Salut ! Ca faisait un bail hein ?

Sincèrement désolée que vous ayez dû attendre tout ce temps pour ce chapitre mais je plaide non coupable. Je n'ai toujours pas récupérer internet et en plus, le chargeur de mon ordi était cassé. Mais tout va bien, le chapitre est là maintenant^^ (et j'ai un nouveau chargeur !).

Et la bonne nouvelle, c'est que le suivant est déjà écrit ! Sauf que, comme je vais bientôt partir une semaine à la mer, vous ne l'aurez pas avant mon retour. C'est pourri hein ?

Allez je vais vous laissez lire maintenant.

Bonne lecture !


Rosalie

J'entrais dans le restaurant en trainant les pieds.

J'avais toujours trouvé ridicules les groupes qui entraient en masse dans ce genre d'endroit en réclamant une table pour vingt personnes sans réservation. Et maintenant, j'en faisais partie.

Ce qui m'énervait le plus, c'est qu'aujourd'hui aurait du être le jour de mon premier rendez-vous avec Royce et qu'il aurait du m'emmener dans ce restaurant-ci précisément. Mais maman m'avait forcé à annuler sous prétexte que je n'aurais pas du inviter tante Véra sans son autorisation. C'était totalement injuste.

Ma tante vint se placer à côté de moi et passa son bras autour de mes épaules.

-Allez Rose, arrête de faire la tête. C'est pour ta mère qu'on fait ça.

-Non, rétorquais-je avec aigreur. C'est pour Carlisle.

Ouais, parce qu'il avait décidé de demander ma mère en mariage et qu'il avait besoin d'avoir la maison vide pour tout préparer. Par conséquent, notre tante nous avait tous emmener dans ce stupide restaurant, après avoir soigneusement éloignée maman pour quelques heures en l'envoyant faire des courses.

Quoiqu'il en soit, je trouvais totalement stupide l'idée de se remarier moins d'un an après le premier mariage, surtout quand on voyait à quel point cette union avait amélioré nos vies. Et maintenant, il allait falloir faire semblant d'être ravi pour eux le jour de la cérémonie.

-Voyons Rosalie, tu sais bien que ça rend ta mère heureuse. Et je sais que ça te fait plaisir de la savoir heureuse.

-Tu peux pas connaitre mes pensées, grommelais-je.

Personne ne le peut, à l'exception de Jazz à qui je confiais tout.

Alors oui, je suis contente pour maman. Mais ce que ma tante ne sait pas, c'est que je crève de jalousie.

Je suis jalouse d'elle et de Carlisle, et de ces idiots d'Edward et Bella, alors que tout le monde m'empêchait de voir Royce.

Le serveur nous laissa après avoir assemblé deux tables et nous nous installâmes. Je me mis juste à côté de la chaise de bébé d'Henry, en face de ma tante et, malheureusement, juste à côté d'Emmett.

Il me fit un sourire séduisant auquel je répondis par un regard noir avant d'enfouir ma tête dans mes mains, agacée. Cette journée allait être très très longue.

Esmé

J'ouvris la porte doucement, surprise de découvrir toutes les lumières éteintes. Le silence qui régnait dans la maison était plus que suspect et j'ignorais à quoi m'attendre.

-Il y a quelqu'un ? demandais-je.

Rien, pas même une mouche. J'avançais légèrement et sentit quelque chose sous mon pied. Je baissais les yeux et constatais que le sol était entièrement recouvert par des pétales de roses rouges.

Mon estomac se noua à cette vision et je posais mon sac par terre, ignorant l'envie qui grandissait en moi. C'était impossible qu'il…Je n'arrivais pas à formuler ces mots, même mentalement, et choisis la seule solution qui s'offrait à moi pour avoir ma réponse.

Je me mis à suivre le chemin formé par les pétales, ce qui me mena à l'escalier. Des petits bouquets de roses blanches garnissaient une marche sur deux alors que les autres étaient occupées par des bougies parfumées. Je sentis mon cœur s'accélérer. Autant de coïncidences, c'était impossible. Mais d'un autre côté, il ne pouvait quand même pas le faire. Ca ne servirait à rien.

Je me mis à grimper les marches une à une, profitant de l'odeur délicieuse qui flottait dans l'air grâce aux bougies. Ca sentait un mélange de fruits et de fleurs. C'était doux et sucré à la fois. C'était merveilleux.

A l'étage, le couloir était lui aussi parsemé de pétales de roses, mais cette fois, il y en avait de toutes les couleurs. La porte de notre chambre était entrouverte et une lueur mystérieuse se faufilait par cette ouverture.

J'inspirais profondément et m'y dirigeais, tentant de repousser l'espoir qui s'emparait de moi. Je ne voulais pas être déçue.

Je poussai la porte et entrai dans notre chambre, le souffle aussitôt coupé par la vision qui m'attendait.

Notre lit étaient couvert de pétales et des bougies étaient stratégiquement disposées pour l'éclairer au mieux alors qu'une musique douce et romantique résonnait doucement dans la pièce.

Carlisle se tenait debout à côté du lit, me souriant tendrement. Sans un mot, il s'approcha de moi et déposa un baiser sur mes lèvres. Ce simple contact fut comme un électrochoc qui me fit réagir.

-Carlisle ! Qu'est-ce que…Tu es fou ! Ca a du coûter une fortune !

-Chuuut ! me murmura-t-il en posant son doigt sur ma bouche. Ecoute d'abord ce que j'ai à dire et puis tu pourras parler, d'accord ?

J'acquiesçai de la tête et il s'empara de ma main droite. Sans prévenir, il posa son genou par terre. A l'intérieur de ma poitrine, mon cœur cognait fort alors que je me rendais compte que j'avais rêvé de ce moment toute ma vie.

-Esmé Hale, je t'aime. Et c'est autour de cette unique certitude que j'ai construit ma vie ces derniers mois, enchainant erreurs sur erreurs. J'ai été suffisamment aveugle pour ne pas me rendre compte que je prenais sans arrêt les mauvaises décisions, te faisant ainsi du mal à toi, et à nos enfants.

J'ouvris la bouche, prête à protester, mais il me fit signe de me taire.

-Mais aujourd'hui, je veux repartir de zéro. Depuis la veille de cette stupide nuit où notre vie a basculée. Parce que notre première mauvaise décision, ce fut de se contenter de ce mariage dont aucun de nous ne se souvient. Alors aujourd'hui, je te le demande en bonne et due forme, Esmé Hale, acceptes-tu de m'épouser ?

-Oh Carlisle ! Evidemment que…

-Attends !

Il se redressa et plongea ses yeux dans les miens.

-Avant que tu ne répondes à ma question, je dois encore répondre à la tienne.

Un peu perdue, je fronçais les sourcils. De quoi parlait-il ?

-Oui, je veux un bébé avec toi. J'en ai toujours voulu un. Sauf que j'avais peur. Mais c'est ce que tu désires, alors je suis prêt à te l'offrir. Faisons un enfant. Deux même. Des quintuplés si tu en as envie !

Je ris et lui sautais au cou en l'embrassant.

-Commençons par un seul, répondis-je entre deux baisers. Et ma réponse est oui. Mille fois oui !

Heureux comme jamais, nous nous écroulâmes sur le lit, au milieu des pétales de roses.

Jasper

Furieux et brûlant de jalousie, je regardais mon cousin discuter avec Alice qui lui souriait d'un air charmeur. Je savais qu'elle faisait semblant et ça m'agaçait d'autant plus.

On aurait dit que ça l'amusait de me torturer en séduisant Peter. Comme si elle se vengeait de moi en me faisant souffrir. Pourtant, c'était bien elle qui avait refusé qu'on soit ensemble, ou juste ami. Moi, j'étais prêt à hurler au monde entier que je l'aimais.

Un serveur s'approcha de notre table et ma tante lui fit un sourire enjôleur.

-Vous désirez ? demanda-t-il en tentant de rester professionnel.

-Alors, nous voudrions un verre de grenadine pour le petit et une bouteille de champagne pour tous.

Le serveur hocha la tête et nota la commande avant de repartir.

-Aucun de nous n'a l'âge de boire de l'alcool, objecta aussitôt Edward en fronçant les sourcils.

-Bah, un petit verre n'a jamais fait de mal à personne, répondit-elle d'un ton désinvolte.

J'étais plutôt d'accord avec Edward, mais j'étais heureux que ce ne soit pas moi qui passe pour le rabat-joie pour une fois.

-Nos parents ne seraient pas d'accord, insista-t-il.

-J'en prends la responsabilité.

-Allez Edward, déride-toi un peu ! intervint Emmett.

Son frère lui lança un regard furieux mais se tut alors qu'Alice se levait.

-Je vais aux toilettes, déclara-t-elle.

Je redressais aussitôt la tête et la regardais partir, comprenant que c'était l'occasion rêvée pour lui parler face à face.

-Je dois y aller aussi, annonçais-je en me levant à mon tour.

Je la suivis jusqu'aux toilettes, bien décidé à lui parler, jusqu'à ce que je me heurte à la porte fermée des toilettes pour filles. Ah ouais, ça posait problème ça.

En soupirant, je m'adossais au mur et l'attendis.

Longtemps. Qu'est-ce que les filles pouvaient faire pendant autant de temps dans les toilettes ? Je pense qu'il s'agissait là du plus grand mystère de l'humanité.

La porte des toilettes s'ouvrit enfin et Alice en sortit. Elle sursauta en m'apercevant et me jeta un regard suspicieux.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Euh…je…

Soudainement gêné, je baissais le regard. Par conséquent, mes yeux lorgnèrent sur sa jupe et je me fis la réflexion qu'elle en mettait souvent des jupes. Plus souvent que ma sœur en tout cas. Et ça lui allait vraiment bien en plus.

Un frémissement me parcouru et je me mis une gifle mentale en tentant de réorganiser mes idées. Je redressais la tête et la fixais droit dans les yeux.

Ce qui était encore plus déconcertant que de regarder sa jupe. Ils étaient vraiment magnifiques.

Comprenant que mon esprit divaguait à nouveau, j'envisageais de me mettre une vraie gifle mais ça aurait fait mauvais genre. A la place, je me pinçais discrètement et me reconcentrais sur Alice qui attendait toujours ma réponse, les sourcils haussés.

-Je voulais te parler, répondis-je. A quoi tu joues avec Peter ?

-Pourquoi, ça te dérange ? répliqua-t-elle avec un sourire narquois.

Donc j'avais raison, elle le faisait exprès pour m'agacer. Mais je n'admettrais jamais devant elle que ça me rendait fou de jalousie.

-Oui ça me dérange, il n'a que quatorze ans et tu l'utilises comme un jouet !

-Ca lui fait plaisir ! Et puis, admets ce qui te dérange vraiment !

-Je viens de le dire ! Tu te sers de mon cousin à ses dépends !

-Non, ce qui te gêne, c'est que je ne fasse pas ça avec TOI ! Admets que tu es jaloux !

-Je ne suis pas jaloux ! m'écriais-je, furieux.

Elle se figea net et se tourna vers la salle.

-Mais t'es malade d'hurler comme ça! Et s'ils nous ont entendus ?

-Je…c'est toi qui as commencé !

Elle me fusilla du regard.

-Je t'ai jamais demandé de me suivre jusqu'ici.

-T'avais qu'à pas faire exprès de me rendre jaloux, grommelais-je sans réfléchir.

Ah merde ! Elle sautilla de plaisir.

-Donc tu admets que tu es jaloux !

Je marmonnais de vagues protestations alors qu'elle s'approchait doucement son visage du mien.

-Tu sais quoi ? T'es mignon quand tu es jaloux, déclara-t-elle avant de m'embrasser sur la joue.

Je me sentis devenir tout rouge alors qu'elle riait.

-Bon, j'y retourne moi.

Elle fila sans rien ajouter alors que je me demandais ce qu'elle voulait à la fin. D'abord elle me dit qu'elle est amoureuse de moi, puis elle déclare qu'on doit rester le plus loin possible l'un de l'autre. Ensuite elle drague mon cousin exprès pour me rendre jaloux avant de m'embrasser.

Bon juste sur la joue mais quand même. Cette fille est d'un compliqué.

Après m'être assuré que mon visage avait repris des teintes normales, je retournais à table. Alice discutait désormais avec Charlotte, l'air de rien et ignorant totalement Peter.

Le serveur était passé nous servir nos coupes de champagnes pendant qu'on était aux toilettes et tante Véra leva la sienne bien haut.

-Bien, maintenant que nos deux compagnons à la vessie minuscule sont revenus, trinquons en l'honneur de vos parents ! De leur amour et de leur futur mariage !

Nous répétâmes tous en levant également nos verres même si c'était à contrecœur pour Rose et Alice.

-Et trinquons également à l'union de vos deux familles et de son agrandissement futur grâce à un joli bébé !

…Hein ? !

Carlisle

Assis sur le lit, je caressais doucement les cheveux de ma femme en réfléchissant à la vie.

Le jour où j'avais demandé Eléonore en mariage, je m'étais juré qu'elle serait la seule femme que j'aimerais dans toute mon existence. Et aujourd'hui, je venais de demander la main d'une autre.

Le jour où Ellie et moi avions décidé d'avoir un bébé ensemble, j'étais persuadé qu'elle serait la seule personne sur terre à être la mère de mes enfants. Et aujourd'hui, j'envisageais d'en faire un avec une autre.

Sincèrement, je me demandais quelle serait ma vie si elle était toujours vivante, et si nous avions rencontré Esmé alors que nous étions mariés. Même si, au fond de moi, je le savais très bien.

-Elle t'aurait adoré, déclarais-je à voix haute.

Esmé leva la tête dans ma direction et me regarda d'un air curieux.

-Qui m'aurait adoré ?

-Eléonore. Vous auriez sans doute été amies toutes les deux et vous auriez passé votre temps à vous moquer de moi. J'en suis certain.

Ma douce épouse me sourit d'un air tendre avant de me déposer un rapide baiser sur les lèvres.

-Merci, chuchota-t-elle.

Cette fois, ce fut mon tour de ne pas comprendre. Je fronçais les sourcils, un peu perdu.

-Pourquoi ?

-De me parler d'elle. C'est la première fois. Tu m'avais juste dit son prénom et comment elle était morte. C'était tout ce que je savais sur elle et je m'étais résignée à toujours te partager avec une inconnue.

Je la fixais, surpris de ce qu'elle me disait. Je n'avais même pas conscience de cela.

-Je suis désolé, je ne me rendais pas compte. Ce n'était pas volontaire tu sais.

-Je sais, mais j'aimerais un peu mieux la connaitre parfois. J'ai toujours peur de commettre une erreur avec les enfants ou même avec toi.

Je me redressais et lui souris doucement.

-Elle était juste fantastique, commençais-je. Toujours prête à rire mais malgré tout tellement sérieuse. Et puis elle adorait les enfants. Pas seulement les nôtres, tous les enfants. Elle organisait des fêtes d'anniversaires géniales pour ceux du voisinage et je pense que l'anniversaire des deux ans d'Emmett a été la fête la plus gigantesque que le quartier ait jamais connu. Et elle lisait sans arrêt. Ou que l'on soit, elle avait un livre sur elle. D'ailleurs je l'ai rencontré à la bibliothèque. Et elle nous mitonnait toujours des petits plats de son invention, mais toujours délicieux. Enfin, il y a quand même eu quelques exceptions,…

Je continuais de déblatérer sur mon ex-femme alors qu'Esmé m'écoutait attentivement, un air épris sur le visage. Et alors que je parlais, je me rendais compte que j'étais toujours amoureux d'Eléonore. Et je comprenais pourquoi Esmé avait déclaré me partager avec elle. Je les aimais, toutes les deux. Sauf qu'une était partie et que l'autre était à mes côtés.

Je me stoppais dans ma logorrhée et attrapais la main de ma femme.

-Je t'aime, lui murmurais-je avant de l'embrasser.

-Je t'aime aussi.

On resta à se fixer droit dans les yeux sans bouger pendant quelques minutes, puis elle se leva brusquement.

-Bien, maintenant dis-moi où tu les as mis, déclara-t-elle brusquement.

Je compris aussitôt de quoi elle parlait mais choisis de faire l'idiot.

-Quoi donc ?

Elle soupira et plaça ses poings sur ses hanches.

-Mes journaux intimes ! Je sais que ma sœur te les a donnés. C'est beaucoup trop ressemblant pour être uniquement ton idée.

-Au fond de l'armoire, avouais-je avec un sourire coupable.

Elle alla les récupérer et me rejoignis sur le lit, la boîte en carton que sa sœur m'avait remise il y a deux jours en mains.

-Je ne voulais pas les lire à la base, me confessais-je doucement. Mais il y en a un qui s'est ouvert tout seul et j'ai pas pu résister…

Elle renversa la boite sur le lit et déposa rapidement un baiser sur mes lèvres.

-Ce n'est pas grave. C'était tellement parfait que je te pardonne tout.

Ravi, je m'emparais d'un journal au hasard. C'était eux qui m'avaient inspiré cette demande en mariage. Chacun de ces petits carnets décrivait le mariage idéal qu'Esmé s'était imaginé à chaque année de sa vie, la plupart du temps accompagné de dessins trop mignon ou de collage. J'avais même eu droit à une photo de mon épouse enfant, vêtue d'une jolie robe appartenant sans doute à sa mère, un journal en papier sur la tête en guise de voile.

Je me mis à feuilleter celui que j'avais en main et souris en découvrant que c'était mon préféré. Sans doute le tout premier qu'elle avait écrit, à huit ans.

-Je l'adore celui-ci, annonçais-je avec un sourire amusé. Je voulais le suivre à la base mais malheureusement, les licornes étaient déjà louées et les petits elfes avaient pris leurs vacances.

Elle me mit un coup de journal sur la tête en réponse.

-Arrête de te moquer de moi !

-Mais c'est trop mignon ce que tu as écrit ! J'aimais aussi beaucoup celui où tu réclamais une église en chocolat, une bague en sucre et des fleurs en massepain. Il faudra y penser à ça, ça ravira Emmett.

Elle rit avant de me reprendre le carnet des mains.

-Maintenant ça suffit ! On range tout ça avant le retour des enfants !

J'hochais la tête tout en l'attirant contre moi.

-Profitons du calme encore un peu, répondis-je en l'embrassant tendrement dans le cou.

Jasper

Stupéfait, je fixais ma tante, tentant d'assimiler ce qu'elle venait de dire. Mais non, c'était trop insensé…trop…impossible. J'avais du mal comprendre. Forcément.

Le bruit de verre brisé me sortit de mes pensées. En face de moi, Alice avait lâché son verre et fixait un point droit devant elle, blanche comme un linge. Jetant un regard autour de moi, je constatais que les autres semblaient tout aussi choqués. Edward avait les yeux écarquillés de surprise alors que le visage de Rosalie était partagé entre la joie et l'horreur, ce qui donnait un résultat plutôt surprenant. Seul Emmett n'avait pas bronché. D'ailleurs, il avait même trinqué avec Peter et Charlotte, un air ravi sur le visage.

-Oups…J'ai gaffé là, non ?

Je fixais notre tante, choqué qu'elle puisse encore plaisanter après nous avoir lâché un truc pareil. Un bébé…Un bébé.

Brusquement, tout ce que je savais (essentiellement grâce à Rosalie) à propos des bébés me revint en tête, m'embrouillant totalement les pensées.

Le fait que plus on vieillissait, plus une grossesse devenait dangereuse et difficile. Ou encore qu'une grossesse gémellaire, plus compliquée et risquée que les autres, pouvait se répéter. A l'intérieur de moi, je sentis une vague de froid immense rien qu'à l'idée qu'il puisse arriver quelque chose à ma mère.

-Maman est enceinte ? murmura Rosalie.

En parfaite coordination, nous nous tournâmes tous vers tante Véra alors qu'elle souriait d'un air rassurant.

-Non voyons, bien sûr que non.

-Alors pourquoi tu nous as parlé d'un bébé ? insista Edward.

-Disons qu'ils…envisagent cette possibilité.

J'inspirais profondément en tentant de digérer la nouvelle. Il fallait rationnaliser. Et puis, j'étais certain qu'ils allaient nous en parler avant de faire quoique ce soit.

-Alice…

La petite voix de ma cousine attira mon attention et je vis qu'Alice s'était mise débout, toujours aussi blanche. Elle ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt et s'éloigna vers les toilettes sans un mot.

Mon premier réflexe fut de me redresser, mais j'avais à peine eut le temps de reculer légèrement ma chaise que je constatais qu'Emmett, Edward et Peter étaient déjà debout. Heureux que personne n'ait remarqué mon geste, je me réinstallais sans un bruit alors que les deux frères foudroyaient mon cousin du regard.

Je déglutis en imaginant ce qu'ils me feraient s'ils savaient ce que je ressentais pour leur sœur et regardais Edward partir à son tour en direction des toilettes.

Edward

Je suivis Alice jusqu'aux toilettes, en espérant quand même qu'elle ne soit pas entrée dans celle des filles parce que dans ce cas, je ne pourrais rien pour elle.

Mais non, elle s'était arrêtée en plein milieu du couloir, dos à moi. Son corps était agité de soubresauts, comme si elle pleurait. Doucement, je m'approchais d'elle et posais ma main sur son épaule.

-Alice…, commençais-je.

-Tu t'imagines qu'il m'a menti…

-Je…Quoi ?

Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas ce qu'elle entendait par là. Alice se retourna brusquement et me regarda droit dans les yeux.

-Papa, il m'a menti. Je lui avais demandé il y a quelques jours s'il envisageait d'avoir un bébé avec Esmé et il m'a répondu non ! Il m'a menti !

Je soupirais en comprenant où était le problème et attirais ma petite sœur contre moi pour la réconforter.

-Peut-être qu'il n'avait pas encore pris sa décision. Ou qu'elle était mise en suspens à cause de sa dispute avec Esmé, supposais-je.

-Mais il m'a toujours tout dit ! Il avait promis de toujours me dire la vérité !

Je ne réussis pas à retenir un petit rire face à sa remarque.

-Alice, tu imagines le nombre de fois où toi, tu lui as menti ?

Elle se décolla de moi et afficha une moue boudeuse.

-Oui, mais c'est pas pareil. Je suis l'enfant moi, geignit-elle doucement. Et puis, c'était pas à propos de trucs aussi important.

Elle fronça les sourcils et son air malheureux fit place à de la fureur.

-Qu'est-ce qu'il espérait ? se révolta-t-elle. Nous offrir une tétine à Noël en annonçant : « Félicitation, vous allez avoir un petit frère ! ».

Ses yeux luisaient de colère alors qu'elle terminait sa phrase.

-Je suis sûr qu'ils avaient prévu de nous en parler.

-Ouais, ben j'attends de voir, grommela-t-elle.

Levant les yeux vers moi, elle eut un demi-sourire et se colla à nouveau contre moi.

-J'aime bien tes câlins Edward, déclara-t-elle brusquement. Garde m'en quelques uns au lieu de tout donner à Bella.

J'émis une sorte de rire, mal à l'aise de discuter de ça avec ma petite sœur. En même temps, Bella était sa meilleure amie et ça se raconte tout les filles, non ? Même si actuellement, je n'avais encore rien fait avec Bella. Ni câlin, ni rien du tout. Mais je suppose que quand le moment viendra, elle en parlera forcément avec Alice.

A cette idée, je déglutis péniblement.

-Pssst ! Vous deux !

On se retourna d'un même mouvement vers Emmett qui nous souriait fièrement, les clés de la Volvo à la main.

-Ca vous tente une virée ? On dégage d'ici en douce et on part manger une pizza ensemble.

Le visage d'Alice s'illumina à cette idée, mais j'étais plus sceptique.

-Je ne suis pas sûr que…

-Oh allez Edward ! insista mon frère. C'était quand la dernière fois qu'on a fait un truc rien que tous les trois ?

Je soupirais, sentant les ennuis à plein nez. Mais il avait raison, ça faisait une éternité que je n'avais pas passé un moment rien qu'avec mon frère et ma sœur.

-D'accord, acceptais-je.

-Génial ! Tous en voiture !

On sortit par les cuisines (Alice avait corrompu le serveur en deux ou trois battements de cils) et nous partîmes en virée.

On passa un excellent après-midi à rire en discutant de tout et de rien. On dévora un maxi pizza géante avec toutes les garnitures imaginables et on termina par un Banana Split chacun. Pas une seule fois nous n'évoquâmes le futur bébé et c'était très bien comme ça.

Ce ne fut que pendant qu'on était au cinéma en train de choisir quel film aller voir que mon portable sonna.

Même si je soupçonnais mon frère et ma sœur d'avoir coupé les leurs, je fus quand même surpris qu'on n'ait pas tenté de nous joindre plus tôt.

J'échangeais un regard rapide avec Alice et Emmett avant de décrocher prudemment.

-Allô ?

-Edward, c'est Véra.

Je fus surpris au son de sa voix. Elle semblait parfaitement détendue et calme.

-C'est vraiment dommage que vous soyez partis, enchaîna-t-elle sur le même ton naturel. Ils faisaient d'excellentes pâtes ici. Enfin, je vous propose qu'on se rejoigne au resto dans vingt minutes, pour qu'on puisse rentrer ensemble.

-Euh…d'accord.

Alice et Emmett me lancèrent un regard interrogateur alors que je raccrochais.

-Alors ? s'impatienta mon frère. Elle nous a dénoncés ?

-Non, répondis-je d'un ton hésitant. Elle avait l'air de trouver normal qu'on soit parti.

Ils me dévisagèrent d'un air perdu mais je me contentais d'hausser les épaules, n'ayant pas plus d'explications qu'eux.

-Ils nous attendent dans le restaurant dans vingt minutes, précisais-je quand même.

A cette annonce, Alice poussa un long soupir.

-Tant pis pour le film, déclara-t-elle. Bon, on y va ?

Je m'apprêtais à la suivre lorsqu'Emmett nous rappela.

-Attendez ! Je voulais vous dire, pour cette histoire de bébé, n'en parlez pas à papa, d'accord ?

Je grinçais des dents alors que le visage d'Alice devenait hostile.

-Pourquoi ? grogna-t-elle.

-Je préfère m'en charger. Je suis le mieux placé pour ça non ?

-Et en quoi ?

-Parce que je suis le seul à avoir déjà vécu ça deux fois. La première fois, un gamin grognon et rabat-joie a débarqué dans ma vie…

Il me fit un grand sourire alors que je l'assassinais du regard.

-Et la deuxième, j'ai eu droit à un petit lutin particulièrement agaçant.

Sans lui laisser le temps de s'échapper, il ébouriffa joyeusement les cheveux d'Alice.

-Mais j'ai aussi eu droit à un petit frère et une petite sœur fantastiques que je n'échangerais pour rien au monde. Alors laissez-moi en discuter avec papa avant de l'attaquer, d'accord ?

Je soupirais avant d'acquiescer mais Alice gémit doucement.

-J'veux pas de quatrième Cullen, je préfère garder mon rôle de petite dernière.

J'éclatais de rire en même temps que mon frère alors qu'elle affichait une petite moue boudeuse.

-T'inquiète pas p'tite sœur, je m'occupe de tout, assura Emmett. Rentrons maintenant.


Voilà voilà.

J'espère que ça vous a plu parce que c'était le dernier chapitre avec Véra et co.

Bon, maintenant il ne vous reste plus qu'à laissez une petite review parce, vous avez vu, je vais bientôt passer la barre des mille ! Youhou ! Je suis trop contente !

Allez, à bientôt ! (vous pouvez toujours prier pour que j'ai une connexion internet à la mer^^)