Je suis infiniment désolée pour mon retard ! Je vous promets que le prochain mettra moins longtemps, déjà parce que j'ai un ordi et parce que je vais déjà commencer à bosser dessus ! Me tapez paaaaas !
Et bonne lecture à vous !
Une odeur de pains et de brioches chaudes flottait doucement dans les dortoirs des Poufsouffles… La plupart des premières années, bercés par cette douce senteur, somnolaient. Gabrielle, triée la veille, crût un court instant qu'elle était chez elle. Le chez elle d'avant son attaque par un loup garou, dont les seules traces restantes sont d'immenses cicatrices dans son dos. Ses yeux couleur sang s'entrouvrirent un instant avant de se refermer. Elle tenta de se cacher le visage dans l'oreiller mais dût se résoudre à se lever.
Elle regarda un instant l'extérieur, et vit que le soleil était à peine levé. Sa lumière faiblarde et pâlichonne ne suffisait même pas à réveiller qui que ce soit. Ses camarades de chambrée ne réagirent même pas aux rideaux entrouverts. Soupirant de nouveau et après s'être frotté les yeux à deux mains, elle attrapa sa robe de sorcière, une chemise immaculée et une jupe noire des plus bénignes. Il lui fallut un peu plus de temps pour trouver ses chaussures nuit et ses chaussettes blanches. Puis, après un léger instant d'hésitation, elle mit un collier en bronze en forme de tête de loup qu'elle cacha sous son haut de pyjama et un bracelet de pierres rouges gravées de fines runes, cadeau de ses grands-parents.
Un peu plus tard, juste après avoir avalé le contenu d'une potion, elle descendit dans la salle commune et vit avec surprise ses connaissances de la veille. Elle ne put donc pas sauter le petit déjeuner qu'elle pensait solitaire. Mais, gênée, elle ne put s'empêcher de se demander si ils se moquaient d'elle, tandis qu'ils mangeaient ensemble après avoir papoté en marchant, ou pas quand d'un seul coup elle remarqua :
Gabrielle, surprise : « Heu, Monsieur Léo ? Pourquoi portez-vous un robe ?
Virginie, soupirant : -Un conseil, gamine, cherche pas, il est fou.
Léo, très sérieux : - Mais Virgiiiiiiiii' ! Et d'abord, c'est pas ''il'' mais ''elle''. Ensuite, pas de vouvoiement, et je m'appelle Léonie.
Orion, mort de rire : - Ah la la, notre petite lionne de blaireau…
Céphée, amusé : - Notre Léo...nie, Léonie a décidé de rendre Ombrage folle. Il a même trouvé comment aller dans les dortoirs des filles pour exiger d'y avoir sa place.
Gabrielle, inquiète : - Mais, il… euh elle, pardon, ne risque pas d'ennui ? Après tout, les griffondors ont eu des gros ennuis après l'avoir provoquée…
Orion, éclatant de rire : -T'inquièèète. En ce moment, plus on provoque Ombrage plus on a de soutien ! Tu vois les septièmes années ? Hé bien, ceux qui ont réussi à garder potions font des stocks de potions de soins, avec l'aide de ceux qui ont gardé botanique. Ceux qui ont gardé sortilèges ou métamorphoses, ou ce genre de choses, essayent de créer de quoi l'emmerder. Mais bon, les jumeaux Weasley sont plus doués. D'ailleurs, tu veux des bonbons nez-en-sang ? C'eeeest bon Céphée, j'arrête. Pour l'instant, la seule trouvaille depuis l'an dernier sont des sorts stockeurs et des sorts amplificateurs. Mais il faut les installer sur un objet, alors c'est galère. Et puis, c'est plus des runes que des sorts, alors…
Gabrielle, impressionnée : Wow… Mais, vous allez en faire quoi ? Et, et…
Orion, aimable : - Si tu veux, tu peux aider. Ce soir il y a une réunion d'information pour les premières années dans la salle commune, à minuit.
Gabrielle : - Je… Je… Je verrai…
Peu après, il y eu l'arrivée du professeur Chourave qui semblait vaguement énervée. Et cela ne se voyait absolument pas à ses cheveux qui n'était même plus en pétard mais en bombe. Ou à ses ongles qui n'étaient incrustés plus que jamais de terre... Elle donna un énorme paquet de feuille dans lequel chaque emploi du temps se trouvaient. Au bout d'une dizaine de minutes, un jeune garçon aux cheveux ébène donna à Orion son papier et ceux de tout le groupe avant de partir, et le jeune à la chevelure flamme soupira un :
Orion en extase : - Aaaah... Les paris... Je lui avais bien dis que le ministère tenterait un cours d'éducation sexuelle. Je me demandai juste si ce serait un vrai cours ou pas... Faut croire que oui.
Céphée d'un ton doux : - Le jour où tu perdras, je me moquerai de toi mon oisillon, tu le sais ?
Orion susurrant : - Bien sûr mon cœur.
Virginie écœurée : - Y a des chambres pour ça, vous savez ?
Orion : - Mais on ne t'embêterai pas, chérie !
Un hibou censura la dernière réplique de Virginie tandis que Léonie s'étouffait de rire. Orion sauta sur ses pieds, fit de vifs échauffements et partit en courant après un, à voix basse mais excité, « Au revoir, je vais sécher l'histoire de la magie pour vendre quelques machins ! Orion, prend des notes pour moi et offre mon p'tit cadeau à notre lapine d'amour ! Et Virgigi', n'oublie pas notre accord ! Léonie, je jure que je t'offre des bijoux et tout le reste si tu réussi à forcer Ombrage à te mettre un lit dans les dortoirs des filles ! ». Quelques élèves se retournèrent en le voyant courir et quand Ombrage hurla au garçon de s'asseoir. Il fit la réponse très intelligente du « J'AI OUBLIÉ MES AFFAIRES ET JE VEUX PAS ÊTRE TUE ! » dont la réponse fut un grand éclat de rire par les quelques personnes étant restées.
Il y eut un vague silence dans le groupe d'amis, puis Céphée glissa dans les mains de la ''lapine'' un petit paquet avant de se lever et partir en lui murmurant de faire bon usage du cadeau de son petit ami. Ensuite, Virginie se leva, s'étira et les prévint qu'elle devait se rendre en botanique. Léonie et Gabrielle se regardèrent un instant, puis, très sérieuse, Léonie se pencha vers elle et lui demanda à l'oreille : « On doit faire quoi pour donner l'impression d'avoir ses règles ? » Gabrielle ne put que penser un simple et poli : « Crotte de bique à ressort... »
Quelques minutes après cet instant gênant…
Gabrielle courait non loin des serres en se demandant : « Il a lieu où, ce cour de vol ? ». Elle avait beau courir partout, impossible de le trouver. Mais, alors qu'elle allait contourner la serre numéro 3, elle vit Virginie. Se cachant rapidement derrière un arbre, elle vit avec horreur un groupe de griffondors l'approcher et commencer à se moquer de la fille aux yeux vairons. Cette dernière gardait un air blasé jusqu'à ce que l'un d'eux insulte Léo. À cet instant, elle serra les poings. Sa lèvre inférieur vint se réfugier dans sa bouche et ses yeux se rétrécirent. Apparemment, elle ne supportait pas que l'on insulte les autres. Tant que c'était elle, ça allait. Gabrielle voulut aller l'aider, sérieusement. Mais, elle ne se sentit pas capable de bouger quand elle entendit Virginie frapper en plein visage un des imbéciles, de son avis.
Malheureusement, il fallait croire que elle ne pouvait les frapper QUE à l'instant où Ombrage devait passer. Cette dernière hurla sur Virginie et la prévint qu'elle allait recevoir cinquante coups de fouet par Rusard. Gabrielle comprit qu'elle devait s'éloigner, mais dans un instant de doute, elle regarda le cadeau de ses protecteurs et découvrit un ensemble de farces et attrapes Weasley. Et parmi eux, une sorte de petite machine qui, d'après l'étiquette, jetait des bombabouses partout lorsqu'on l'activait. La jeune louve-garou hésita. Devait-elle l'aider à ses risques et périls ou pas ? La peur la paralysa un instant. Puis, elle prit un inspiration effrayée et suivit, tremblante de tout son corps, la directrice et sa victime.
Elle eut l'impression que les couloirs menant à l'étage interdit étaient bien plus grands et peuplés. Elle dût se cacher derrière des armures et des piliers à plusieurs reprises. Un instant, elle se demanda si elle pourrait se transformer en animal. Après tout, elle avait eu un début d'étude pour devenir animagus avant l'accident. Même si tout avait été stoppé de peur que cela soit trop dangereux. Et puis, '' Ce serait une grande découverte si on découvrait que les loups-garous peuvent se changer en lapins, non ? Comme ça, plus de dangers lors des pleines lunes….''
Elle stoppa toute pensée quand la directrice s'arrêta. La porte menant à cet étage était lourdement cadenassée. De plus, elle puait la magie à trois kilomètres, et personne n'avait cherché à cacher l'enchantement. Gabrielle ne put s'empêcher de sursauter en voyant le cadenas sauter et la directrice entrer avec Virginie. Avant que la porte se referme, l'albinos jeta la petite machine qui en moins d'une seconde se mit à faire son travail de diversion. La fille aux yeux vairons essaya de voir qui l'avait jeté mais préféra s'enfuir en courant lorsqu'une main essaya de lui saisir l'épaule. A moins que cela ne fut le cri suraigu qui fit sursauter la blanchette.
'' Zut zut zut, je fais quoi maintenant ? Je fais quoi ? ''
La jeune loup garou prit alors la, très intelligente, initiative de mettre le plus de distance entre elle et le couloir. Et, après avoir traversé quelques étages, elle décida de rentrer aux dortoirs et de prétendre avoir vomi ou elle ne savait encore quoi, quand…
« Hé bien, si ce n'est pas un élève qui sèche, je n'y connais rien... »
''Rusard. La pire abomination de Poudlard, avant même Ombrage, c'est pour dire ! Mais, c'est sans doute dû au fait qu'il soit arrivé le premier. Même si Ombrage va bientôt le dépasser dans la matière de la chiantitude incarné et… Oh mon dieu, me voilà déjà inspiré par Orion … Je réponds quoi ? Je tente le vomi ?''
Gabrielle : - Heu…
Rusard, la coupant : -Venez là, je suis sûr que la directrice aura une booonne idée de correction pour une première année... »
N'osant rien dire, Gabrielle se laissa emmener. Elle croisa quelques camarades de différentes maisons dont Virginie. Cette dernière, le col défait, la regarda avec choc de derrière un pilier. Et, le pire, c'est que la gamine voyait pourquoi. La cordelette du ''petit cadeau'' était encore à son poignet.
L'albinos se mise à prier intérieurement Merlin, Poufsouffle, ou on ne sait qui ... que ce ne soit pas la même cordelette pour tout les ''lots made in Weasleyland''.
« Hé bien mon cher Rusard, encore une fauteuse de trouble ? Moi qui les croyait assez intelligents pour m'écouter lors du discours de rentrée, il faut croire que je me suis trompée... »
''Et vous, êtes-vous assez intelligente pour comprendre que le rose ne vous rend pas mignonne ? Bon sang de bon soir, on dirait Virginie… Normal, je crois qu'elle avait dit ça hier dans le train, ou lors du repas ?...''
« En plus, elle ne m'écoute même pas… Elle ne sait même pas comment s'habiller correctement, pourtant je l'ai prévenue hier. Hé bien, pour personne idiote ... châtiment idiot, une petite balade dans la forêt interdite devrait suffire ! »
Gabrielle voulut hurler le ''QUOI ?!'' qui lui vint à l'esprit, mais, la peur de découvrir le pourquoi du cri qu'elle avait entendu la fit rejuger la situation. Mieux valait pour elle être crue stupide. Ainsi, elle ne serait pas considérée comme un danger. Technique du héros grecque… Ou romain ? Elle se décida d'arrêter de réfléchir et prit son air le plus rêveur et perdu possible. Même si cela ne servait à rien, Ombrage ne prenait même pas la peine de la regarder, mais grommela quelque chose qu'elle n'entendit pas.
Cela semblait faire des heures qu'elle attendait dans le bureau de Rusard, assise sur une chaise en bois si vieux qu'elle lui sembla pleine d'échardes. Gabrielle regardait à gauche, à droite puis se dandinait comme elle pouvait contre la chaise et se remettait de manière faussement décontractée. Tendue, donc, elle sursauta quand le son d'une brise légère approcha. Elle fut surprise de voir le professeur Binns entrer. Il lui demanda de le suivre.
Obéissante, elle suivit avec peur le fantôme qui, apparemment, avait reçu l'ordre de l'emmener dans la forêt interdite. Elle qui était à l'origine si agréablement surprise, elle déchanta vite. Le fantôme ne semblait même pas se rendre compte de là où ils étaient et lui racontait la guerre des Goblins en même temps.
A moitié endormie par le discours, elle tourna la tête quand elle entendit une branche craquer, et ceux pour voir…. Un loup. Grand, gris et puissant. L'histoire des loups garous de la forêt était donc vraie ? Déglutissant, elle se retourna et ne vit plus le professeur. Avait-il continué sa route sans la voir ? Pouvait-elle juste courir vers le château et faire comme si elle avait fait sa colle ? Le loup ayant disparu et la lune étant haute, elle décida que oui et sprinta vers Poudlard en tressautant au moindre son et à la moindre ombre. Elle remercia Binns de ne même pas s'être rendu compte qu'ils allaient en ligne droite.
A peine arrivée, elle vit Rusard de nouveau, qui rassemblait ceux partit en colle dans la forêt interdite et ailleurs, jugea-t-elle à l'épuisement dans les regards et à la légère senteur de sang. Respirant doucement, elle suivit docilement les autres jusqu'à la salle commune sans même écouter les dires du concierge. Elle était trop crevée pour ça et se fichait un peu de se qu'on penserait d'elle après ça…
Enfin, elle pensait qu'elle serait mal vue, jusqu'à ouvrir la porte de la salle commune avec ses quelques camardes… Et de voir des confettis et tout le reste leur tomber dessus tandis que les élèves sautaient chacun sur leurs amis blessés –ou pas-. Gabrielle ne put retenir un cri quand elle et Léonie, dont elle n'avait jusque là pas vu la présence, furent soulevé(e)s de terre et installé(e)s pour manger.
Le mini repas fut rapide et bruyant. Mais, elle ne put s'empêcher de se sentir inquiète. Léonie semblait épuisée et ne réagissait qu'à peine. Et elle vit très bien que son ami(e) ne mangeait pas, sauf quand Virginie lui fichait de la nourriture dans la bouche en faisant le joueur de quidditch. Mais elle n'eut plus temps de s'inquiéter avant d'aller se coucher quand le préfet de Poufsouffle les prévint qu'il tiendrait lui même la réunion comme sa collègue était épuisée à cause de sa ''colle''.
« Bonjour à tous et à toutes. Déjà, ceux qui sont encore pour Ombrage, je vous prierais de quitter cette salle immédiatement. Sinon, dès que vous serez choppés, vous aurez à faire à moi. Même si votre conscience suffirait largement vu les résultats que nous montrent les colles… - quelques instants passèrent en silence tandis que quelques personnes sortaient - Voilàààà. Bien. Alors, voici le plan de ce qui est prévu pour notre chère maison cette année. Comme vous le savez, l'année dernière, nous n'avons pas été très actifs, contrairement à certains griffondors. Mais, ces derniers ayant été chopés, ils peuvent plus faire grand-chose, alors à nous de prendre la relève ! Bon, désolé, je suis pas un très bon orateur, mais nous allons commencer par un magnifique concours ! Un concours secret, avec plusieurs catégories que voici : le chant, le tag, et la cuisine. Tout groupe qui s'inscrit devra avoir choisi entre ces trois catégories. Et les trois seront utilisés à plusieurs événements. Déjà, nous comptons utiliser les chants lors d'Halloween, ils seront passé à fond dans diverses salles et voyageront d'étages en étages. Il y aura trois catégories. Oui j'aime le nombre trois, et non, Orion, tais-toi, on sait tous que tu penses plan à trois et c'est hors de question. La première sera des chants originaux, la seconde sera avec des reprises et la troisième … Devra être le plus gros bordel insupportable possible. Le tag servira à Noël. Orion, ici présent, s'est associé aux jumeaux Weasley, et il est en pleine confection d'une peinture sorcière indélébile se multipliant face aux sortilèges. Et donc, nous les installerons sur les murs dans la nuit du 20 décembre. Pour la cuisine, ce n'est qu'un projet, mais nous comptons essayer de préparer une grande grève contre Ombrage à la manière des moldus. On bloque les couloirs et tout ça. Mais, il faudra quelques cuisiniers car on pourra pas se rendre à la grande salle pour bouffer. Et bah, … Voilà, vous aurez un truc plus détaillé la semaine prochaine, quand ma collègue sera au meilleur de sa forme. Bonne nuit ! Et, un grand bravo aux provocateurs d'Ombrage ! »
Une grande clameur s'éleva et s'acheva quand la grande majorité des élèves présents partirent se coucher. Avant de pouvoir dire quoi que ce soit, Gabrielle se retrouva serrée dans les bras de Virginie qui lui murmura qu'elle était une idiote qui devrait pas se mettre en danger comme ça. Puis, elle lui ébouriffa un peu les cheveux et fuit en coup de vent tandis que Léonie riait faiblement et que le couple la félicitait. La jeune loup garou, juste avant de se coucher, se jura d'essayer d'être moins timide avec eux demain.
