Hello, comme je n'ai pas l'impression que cette fanfiction ait de lecteurs mis à part les âmes errantes qui passent par hasard, je pense faire une pause dessus et me concentrer sur d'autres projets. Si jamais ça changeait, je serais plus que ravie de la reprendre. J'aime beaucoup Davina et j'aime écrire de son point de vue. Dites-moi ce que vous en pensez.

Disclaimer : Je ne me suis pas réveillé dans la peau de J.K Rowling, donc Harry Potter ne m'appartient toujours pas.

Davina Potter - Emily DiDonato


VI

« Tout le succès d'une opération réside dans sa préparation. »

Sun Tzu

Je volais aux Dursley, près trois cents livres sterling pour me rendre à Londres ce matin-là. Le soleil était haut dans le ciel et caressait mes bras nu pour la première fois depuis un bon moment. Je portais un débardeur, un jean baggy et un sac à dos. J'avais dû me débarrasser de mon violon qui prenait trop de place et que j'avais métamorphosais en casquette. Si j'avais suffisamment d'argent à la banque, je comptais bien m'acheter tout une garde-robe à la première occasion. Je pouvais toujours travailler plus tard. Et je n'avais pas honte d'admettre que j'étais plutôt vaniteuse.

Il me fallut un bon moment avant de trouver le chaudron baveur qui servait de passage jusqu'au chemin de traverse. Et encore, c'était uniquement grâce à un drôle de personnage qui portait une cape violette et un chapeau haut de forme me rappelant le chapelier fou.

-Bonjours, fis-je au barman. J'aimerais passer de l'autre côté, pourriez-vous m'aider ?

-Bien sûr ! Je m'appelle Tom. Ou sont tes parents ?

-Morts.

Tom perdit son sourire tandis que le mien s'agrandissait. J'aimais choquer les gens. Mes parents n'étaient pas techniquement morts, mais c'était tout comme.

Il sortit sa baguette que j'observais avec intérêt et tapota la brique d'un mur pour me faire passer.

-Merci, monsieur.

-De rien, si tu as besoin de quoique ce soit…

-Je viendrais vous voir. Merci.

Je lui offris mon sourire d'ange avant de porter mon regard sur le chemin de traverse. L'endroit était magique, il n'y avait pas d'autre mot pour le décrire. Hauts en couleurs, mes yeux se portèrent sur les étalages d'ingrédients de potions, sur la ménagerie magique, sur des magasins de chaudron, des librairies étalant de vieux grimoires poussiéreux. Je cachais ma fascination derrière un masque d'indifférence avant de me diriger vers le plus grand bâtiment blanc, la banque Gringottes.

Je pénétrais dans l'enceinte de la banque en masquant mon hésitation derrière un masque de confiance inébranlable. Les gobelins étaient tels que je les imaginais bien que je n'en ai jamais vu de ma vie. C'était des petites créatures aux longues oreilles, avec de longs doigts fins et une grosse tête. Leurs yeux étaient dépourvus de blanc et il y brillait une lueur maligne. Je me dirigeais vers un guichetier libre et raclais ma gorge pour attirer son attention. Il m'ignora et continua à compter son or sans même daigner me donner une excuse.

-Excusez-moi, on m'a remis une clé. C'est apparemment l'héritage que m'a laissé ma grand-mère…

Toujours rien. Ne me sentant pas particulièrement patiente ce jour-là, je cognais mon poing contre le bureau du satané gobelin et lui offrit mon plus beau sourire.

-Vous n'avez pas dû m'entendre, ce n'est pas bien grave je vais me répéter. J'ai une clé, apparemment j'ai hérité d'un coffre ici, soit vous m'y accompagner, soit je vous lance un duel duquel vous ne ressortirez pas sans séquelles. Vous avez le choix, je ne suis pas difficile.

Je sentis quelqu'un derrière moi toussotait pour dissimuler un rire, mais je fis semblant de ne pas l'entendre.

Le gobelin sourit d'un air mi- amusé, mi- carnassier et pris ma clé des mains.

-Clé du coffre, numéro 317. Gripsec ! Appela-t-il.

Un autre gobelin apparut presque aussitôt.

-Accompagnez cette charmante demoiselle jusqu'à son coffre. Miss… ?

Je rêvais ou j'étais en train de me faire draguer par un gobelin ? Apparemment, la soif de sang les excitaint…Qui l'eut cru ?

- Potter. Ma grand-mère était Dorea Potter…

-Née Black. Oui, nous attendions votre visite, miss Potter. Elle nous avait prévenu que ce jour viendrait et vous a laissé une lettre dans sa chambre forte.

Je fronçais les sourcils et me retournais pour suivre Gripsec lorsque je me heurtais à un homme. Je relevais les yeux pour croiser le regard bleu de l'homme le plus beau qu'il m'ait été donné de voir. Encore plus beau que Grindelwald. Il était brun, grand et fin, et un sourire amusé était dessiné sur ses lèvres. Elle n'avait jamais vu d'yeux bleus aussi perçants.

Je sentis son attaque sur mes barrières mentales et le repoussais immédiatement de toutes mes forces. Il haussa un sourcil, impressionné.

-Excusez-moi, dis-je d'un ton peu impressionné. Ce n'est pas poli d'essayer d'envahir l'esprit des gens. Ça vous arrive souvent de violer l'esprit d'enfants ?

L'inconnu haussa les épaules d'un air indifférent.

-Seulement quand ces enfants profèrent des menaces à voix haute, et en public.

Je lui offris un sourire hypocrite avant de faire signe à Gripsec de m'emmener. J'aurais juré que les gobelins avaient suivi la scène avec avidité. Ces créatures aimaient la violence, ça sautait aux yeux.

Gripsec me fit monter sur une barque qui me fit penser aux manèges de fêtes foraines et me présenta le coffre de ma grand-mère.

La porte qui menait à elle était gigantesque et je pouvais sentir la magie étrangère en émanait.

-Si quelqu'un d'autre qu'un gobelin essayait d'ouvrir ces portes, il se ferait aspirer et resterait enfermer à l'intérieur.

-Fascinant, dis-je en caressant légèrement la porte.

La magie était invisible à l'œil nu, mais elle était présente. Je pouvais la sentir.

La chambre forte était remplie d'or, mais pas seulement. Il y avait également des étagères rempli de vieux livres, des robes de sorcières élégantes faites de velours ou de soie, des corsets, des bijoux, des dagues et enfin une malle noir ou était engravé en argent, les initiales D.V.B ou était posé une lettre. Je me dirigeais vers cette lettre et m'assit sur la malle pour pouvoir la lire.

Ma chère petite-fille,

Si tu lis cette lettre, c'est que je suis morte et que mon rituel a fonctionné. J'en suis heureuse. Je ne t'ai rencontré qu'une fois, mais je t'ai tout de suite aimé, ma petite Davina. Quoique tu sois devenue, quoique tu deviendras, saches que je suis extrêmement fière de toi. Une prophétie a été réalisée peu avant ta naissance à toi et à ton frère. Je n'en connais pas les mots exacts mais elle disait qu'un enfant capable de vaincre Grindelwald viendrait au monde à la fin du septième mois. Mais que ce jour-là naîtra également un enfant au cœur noir, capable de mettre en péril l'enfant sauveur. Je savais que quoique propose Dumbledore pour vous protégez toi et Jonathan, ça ne suffirait pas. Charlus et moi avons donc exécutés un rituel pour vous protégez quoi qu'il arrive. Si je suis morte, c'est pour te donner une chance. Je n'en ai pas parlé à mon idiot de fils. J'aime James plus que tout au monde mais il a l'esprit trop étroit pour ne serait-ce qu'envisager la magie noire en cas de recours. J'ai confié à mon mari le soin de déposer cette lettre, comme il m'a confié le soin de déposer sa lettre si jamais Jonathan était l'enfant de la prophétie. Quoiqu'il en soit, je veux que tu saches une chose. Je t'aime et ton grand-père t'aime aussi. Tes parents t'aiment également. N'aies pas peur de la magie noire mais ne t'y perds pas non plus. Deviens une grande sorcière, ne discrimine pas et prends soin de toi. Tu es l'enfant de la prophétie, Davina et un grand destin t'attend, quoique soit le camp que tu choisi. La lumière, les ténèbres, tout ça n'a aucune importance. C'est l'amour la plus grande force de toute.

Je t'aime Davina, ne l'oublies jamais.

Mon seul regret sera de ne pas être là pour te voir grandir et devenir une magnifique femme.

Ta grand-mère

Dorea Violette Black-Potter.

Je sentis quelques larmes m'échappaient que je m'empressais d'essuyer. Je rangeais la lettre dans une poche de mon jean et me relevais.

Je me fis la promesse de devenir une sorcière dont ma grand-mère aurait été fière.

Je décidais de prendre la vielle malle de ma grand-mère au lien d'en acheter une neuve. C'était une malle qui ne reconnaissait qu'un seul propriétaire. A la mort de ma grand-mère, j'étais devenu cette propriétaire. Elle ne s'ouvrait qu'à mon touché et ouvrait quatre compartiments bien plus grand que ce que laissait paraître l'extérieur. J'y rangeais les livres que je trouvais les plus intéressants, magie de l'esprit, magie du sang, les forces obscures : Comment les annihiler ? Guide de métamorphose, duel pratique, et une pléthore d'autres livres aux titres tout aussi intéressant. Je regrettais qu'il n'y ait aucun roman… Je pris également quelques bijoux (parce que j'étais vaniteuse), quelques dagues (parce que j'étai paranoïaque) et une bourse rempli d'argent. Les vêtements de ma grand-mère étaient de toute beauté mais ne m'iraient pas avant plusieurs années. Je sortis de la chambre et offrit un salut poli à Gripsec qui le retourna. Avant de quitter la banque, je convertis un peu d'or en argent moldue avant de me décider à finalement acheter mon matériel scolaire.

J'achetais mon matériel de potions et d'astronomie en premier. Comme prévu, je mettais tout sur le compte des Potter. Après ça, j'achetais suffisamment de parchemins et de plumes pour me suffire toute l'année, j'allais ensuite acheter ma liste de livres ainsi que tout ce que je trouvais d'utile. Des livres sur la culture, la tradition, l'histoire, les potions, les runes, l'occlumencie, des livres faits pour les gens n'ayant pas grandi dans ce monde. J'achetais également un dictionnaire de latin que me recommanda le libraire qui fut suffisamment aimable pour m'apprendre le sortilège de ratatinage pour que je n'aie pas à trimballer ma malle partout avec moi.

Après ça, j'allais chez Madame Guipure pour acheter mon uniforme, et je fus légèrement déçue en voyant l'uniforme qu'on nous imposait.

Un garçon était déjà présent dans le magasin. Il était plus grand de plusieurs centimètres mais se recroquevillait sur lui-même comme s'il avait peur de se faire attaquer. Il était blond, avait des yeux bleus et des joues rondes d'enfants que j'avais déjà perdus.

-Tu es une première année, mon enfant ? Demanda la vendeuse.

Je hochais la tête distraitement, trop occupé à observer le garçon.

-Je vais prendre tes mesures…

Le garçon croisa mon regard pour la première fois et rougit fortement ce qui me fit sourire. C'était toujours agréable de voir l'effet que je faisais.

-Salut.

Le garçon regarda derrière lui comme pour être sûre que c'était bien à lui à qui je parlais.

-S-s-salut !

-Comment tu t'appelles ?

-N-neville, Neville Londubat.

-Moi, c'est Davina Potter.

Il fronça les sourcils et pencha la tête.

-Je ne savais pas que les Potter avaient une fille, dit-il confus en oubliant de bégayer.

Je haussais les épaules ce qui me récolta un regard noir de la part de la vendeuse.

-Ils pensaient que j'étais une cracmole et m'ont laissé chez des moldue.

Il parut horrifié. J'utilisais la Legilimancie sur lui, me demandant à quoi il pensait. Neville était un gentil garçon. Quelqu'un que j'aurais qualifié de naïf, si je ne m'étais pas servi de la Legilimancie sur lui. Il n'était pas naïf. Il était juste pur. J'eu droit à un avant-gout de ce que j'aurais pu vivre à vivre entouré de sorciers pensant que j'étais une cracmol. Les moqueries, les tests dangereux, les paroles tranchantes, il avait connu la méchanceté après avoir perdu ses parents de l'une des plus horribles manières qui soit…

-Je sais ce que c'est, dit-il timidement au bout d'un moment. Toute ma famille pensait que j'étais un cracmol moi aussi…Ils ont pleuré de joie le jour où j'ai eu mon premier accident magique.

Je ressentis un pincement au cœur en regardant ce garçon tentait à sa manière de me réconfortait. Et moi qui voulais me barricader derrière des murs en bétons, voilà que ma défunte grand-mère et cet illustre inconnu arrivaient à me faire ressentir d'intenses émotions sans même essayer…

-Ne te vexes pas Neville, mais j'ai l'impression que ta famille est aussi nulle que la mienne.

Neville eut un air choqué pendant un moment avant d'éclater de rire.

-Je pense que tu as raison.

Je lui offris un sourire sincère jusqu'à ce que la femme qui s'occupait de moi, pince malencontreusement Silas qui sortit sa tête de sous ma manche et siffla de façon menaçante.

-Silas ! Je t'ai dit de rester autour de ma cheville !

-Mais il fait plus chaud en haut, geignit-il

Je levais les yeux au ciel et fut surprise par le cri de terreur de la vendeuse.

-Vous allez bien, miss ?

-T-t-t-u es une f-fourchelang ?

Je connaissais ce mot. Bien que je ne l'ai jamais entendu dans cette vie, je connaissais ce mot et je savais ce qu'il voulait dire.

-Oui. Je l'ai découvert, il y a quelques moi. Voici, Silas. Dis bonjour Silas…

-Tu n'es pas en train de me remplacer, princesse ? Je saurais te protéger mieux que cet humain !

-Il dit bonjour, mentis-je.

-Mais comment ? Demanda Neville stupéfait.

Je remarquais avec plaisir que sa peur avait laissé place à la curiosité et je m'approchais de lui.

-Tu veux le caresser ? Il est très doux, et il n'est pas si effrayant. Il passe son temps dormir, manger et draguer…Il n'est vraiment pas méchant.

Neville s'exécuta timidement et Silas se tint à carreau à mon plus grand soulagement.

-Hmm, ça fait du bien…Tu devrais faire ça plus souvent, princesse ! Je mérite d'être adulé proprement !

Je répétais ce que le serpent avait dit et Neville me sourit.

-Je pourrais t'écrire ? Demanda-t-il alors que nous avions tous les deux reçu nos uniformes.

-Bien sûr. Il va falloir que j'achète un hibou, par contre.

-D'accord…

-Je vais aller acheter ma baguette, tu viens avec moi ?

-Je dois retrouver ma grand-mère…on se verra à la rentrée. Bye Davina !

-Bye Neville !

J'observais Neville retourner auprès d'une vielle femme à l'air revêche et qui portait dieu seul sait pourquoi, un vautour empaillé sur la tête.

J'allais chez le fabricant de baguettes, Ollivander, les mains moites d'excitation. J'avais beau avoir une certaine maitrise sur ma magie que peu de gens de mon âge possédait, Obtenir une baguette magique restait un rêve devenu réalité.

J'ouvrais la porte de la boutique et entrais lentement dans la pièce encombré de centaine de boites poussiéreuse.

-Bonjour ? Il y a quelqu'un ?

Je tournais sur moi-même, légèrement intriguée par la douce magie que je sentais dans l'air. Elle venait de toute part et semblait bouger sans cesse et je regardais de tous les côtés comme si j'étais capable de l'attraper.

-Bonjour miss Potter.

Je sursautais pour me retrouver face à un vieux sorcier aux yeux bleus. Ces yeux me fixaient comme s'il essayait de lire dans mon âme.

-Comment connaissez-vous mon nom ?

-Ma porte d'entrée est équipée d'un détecteur magique. Je sais qui entre et aucun déguisement ne saurait me cacher l'identité d'une personne.

Je haussais un sourcil quand je le sentis effleuré mes barrières d'Occlumencie. Il était la deuxième personne à essayer de violer mon esprit en une journée, et je n'étais pas sûre d'aimer ça. Ollivander contrairement à l'homme de Gringottes, m'offrit un sourire d'excuse.

-Toutes mes excuses, miss Potter. Une sale habitude que j'ai prise pour m'aider à sélectionner des baguettes pour mes clients.

-Une sale habitude, en effet, dis-je d'un ton neutre.

Je me demandais ce qu'il dirait s'il savait que j'utilisais cette même méthode à des fins beaucoup moins innocentes.

Il me fallut une heure-et-demi pour trouver ma baguette. Au bout de quatre minutes, je songeais à baisser mes barrières pour le laisser me sélectionner les baguettes qu'il pensait pouvoir me correspondre, mais je tenais trop à mes petits secrets pour prendre ce risque.

Au final, Ollivander fit remarquer que je lui rappelais quelqu'un et me tendit une baguette de 27,5 centimètres, bois d'houx et plume de phénix. Dès le moment ou mes doigts touchèrent le manche de la baguette, des étincelles dorées et argentées jaillirent de l'extrémité et illuminèrent toute la boutique.

J'étais incapable de cacher l'admiration et l'euphorie que je ressentais et pendant quelques secondes, j'agis exactement comme une fille de onze ans était censée réagir.

Avant de partir, j'achetais un holster que j'installais sur mon avant-bras et j'y rangeais ma baguette.

Je sortis, les joues légèrement rouges sous le coup de l'excitation. Je m'apprêtais à quitter le chemin de traverse, ayant passé trop de temps à faire les boutiques, quand je passais devant la ménagerie magique. J'entrais presque timidement dans la boutique ou je tombais immédiatement amoureuse d'une magnifique chouette des neiges.

-Hedwige ? Demandais-je lentement.

Je ne savais pas d'où me venait ce nom.

La chouette hulula et rentra avec moi.

J'appris plus tard qu'Hedwige était le nom de la sainte-patronne des orphelins.


R & R

Bises,

LS.