Salut à tous ! Me revoilà après une très longue absence, mais je suppose que tout le monde l'avait remarqué…Bref, je vous dois une explication pour ce manque de posts même si celles (et ceux) qui sont passés par mon profil doivent être au courant. Accrochez-vous, je sens que ça va être long. Celles qui veulent passer le peuvent (évidemment, je ne vais pas vous forcer à lire mon blabla^^) mais la fin est importante car je vais changer le rythme de publication…
Donc, tout a commencé par une panne d'inspiration, tout ce qu'il y a de banale. Alors que je me remettais tout doucement à écrire, mon ordi est tombé en panne. A la base, c'était trois fois rien, l'écran s'éteignait juste sans prévenir de temps à autre. Puis, c'est devenu plus régulier et il fallait attendre plusieurs heures avant de le rallumer. Et finalement, il m'a totalement lâché…On est allé le porter à réparer et la ils nous disent que je le récupérerais pas avant le 15 janvier. Horreur ! On n'avait plus d'ordi (mon frère a bousillé celui de la famille en renversant de l'eau dessus il y a quelques mois), comment allais-je survivre ? En plus, c'était pendant les examens et ça ne m'arrangeait pas parce que c'est à cette période que j'ai le plus d'inspiration.
Bref, j'ai tenté de survivre, et ça a été dur, parce que les malheurs se sont abattus sur moi. En plus d'avoir perdu mon ordi, on a découvert qu'un mur de ma chambre pourrissait – il est collé à la salle de bain – et comme par hasard, c'était le mur sur laquelle était appuyé ma bibliothèque. Le fond de ma bibliothèque s'est mis à pourrir aussi et une sorte de poudre brunâtre et gluante s'est mise sur tous mes livres !
Finalement, pas trop de dégâts, à part que mes livres ont désormais le bord des pages un peu brun et dégagent une odeur peu agréable. Et devinez lesquels sont les plus touchés ? Gagné, c'est bien tous les romans de Stephenie Meyer ! Particulièrement Fascination…Enfin, après une période de déprime, accentué par le fait que ça faisait une éternité que je n'avais plus lues vos merveilleuses reviews, le nouvel an est arrivé.
Vu la fin d'année que je vivais, j'étais bien contente de dire adieu à 2010…Et puis, j'ai déballé nos cadeaux chez ma mère (on avait fêté Noël chez mon père donc on ouvre les cadeaux de chez ma mère au Nouvel an) et là, qu'est ce que je vois ?
Un ordinateur !
Techniquement, il était pour mes frères mais étant donné que c'est moi qui ai hurlé de joie, ils me l'ont prêté le temps que je récupère le mien. 2011 commençait en beauté. Sauf que…on n'avait plus internet.
En fait, on vit dans un logement social et on n'a pas de prise internet. Interdiction d'en installer une. D'ailleurs, on ne peut quasi rien faire. Pas d'internet, pas d'animaux (bon, cette règle là, on la respecte pas^^), pas repeindre les murs dont la peinture commence sérieusement à dater, pas de machine à laver, pas accrocher de clous ou de punaises au murs,…On a même pas le droit de faire quelque chose pour mon mur qui pourrit…Bref, tout ça pour dire qu'on a pas internet. Mais, par chance, un de nos voisins avait une connexion non protégé. Alors évidemment, on s'est servi^^ et jusqu'à aujourd'hui, ça a plutôt bien marché.
Hé ben, ce voisin s'est révélé être une voisine et elle a osé protéger sa connexion ! Non mais, quelle honte ! Et le pire, c'est qu'elle s'appelle Maria ! Moi, je vous dis qu'on a monté un complot pour m'empêcher de publier des Alice/Jasper !
Donc, j'ai un ordi mais pas internet. C'est pour ça que je me retrouve obligée de modifier le rythme de publication. Je ne pourrais poster que quand je serais chez mon père, c'est-à-dire un week-end sur deux…On va donc dire au revoir aux mercredis et reporter les publications à un samedi sur deux…Je sais que ça fait un chapitre pour deux semaines au lieu d'un chapitre par semaine mais je ne peux pas faire autrement…désolée…Parfois, ce sera peut-être le dimanche, ou peut-être deux chapitres en un week-end ou autre chose parce que mon changement de domicile est tout sauf régulier…Bref, ma régularité de postage (qui commençait à ne plus être tellement régulière^^) va en prendre un sacré coup.
Enfin, je vais terminer ce blabla ici sinon il va être plus long que le chapitre^^
Bonne lecture !
Carlisle
Après que les enfants soient montés à l'étage, Esmé s'était mise à débarrasser la table sans un mot. Elle fuyait mon regard depuis ce matin et quittait la pièce dès que j'y entrais. Je savais que j'avais merdé, et que j'en étais l'unique responsable, mais comment étais-je censé m'excuser si elle m'ignorait ?
Sans compter que je ne comprenais toujours pas son désir d'enfant. Je ne comprenais pas non plus pourquoi l'idée d'avoir un enfant avec elle me terrifiait tant. Nous étions encore jeunes, nous avions de l'argent et, d'après ce qu'Esmé avait expliqué, nous avions de la place. Mais je n'arrivais même pas à envisager l'idée d'avoir un bébé ensemble.
Je me massais les tempes en soupirant avant de me diriger vers le salon. Bébé ou pas, la priorité était de me faire pardonner pour la phrase que j'avais dite hier soir. Ma tendre épouse repassait et leva à peine le regard en m'entendant entrer.
-Esmé…commençais-je d'une voix hésitante.
Elle ne broncha pas et continua son repassage comme si je n'avais rien dit. J'inspirais un grand coup et me décidais malgré tout à parler. Même si elle n'écoutait pas ce que je disais, elle entendrait au moins.
-Ecoute Esmé, je n'ai jamais pensé ce que j'ai dis hier soir. Je suis sincèrement désolé, ça m'a échappé. Quant à l'histoire du bébé, je suis certain que si on prenait le temps d'en discuter, on pourrait trouver un accord.
Elle redressa la tête, ses yeux lançant des éclairs.
-Un accord ? répéta-t-elle furieusement. Je te parle de faire un bébé, un être qui serait le fruit de notre amour et toi tu me parles d'un accord comme si on se disputait à propos de la marque d'une voiture ?
Elle posa violement son fer à repasser et ramassa un panier de linge sale qui se trouvait à ses pieds avant de me le tendre brusquement.
-Voilà, dit-elle, c'est ton linge. Je ne vois pas pourquoi je ferais ta lessive alors que tu ne voulais pas m'épouser. Je continuerais malgré tout à faire celle de tes enfants parce qu'ils n'ont rien à voir dans cette histoire.
Je pris le panier, pas certain d'avoir la permission de lui répondre quelque chose. Elle retourna à son repassage et j'en conclus que la discussion était terminée. Résigné, je me dirigeais vers la cuisine. Tant pis, je réessayerai dans quelques heures, lorsqu'elle sera calmée.
Le lave-vaisselle venait de terminer son lavage et je décidais de le vider puisque je n'avais rien d'autre à faire.
Je rangeais les assiettes dans l'armoire lorsqu'Alice entra dans la pièce avec des plumes accrochées à ses cheveux. Je fronçais les sourcils, me demandant ce qu'ils avaient fait à l'étage.
-Rassure-moi, lui dis-je en indiquant les plumes, vous ne jouez pas aux cow-boys et aux indiens avec Jasper et Rosalie en guise de cow-boys ?
Elle me fixa sans comprendre.
-De quoi tu…Ah ça ! s'exclama-t-elle en comprenant et en retirant les accessoires de ses cheveux. Non, c'est juste une des lubies d'Emmett. Tu veux de l'aide ?
J'acquiesçais en souriant et elle se mit à ranger les couverts.
Alice
Un léger silence s'installa entre papa et moi alors que je réfléchissais à comment je pourrais le faire parler. Finalement, je décidais de demander directement et pris mon air le plus innocent possible en me tournant vers lui après avoir rangé la dernière fourchette.
-Papa ? demandais-je. Toi et Esmé vous êtes vraiment fâchés ?
Il se figea une seconde avant de soupirer.
-Je ne pense pas que cela te regarde Alice.
Je fronçais les sourcils, un peu vexée.
-Ben si, ça nous regarde autant que vous, répliquais-je froidement. Déjà que vous nous avez traînés ici de force, si maintenant vous décidez de vous séparez, on a quand même notre mot à dire.
En entendant mes propres paroles, je compris que je les pensais réellement. Je n'avais aucune envie de déménager. En dehors de la pluie, Forks était une chouette petite ville et je m'y plaisais bien. En plus, je ne pourrais pas quitter Bella et Nessie. Et surtout, si papa et Esmé se séparaient, je ne verrais plus jamais Jasper. Même si tout serait plus simple dans ce cas, je n'arrivais pas même pas à l'envisager. Je secouais légèrement la tête pour chasser cette idée.
Papa aussi semblait avoir médité sur mes paroles. Il m'observa, songeur.
-Tu as raison, soupira-t-il en se massant les tempes. Vous êtes tout autant concerné que nous, mais je n'aime pas vous mêler à mes problèmes. Vous êtes les enfants et…
-Papa ! On n'a plus cinq ans ! Et puis tu es toujours là quand nous on a un souci. Pour une fois, on pourrait inverser les rôles. Viens t'asseoir et raconte-moi, ordonnais-je en le tirant vers la table.
-Alice je ne crois pas que…
-Tatata ! l'interrompis-je. A partir de maintenant, je ne suis plus ta fille mais une psy gratuite. Profite-en !
Je lui fis un souriant encourageant et il haussa les épaules en signe de résignation.
-Très bien, commençais-je. Laisse-moi deviner ce qu'il s'est passé. Vous avez décidé de profiter de notre absence pour vous faire une petite soirée romantique. Tout ce passait bien jusqu'à ce qu'un de vous d'eux, Esmé je présume, pose une question à l'autre. Comme tout homme qui se respecte, tu as répondu la pire chose possible et de là, une dispute s'est déclenchée. C'est alors qu'une phrase t'as échappé, et maintenant tu le regrettes car Esmé te fait la guerre. J'ai tort ?
Il me fixa d'un air ahuri, la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Je lui trouvais une ressemblance frappante avec Edward quand il faisait ça…
-Alice, comment tu sais tout ça ?
-J'ai un don, répondis-je avec un sourire malicieux. Et puis, je sais toujours tout sur tout. Honnêtement, j'étais plutôt fière d'avoir tapé dans le mile. Et soulagée aussi parce que j'aurais eu l'air stupide s'il m'avait dit que j'avais tort.
-Bon, enchainais-je, commençons par le début. Quel était le sujet de la dispute de base ?
Il me dévisagea un instant, comme si j'avais parlé chinois. Une ride de réflexion apparut sur son front et une lueur d'hésitation passa dans ses yeux. Là, ma curiosité était à vif, et je voulais réellement savoir.
-Alors ?
-Ben, c'est assez compliqué…Alice, tu…En fait Esmé…Non rien.
-Quoi rien ? m'agaçais-je. Vous vous êtes bien disputés à propos de quelque chose ?
Il se massa la nuque, comme s'il était gêné.
-Papa ! Enfin, tu peux me le dire ! C'est pas comme si Esmé avait envie d'un bébé et pas toi !
Il arrondit les yeux et je crus le voir rougir légèrement. Ooooh…c'était une blague ?
-Vous…vous…bégayais-je. Vous ne voulez quand même pas un bébé ?
-Non, répondit-il aussitôt. Bien sûr que non. Esmé râlait juste à cause du fait que vous ne faisiez rien à la maison. Tu es la seule à avoir parlé de bébé ici, ma chérie.
Ouf…je ne sais pas pourquoi j'avais pensé à ça…c'était une idée stupide. Et puis, il devait y avoir un âge limite pour ce genre de chose et j'étais prête à parier que mon père l'avait passé depuis longtemps. Bon, le sujet de leur dispute était futile et j'étais un peu déçue…je m'attendais à un truc plus croustillant.
-Bon, Esmé a besoin que tu lui accordes plus d'attention, voilà tout ! m'exclamais-je.
-Je veux bien moi, mais elle refuse de m'adresser la parole.
-Ca, c'est de ta faute…qu'est-ce que tu lui as dit ?
Il rougit comme un gamin et baissa les yeux. C'était si affreux que ça ?
-Je lui ai dit que je n'avais pas envie de me marier avec elle, grommela-t-il à regret. Mais je me suis mal exprimer.
Je soupirais d'un air tragique. Les hommes de ma famille étaient vraiment des cas désespérés pour tout ce qui concerne les sentiments. Il fallait vraiment tout leur expliquer.
-Esmé en a marre de servir la maisonnée ? Invite-la au restaurant ! C'est pas plus compliqué que ça.
Il ouvrit ses bras et je me jetais volontiers dedans.
-Quand est-ce que ma petite fille est-elle devenue une femme ? demanda-t-il en me serrant contre lui.
-Il y a deux ans, mais tu as cligné des yeux au mauvais moment, répondis-je en plaisantant.
-Merci ma chérie, me souffla-t-il en relâchant son étreinte.
-De rien papa !
Sur ce, je filais à l'étage, pressée de raconter les résultats de mes investigations aux autres.
Edward
Nous attendions qu'Alice revienne, installés dans notre chambre. Emmett jouait avec Seth, s'amusant à le faire éternuer à l'aide d'une plume. Rosalie et Jasper étaient installés sur le lit de ce dernier, ils ne parlaient pas mais semblaient tous les deux bien perdus dans leurs pensées. J'étais le seul à avoir quitté la pièce, les quelques minutes que mon non-appel à Bella avait duré, en prétextant une envie pressante. J'étais désormais allongé sur mon propre lit, ne pouvant m'empêcher de penser à la fille dont, j'en étais certain maintenant, j'étais totalement dingue. Je voyais son doux visage flotter devant mes yeux, ses yeux chocolats s'illuminer, ses lèvres pulpeuses et attirantes s'étirer en un sourire timide…je l'aimais.
La porte s'ouvrit en grand et Alice entra dans la chambre, triomphante.
-Mission accomplie, annonça-t-elle avec une petite courbette.
-Pas trop tôt, grommela Rosalie.
Alice lui lança un regard noir alors que je me levais rapidement, préférant couper court aux hostilités.
-Alors ? demandais-je.
-Une fois n'est pas coutume, Rosalie avait raison et c'est bien la faute de papa si ce petit différent existe, expliqua Alice. En plus, ils ne sont même pas originaux. Une question d'Esmé, une réponse de travers de papa, la petite dispute éclate, une phrase lui échappe et c'est la guerre. Classique. Mais bon, c'est fastoche à réparer, il suffit de les forcer à se parler et le tour est joué !
Je fronçais les sourcils, pas sûr que cela soit aussi simple.
-Et si votre abruti de père lâche encore une connerie ? intervint Rosalie.
-Hé ! T'insulte pas mon père ! réagit aussitôt Alice.
-Ignore-la, conseillais-je à ma sœur.
Elles se fusillèrent malgré tout du regard et je me tournais vers Jasper (le seul qui semblait réellement décidé à m'aider à réconcilier mes parents). Il réfléchissait et finit par me lancer un regard incertain.
-Comment est-ce qu'on va s'y prendre pour les forcer à se parler ? demanda-t-il. On ne va quand même pas les enfermer dans la même pièce jusqu'à se qu'ils se réconcilient, comme dans les films…
-Mais si ! s'exclama aussitôt Emmett, un grand sourire sur le visage. J'adore ton idée Jazzy ! C'est la solution parfaite ! On les enferme ensemble, ils se gueulent dessus, règlent leurs problèmes et concluent en s'envoyant en l'air ! Il faudra penser à leur laisser une boite de préservatifs…
-Emmett !
-Si on exclu l'histoire des préservatifs, cette idée est plutôt bonne, fit remarquer Alice.
Je ne répondis pas, préférant réfléchir. C'était un peu radical comme solution mais c'était la seule qu'on avait. Et puis, ça marchait toujours à la télé alors pourquoi pas dans la vraie vie ?
-Je pense qu'on peut tenter le coup, finis-je par déclarer.
Rosalie souffla dédaigneusement.
-Et comment vous compter les faire entrer dans la même pièce ? Au cas où vous n'auriez pas remarqué, notre mère fuit votre père comme la peste alors à moins que vous ne comptiez les ligoter…
-Ils n'ont pas besoin de savoir que l'autre est dans la pièce ! répliqua Emmett.
-Développe ton idée…lui demandais-je avec prudence.
Les idées d'Emmett étaient toujours à prendre avec des pincettes. Elles pouvaient être bonnes, mais la plupart du temps, elles nous tournaient en ridicule (particulièrement moi) ou nous attiraient des ennuis.
-On en attire un dans la cuisine, on l'enferme. Puis on attire l'autre et on l'enferme avec. L'idéal serait de se diviser en deux groupes. Ils comprendront qu'ils y a aiguille sous roche si on reste en fratrie alors Edward, Alice et Jasper seront ensemble et moi, je resterais avec Rosie et Seth.
Une grimace de dégout apparut sur le visage de Rosalie mais elle ne protesta pas, ce qui était assez surprenant de sa part. Pour une fois, l'idée d'Emmett semblait tenir la route et nous acceptâmes tous.
-Fantastique, maintenant, il faut mettre nos équipements ! s'écria Emmett en retournant fouiller sous son lit.
-Nos équipements ?
Voilà qui m'apprendra à faire confiance à mon frère…Il réapparut avec une boite et en sortit des bonnets noirs, des lunettes de soleil, ainsi que des pistolets en plastique.
-Qu'est-ce que tu fabriques avec ça sous ton lit ?
-Ben, je les conservais pour le jour où on devrait prendre le rôle d'agents secrets ! me répondit-il le plus sérieusement du monde. Prenez chacun un bonnet et des lunettes, je n'ai que trois pistolets donc les filles s'en passeront. A la place, j'ai des élastiques pour elle. En visant bien, on peut crever un œil aux ennemis !
Alice s'exécuta avec plaisir, très vite suivie par Jasper qui avait un sourire amusé sur le visage. Même Rosalie obtempéra, enfilant des lunettes de soleil mais plus réticente pour le bonnet. Je n'eus d'autre choix que de les imiter. Une fois que tout le monde fut « équipé », mon frère repartit fouiller sous son lit et réapparut avec une vieille boite de chaussure.
-Emmett, c'est eux ? s'exclama Alice en posant ses mains sur son cœur.
-Oui Alice, nos fidèles amis qui ne nous ont jamais trahis.
Oh pitié, j'ai l'impression d'avoir remonté le temps. Je ne savais même pas qu'il les avait conservés. Je pensais même qu'ils étaient totalement fichus. Mon frère ouvrit la boîte à chaussure et en sortit une paire de vieux talkie-walkie.
-Voici nos vieux copains, Talkie et Walkie.
-Je veux Walkie ! décréta aussitôt Alice.
-Vous avez donné des noms, totalement débiles d'ailleurs, à…ces trucs ? se moqua Rosalie.
-J'avais cinq ans ! se défendit Emmett.
Je ne réussis pas à retenir un rire moqueur, m'attirant un regard noir de mon frère. Il les avait reçus pour ses huit ans. Et aussitôt, il s'était lancé dans l'exploration du monde avec moi et Alice. On avait transformé le salon en savane, jungle, océan, bateau pirate et plein d'autres choses fantastiques. Talkie et Walkie nous avait toujours accompagné dans ces aventures, nous permettant de rester en contact lorsqu'un d'entre nous se risquait à sortir de notre champ de vision et de pénétrer dans la cuisine…Un sourire nostalgique apparut sur mes lèvres. Finalement, j'étais plutôt content qu'Emmett les ait conservés.
-Bon, il est temps de lancer l'opération « réconciliation des parents ». Mais d'abord, il nous faut nos noms de codes.
Rosalie
Des crétins. Voilà avec qui ma mère m'a forcé à emménager. Des débiles profonds, qui jouent encore à des jeux de gamins. Les indien à la limite, c'était vaguement marrant. Mais le coup des agents secrets, avec nos surnoms tellement ridicules que je ne veux même pas y penser, c'était la goutte de trop. Non mais sérieusement, ils ont quels âges ? Et en plus, il a fallu que je fasse équipe avec le plus con d'entre eux. Quoique, j'étais plutôt contente d'être avec Emmett. Edward me tapait sur les nerfs avec ses airs de je-sais-tout-et-je-suis-plus-malin-que-vous-tous-réunis. Et Alice…ben c'était Alice. Je ne m'entendrais jamais avec cette fille. Donc, Emmett était un assez bon compromis.
-Boucle d'Or, chuchota-t-il, assieds-toi ! Tu vas nous faire repérer !
-On est dans notre maison, répliquais-je d'un ton furieux. C'est tout à fait normal qu'on y circule. Et puis, je ne m'appelle pas Boucle d'Or !
-Tu ne vas quand même pas rester plantée debout en attendant qu'on reçoive le signal ?
L'envie de le laisser planter là me traversa mais, sans bien savoir pourquoi, je décidais de rester avec lui et m'assis par terre en soupirant. Il me fit un grand sourire alors que son clébard avança vers moi en remuant la queue, tout content que je sois à sa hauteur. Je le repoussais d'un coup de pied et il partit se réfugier dans les jambes d'Emmett en geignant.
-Sale clebs, marmonnais-je.
-Il ne t'a rien fait, me fit remarquer Emmett, il cherche juste un peu d'affection.
-Hé ben moi, je cherche juste un peu de tranquillité, c'est pas pour autant que je l'ai !
Il ne répondit pas et se mit à caresser son chien alors que je repliais mes jambes sur ma poitrine. Nous étions chargés de trouver maman et de l'attirer vers la cuisine. L'idéal serait que nous remplissions notre « mission » les premiers, sauf que maman s'était à nouveau enfermée dans sa chambre pour pleurer donc nous étions coincés pour l'instant.
-Alors tu sors avec Royce King ? me demanda soudain Emmett.
-Ca te regarde ?
-Non, mais ce mec est un crétin. Il est vantard, prétentieux, égocentrique et ça m'étonnerait qu'il puisse aimer quelqu'un d'autre que lui-même. Tu ne devrais pas le fréquenter.
Ses paroles me mirent hors de moi. D'abord, ce qu'il disait était absolument faux, Royce n'était pas comme ça. Ensuite, de quel droit se mêlait-il de ma vie ?
-Non mais de quoi tu te mêles ? m'énervais-je. Tu ne le connais même pas. Et puis, je fréquente qui je veux ! Tu n'as rien à me dire !
-Peut-être, mais si tu étais ma sœur, je…
-Sauf que je ne suis pas ta sœur. D'ailleurs si je l'étais, je doute que tu ailles été comploter dans mon dos avec Leah avant de l'embrasser sous mon nez !
Je ne sais pas pourquoi j'avais repensé à ça tout à coup. Mais l'entendre me parler de Royce me faisait penser à Leah et ça, ça faisait mal.
-Je n'ai comploté avec personne ! s'indigna-t-il. J'ai juste vu une fille malheureuse qui avait besoin de se venger d'une autre fille que je suis censé détester. Alors j'ai proposé mon aide. Le baiser était une sorte de bonus.
Il m'observa attentivement et je tentais de retenir une grimace dégoutée. Sauf que rien que le fait de l'imaginer lui et Leah…Eurk !
-Mais je n'éprouve rien pour elle ! se défendit-il en voyant ma tête. Elle n'est pas vraiment mon genre.
-Et c'est quoi ton genre ?
La question m'avait échappée. Je regrettais de l'avoir posé mais, au fond, sa réponse m'intéressait réellement. Il eut un sourire et ses yeux devinrent rêveurs.
-Grande, blonde aux yeux bleus. Avec du caractère, mais douce au fond. Et puis, elle doit aimer les enfants, j'en veux toute une colonie !
Ses yeux se posèrent sur moi et je me sentis rougir, sachant qu'il venait de faire une parfaite description de moi. Il était évident qu'il se moquait de moi mais quand même, je me demandais comment il avait découvert que je voulais plein d'enfant…ou alors, il avait dit la vérité ?
-Dommage pour toi, le détrompais-je froidement. Moi j'aime les garçons sportifs, blonds aux yeux blonds et puis surtout, mature.
« Et avec des boucles » ajouta une petite voix sournoise dans ma tête. Oui bon, je craquais complètement sur les garçons qui avaient les cheveux bouclés. Ca leur donnait un air innocent et enfantin que j'adorais. Mais ça, je ne pouvais pas le lui dire parce qu'Emmett avait les cheveux bouclés, et Royce non.
-Les goûts changent, murmura-t-il mystérieusement.
-Tu peux la fermer ? J'ai envie de silence.
Jasper
Je ne trouvais légèrement ridicules, accroupis dans le couloir avec nos bonnets noirs, nos lunettes de soleil et un talkie-walkie prénommé Walkie. Mais en même temps, ça avait un côté amusant. J'aurai adoré faire ce genre de chose quand j'étais petit, si j'avais eu des frères.
Alice se redressa, collée au mur et approcha le talkie-walkie de sa bouche en l'actionnant.
-Grand Méchant Loup ? Ici Petit Chaperon Rouge, vous me recevez ?
C'était évidemment Alice et Emmett qui avaient choisi nos noms de code, allant les pêcher dans les contes pour enfants.
-Reçu cinq sur cinq, Petit Chaperon Rouge, répondit Emmett après quelques secondes de grésillements. Où en êtes-vous ?
-Papa Lapin est dans notre ligne de mire. Nous nous apprêtons à lui envoyer Merlin l'Enchanteur pour l'attirer au point de rendez-vous. Et vous ?
-Nous sommes toujours à la recherche de Maman Lapin. Boucle d'Or n'est pas très coopérative et Dragon empêche toute discrétion.
J'échangeais un regard dubitatif avec Edward. Où allaient-ils pêcher tout ça ? En tout cas, s'ils rataient leurs scolarités, je ne doutais pas un seul instant que le FBI se proposera pour les embaucher. Ou alors, ils termineraient à l'asile.
-Frappe Boucle d'Or et caresse Dragon de ma part, ordonna Petit Chap…euh Alice avant de couper la conversation.
Elle se tourna ensuite vers nous, retira ses lunettes et nous jaugea du regard.
-Très bien, Merlin, tu vas voir Papa Lapin et tu l'attires vers la cuisine par tous les moyens possibles. Là, Prince Charmant et moi l'enfermerons et nous attendrons que les autres amènent Maman Lapin. Vous avez compris ?
Nous hochâmes la tête à l'unisson et Edward se leva, prêt à s'exécuter, lorsque le portable d'Alice se mit à sonner.
-Allô ?
-…
-Oh salut Nessie ! Comment ça va ?
-…
-Elle quoi ?
-…
-Il a QUOI ?
Je sursautais au cri d'Alice. Elle fronçait les sourcils alors qu'une lueur furieuse commençait à briller dans son regard. A côté de moi, Edward se rassit par terre, tentant de se faire tout petit.
-…
-T'inquiètes, je vais m'occuper de lui.
Sur cette phrase, elle raccrocha, inspira un grand coup et se tourna vers son frère, des éclairs menaçants dans les yeux. Je me décalais légèrement, espérant échapper à son colère.
-EDWARD ANTHONY CULLEN ! hurla-t-elle. De quel droit as-tu osé embrasser Bella, la raccompagner chez elle en lui promettant d'appeler et la laisser attendre à côté du téléphone pendant tout ce temps ?
-Alice…je…je voulais pas…c'était pas…bafouilla son frère.
-Tu n'es qu'un goujat ! Un imbécile ! Le plus grand crétin de la planète !
-Je suis désolé, réussit-il à dire entre deux insultes.
-Ca, tu peux l'être ! Tu t'imagines que Bella est en larmes, s'imaginant qu'on s'est moqué d'elle depuis le début ? Elle refuse même de me parler à moi. A MOI ! Sans parler de Nessie ! Il lui a fallu toute la volonté du monde pour empêcher Charlie de venir t'étriper !
-Bella pleure ? bredouilla Edward d'un air misérable.
-Bien sur qu'elle pleure, abruti ! Qu'est-ce que tu croyais !
-Mais je ne voulais pas la blesser ! s'écria-t-il en écarquillant les yeux. Je vais l'appeler tout de suite !
-NON ! l'arrêta Alice, nous surprenant tous les deux.
Si elle pleurait parce qu'il ne lui sonnait pas, il suffisait qu'il téléphone pour que ça s'arrange, non ?
-Si tu l'appelles alors que Nessie vient de me sonner, elle va croire que je t'ai forcé et ça fera l'effet inverse ! C'est trop tard maintenant !
-Mais…je dois faire quoi alors ?
-Qu'est-ce que j'en sais moi ? répliqua-t-elle en se remettant à hurler. C'est toi l'abruti qui a tout fait de travers ! Qu'est-ce que j'y peux moi si on m'a condamné à vivre avec trois idiots incapables de se débrouiller tout seul ? Vous croyez vraiment que j'ai réponse à tout ! Mais non, je ne…
Alors qu'elle continuait à hurler sur son frère, je fis la seule chose sensé qui me vint à l'esprit…J'attrapais le talkie-walkie qu'Alice avait lâché et l'actionnais.
-Grand Méchant Loup ? Ici Prince Charmant…Il faut annuler la mission d'urgence et se replier…Un traitre à été découvert dans notre unité et une nouvelle guerre vient d'éclater.
Il y eut deux secondes de grésillements, puis…
-Bien reçu, Prince Charmant, j'arrive tout de suite !
Emmett
Dès que j'avais reçu l'appel de Jasper, j'avais bondi sur mes pieds afin de les rejoindre au plus vite. En tout cas, Jazzy savait se mettre dans la peau de son personnage, et il était dix fois plus doué et marrant qu'Ed' pour ça.
Les cris d'Alice résonnaient dans toute la maison et je me demandais pourquoi papa n'était pas encore intervenu. En deux minutes, j'eus rejoint les autres, Rosalie et Seth à mes basques. D'un regard expert, j'analysais la situation. Alice hurlait sur Edward qui avait un air penaud et coupable. Bien, nous avions un nouveau mystère à élucider. Mais d'abord, il nous fallait du silence.
Je me glissai habilement derrière Alice, passai un bras autour de sa taille et l'attirai contre moi pour l'empêcher de s'échapper et collai ma main sur sa bouche. Elle se débattit mais j'étais plus fort qu'elle.
-Vous êtes malades ? demandais-je en ignorant les coups de pied qu'Alice tentait de me donner. Notre mission demandait du calme et de la concentration et vous vous mettez à hurler comme des cinglés. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Edward rougit et baissa les yeux en se tortillant les doigts. Je soupirais d'un air faussement dramatique alors que Seth se mettait à mordiller le bas de mon pantalon, désireux d'aider ma sœur.
-Bon Jasper, demandais-je en me tournant vers lui. Tu m'expliques ?
-Euh…je préfère ne pas m'en mêler, déclara-t-il avec un regard effrayé en direction d'Alice.
Tss…ce lâche avait la trouille de ma sœur.
-Bon Alice, il ne reste plus que toi. Tu nous racontes ?
-Mmmh !
Je posai les yeux sur ma main, toujours posée sur sa bouche, et la retirai rapidement.
-Ah, désolé.
-Emmett ! Tu n'es qu'un crétin ! m'accusa-t-elle furieusement. Vous êtes tous les deux pareils ! Tu veux savoir ce qui s'est passé ? Et ben ton cher frère a osé promettre à Bella qu'il la rappellerait et il n'en a rien fait !
-Quel idiot, marmonna Rosalie.
Ca devait être la première fois qu'elles étaient d'accord sur un point mais bon, je n'avais pas trop l'occasion de m'attarder sur ce détail. Au risque de m'attirer les foudres de ma petite sœur, je ne voyais pas très bien où était le problème.
-Et alors ? demandais-je. Il n'a qu'à l'appeler maintenant et…
-Non ! Et j'en ai marre de me répéter alors changeons de sujet !
-C'est vrai ça ! On fait quoi pour papa et Esmé ? demanda Edward, heureux que la conversation ait déviée.
-Retournons dans notre repère pour en discuter loin des oreilles indiscrètes, ordonnais-je en me dirigeant vers l'escalier.
Les autres me suivirent jusque dans notre chambre et je m'installais sur mon lit, prêt à organiser un nouveau conseil de guerre. Et puis, pour une fois, c'était moi le chef et pas Edward !
-Bon, commençais-je, après l'échec de notre mission, nous avons besoin d'un nouveau plan. Qui a des idées ?
Chacun se mit à réfléchir de son côté pendant plusieurs minutes. Finalement, Jasper leva timidement la main. Je levais les yeux au ciel – on n'était pas à l'école quand même ! – avant de lui accorder la parole.
-Je suis pas sûr que ça vous plaise, mais j'ai peut-être une solution.
-Dit toujours.
-Ben, le problème c'est bien que maman refuse d'adresser la parole à votre père. Donc il suffirait qu'on trouve quelqu'un qui réussisse à la convaincre de lui parler, voir même de lui pardonner.
-A qui tu penses ? lui demanda sa sœur.
-Tante Véra.
-Mais oui ! s'écria Rosalie en sautant presque en l'air. Ca fera super plaisir à maman et elle pourra les réconcilier sans qu'on aille rien à faire ! Je vais l'appeler tout de suite.
Elle sortit son portable de sa poche et commença à composer le numéro mais Alice l'arrêta.
-Hola ! Doucement ! C'est qui cette Véra ? demanda-t-elle en plissant les yeux suspicieusement.
-La sœur de maman, répondit Jasper. Elle a demandé pour venir vous rencontrez mais maman a refusé, pensant que ça vous dérangerait. Mais ça fait super longtemps qu'elles ne se sont plus vues et ça détendra ma mère de la revoir. Enfin, si vous êtes d'accord.
Edward et moi nous tournâmes vers Alice, sentant que c'était à elle de prendre la décision. Moi je n'avais rien contre la venue de cette tante mystérieuse.
-Elle viendra seule ? s'informa notre petite sœur. On ne veut pas d'invasion d'autres Hale.
Rosalie lui lança un regard haineux.
-Elle a des enfants, mais oui, elle viendra seule, répondit-elle sèchement.
-Très bien, soupira Alice, appelez-la.
Rosalie prit Jasper par la main et le traina hors de la chambre, pour s'assurer qu'on n'entendrait pas la conversation, ce qui était assez suspect.
-Vous croyez qu'on peut leur faire confiance ? demanda Edward.
-Je ne te parle plus tant que Bella ne m'adresse plus la parole à moi, se contenta de lui répondre Alice avec un regard furieux.
Elle vint s'asseoir à côté de moi et croisa les bras dans une mimique boudeuse. Seth gémit avant de nous rejoindre d'un bond. Edward soupira et alla s'installer sur son propre lit, tout seul comme un malheureux. Au fond de moi, je culpabilisais. C'était ma faute s'il ne savait pas s'y prendre avec les filles, je l'avais mal coaché.
La porte s'ouvrit et papa apparut. Il nous regarda, s'attardant légèrement sur le visage boudeur d'Alice, et je lui fis coucou de la main.
-On va au restaurant ce soir, en famille, annonça-t-il du tac-au-tac.
-En famille ? répéta Alice en bondissant sur ses pieds. Mais je t'avais dis de l'inviter pour une soirée romantique, pas un repas familial !
Je crus l'entendre marmonner un truc comme « tous des incapables » alors que papa se passait une main dans les cheveux.
-Je sais, mais elle a accepté à condition que vous veniez également, tous les cinq.
Alice souffla bruyamment en se rasseyant.
-Alors je compte sur vous trois pour vous tenir correctement. Pas de dispute, de cri ou même de sous-entendu blessant envers Jasper et Rosalie, c'est d'accord ?
Je souris en imaginant sa tête si nous lui disions que nous avions passé la journée en leur compagnie et que ça c'était plutôt bien passé finalement. Nous promîmes tous les trois et papa reparti vaquer à ses occupations. Très vite, les jumeaux vinrent prendre sa place.
-C'est arrangé, déclara Rosalie alors que son frère gardait les yeux collés sur ses chaussures, comme s'il refusait de nous regarder en face. Mais elle a demandé que nous éloignions maman de la maison pour qu'elle puisse laisser un message, histoire de la mettre devant le fait accompli.
Ben voilà, c'était parfait puisqu'en plus, le destin était de notre côté.
-C'est déjà réglé, ce soir, on va tous au resto !
Esmé
J'avais accepté cette invitation au restaurant dans l'espoir qu'elle me changerait les idées, en plus de me dispenser de préparer le dîner. Ca avait réussit car je me sentais un peu plus légère, bien que toujours énervée après mon mari. Je ne comprenais pas pourquoi il réagissait comme ça, pourquoi il se montrait aussi borné. Sans compter la tristesse que son refus d'avoir un enfant avec moi avait engendrée.
Mais nous avions passé une plutôt bonne soirée au restaurant. Les enfants s'étaient bien comportés et la seule mauvaise humeur à table fut apportée par Alice qui boudait visiblement son frère. Mais bon, je ne pouvais pas lui reprocher puisque je refusais moi-même d'adresser la parole à Carlisle. Enfin, vu l'effort qu'il avait fourni en organisant cette soirée, j'envisageais d'aller lui parler ce soir. Peut-être.
J'entrais dans la maison la première et me dirigeais par reflexe vers le répondeur en ignorant Seth qui nous accueillait joyeusement et les protestations dégoutées de Rosalie. Nous avions un nouveau message. J'appuyais sur le bouton pour l'écouter et tressaillis en reconnaissant la voix de ma sœur.
« Salut sœurette ! C'est Véra. Bref, comme je te l'avais dit, c'est les vacances de Pâques alors apprêtes-toi à avoir de la visite ! On arrive tous les quatre mardi. A mardi donc ! »
Jasper
Maman était devenue toute blanche, comme figée à côté du téléphone, tentant d'assimiler ce qu'elle venait d'entendre. Dans la pièce, un silence surpris régnait et se prolongea pendant plusieurs secondes. Ce fut finalement Alice qui le brisa.
-Tous les quatre? répéta-t-elle, furieuse, dans notre direction à Rose et moi. Je croyais qu'elle devait venir seule ! Vous nous avez arnaqués ! Vous n'êtes que des…
-Alice ! la coupa Edward.
Mais c'était trop tard, Carlisle et maman avaient entendu. Alice se plaqua une main sur la bouche, consciente de sa boulette. Moi, je savais depuis le début que cette histoire allait mal tourner et j'avais tenté d'empêcher Rose d'inviter toute la famille mais, comme toujours, elle n'en avait fait qu'à sa tête. Maman plissa les yeux vers nous et je me doutais que ça ne présageait rien de bon.
-Vous avez quelque chose à nous dire peut-être ? demanda-t-elle en croisant ses bras sur sa poitrine, l'air furieuse et menaçante.
Tada !
Voilà, pour le prochain chapitre, je sais pas quand il sera là…Je sais pas si je retourne chez mon père la semaine prochaine ou dans deux semaines en fait…c'est compliqué. D'ailleurs, je n'aurais même pas du être chez lui aujourd'hui, vous avez de la chance !
Allez, faites-moi crouler sous les reviews, elles m'ont tellement manquées !
