Hello hello bande de gens ! Revoilà Sora avec son chapitre ~

Enjoy, et bonne lecture !


Faudra un jour qu'on m'explique pourquoi je suis pote avec une tarée psychopathe et que mon frère est en béatitude devant elle. Okay, je sais, je parle vraiment mal de ma meilleure amie, mais là elle me fout vraiment la honte. Qu'est-ce qu'elle fiche à six heures du mat' à distribuer les boîtes à flemmes des jumeaux Weasley ?

Sans compter sur mon frère qui prépare ses affaires sans intervenir. Il trouve ça normal cet inconscient. Et moi, je me tape la honte absolue devant Drago qui rit devant l'idiotie de Louisa. Je la hais. Mais genre, vraiment. Moi, comme d'habitude, je m'étais cachée derrière un journal quand il a débarqué dans la salle commune, mais cette espèce d'idiote est venue me chercher pour que je l'aide à vendre les boîtes. Oskour.

Je lui laisse cependant ses affaires sur une chaise et je sors de la salle commune en vitesse. Faut pas abuser, je reste pas dans la même pièce que cette fille. Elle pollue mon oxygène. Bon, d'accord, elle est géniale par moment, mais là, c'est trop.

Mathieu préfère ne pas me suivre et d'attendre que l'autre gamine finissent de refiler les boîtes à flemme à tous les pigeons venus. Ça fait fureur ces machins-là.

Quoi qu'il en soit, je file le long du couloir pour rallier la salle commune, qui, comme d'habitude, a perdu de son éclat. Ce sale crapaud est là, toute enrubannée dans ses fringues roses bonbons. Non mais sérieux, on lui a jamais dis qu'à soixante ans, c'est pas le meilleur look pour draguer ? Oui ? Non ? Oh, et puis zut.

Je m'installe à la table des Serpentard, comme à chaque fois, et je jette un coup d'œil rapide au reste à la salle. Il n'y a pratiquement personne, hormis Alyx et ses amis. Elle me regarde. Gênée, je détourne les yeux pour fixer l'assiette qui me fait face.

Alyx, c'est la sœur de Louisa. Elles ne se parlent plus et sont comme deux étrangères depuis maintenant quatre ans. Comme quoi, même les liens de la famille ne sont pas assez fort pour surpasser ce qu'il s'est passé entre elles deux. C'est dommage, elles étaient tellement proches autrefois.

Franchement, s'il m'arrivait la même chose avec Mathieu, je crois que je deviendrais folle. Il a toujours été là pour moi et Maman, comme Papa est à Azkaban. C'est lui qui m'a toujours protégée et aimé comme un père. Je crois que je pourrais pas supporter ça. Maman, elle, elle n'a pas pu supporter le départ de Papa.

Je commençais à me servir en Porridge quand Drago et ses amis s'installèrent face à moi. Je manque de m'étouffer et baisse les yeux malgré moi quand je croise son regard. Il est juste trop beau. Argh. Laissez moi décéder en paix. Oui, bon, ok, j'exagère. Juste un petit peu alors.

« - Alors Lestrange ... Enfin, Mondwätchter plutôt, non ? C'est vrai que ton père n'a pas vraiment de légitimité de ce coté là. C'est vrai que tu ... »

Je me mords la lèvre. Il appuie sur la corde sensible, et je sens le rouge me monter à la tête dans un bourdonnement assourdissant.

Qu'il se taise.

Tais-toi.

Tais-toi !

TAIS-TOI !

« - Laisse ma pote tranquille, Malfoy, et retourne donc montrer à tes abrutis de petits copains mono-neuronales à quel point tu es faaaabulous. »

Jamais la voix de Louisa m'a semblé aussi réconfortante. Mathieu les regarde partir du coin de l'œil mais je vois bien qu'il bouillonne de rage. Dans ces cas-là, il garde un air impassible, mais moi, je peux distinguer parfaitement le petit plissement furieux sur la commissure de ses lèvres.

Ils prennent la place que Drago occupait quelques secondes plus tôt, et je continue de fixer mon assiette avec détermination. Autant ça que de montrer à quel point j'ai envie de pleurer.

« - Franchement Alice, je vois pas ce que tu trouves à ce petit con prétentieux. »

Pour le première fois depuis ce matin, mon frère prend la parole. Pourtant, je trouve quelque chose à contredire.

« - Mais je l'aime ! »

Et c'était vrai. Malheureusement.


Putaaaain, mais pourquoi Alice est tombé raide dingue de la fouine la plus bête du monde ? Il est même pas beau en plus ! C'est quoi leur trucs, aux gamines de sixième années, avec les blondinets pâles comme des culs et aussi cons que leurs pieds ? Ouais, bon, ok, c'est méchant ... Pour leurs pauvres pieds.

Depuis l'incident, elle n'a pas levé une seule fois la tête de son assiette de porridge – beurk, mais ils ont quoi les bourgeois avec cette bouillie ? - et à l'air de déprimer sérieusement. Okay. Bon. Là, on déclare l'alarme d'urgence. Au secours au secours, Alice Lestrange ne fait plus sa petite sang pur hautaiiine ! C'est horribleuh c'est horribleuh !

Alors que j'échange un regard avec Math', le professeur Rogue nous distribue avec lenteur nos emplois du temps. Oh, je rêve ou il a l'air particulièrement furax, là ? Je flippe à mort là, parce que si on commence avec Potion, il serait presque capable de nous retirer des points, à nous, les Serpentard.

Une légende dit que si le professeur Rogue enlève un jour des points à sa maison, alors l'apocalypse se déclenchera et nous détruira tous. Oui, c'est bon hein ? Si on a plus le droit de déconner maintenant … Vous allez vous calmer tout de suite. TOUT DE SUITE !

Et là, paf. Oui, paf. Chut, j'utilise les expressions que je veux, d'abord. Bon, reprenons. PAF, dans ta tronche Louisa, tu commences avec … Éducation sexuelle.

Alors là.

Ils ont fait fort.

Mais genre, vraiment.

Je pense pas que c'est Rogue qui ai décidé de nous faire une blague pourrie, alors … C'est quoi, le fuck ? Ils ont fumé quoi à la dernière réunion des profs ? Un truc vachement fort, parce que là … Nan quoi, nan.

Je me tourne vers Mathieu, mais lui, bah lui, il a carrément décédé intérieurement. Genre, là, il fixe le vide avec béatitude, la bouche ouverte en mode open bar pour mouches. Alerte, alerte, nous avons perdu le soldat Mathieu, c'est une urgence, je répète, c'est une … Ah bah nan les gens, fausse alerte, le sujet à reprit conscience.

Bon, par contre, il a laissé quelques neurones en chemin, parce qu'il se retourne vers moi avec les sourcils froncés.

« - Ce doit être une erreur d'imprimerie, je crois pas que ce soit sérieux. »

Oh, mais très cher, si tu écoutais les cris indignés des élèves dans TOUTE la salle, tu verrais que ce n'est PAS une erreur d'imprimerie. Parce que déjà, on a juste pas les même emplois du temps et puis de toute façon, venant d'Ombrage, on peut bel et bien s'attendre à un coup bas.

Alice, elle, semble reprendre du poil de la bête.

« - Ils se foutent de nous ?!

- Apparemment, grognais-je, sinon, dis toi que c'est juste un vilain cauchemar. »

Oh, c'est fou, je sens que je vais m'aaaamuser dans ce cours. Mais genre, vraiment. Je finis de manger mon petit déjeuner – ce qui n'est pas une très bonne idée si on reprend celle où je risque de vomir mes tripes durant nos joyeuses leçons de cul - et attrape mon emploi du temps ainsi que Mathieu par le bras.

On risque d'être en retard, un peu … Beaucoup même. Argh, on va souffrir. On a McGonagall et Rogue. Ça va être chaud … Dans tous les sens du terme.

Je continue à dévaler les escaliers devenus statiques tandis que Mathieu tente une veine résistance sur mon contrôle absolu de sa petite personne. Mouahaha. Personne ne me résiste.

Bon, je dis ça, mais en même temps, à part lui et Alice, je parle jamais à qui que ce soit. Forever alone, tout ça tout ça. En même temps, quand on est une sang-mêlée un peu geek sur les bords à Serpentard, y'a de grandes chances pour que ta maison ne t'accepte pas.

Il paraît que j'aurais ma place à Pouffsouffle, comme diraient certains crétins de ma classe. Ils sont cool les Poufsouffles d'abord, nan mais oh ! Ça suffit les préjugés, là !

De toute façon, depuis que Dumbledore est parti, moi, comme tous les élèves ayant un ou deux parents moldus, je ne me sens pas à ma place. Ombrage ne nous aime pas trop il paraît. On est des moins que rien, comme ses fameux « hybrides ».

Surtout que moi, je suis déjà assez bizarre, alors elle m'aime encore moins. Je me souviens de l'année dernière où elle m'avait collé plusieurs soirs de suite pour avoir soutenu Potter quand il disait que Vous-Savez-Qui est de retour. Il y a encore des cicatrices sur ma main.

Aaah, je crois que nous sommes en retard, McGo' nous attends à l'entrée de la salle en tapant du pied. Mauvais signe il paraît. Je lui offre mon plus grand sourire, et Mathieu se tasse derrière moi pour ne pas se faire remarquer.

« - Miss Freeman, puis-je connaître la raison pour laquelle vous arrivez avec dix minutes de retard ?

- Oh, je m'extasiais devant le nouveau tableau des décrets de Mme Ombage ... »

Les élèves dans la salle se sont attroupés à la porte et glousse à mon intervention. McGonnagall, elle, se fige et me fixe d'un air de Serial Killer. Tais-toi Louisa, tais-toi …

« - Regagnez vos place immédiatement, aboya-t-elle à l'intention des pauvres brebis égarées qui ricanaient bêtement à mes blagues. Quant à vous deux, entrez, et plus vite ça ! »

Bien sûr, on avait obéi, McGo' est une bonne prof et j'ai pas envie de la contrarier dès le début. J'aurais trop peur qu'elle lance une armée de chats pour m'assassiner. Là, au moins, elle irait de paire avec Ombrage.

Rogue est planté comme un piquet devant le tableau, rigide comme à son habitude, avec une expression encore plus glaciale et encore plus mauvaise que l'année dernière. J'crois que ça lui plaît pas trop de nous faire ce cours-là. En même temps, je le comprends, ça doit être dur d'enseigner des conneries à la place de Potion ou des cours de Défense contre les Forces du Mal.

Je m'assois au fond, Mathieu me suit, comme toujours et on attend. Les autres ont l'air aussi perplexes que nous … Nan, en fait, on a tous l'air vachement cons, et les profs ont l'air vachement coincés. Bon, s'il faut sortir un bonne vielle blague de cul pour dégivrer l'ambiance …

Je m'apprête à sortir une connerie, quand Math' me fout un coup de coude dans les cotes. Il m'a fait mal cet idiot là … Je le foudroie du regard, on sait jamais, il peut peut-être mourir sur le coup. Des fois que j'aurais un pouvoir caché ou quelque chose comme ça !

Pas de pouvoirs caché – heureusement pour lui – mais un sacré agacement de ma part. Bon, ils le commencent oui ou zut, ce cours à la noix de coco ? McGo' et Rogue se fixent en chiens de faïence … Bon, on risque d'attendre encore un peu dans ce cas.

« - Ehm … Comme vous le savez déjà, le cours d'Éducation sexuelle a été mise en place par le professeur Ombrage cette année et …

- Il est inutile, je crois, de le rappeler à nos élèves, venez-en aux faits … » Siffla Rogue qui avait perdu trois teintes au niveau du visage et dont cheveux avaient l'air encore plus gras que d'habitude. Beurk.

Math' et moi, on se regarde. J'ai trop envie de rire, mais je crois que je vais devoir me retenir jusqu'à la fin du cour. L'horreur.

« - Ça consiste en quoi, exactement ? » Demanda Elizabeth, une blonde boutonneuse de type fayot avec un appareil dentaire impressionnant installée au premier rang en toute bonne intello qu'elle est.

Rogue fit encore plus la gueule – c'est vraiment possible ? Je veux dire, humainement ? - et sa bouche était si contractée qu'on aurait dit deux lignes quasi transparentes superposées. Le pauvre, ça doit être dur d'avoir un physique aussi ingrat que le sien.

« - Je … Le programme exige que vous ayez acquis les bases de la différence fille/garçon, quelles sont les bonnes activités et les bonnes manières de se comporter de chacun. Et … Apprendre les bases de la sexualité.

- AHAHAHAH ! »

Oui bah c'est bon hein ? Je pouvais pas m'empêcher d'éclater de rire, mais là, c'était nerveux quoi ! McGo' me foudroie du regard, ce qui n'est pas un très bon signe, mais le pire … Aïe, le pire, c'est Rogue. Je ne parlerais pas de Mathieu qui se cache derrière son livre tellement il a honte de moi.

- Dix points de moins pour Serpentard ! Font Rogue et McGonnagall en même temps.

Tout le monde se retourne vers Rogue.

Là faut paniquer.


La journée avait mal commencé … Bah ouais, hein ? Qui rêverait de se taper la honte à cause de sa meilleure amie et de se faire jeter juste après par le mec qu'on aime ? Personne moi je dis …

Enfin bref, elle allait certainement mal continuer également, car ô joie, j'ai cours d'éduc' sexuelle cet après-midi. La joie. Avec les Gryffondors en plus, tout ce dont on rêve. Ces crétins vont certainement faire des blagues débiles, comme ils en ont l'habitude. Potter va encore déclamer que Vous-savez-qui est de retour. Le cours rêvé.

J'ai commencé avec Histoire de la magie, tout ce qui faut pour bien s'endormir dès le début de la journée. J'ai cependant écouté en prenant des notes. Rien d'autre à faire de toute manière.

De temps à autres, Goyle et Crabe se retournaient vers moi et reprenaient leur position initiale en gloussant comme tout abrutis qu'ils étaient. Ah ah. Comme elle est drôle Alice. Et Drago qui riait parfois avec eux.

Gênée, j'ai baissé les yeux sur ma feuille. A coté de moi, cette idiote de Fay Dunbar me regarde d'un air outré. Si t'es pas contente, tu peux te casser et te trouver un place à coté de tes petits copains lions.

Le reste du cours s'est déroulé comme ça, et on peut pas dire que j'étais particulièrement contente. La fin du cours a été pour moi la plus belle délivrance. Et dire que ce n'est que la première journée de cours. Je me suis dépêchée de rejoindre ma classe de divination.

En chemin, je suis tombée sur Louisa et Mathieu. Ils ont l'air de faire la gueule. Ils ont donc passé un aussi mauvais cours que moi ?

« - Qu'est-ce qu'il y a ? » Leur ai-je demandé en coup de vent.

«- Louisa nous a fait perdre 10 points. Par Rogue. »

Et il se sont barré dans la foule. Beug mental.

Ils.

Ont.

Dit.

QUOI ?!

Rogue ? Sérieusement ? Ah ah, la bonne blague quoi. Nan mais sérieux, ils ont cru que j'allais gober ça ?

Ou pas.

Peut-être qu'ils plaisantent pas.

C'est pas le genre de Mathieu … Si ?

OH PUTAIN.

C'est la merde intégrale.

Bref, j'ai fini par arriver en retard à mon cours de Divination. Lavande Brown et compagnie m'ont fait signe de faire silence. Sérieux, on est où ? En maternelle ?

Depuis le milieu de l'année dernière, c'est un centaure qui nous fait cours. C'est … Bizarre, mais il est plutôt compétent … Et puis il est sympa avec moi, ce qui n'était pas toujours le cas de Trelawney qui m'avait quand même prédit deux fois ma mort.

C'est bien cool, hein, mais comme vous pouvez constater, je suis toujours là. Et en pleine forme. Enfin … Presque en pleine forme.

Firenze commence son cours, dans notre jolie petite prairie verdoyante. C'est cool tout ça, mais on s'assoit où ? Dans l'herbe ? Y'a pas de table … Ni de chaises.

Je veux pas salir ma robe moi.

Eurk, un vers de terre.

Bon, y'a des bancs un peu plus loin, j'y vais donc m'installer avec quelques autres moins champêtres que Brown et compagnie.

On fait brûler de la sauge. Putain, qu'est-ce que ça pue ces machins-là.

J'étouffe. Pouah.

Bon, visiblement, je suis pas la seule à ne pas être sensible à l'art du brûlage de sauge et autres encens. Weasley avait pas l'air dans son assiette. Et je ne parlerais pas de Finnigan.

Une fois de plus, la fin du cours a relevé du miracle, et l'idée d'une pause m'aurait fait limite pleurer. Je suis allé rejoindre Louisa et Mathieu dans notre repaire. Ouais, je suis, c'est un peu bizarre comme idée, mais quand Louisa et Alyx ont commencé à être en froid, il nous fallait un peu de tranquillité.

C'est un petit bosquet d'arbre dans la cours. Généralement, on monte sur les branches et on s'amuse à regarder les gens passer en bas. Louisa et moi, on fait les commentatrices TV. Et c'est nos meilleurs moments dans la journée.

Je commence à escalader les branches et m'installe sur la plus haute. Des élèves passent, certains me remarquent, d'autres non. Louisa et mon frère finissent par arriver, me rejoignant en hauteur. Hého, faites gaffe de pas glisser quand même !

« - Alors, la divination ?

- Bof, ai-je répondu à une Louisa foutrement curieuse, on a fait brûler de la sauge. J'ai cru mourir.

- Pauvre enfant ... » A gloussé mon frère que j'ai foudroyé du regard aussitôt. Nan mais oh, j'ai frôlé la mort, un peu de respect !

Bon. Ouais. Le respect, on l'a bouffé depuis un petit moment, mais quand même. Chuis sa sœur !

On a continué à discuter encore un petit moment, puis la fin de la pause nous sépara de nouveau. J'ai poussé un lourd soupir quand ils ont disparu dans la foule. Bybye les gens, z'allez me manquer.

Je n'ai pas cours à cette heure-là, alors que faire ? Je vais pas m'emmerder pendant deux plombs sur mon arbre en mode Tarzan … Nan, je vais plutôt aller faire un tour à a bibliothèque pour faire les devoirs de divinations que le prof nous a donné.

Une fois arrivée, j'ai prit trois livres et je me suis installée à l'écart pour être tranquille. J'vous dis pas le nombre de bécasses qui traînent dans le coin à la recherche de pauvres proies pour assouvir leur humour défaillant.

Moi ? Parler de Romilda Vane ? Aha, jamaaaais.

Juste un peu.

Voir même beaucoup.

En même temps, vous voyez le genre de la fille ?

Ouais ? Bah voilà.

Bref, j'ai commencé à noter un premier paragraphe sur mon parchemin, puis deux, jusqu'à presque compléter une page entière. Au bout d'un moment, j'ai préféré prendre une pause

C'est pas que la divination, ça m'ennuie, mais si, un petit peu quand même.

Je me suis dirigé vers les livres sur la médecine

Je veux faire médicomage depuis que ma mère a commencé sa dépression. Je veux aider les gens, être utile. Y'en a qui veulent devenir des aurors, d'autres des joueurs de Quidditch. Moi, je veux sauver des vies.

Mon objectif, c'est travailler à St-Mangouste. Faudrait que j'ai un bon dossier. Mes b.u.s.e.s de l'année dernière n'étaient pas excellentes, mais pas mauvaises non plus.

J'ai commencé à feuilleter des bouquins, jusqu'à ce qu'une bouffée d'adrénaline me monte à la tête.

Et si je demandais à Mme. Pomfresh de me prendre comme apprentie ?

J'ai remballé vite fait mes affaires et je me suis précipitée à l'infirmerie. L'infirmière rangeait des potions dans l'armoire à pharmacie quand je suis entrée. Elle s'est retourné vers moi et s'est approché.

« - Bonjour jeune fille. Que puis-je pour vous ?

J'ai serré mon sac contre moi, angoissée à l'idée que je me fasse recaler.

- Je … Heu …

- Oui ?

De la sueur froide commençait à couler le long de ma colonne vertébrale.

- Je voulais savoir … Si il était possible que … Vous me preniez comme apprentie, sur mon temps libre. Je … Je voudrais devenir Médicomage, et j'ai pensé que j'aurais de bons appuis pour mon dossier si vous m'appreniez les bases.

J'ai baissé les yeux, mais Mme. Pomfresh a tout simplement éclaté d'un grand rire.

- Et bien, et bien … C'est la première fois que je vois une élève aussi motivée pour son avenir. Soit, ce n'est pas à moi de décider. Je vais demander au professeur Ombrage, mais je ne te promet rien. »

Je ne me suis jamais sentie aussi euphorique. J'avais mes chances. De toutes petites chances, puisque tout dépendait d'Ombrage, mais j'avais de l'espoir.

Quand l'infirmière est revenue, elle arborait un sourire chaleureux.

« - Elle a dit oui ! »

Pour un peu, je l'aurais embrassée.


« - Maisie, secoue-toi un peu, c'est à ton tour. »

J'ai sursauté, surprise par la voix soudainement très proche d'Alyx qui me fixait en face. Ah oui, c'est vrai, on était en train de faire une partie d'échecs. J'ai fait avancer ma tour sans conviction, puis je suis retourné à mes pensées.

Je m'appelle Maisie MacFusty, née moldue adoptée par le célèbre clan MacFusty, sang-purs jusqu'à mon arrivée dans leur famille. Bien sûr, ce n'est plus un secret pour personne, mon adoption est même passé dans un tout petit article de la Gazette des sorciers.

Le clan MacFusty est en charge des Hébbrides, gardiens de dragons et accessoirement la première famille de sang-purs à avoir adopté une née-moldue.

Je ne m'en formalise pas, j'aime énormément ma famille et ils sont tous très agréables avec moi. Je suis même leur héritière directe. Plus tard, je serais en charge des dragons de l'île. Sûr, j'aime les dragons, mais ma passion dans la vie, c'est le dessin.

Je ne dis pas que les dragons sont ennuyeux, mais je suis ne suis pas sûre que je veux avoir ce futur. Et puis il y a déjà la sœur d'Alyx qui veut travailler avec les dragons, cela ferait trop d'emplois dans le domaine.

« - Hé, Maisie, ça fait qu'une semaine qu'on a reprit les cours et t'es déjà K.O ? »

J'ai de nouveau sursauté. Cette fois, c'était Andrews qui avait parlé. Il est gentil, quoi qu'un peu collant.

Je lui ai offert un sourire, puis ai joué mon tour. Alyx eu l'air satisfaite, car aussitôt elle en profita pour abattre ma reine, et dans ce but, me coincer.

« - Echec et mat ! Claironna-t-elle, contente de son forfait.

- T'es trop forte pour moi …

Elle s'est approché et m'ébouriffe à présent le haut du crâne comme un chaton fragile.

- J'ai des années d'entraînement derrière moi, petit Padawan ! »

Puis elle a rangé le plateau, et on s'est installé devant la cheminée. Peu à peu, la salle se vide et les élèves partent se coucher.

Dans un coin, Armand finit ses devoirs de potions qu'il devra rendre le lendemain.

Doucement, j'empoigne un morceau de parchemin et une plume pour commencer à écrire une lettre à mes parents. Ils s'inquiètent beaucoup de l'ascension d'Ombrage à la tête de Poudlard, alors je leur donne des nouvelles régulièrement, comme promis.

Une fois leur avoir raconté ma semaine pour le moins étrange et les changements occasionnés par notre nouvelle directrice, j'ai enroulé ma lettre et l'ai attaché avec un ruban bien ficelé avant de le ranger dans mon sac. Je l'enverrais demain.

Je me suis ensuite tourné vers les autres qui discutaient joyeusement. Armand nous avait rejoins pendant que je finissais mes écrits.

« - Dis donc, à lancé Andrews à Alyx, c'est pas souvent que tu mets des décolletés aussi osés … Se pourrait-il que mon charme ai opéré sur t...BWARF.

Il a finit par se prendre un oreiller dans la tronche par la concerné. J'ai pas pu m'empêcher de rire devant cette scène.

- Arrête tes débilités mon vieux, ça marche pas avec moi.

- Oooh, a-t-il soupiré, dommage. Bon, sinon, j'ai une heure de colle demain soir avec Rusard. Des conseils pour notre rendez-vous galant ? Je devrais peut-être mettre un smoking et un nœud papillon, non ?

- Offre lui des fleurs, lui-ai répondu, on sait jamais …

- T'es pas sérieux, ronchonna alors Armand qui semblait sorti de son silence habituel.

- Tu vas aller récurer des chaudrons, comme c'est romantique.

Andrews s'est tourné vers Alyx à l'entente de cette phrase, un sourire malicieux collé au lèvres.

- Y'a p't'être autre chose chez Rusard que je vais récurer tu sais ?

- Putain, t'es dégeu …

On s'est tous mit à rire. Il ne changera jamais.

On a plaisanté encore quelques minutes avant d'aller se coucher. J'ai embrassé tout le monde puis j'ai rallié en silence mon propre dortoir, faisant en sorte de ne réveiller aucune de mes camarades.

Plongeant sous mes draps, j'ai serré ma peluche de dragon, animée par un sort quelconque, et j'ai plongé dans les limbes du sommeil. Pourtant, derrière tout ça, j'avais un mauvais pressentiment.

Un très mauvais goût de crainte sur le bout de la langue.