Bouyaaaah ! Et Je reviens avec ce quatrième chapitre Serpentard/Serdaigle. J'espère qu'il vous plaira, et encore sorry pour le retard astronomiiiique !

N'oubliez pas, les reviews c'est la vie !


Louisa

Bruuuuh.

BRUUUUH.

Je veux pas y aller. Je veux pas la voir. La blessure est encore ouverte. Pleine de pus. Beuuurk. Imaginez un peu. Pas cool.

Bref, quoi qu'il en soit, je devais aller à la rencontre d'une certaine personne pour aller la remercier à propos d'une certaine chose. Et clairement, ça ma cassait un peu les couilles métaphoriques que je n'avais pas.

Et bien entendu, je ne pouvais pas y échapper, parce que Daddy Mathieu me couvait du regard, impartial. L'est chiant quand il veut, celui-là.

Je suis restée trois bons jours à comater à l'infirmerie avant de péter la forme à nouveau. Alice et Mathieu se sont relayés pour me faire passer les cours. Sérieux, y'a que les études qui comptent pour eux. Sont fous.

On est entré dans la Grande Salle, silencieux, parce que je tirais une gueule de trois mètres de long, et qu'il valait mieux ne pas me chercher pour l'instant. Faut pas déconner. Aha. Ah. Aaah. Je hais ma vie.

Comme Mathieu Lestrange ne voulait pas me lâcher trois secondes, j'ai avancé jusqu'à la table des Serdaigles. Ne pas paniquer. Ne pas vomir. Ne pas hurler. Je dois me contrôler. La simple vue d'elle, heureuse, avec ses potes, me donnait envie de la frapper. Je les ai dépassé, la gorge nouée au possible, et j'ai laissé tombé un morceau de papier chiffonné dans l'assiette de la concernée. Et je suis partie, sans un mot. Boom, je suis trop badass et mystérieuse.

- Tu te trompes de direction, la table des Serpentard, c'est de l'autre coté.

Bon, à peu de choses près.

Quand on s'est assis, y'avait la bande à Malfoy pas loin, attendant tels des vautours décharnés que leurs proies favorites se posent dans leur piège.

- Alors Freeman, on a échappé de justesse à la Directrice. La prochaine, on ne te fera pas …

- Ooooh, Professeur Maugrey, vous, ici ?! Me suis-je alors écriée en écarquillant les yeux.

Ce prof était génial, on va se le cacher.

Par contre, Malfoy a sursauté et s'est retourné brusquement, tel un rongeur apeuré. Lel.

- T'inquiète pas la fouine, moi non plus je te ferais pas de cadeaux.

Et je lui ai fais un magnifique doigt. Une œuvre d'art. Avouez …

Il était pas content, et nous a ignoré jusqu'à ce qu'il ai fini de manger, puis s'en est allé avec fierté et dignité, tel un paon sans ses plumes, tel un chien la queue entre les pattes, tel un coq qui a marché dans de la bouse. Bref, il était ridicule, mais il gardait la tête haute. Même Alice a esquissé un sourire. Je suis géniale.

- Gens, on a quoi après ?

- Educ' sexuelle, a soupiré Math …

Oh, génial. Parfait. J'adore cette matière.

- Bonne chance, a ricané Alice.

Je l'aurais bien remercié, mais j'étais trop occupée à me lamenter sur mon sort. J'en peux plus d'Ombrage et ses conneries … Aaaargh. En plus j'ai même pas fais mes devoirs.

Je me suis avalé trois tranches de bacon et des tartines grillées quand Mathieu a finalement décrété qu'on devrait se bouger l'arrière-train pour aller en cours. Ni une, ni deux, j'ai attrapé mon sac, et je l'ai suivi en vitesse. Pour une fois, on est arrivé en avance, et McGogo avait l'air de pas trop mauvaise humeur. Bien. C'est bon signe.

Nous n'en dirons pas autant de Rogue. Il tirait la même tronche que d'habitude, et n'a fait aucun commentaire en entrant. Il s'est posé dans un coin sombre de la salle, telle une grosse chauve-souris, et nous a regardé comme si il nous mettait au défi de le faire chier. Bon, bah aujourd'hui, ce sera MacGogo …

- Bonjour, a-t-elle commencé, sortez une plume et un rouleau de parchemin, et prenez des notes.

Elle a sortit un vieux projecteur et nous a passé un diaporama. « Cours d'éducation sexuelle. Rédigé par le Ministère de la Magie. » Wow, ben ça promet ! Vous croyez qu'ils pourraient m'accepter, à Llevermony ?

- Alors …

La première diapo … Lel. Je suis morte de rire intérieurement. Ou juste morte, mais qui peut savoir ?

- '' Un garçon ne pleure pas. Une fille est fragile. Un garçon ne doit pas jouer à la poupée. Une fille ne doit pas se battre.''

MacGo' a tout lu d'une traite, se retenant de placer des commentaires désobligeants. Moi, ça me démangeait de manière violente. Mathieu se dandinait sur son tabouret, agacée lui aussi.

- Et si on frappe un mec dans l'entre-jambe ? Est-ce que ça compte ?

Une fille a prit la parole, au premier rang. Gryffondor, inconnue au bataillon. Je l'aime bien celle-là.

- Judicieuse remarque, Kalah. Cinq points pour Gryffondor !

Bon, là, c'est un peu déloyal. Moi aussi, je peux en sortir des biens comme celle-là !

Second diapo …

- '' Le Quidditch est un sport masculin. Les femmes devraient se tourner vers des métiers moins risqués.''

Et moi je suis quoi ? Une danseuse classique ? C'est trop drôle.

- Allez dire ça à Freeman, a ricané une fille de Serpentard, elle était notre meilleure poursuiveuse avant de laisser tomber l'équipe.

Bon, je sais pas si dois prendre ça pour un compliment ou une critique, mais ça m'a quand même fait chaud au cœur. Trop chou.

- Ouais, l'équipe était pas mal quand elle jouait.

Après ça, on a complètement laissé tomber le diapo, et on a parlé des exploits de chacun. Même Rogue a fini par s'y mettre. Je crois que c'est la première fois que personne ne s'engueule, ou qu'on sent une rivalité entre les Gryffondors et les Serpentards. On était juste là, à bavasser, et on était bien.

Quand la fin du cours a sonné, on était presque déçus, mais fallait bien aller au prochain cours. J'étais sur un petit nuage, et Math me tirait par un bras pour m'emmener jusqu'à mon cours de Soin aux créatures. Il m'a laissé là, et est reparti fissa.

Étudier les Nundu était délibérément le cours le plus passionnant que l'on ai eu depuis des années. j'aimais bien Hagrid, hein, mais ses cours n'étaient pas très constructifs. Pas du tout même. Mais pour en revenir aux Nundu, seulement deux personnes ont réussis à en capturer un, et un seul à survécut : Norbert à Dragonneau.

Dire que Norbert Dragonneau est mon idole serait un peu exagéré … Mais, si, il l'est. Gardez ça pour vous, c'est un secret bien gardé !

Quoi qu'il en soit, le reste de la journée à été bien chiante, et ce n'est que le soir que tout est devenu vachement plus intéressant. Au dîner, j'ai reçu un message qui racontait, je cite, ''Un message t'attendra à minuit, ce soir, derrière le blason sur la cheminée de ta salle commune.'' Le mot n'était signé, mais j'ai reconnu l'écriture de la préfète de Poufsouffle. Yeay, enfin un peu d'action.

Je n'ai rien dis à Alice et Math – faut pas déconner, ils sont trop sages pour ça – et j'ai attendu patiemment dans mon lit avant de descendre à l'heure convenue. Le message était bien là.

Par contre, ça va pas être possible, les messages cryptés. Ils m'ont pris pour qui ? Sherlock Holmes ?

Bon, alors …

Venin, crocs, si je me rappelle bien de ce qu'on avait décidé … Mouais, c'est le lac, au dessus. Merde, elle veut vraiment me faire sortir dehors, fin septembre ? AHAHAHA. Ah merde, c'est pas une blague.

Va vraiment falloir que je le fasse.

Heureusement pour moi, je suis équipée du kit pour sorcier facétieux denier cri. Je peux me rendre INVISIBLE. TIN TIN TIIIIN.

J'ai sorti un de ces machins péruviens, et à la seconde d'après, je n'étais plus là. Pouf. Disparue Louisa. J'ai cru que le tableau de Slughorn allait faire une crise cardiaque, du coup je me suis pas mal marrée. Il ne dira rien, c'est un type sympa.

Bon, constatation, on se les gèle un max, dehors.

Constatation numéro deux : le lac est plus loin que dans mes souvenirs, donc je vais devoir courir pour pouvoir rentrer à temps tout en étant invisible.

J'ai trempé le papier dans l'eau du lac, et les mots se sont effacés pour laisser apparaître des nouveaux.

« Je te fais un récap' rapide : Les concours de cuisine, tag et musique sont maintenus, à toi de voir si certains Serpentards sont chauds pour y participer. On va aussi ensorceler des objets, voici le listing : Billes (ou points noirs pour certains), badges, vêtements, pupitres et plumes. T'es douée en sortilèges et en potions, tu pourrais nous trouver des bons sorts bien chiants ? Fais appel aux jumeaux aussi ! »

Bon, je vais bien galérer, mais c'est pas grave. Aussitôt ces lignes lues, j'ai foutu le feu au papier. ALLUMEEEEZ LE FEUUUUU ! Tiens, je crois que je devrais participer au concours de chants moi …

La question est maintenant de savoir quels Serpentards seront assez intelligents pour m'écouter.


Andrews

- Encore vous, Blake.

- Ouais, encore moi. Mais avouez-le, vous m'aimez trop pour être agacé.

Rusard a marmonné dans sa barbe et m'a fait signe de le suivre.

Énième corvée de nettoyage de coupes. Je suis trop un rebelle. Faudrait qu'on me décerne une médaille, je crois que je commence à égaliser les jumeaux Weasley.

Andrews Blake, tombeur de ces dames et Serdaigle confirmé, a l'honneur de vous présenter une journée lambda de sa palpitante vie. Nan, je dèc' je suis juste en heure de colle. Tuez-moiiii.

- Vous avez deux heures. Sans baguette.

Et comment voulez-vous que je nettoie ça sans magie ?

Ah, à la manière moldue, comme me l'indiquent si gentiment ce seau et cette éponge. Help.

- Vous restez pas avec moi ? Je croyais que vous aimiez bien me voir souffrir à la tâche.

Oui, c'est tendancieux, et non, je n'ai pas honte. Je n'ai jamais honte. C'est tellement cool de le voir rager. La prochaine étape, ce sera Ombrage. Je me marre déjà d'avance. Si ça se trouve, c'est une pédophile. Eurk.

- Certainement pas Blake, certainement pas. Maintenant, remettez-moi votre baguette, ou ce sera dix coups de fouet en plus de votre punition initiale.

Wow, hardcore. J'aime ça. Héhéhéhé.

J'ai rien ajouté, et je lui ai tendu ma baguette avant de me mettre au travail en même temps qu'il a disparu dans le couloir, me laissant avec son abruti de chat. C'est qu'il est occupé, le vieux, avec tous ces élèves qui pètent des câbles.

J'ai commencé à astiquer une première coupe, puis une deuxième, jusqu'à ce qu'un groupe de la Brigade – débile – Inquisitoriale passe par le couloir. Draco Malfoy à sa tête.

Ils ont ricané quand il m'ont vu, et un coup malheureux a renversé l'eau par terre.

Putain.

De.

Gamins.

Sérieux, on devrait légaliser l'avortement jusqu'à 16 ans.

Quand ils ont disparus à l'angle du couloir, et je me suis relevé pour me tourner vers Miss Teigne.

- Tu pourrais pas aller chercher ton mec pour lui dire que des ahuris ont renversé mon sceau ?

Elle n'a pas bougé d'un poil.

- Allez, bouge !

Là non plus.

Et merde quoi, j'avais même plus ma baguette. Elle pouvait bien faire un effort.

Ou pas. Tant pis. J'allais devoir recourir aux méthodes extrêmes.

Il faut savoir que je suis animagus, et que je suis dans la capacité de me transformer en blaireau. Allez savoir pourquoi, moi même je cherche encore. C'est assez pratique, parce que c'est petit et plutôt marrant, mais niveau défense, j'allais devoir faire preuve d'ingéniosité.

Et je me suis rappelé que j'avais besoin de ma baguette pour passer le barrage. Fuck. La vie est injuste.

Alors j'ai attendu que Rusard daigne revenir, et je me suis tapé deux autres heures de colle la semaine prochaine. Cette fois, je suis sûr que les Weasley n'ont pas fait mieux.

Quand je suis revenu à la salle commune, les autres m'ont applaudi. Je sais, je sais, je suis merveilleux.

Y'a juste Alyx qui s'est foutue de moi quand je lui ai raconté l'événement Malfoy, et je fait que je sois collé pour la semaine prochaine.

- Blaireau va !

J'ai ricané.

- Tu n'as pas idée.


- Attends, regarde !

Alyx a agrippé mon bras, et m'a forcé à m'arrêter. Y'avait une espèce de folle dingue debout sur un balai qui accrochait un drapeau LGBT à une tour.

- Je la connais, elle fait parti des Poufsouffles en grève, a soufflé Alyx.

- Bon, bah, on l'aide alors ? A suggéré Maisie.

- Bah oui, on va la laisser dehors, elle risque de se faire repérer par Ombrage.

- Ouais pas faux.

Je les ai laissé tergiverser, et j'ai ouvert la fenêtre en grand, avant de gueuler un grand « Hé, toi là, sois plus discrète. » et de reculer. Elle est revenue vers nous, maussade, et s'est barrée après avoir adressé un signe de tête à Alyx. Et les merci, c'est pour les chiens ? Elle a un beau cul par contre.

Bien sûr, je me suis fait choppé à la mater par Alyx, et cette dernière m'a foutu un coup de coude dans les cotes. Trop de violence dans ce monde, j'abdique.

- Au fait, y'a une réunion ce soir, on y va ?

- C'est où ?

- Dortoir des Poufsouffles, évidemment.

Bah oui, c'est une évidence voyons. Non mais on pas forcément au courant, Captain Obvious.

Alors quand on est arrivé, le soir, j'étais pas trop trop chaud, j'avais envie de pioncer, et Alyx était trop absorbée par ce que disait la préfète pour que je puisse l'emmerder un peu. Tristesse infinie.

Et blablabla, regarder moi parler, blablabla, mon discours n'en finit pas. Et Alyx est toujours pendue à ses lèvres. Je m'ennuie bon sang. Armand est venu, de mauvaise grâce parce que Maisie l'y a un peu obligée. J'adore cette gamine.

- Il est hors de question que je chante !

- Fais de la cuisine alors !

- Je sais pas cuisiner !

- Tu n'as qu'à participer aux concours de tag avec moi !

- Mais je dessine aussi bien qu'un enfant de trois ans !

- Débrouille toi pour trouver une activité, mais il est hors de question que je te laisser glander dans ton coin ! Et toi Andews ?

Heuuu …

- Je sais pas, je verrais …

- Ok, mais ne tarde pas trop, la feuille d'inscription va bientôt passer.

Argh. Laissez-moi être indécis ! Je sais que vous voulez tous que je sois avez vous, mais quand même ! Quand la feuille est passée, j'ai vu le nom d'Alyx dans la partie « Chant et poèmes ». Sans trop y croire, j'ai noté mon nom en dessous du sien. Juste pour être avec elle.

Alors que la feuille finissait de circuler, des cris ont retenti, et on nous a fait évacuer. On nous a tous poussés dans les dortoirs, et, je ne sais pas trop comment, je me suis retrouvé sous un lit, collé à ma brune préférée qui me faisait signe de ne faire aucun bruit.

Ses yeux étaient braqués sur les miens, et elle était magnifique.

J'aurais voulu rester toute la nuit comme ça, mais on a du repartir. Quand je me suis couché dans mon lit, j'avais toujours le visage d'Alyx dans ma tête, et dans mes rêves, elle ne me quittait pas.

Je crois que je l'aime trop.