Hello tout le monde ! Je tiens à remercier elo-didie pour sa review.
Voici le chapitre deux. Que voulez-vous que je dise ? Le monde de Harry Potter m'inspire.
Encore une fois, je suis pas J.K Rowling et sur ce, bonne lecture !
TOME I : Davina Potter et l'école de sorcellerie.
II
« Les êtres humains préfèrent souvent aller à leur perte que de changer leurs habitudes. »
Léon Tolstoï
Je sentis leurs paniques avant même qu'ils la réalisent.
-Lily ! Prends les enfants et va-t'en ! C'est lui ! Va-t'en ! Cours, je vais le retenir…
Je relevai la tête mais n'eut pas le temps de voir de quoi parler mon père que ma mère m'entraînait avec mon frère dans ses bras et courrait jusqu'à notre chambre. J'entendis un cri et ma mère poussa un sanglot.
-Mama ? Demandais-je avec mon vocabulaire réduit.
-Oh, Davina…
Elle posa ses lèvres sur mon front et me fit m'asseoir prêt de mon frère à qui je pris la main.
-Je vous aime…Quoiqu'il arrive, maman vous aime. Mes enfants…Je ne laisserais rien, ni personne vous faire du mal.
Je vis ma mère tentait toutes les sorties possibles, la cheminée, la fenêtre…lorsqu'elle échoua, elle barricada la porte de notre chambre avec des chaises et des boites dans l'effort futile de faire retarder l'inévitable. Quelqu'un arrivait, quelqu'un qui faisait peur à mes parents. Mon frère, dans sa naïveté d'enfant semblait incapable de lire l'atmosphère mais moi, je savais que quelque chose allait se produire. Quoi ? Qu'est-ce qui allait se produire ? Quelque chose dans ma mémoire remua et je crus que mon crâne allait se fendre en deux sous la douleur que je ressentis. Je laissais échapper un cri d'orfraie sous la douleur, bien vite imité par mon frère.
-Davina, Jonathan, chut !
BOOM !
La porte de la chambre explosa et un homme portant une cape, entra. Je pouvais voir des cheveux blonds dépassaient de sa cape et à sa vue, ma mère ressentit une telle peur que je crus m'étouffer tant ses émotions étaient fortes.
Lily écarta les bras en s'interposant entre nous et l'intrus.
-Pas mes enfants, pas mes enfants, je vous en supplie…pas eux.
-Le problème, Mrs Potter…c'est qu'ils sont en travers de mon chemin, dit-il d'une voix égale.
L'homme parlait d'un ton poli mais ça ne m'empêchait pas d'être terrifiée par lui. Etait-ce ma propre peur ou celle que ma mère projetait, je n'en avais aucune idée.
-Non, pas mes enfants, je vous en supplie…Ayez pitié…Ayez pitié…Pas mes enfants ! Pas mes enfants ! Je vous en supplie…Je ferais ce que vous voudrez…
-Malheureusement, j'ai donné ma parole à l'un de mes sujets que je vous épargnerais Mrs Potter. Et je suis un homme de parole. En revanche, je n'ai rien promis au sujet de vos enfants.
Lily sanglotait et continuait de supplier cet homme pendant que mon frère et moi pleurions. Jonathan n'avait pas besoin de comprendre ce qui se passait pour réaliser que la situation était critique.
-Je vous en supplie…
- Auf Wiedersehen, Mrs Potter. Betäubt !
Un jet de lumière rouge jaillit de la baguette de l'intrus et notre mère tomba raide sur le sol, ses supplications se turent mais nos cris à Jonathan et moi redoublèrent.
-MAMA !
-Alors, comme ça l'un de vous est prophétiser à être mon rival.
L'homme retira sa capuche et je fus stupéfaite de voir à quel point il était beau. Des traits anguleux, un nez aquilin et des yeux d'un bleu intense, j'étais stupéfaite qu'un homme si beau puisse vouloir du mal à ma famille. Mais beauté et bonté n'allaient pas de pair, et c'était une leçon que je n'oublierais jamais. Ma mère gisait par terre et je n'arrivais plus à sentir ses émotions, était-elle morte ? Je me mis à supplier Dieu qu'elle soit en vie, que ce jour ne soit pas son dernier jour.
L'homme dit quelques mots en Allemands que j'étais incapable de comprendre ou de ne serait-ce qu'entendre avec tout le bruit que Jonathan et moi faisions. Mon petit cœur d'enfant battait la chamade contre ma cage thoracique et je n'avais jamais eu aussi peur de ma vie. Je n'avais pas peur de la mort, j'ai déjà été morte, je savais que je n'avais rien à craindre. Mais ça ne voulait pas dire que je voulais mourir. Et encore moins perdre cette chance d'avoir une famille.
-Avada Kedavra !
Ces mots je les reconnaissais. Je ne me rappelais peut-être pas des évènements des livres Harry Potter, mais je me souvenais de suffisamment de choses pour savoir.
Un jet de lumière vert jaillit de la baguette pour se diriger vers Jonathan et je réagis d'instinct sans même y penser. Je m'interposais entre mon frère et le maléfice de la mort.
Le sorcier ouvrit de grands yeux et je sentis une douleur sans pareille brûlait mes organes, ravageait mon corps et mon esprit et puis plus rien.
La vie est drôle. Mes dernières pensées en tant qu'Adela Castellan avait été que j'aurais souhaité mourir héroïquement, en portant secours à un innocent. Que ma mort ne soit pas en vain. J'avais voulu laissé une trace derrière moi. Ne pas être oublié. Mais John Green a dit : « L'oubli est inévitable » et il avait raison. On nait, on meurt et c'est comme ça. Un jour, plus personne ne sera là pour se souvenir de qui que ce soit.
Adela Castellan, affaibli par le cancer et sans personne autour d'elle ne l'avait pas compris. Davina Potter l'avait compris à un an, alors qu'un homme adulte avait jeté un sort impardonnable à son frère parce que quelqu'un avait « prophétisé » les enfants Potter comme de potentiels rivaux.
Lorsque je rouvris les yeux, j'étais dans le noir complet.
J'étais choquée d'être toujours en vie. Je me mis en position assise difficilement avant de me mettre à brailler de toute la force de mes poumons. Je criais et hurlais, j'appelais mes parents, j'appelais Jon, j'appelais Sirius, mais personne ne me répondait.
Je ne savais pas où j'étais et j'étais terrifiée. J'avais froid, j'avais faim et mon corps me faisait mal.
-PETUNIA ! FAIS TAIRE LE MONSTRE ! Rugit une voix.
Sous le choc, je me tus immédiatement.
Des bruits de pas précipités retentirent au-dessus de moi et une porte s'ouvrit un peu plus loin, laissant enfin entré de la lumière dans la pièce…ou plutôt, le placard ou je me trouvais.
-Mama ?
-Ta mère est morte, petite morveuse, maintenant arrêtes de hurler ou tu vas réveiller mon Dudlinouchet !
La femme qui venait de parler ressemblait à une girafe. Elle avait une voix aigüe insupportable et ses émotions indiquait clairement qu'elle n'éprouvait que du dégout à ma vue. Et ma mère…ma magnifique mère. Les larmes commencèrent à couler sans même que je m'en rende compte. La femme s'en alla pendant que je continuai de pleurer. Et mon père ? Et mon frère ? Je pleurais encore et encore, pendant je ne sais combien de temps.
Apparemment, on ne peut pas échapper à son destin. Et mon destin était d'être orpheline.
Une fois à court de larmes, la fatigue m'emporta enfin dans un lourd sommeil. J'avais vu juste quand j'étais Adela…Mourir c'était facile. C'était vivre qui était le plus douloureux.
Lorsque je me réveillais, Pétunia me nourrit de mauvaise grâce et je rencontrais pour la première fois, mon cousin, Dudley et mon oncle, Vernon. Ce dernier me détesta dès le premier coup d'œil et félicita mon cousin lorsqu'il se mit à s'amuser à me frapper et à me pincer.
Dans ma première vie aussi, j'avais été orpheline. Je ne me souvenais pas de mes premiers parents, ni de mes premières années à l'orphelinat. Je n'ai jamais été adopté mais j'ai grandi dans plusieurs foyers d'accueils. Les familles étaient payées pour nous accueillir, mais pas pour nous aimer. Dès que quelque chose allait mal, j'étais là pour porter le blâme et être mise à la porte. J'ai connu six foyers d'accueils, tous contribuant à ma dépression. A treize ans, quand mon cancer fut diagnostiqué, j'ai été expédiée à l'hôpital pour enfant cancéreux dans un taxi et sans un au revoir.
Tout ça pour dire que le traitement des Dursley à mon égard était quelque chose auquel j'étais habituée.
Les premiers mois de ma vie chez les Dursley furent un calvaire. Mon empathie me faisait souffrir parce que je ressentais tellement de haine, de dégout et de peur à mon égard que je n'étais pas sûre de survivre bien longtemps avant que je me suicide sous le coup des émotions qui me bombardaient quotidiennement.
Lorsque j'ai eu trois ans, le calvaire empira.
Mon empathie est un pouvoir qui grandit avec moi. Quand je suis née, je n'arrivais à percevoir les émotions que de la personne qui me tenait. J'avais besoin d'un contact physique. Quelques mois plus tard, je n'en avais plus besoin. Je pouvais percevoir les émotions de mon entourage constamment, mais il fallait quand même une certaine proximité. Lorsque j'ai eu trois ans, j'ai commençais à projeter mes propres émotions.
Vernon a commencé à me frapper. Dudley a commencé à avoir peur de moi et réagissait en me frappant, lui aussi. Quant à Pétunia, elle a commencé à oublier de me nourrir.
J'étais enfermée dans mon placard constamment et je n'avais pas le droit d'adresser la parole à quiconque. J'ai au moins appris qu'en tant que Davina, je n'étais pas arachnophobe. C'était une bonne chose étant donné que les araignées étaient mes seuls compagnes.
J'ai également découvert que je possédais une mémoire eidétique lorsque chaque insultes, chaque coup, chaque pique, chaque mauvais regard que je recevais se gravaient dans ma mémoire pour me hanter jusque dans mon sommeil. Les Dursley ne voulaient pas de moi chez eux, ils avaient été parfaitement clairs. J'avais reçu le message.
La seule chose qui me permettait de tenir le coup était ma magie. Elle était là, je la sentais de plus en plus à mesure que le temps passait et elle me réconfortait dans mes moments de solitude. Je crois qu'elle a toujours été là. Même quand j'étais seule dans ma chambre d'hôpital avec seulement Bubble pour me tenir compagnie. A l'abri des regards, dans mon placard rempli d'araignées, je m'entraînais à maîtriser cette magie. Il m'en avait fallu du temps mais j'avais finalement appris à l'éviter des objets. Ma concentration était mauvaise et sans nourriture, je n'arrivais pas à léviter quelque chose plus de quelques secondes mais j'étais néanmoins fière de ce progrès.
A quatre ans, Pétunia a mis une poêle dans mes mains et m'a mise devant les fourneaux. Quand je faisais brûler quelque chose, je recevais un coup de poêle sur le crâne. Son plan avait fonctionné, j'avais vite appris à cuisiner.
A cinq ans, je commençais l'école.
L'école était un vrai havre de paix comparé à mon quotidien.
Je n'avais pas d'amis. Même si Dudley ne s'était pas efforcé d'éloigner tout le monde de moi, je n'étais pas sûre de vouloir me lier d'amitié avec des enfants. Je pouvais prétendre autant que je le voulais, et j'avais peut-être même réussi à me mentir à moi-même lorsque mes parents et mon frère étaient en vie…mais je n'étais pas une enfant. J'étais née avec l'esprit d'une fille de dix-sept ans. Techniquement, j'avais vingt-deux ans dorénavant.
L'école était un havre parce qu'il m'offrait un répit dans ma vie. Dudley avait peur de moi et il était facile à fuir. Ses parents, ne l'étaient pas. Mon premier acte lorsque je sortis enfin du 4 Privet Drive, fut de m'inscrire à la bibliothèque ou je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Mon second acte fut de me faufiler dans la salle de musique pour y jouer du violon.
A l'école, j'étais dans l'incapacité d'imiter le niveau intellectuel de mes camarades et les professeurs ont vite appelé mon oncle et ma tante pour leur annoncé que j'étais une enfant beaucoup trop intelligente pour appartenir à cette classe. L'oncle Vernon leur a répondu en hurlant, de ne pas dire de bêtise avant de me battre jusqu'à ce que chaque parcelle de mon corps me fasse souffrir et que je sois dans l'incapacité de bouger. La tante Pétunia m'enferma pendant une semaine dans mon placard. L'école était toujours mon havre mais je me contentais après cet incident de répondre à deux questions à chaque test avant de laisser le reste vide et de m'entraîner à la calligraphie, ou à lire de nouveaux livres. J'avais été gauchère dans ma première vie. A présent, j'étais ambidextre.
Je devais cuisiner, faire le ménage, ne jamais paraître plus intelligente que Dudley, servir de punching-ball à mon oncle lorsqu'il était de mauvaise humeur…ou de bonne humeur et lorsque la tante Marge visitait, je me surprenais à trouver la vie à 4 Privet Drive presque agréable en son absence.
Lorsque j'avais envie d'abandonner, de tout laisser tomber, quand je me disais que cette vie ne valait rien, je repensais à cette citation de Stephen King : « Parfois, la seule façon de réussir, c'est de poursuivre même si le corps et l'esprit protestent. »
Et j'avais la magie.
Dès que j'avais un moment libre, je m'entraînais. J'apprenais l'Occlumencie en plus de m'entraîner à maîtriser mes pouvoirs.
Un jour je quitterais cet endroit. Je n'étais plus la petite Adela qui voulait une famille plus que tout. J'étais Davina. Je n'avais besoin de personne. Et j'avais eu une famille. Un souvenir que je chérirais toute ma vie.
Quelqu'un pourrait me donner une idée d'acteur pour le personnage de Tom ? Je n'ai pas envie de réutiliser Ben Barnes que j'utilise pour mon autre fic Rosemary Sage Potter et je ne suis pas sûre que Matt Bomer convienne.
Dans tous les cas, dites-moi ce que vous en pensez ! Et si vous avez des suggestions, n'hésitez pas !
Bisous,
LS.
