je me levais et rajustais mes vêtements.

-Qu'est-ce que je dois faire ?

-Tu vas voir papa, tu fais ta petite malheureuse et tu lui fais dire pourquoi ils sont en guerre avec Esmé.

J'avais déjà quitté leur chambre et posais mon pied sur la première marche lorsque j'entendis la phrase d'Emmett.

-Pauvre Petit-Lapin-Malin qui part en sacrifice chez les cow-boys…

Mon frère n'était qu'un idiot !

Bella

J'essayais de comprendre ce que j'avais fait de mal. Peut-être qu'il n'avait pas aimé la soirée qu'on avait passé ensemble ? Peut-être que j'embrassais mal ? Peut-être qu'Alice avait fini par me retourner la tête et qu'en réalité, Edward ne ressentait rien pour moi ? Ou alors, c'était une mauvaise blague qu'il m'avait joué avec Tanya, histoire de rire un peu sur mon dos. Il devait bien rigoler maintenant, tous les deux, en se disant que j'étais tombé dans le panneau au point de l'embrasser. Peut-être même qu'Alice était dans le coup ?

Non, ça je n'y croyais pas. Pas Alice. D'ailleurs je doute que Tanya et Edward soient du genre à faire ça également. La seule explication plausible, c'était qu'Edward ne m'aimait pas. Que je lui avais déplu.

Pourtant, tout avait été merveilleux…depuis le moment où Tanya l'avait envoyé vers moi jusqu'à ce qu'on danse ensemble. Et puis il y avait le baiser…tellement parfait…tellement irréel que je me demandais si je ne l'avais pas imaginé.

On avait passé le reste de la soirée à discuter de tout et de rien. Je lui avais raconté ma vie et il m'avait écouté avec attention, souriant à chaque fois que je racontais une de mes mésaventures – trop nombreuse si vous voulez mon avis. Après on a inversé les rôles et il s'est mis à me raconter sa vie à lui, me racontant les nombreuses frasques qu'il avait fait en compagnie d'Alice et Emmett. J'en avais d'ailleurs appris des biens bonnes sur ma meilleure amie et cela devrait m'aider à échapper à quelques séances de shopping dans l'avenir.

A la fin de la soirée – le début de la journée en fait – Edward m'avait raccompagné chez moi et il m'avait promis de me donné des nouvelles dès aujourd'hui avant de posé un léger baiser sur mes lèvres.

Il avait promis…mais alors, pourquoi étais-je en train de fixer mon portable, attendant désespérément qu'il appelle ?

Edward

Le plan pour réconcilier les parents étant en œuvre, je pouvais dès à présent me soucier de mes propres soucis, autrement dit de celle qui obsédait mes pensées depuis ce matin. Bella. Je n'arrivais pas à m'empêcher de penser à elle, à chaque fois que je fermais les yeux, je la revoyais en train de sourire timidement alors qu'une adorable couleur rosée apparaissait sur ses joues…

Euphorique en repensant à la soirée qu'on avait passé ensemble, je pris le téléphone et me mis à composer son numéro, impatient d'entendre sa voix. Hier, ça avait été magique.

Je me stoppais alors que je n'avais tapé que la moitié des chiffres. Trop magique. Trop parfait. Je ne pourrais plus être à la hauteur pour lui faire revivre ça. D'ailleurs je ne savais même pas comment m'y prendre, ce que j'étais censé faire.

Je l'aimais…mais avais-je le droit de lui dire ? Et puis, est-ce que je l'aimais réellement ou en avais-je juste l'impression ? Je ne voulais pas la faire souffrir…

Et même si je l'aimais réellement, comment cela allait-il se passer ? On sortait ensemble officiellement ou pas ? Pourrions-nous nous afficher en public ? Etais-je censé l'emmener au restaurant, lui offrir des fleurs, me présenter à son père ? Pouvais-je l'embrasser quand je voulais ou devais-je lui demander l'autorisation avant ?

Toutes ces questions tournaient dans ma tête et je compris que je n'étais pas prêt pour une fille telle que Bella. Je devais me renseigner autour de moi avant. Lentement, j'effaçais le début de numéro et reposais le téléphone. Je l'appellerais quand j'aurais des réponses.


Alors ? Bon, j'avoue, il manque un bout. En fait, pas vraiment. Disons que ce chapitre était plus court dans ma tête^^ Bref, j'ai pas eu le temps de mettre tout ce que je voulais y mettre et j'ai décidé de le couper en deux. Un peu bizarrement mais bon.

Enfin bref, vous en avez pensé quoi ?