Salut la compagnie!
Vous avez vu? Chapitre posté en temps et en heures!
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Sinon, je voudrais simplement remercier toutes les personnes qui laissent des commentaires, et également Shirashi pour son excellent travail de correction.
Bonne lecture!
Bella
Voilà, on y était. Les vacances de Pâques étaient terminées et il fallait retourner à l'école. Sincèrement, j'avais l'impression que les deux dernières semaines avaient duré deux ans. Il s'était passé tellement de choses, à commencer par Edward.
Edward… A chaque fois que je pensais à lui, j'avais une sensation bizarre au fond de moi. Aujourd'hui, cette sensation était accompagnée d'un autre sentiment, que je connaissais beaucoup mieux : l'appréhension.
Parce qu'aujourd'hui, c'était le premier jour que je passerais à l'école en ayant un petit copain. LE petit copain. Et curieusement, plutôt que d'en être fière, j'étais terrifiée. Qu'est-ce que les autres allaient penser ?
J'étais Bella Swan, petite fille pathétique et invisible. Le fait qu'un garçon comme Edward m'ait remarquée était absurde et impensable. Les autres élèves risquaient de penser que je l'avais payé, ou que je lui faisais du chantage.
-Bella, on y est.
Tirée de mes pensées, je fixai bêtement mon père qui m'observait, un peu inquiet.
-Ca va aller ? demanda-t-il. Je te trouve pâle.
-Oui oui, ça va, m'empressai-je de répondre – un Charlie papa-poule n'était jamais bon – avant de descendre de la voiture.
Malgré la honte que j'éprouvais à me faire conduire par mon père, et dans le véhicule du chef de la police qui plus est, je n'avais jamais osé lui demander de me décharger un peu plus loin dans la rue. J'avais trop peur de le vexer. Je me retrouvai donc directement devant l'école, le ventre noué par la peur et l'appréhension. L'impatience de voir Edward aussi.
Je dus attendre une petite dizaine de minutes avant de voir la Volvo entrer dans le parking de l'école. Rosalie en sortit la première, et entra directement dans le bâtiment, comme si elle avait peur qu'on l'aperçoive en compagnie de ses nouveaux frères et sœur. Comme toujours impressionnée par sa beauté et sa froideur, je la fixai un instant, intimidée. Ces quelques secondes suffirent pour qu'Alice me saute au cou.
-Bella ! s'exclama-t-elle. Tu as fait le devoir d'histoire ? J'ai complètement oublié !
-Tu as eu deux semaines entières ! la réprimanda gentiment Edward en s'approchant à son tour.
Je frissonnai de plaisir rien qu'à sa voix alors qu'Alice roulait des yeux.
-Les deux semaines les moins mouvementées de notre vie, ironisa-t-elle.
Son frère rit à cette remarque avant de se tourner vers moi, prêt à m'embrasser.
-Bonjour toi, murmura-t-il en s'approchant.
Trop près. Par réflexe, je m'esquivai loin de lui, trébuchant au passage, mais personne ne le remarqua – du moins, c'est l'illusion que j'eus – et plongeai ma tête dans mon sac pour chercher mon fameux devoir d'histoire.
Quand je mis enfin la main dessus, je me redressai, victorieuse, et me retrouvai face à un regard désapprobateur.
-Je le savais, commenta Alice. Elle aussi a peur de l'avis des autres. Bon, j'en ai marre de vous deux, vous êtes des cas désespérés. Je vais faire un tour.
Elle attrapa mon devoir d'histoire et s'éloigna, me laissant seule face à Edward. Je rougis, mais un détail de la phrase d'Alice ne m'avait pas échappé.
-Comment ça « elle aussi » ? demandais-je.
Ce fut au tour d'Edward de rougir et je me dis que finalement, on n'était pas si mal assortis que ça.
-Hé bien, commença-t-il. Il se peut que ce matin j'ai eu quelques doutes quand à la manière de présenter notre couple à toute l'école. En m'entendant, Alice a piqué une crise et n'a pas arrêté de me rabâcher que j'étais un idiot, et qu'on devrait se ficher de l'avis des autres. Esmé a ajouté que nous étions très mignons ensemble et Emmett est resté bloqué sur le fait que j'étais devenu le « petit garçon mignon » d'Esmé. Rosalie s'est alors mise à râler, sans doute parce que le monde ne tournait plus autour d'elle et…
Je posai ma main sur sa bouche, ne pouvant m'empêcher de sourire. Quand il stressait, il se mettait à déblatérer n'importe quoi, un peu comme Alice – sauf qu'elle, elle le faisait tout le temps. Mais n'empêche, elle avait raison, comme toujours.
Alors, sous les regards de tous les élèves de l'école, je l'embrassai tendrement. Par la même occasion, je posai un droit de propriété sur lui. C'était mon amoureux. Et si une autre fille s'en approchait, je ne serais plus aussi gentille qu'avant.
M'adressant son sourire craquant, Edward s'empara de ma main et nous nous mîmes à avancer, ensemble, ignorant les chuchotements et les regards curieux autours de nous.
Quand j'étais avec lui, toutes mes peurs et appréhensions s'envolaient.
Jasper
Je détestais la pause de midi. Contrairement à la plupart des gens, je la trouvais beaucoup trop longue. 30 minutes, c'était largement suffisant pour avaler un sandwich et se détendre un peu. Pas besoin d'en rajouter 20 supplémentaires. En particulier quand on n'a personne avec qui passer ce temps libre.
Je poussai un long soupir tout en laissant mon regard faire le tour des tables environnantes. Rose était assise avec son Royce, le regardant amoureusement. Mon cœur se serra alors que je repensais à ce qui s'était passé le jour du déménagement. Depuis, on ne s'était plus adressé la parole, si ce n'est pour se lancer des pics tout aussi hypocrite qu'infantiles.
Rose et moi, on s'était déjà disputés par le passé, mais cela n'avait jamais duré aussi longtemps. Et jamais aussi profondément, au point de faire volontairement du mal à l'autre. Mais surtout, on avait toujours su que cela finirait par s'arranger, parce que j'étais toujours prêt à faire le premier pas vers la réconciliation. Mais pas cette fois.
Rosalie avait autant, si ce n'est plus, de torts que moi. Il fallait qu'elle le comprenne, et le plus vite serait le mieux. Alors non, cette fois-ci, je refusais de faire le premier pas. Et tant pis si cela devait durer des semaines.
Refusant de continuer de me torturer l'esprit à propos de ma sœur – et écœuré de la voir aussi mielleuse face à Royce – je détournai mon regard, qui alla se poser quelques tables plus loin, où Alice, Edward et Bella mangeaient tous ensemble. Bella et Edward se tenait la main sous la table, s'échangeant régulièrement des coups d'œil amoureux, alors qu'Alice pépiait joyeusement en face d'eux.
Même si je ne pouvais pas entendre ce qu'elle disait, je regrettais de ne pas être à leur table et profiter avec eux d'un bon moment entre amis. Je me demandais comment ils réagiraient si je décidais brusquement de me lever et de m'asseoir à leur table.
Une nouvelle fois, mon cœur se serra alors que je réalisais qu'à eux, cela ne poserait aucun problème. Ils m'accepteraient comme si j'étais des leurs. La seule personne que ça dérangerait, c'est Rosalie. Et, malgré notre mésentente actuelle, j'étais incapable de la blesser encore plus que je ne l'avais déjà fait, même si cela me condamnait à la solitude.
Avec dépit, je pris une bouchée de mon sandwich au jambon et me contentai d'observer Alice de loin. J'ignorais de quoi ils pouvaient bien discuter, mais cela semblait être plutôt amusant puisqu'ils se mirent à rire après une remarque d'Edward.
Je n'eus pas l'occasion de m'enfoncer plus profondément dans ma morosité car quelqu'un posa brusquement un sac sur la table juste à côté de moi avant de s'affaler en râlant.
-Saleté de profs, ils pensent tous qu'on a rien de mieux à faire de notre vie ou quoi ?
Surpris, je dévisageai la nouvelle venue.
-Leah ? Mais…pourquoi tu t'assieds ici ?
En m'entendant parler, je réalisai qu'en plus de ne pas être sympathique du tout, ma phrase me faisait passer soit pour un débile profond, soit pour un asocial. Voir les deux à la fois. Par chance, Leah ne s'en formalisa pas et me sourit moqueusement.
-Tu semblais tellement malheureux à espionner tes faux frères et sœurs que j'ai eu pitié de toi.
Je rougis en me demandant si j'avais l'air aussi désespéré que ça mais fut quand même content de cette compagnie inattendue.
Sauf que, si elle était inattendue, c'était parce qu'on ne possédait aucune affinité particulière, Leah et moi. Sans Rosalie, on ne se serait probablement jamais adressé la parole. En fait, Rose était la seule chose qui nous reliait. Et par la même occasion, le seul sujet de conversation existant entre nous.
-Vu le regard glacial qu'elle nous lance, fit remarquer Leah d'un ton désinvolte, je suppose que ta frangine n'est pas de la meilleure humeur possible ?
Fixant mon assiette, je n'avais pas besoin de lever la tête pour savoir que Rose nous observait furieusement, croyant probablement qu'on se liguait contre elle.
-On n'est pas en très bon termes, admis-je.
Il y eut un léger silence avant qu'elle ne réponde à voix basse.
-Royce, hein ?
Un peu surpris, je la dévisageai et découvris avec stupeur qu'un voile de tristesse peignait son visage.
-Il est doué pour détruire les familles, ajouta-t-elle, presque pour elle-même.
-Tu…Tu le connais bien ?
Elle plongea ses yeux dans les miens et je sentis une sorte de malaise m'envahir.
-Ecoute, tu dois juste tout faire pour l'éloigner de ta sœur. Ce n'est pas un type fréquentable.
Je ne sus quoi répondre et je m'attendais presque à ce qu'elle se lève et me laisse assis là à méditer ses paroles, comme dans les films. Sauf qu'elle ne se leva pas et qu'un silence s'installa entre nous. Ce sujet était clos. Et nous n'en avions pas d'autres.
Alors j'entrepris de finir de manger et elle m'imita. Mais Leah ne devait pas être quelqu'un de très silencieux car notre manque de conversation l'agaça vite et elle entreprit de nous chercher un loisir commun. Après plusieurs tentatives vaines – j'ai cru qu'elle allait me frapper lorsque je lui avais dit que non, le sport ne m'intéressait pas plus que ça – on découvrit avec plaisir qu'on avait tous les deux nourrit une certaine passion pour les bandes dessinées de Super-Héros et on se mit à débattre sur qui, de Magnéto ou le professeur Xavier, avait raison.
Puis la fin du temps de midi arriva et je me retrouvai avec une impression d'inachevé. Cette pause me semblait tout à coup trop courte. Ironique, non ?
Esmé
-Encore des pâtes ? se plaignit Emmett en me voyant poser l'énorme plat sur la table.
Cela ne l'empêcha pas pour autant de se servir en premier, et de remplir son assiette à ras bord.
-Si cela ne te plait pas, tu peux toujours préparer le repas toi-même, lui répondit son père.
-Non non, cha va ! Et puis, elles chont délichieuches les pâtes d'Echmé ! postillonna-t-il en retour, la bouche pleine.
-T'es vraiment dégueu, commenta Alice.
Comme pour la contrarier, Emmett aspira ses spaghettis, éclaboussant la table de sauce et s'attirant un regard meurtrier de Rosalie.
-Tiens-toi un peu correctement, lui reprocha Carlisle alors qu'Edward et Jasper riaient.
Moi-même, je ne pus m'empêcher de sourire. Le comportement infantile d'Emmett me donnait souvent l'occasion d'imaginer ce qu'aurait été notre vie si on s'était connus plus tôt Carlisle et moi, et si les enfants avaient été plus jeunes.
Une chose est certaine, cela nous aurait sûrement évité de nombreux soucis. Actuellement, à chaque fois que nous réussissions à résoudre un problème, trois autres apparaissaient.
Grâce au déménagement et aux chambres séparées, les filles avaient enfin cessé de se chamailler sans arrêt. D'accord, elles ne s'adressaient plus la parole et s'ignorait totalement, mais cela avait au moins le mérite de nous offrir une période de répit et de calme.
Malheureusement pour nous, Rosalie semblait bien décidée à user ma patience jusqu'au bout et était désormais en froid avec son frère. Je ne disais pas que Jasper n'avait pas ses torts dans l'histoire – puisque je ne connaissais pas l'histoire – mais il me semblait que Rosalie était la seule à toujours être impliquée dans les disputes.
Et en plus de cela, on devait remettre la question du bébé sur le tapis, maintenant que c'était devenu officiel, mais je ne me sentais pas capable de gérer leur colère en plus. Alors je réfléchissais à une manière de le faire passer en douceur. Et je ne trouvais pas.
-Quelqu'un pourrait demander à ce gros porc de manger en silence ? lança brusquement Rosalie en fixant Emmett avec fureur.
-Pourquoi ? Tu devrais être habituée à en fréquenter, des porcs, vu ceux avec lesquels tu manges à midi.
La remarque de Jasper, ou plutôt l'intonation de sa voix, faillit me faire recracher ma bouchée tellement cela ne lui ressemblait pas. Sa sœur pinça les lèvres, avec de répliquer d'un ton glacial.
-Moi, au moins, j'ai mes propres amis. Ca m'évite de ramasser les restes des autres.
-J'ai peur que ta définition « d'amis » ne soit erronée. Des gens qui te fréquentent juste pour la taille de tes seins ne sont pas des amis.
Il y eut un grand bruit alors qu'Edward lâchait ses couverts, surpris.
-Jasper ! m'exclamai-je, choquée par ses paroles.
Il y eut un long silence alors qu'il baissait la tête, honteux. J'étais stupéfiée par leur comportement à tous les deux. Depuis quand ils se parlaient comme ça ? Il y avait une grosse différence entre se chamailler de temps en temps et se jeter des horreurs pareilles au visage. Et je ne parlais même pas du fait qu'ils osent le faire en public.
Autour de la table, personne n'osait bouger. Emmett et Edward avaient rejoint Jasper dans l'activité « je contemple mon assiette et espère que l'orage passe vite » alors qu'Alice narguait Rose, arborant un sourire satisfait qui disparut à l'instant où elle croisa le regard de son père.
Le reste du repas se passa rapidement, et dans le silence le plus complet. En moins de dix minutes, les enfants de Carlisle terminèrent leurs assiettes et montèrent dans leurs chambres sans demander leurs restes, ayant bien compris qu'il valait mieux pour eux de se faire oublier pour l'instant. Seth les suivit après avoir poussé un petit gémissement. Avec un sourire encourageant, Carlisle me serra brièvement la main avant de quitter la pièce à son tour, me laissant seule face aux deux miens, qui n'avaient pas bougé d'un poil, n'osant même plus toucher à leur repas.
J'étais furieuse. Qu'ils se disputent de temps en temps, c'était normal. Mais qu'ils se manquent de respect mutuellement et qu'ils s'insultent ainsi, je ne pouvais pas le supporter. J'avais honte de leur comportement, mais surtout, je ne comprenais pas.
-Je peux savoir ce qu'il vous arrive ? demandai-je d'un ton ferme.
Aucune réponse. Ils essayaient tous les temps d'éviter mon regard, ce qui renforça mon agacement.
-Jasper.
Il redressa la tête pour me regarder, réticent.
-Je suppose que tu as une explication du pourquoi tu parles comme ça à ta sœur ?
Il hésita, ne souhaitant visiblement pas aggraver la situation. Puis il changea d'avis et, avec une audace que je n'avais jamais vu chez lui, il défia Rosalie.
-J'essaie juste de faire comprendre à Rose à quelle point elle s'illusionne sur sa vie, puisqu'apparemment, il n'y a que sous cette forme que ça l'atteint.
Rosalie rit dédaigneusement.
-Attends, tu prétends vouloir m'aider ? Mais c'est toi qui as besoin d'aide ! T'es devenu orgueilleux, méchant et égoïste sans raison !
-Ca doit être normal puisqu'on partage le même ADN. Tu sais, celui qu'on a hérité de notre père. Cet homme que tu t'acharnes tant à oublier mais que tu t'obstines à imiter.
-Tu veux dire celui que tu vénères littéralement parce que tu n'as rien de mieux à faire de ta pathétique petite vie ? C'est toi qui t'illusionnes en pensant qu'il va débarquer un jour et devenir le papa idéal. Il serait peut-être temps que tu comprennes qu'il n'en a rien à cirer de nous !
-TAIS-TOI ! cria Jasper en se redressant, furieux.
-C'est TOI qui a parlé de lui en premier, fit remarquer Rose d'un ton arrogant.
-CA SUFFIT ! intervins-je.
J'avais été tellement stupéfaite par leur colère et leur méchanceté respective que j'avais eu du mal à réagir. Pourtant, j'aurais du le faire à la seconde où leur père avait été mis sur le tapis.
-Mais qu'est-ce que vous avez tous les deux ?
-C'est lui qui s'est soudainement cru en droit de me dicter ma vie ! s'indigna Rosalie.
Je savais bien qu'ils étaient tous les deux en tort, mais je savais aussi qu'elle avait raison. Rosalie m'avait habituée à ce genre de comportement, mais pas son frère. C'était la première fois que je le voyais se comporter comme ça et j'aurais bien aimé comprendre pourquoi.
-Jasper, déclarai-je doucement. Elle n'a pas tort, c'est toi qui l'as provoqué cette fois-ci.
Il me regarda, ahuri.
-Tu prends son parti ?
-Je ne prends le parti de personne. Bon, écoutez, je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous, mais vous avez intérêt à vite régler le problème parce que je ne supporterais pas ce genre de comportement longtemps. C'est clair ?
-Ne t'inquiète pas, me répondit Rosalie en se levant. Je ne veux même plus le voir tellement il me dégoute !
-Rose ! l'appelai-je alors qu'elle quittait la pièce.
Elle m'ignora et je me tournai vers son frère qui semblait s'être calmé. Un peu gêné, il m'offrit un sourire repentant.
-Je suis désolé, s'excusa-t-il. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris.
-Jasper, soupirai-je. Je sais qu'elle peut être exaspérante parfois, et même si je suis sûre que tu as de bonnes intentions, je ne suis pas certaine que tu t'y prennes de la bonne façon.
A vrai dire, je ne savais pas s'il existait une bonne façon de s'y prendre avec Rose.
Il me lança un regard triste avant de monter à son tour, sans me répondre. Je réalisai brusquement qu'ils avaient grandis, et qu'ils ne voulaient plus de mon aide pour régler leurs problèmes.
A cette pensée, je me sentis triste. Et un peu seule.
Jasper
Je montai directement dans ma chambre, comprenant pour la première fois l'avantage principal de ne plus devoir la partager. J'avais besoin d'être seul, de m'échapper, d'oublier Rose, maman et tous ces sentiments contradictoires qui bataillaient en moi et que je ne comprenais pas.
Mon regard balayait ma chambre du regard et s'arrêta sur quelques cartons entassés que je n'avais pas encore pris la peine de ranger. C'était toutes mes vieilles BD, que je collectionnais depuis que j'avais quatorze ans. La discussion que j'avais eue avec Leah un peu plus tôt dans la journée me revint en tête et je me sentis brusquement nostalgique de cette époque, où tout était si simple.
C'est ainsi que je me retrouvais assis par terre, plongés dans mes vieux comics, l'esprit complètement ailleurs.
"TOC TOC TOC"
Je redressai la tête, perdu, mon esprit encore envahi par les super-héros. Depuis combien de temps étais-je là?
-Euh...Entrez? déclarai-je un peu bêtement en regardant la porte, m'attendant presque à voir un mutant entrer.
A ma plus grande surprise, ce ne fut pas la porte de ma chambre qui s'ouvrit, mais bien l'autre, la "secrète", celle pour laquelle Alice m'avait forcé à mentir en disant à tout le monde qu'elle était fermée à clé et qu'on ne trouvait pas la clé en question. Maman avait trouvé ça amusant et personne ne s'était attardé sur le sujet.
Même moi, j'avais failli oublier cette porte. Et maintenant, Alice l'utilisait pour débarquer dans ma chambre en souriant, des feuilles et un crayon à la main.
-Salut, je te dérange? demanda-t-elle en s'asseyant à côté de moi.
Mon cerveau avait décidemment du mal à se reconnecter car je la fixai sans répondre, toujours perturbé par son apparition surprise.
-Pas vraiment…
-Super! s'exclama-t-elle en me tendant sa feuille. J'ai besoin de ton aide.
Je pris la feuille et la lut en diagonale, découvrant qu'il s'agissait d'annotation en vrac sur l'une des plus grandes batailles de la guerre de sécession. Les notes d'Alice étaient parcourues de petits dessins amusants, qui n'avaient malheureusement rien à voir avec le sujet de son cours. A vrai dire, il y avait plus de dessins que de notes. Ce détail me fit sourire et, ayant visiblement retrouvé toutes mes capacités, je la regardai.
-Tu t'y prends en retard je suppose?
Elle grimaça un peu avant de pencher la tête sur le côté d'une manière adorable.
-On devait le rendre aujourd'hui, avoua-t-elle. J'ai essayé de copier celui de Bella mais j'ai rien compris à ce qu'elle avait écrit donc j'ai préféré prétexter que j'avais oublié le mien et le prof a accepté que je lui rende demain mais bon, je ne comprends rien du tout! Tu veux bien m'aider?
Elle m'offrit sa petite moue suppliante et je compris que je risquais d'aller me coucher tard.
-Bien sûr, acceptai-je. Qu'est-ce que tu dois faire exactement?
-Expliquer et détailler chronologiquement les événements de la bataille de Gettysburg. Je ne sais même pas par où je dois commencer...
Je me levai, allais prendre mon livre d'histoire et l'ouvrit à la bonne page.
-Tu dois lire, noter toutes les dates importantes et l'événement qui y correspond. Si tu as plus facile, dessine une ligne du temps. Ne te contente pas de la bataille en elle-même, il faut aussi que tu présentes le contexte historique.
Près d'une demi-heure plus tard, Alice n'avait rien copié sur sa feuille alors que je tentais de lui expliquer les motivations de chaque camp. Après l'avoir regardé se débattre avec mon livre une bonne dizaine de minutes, j'avais réalisé qu'elle ne connaissait même pas les bases de cette guerre.
J'étais en plein débat oral avec moi-même pour défendre la cause des confédérés lorsque je me rendis compte qu'Alice me fixait avec une expression passionné sur le visage.
Je m'interrompis, gêné, et elle me sourit.
-Tu racontes super bien, me lança-t-elle joyeusement. Tu n'as jamais pensé à devenir prof?
-Je pourrais, mais tu te ruinerais si tu devais payer tous mes cours particuliers.
Elle fit la moue, faussement vexée.
-Je t'offre le plaisir de ma compagnie en échange ! contra-t-elle.
-Je ne suis pas certain que ça se valent…
Elle me frappa gentiment le bras.
-Vu à l'allure à laquelle on n'avance, certainement pas !
La soirée passa vite, entre discussions et leçons d'histoire. On a beaucoup rit, et en presque trois heures, son devoir fut terminé.
-Avec ça, j'aurais sans doute la meilleure note ! s'exclama-t-elle en mettant le point final. Merci !
Sans prévenir, elle me sauta au cou. Je la rattrapai maladroitement, inspirant par la même occasion l'odeur fleurie de son parfum. Sans prévenir, elle m'embrassa sur la joue.
-De rien, bredouillai-je alors qu'elle riait.
Elle me lâcha, les yeux pétillants.
-Je vais y aller, il est tard.
Elle se dirigea vers la porte du dressing mais, juste avant de l'ouvrir, elle se tourna vers moi.
-On fait vraiment un bon duo de travail, commenta-t-elle. J'espère qu'on remettra ça.
-Moi aussi.
En la regardant fermer la porte, je me sentis étrangement bien.
Cet instant passé avec elle n'appartenait qu'à nous deux. Personne ne l'avait vue entrer, personne ne l'avait vue partir. Elle aurait pu me demander mon aide à table, devant tout le monde, mais elle ne l'avait pas fait.
Cette porte, c'était un lien entre nous, qui était là pour qu'on puisse se voir, sans arrière-pensée, sans toutes les disputes et les complots qui régnaient dans cette maison.
Ce soir, Alice m'avait fait un cadeau. Elle m'avait changé les idées, me faisant temporairement oublier mes soucis.
Et même si je ne comprenais pas très bien ses motivations puisque toutes ses actions se contredisaient, je l'en remerciais.
Voilà! Qu'est-ce que vous en avez pensé?
Prochain chapitre dans deux semaines, donc le 25...Hé hé, à tous les coups, je vous le poste le 24 à minuit ^^
Sinon n'oubliez pas de me laissez une gentille p'tite review et d'aller voter un p'tit coup. Merci!
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A bientôt!
