La journée suivante fut plus calme pour les Poufsouffles. Beaucoup cherchaient comment obtenir des instruments de musique rapidement. Pré-au-lard étant impossible à rejoindre par la manière légale, des ''locations'' de balais et du co-balayage s'organisa pour faire des aller-retours dans diverses villes. Des systèmes furent même improvisés pour transporter plus de personne avec deux balais. Le plus prisé étant celui de la couette. On attache simplement les quatre coin de la couette sur les balais pour ainsi transporter dedans quelques personnes ou affaires. Il y a même une version où l'on attache juste les quatre coins au balais et on met une planche pour laisser un bon espace d'assise et pas faire ''sac''.

Quelques uns, ayant abandonné cette partie là du ''concours'' (pour des raisons pratiques, de manque de talents ou autres), se mirent à faire des aller-retour discrets dans la cuisine pour prendre ingrédients, recettes et ustensiles. Il avait été dur de faire comprendre cette nécessité de savoir faire la cuisine, mais dès que Virginie lança à un groupe de se rappeler que les elfes de maison sont à Poudlard et donc à la directrice, et pas aux élèves, ils se turent et repartir faire leurs oignons.

Il y en a aussi certains qui s'entraînaient à faire des dessins provocateurs un circula beaucoup chez les poufsouffles : une caricature d'Ombrage en crapaud, léchant le cul d'un bœuf à l'air stupide, avec un chapeau melon. On ne devine pas du tout qui il caricature, pas du tout. Des copies en furent rapidement faîtes et cachées un peu partout dans le château dont une fut collée avec un sort de glue éternelle sur le siège de la directrice tellement aimée. Le/la responsable ne fut pas retrouvé(e). Mais Léonie rigola toute la journée à ce propos.

Pour le petit groupe d'ailleurs, la journée avait été assez… Dure. Léonie avait décidé de tenter toutes les tenues possibles pour savoir lesquels faisait le plus ''fille'' sur lui (elle). Il voulait que personne ne puisse même penser qu'il était un garçon. Ce fut Orion le plus amusé et actif à ce propos. Il faut croire que voir quelqu'un tenter des tonnes de vêtements durant des heures l'ennuyait moins que les deux filles du groupe.

Avant cet épisode, il y avait eu les cours. Gabrielle avait eu son premier cour de potions et avait été tout bonnement ignoré par le professeur Rogue qui semblait plus occupé par son envie d'étrangler Ombrage, au fond de la classe. La jeune louve demanda même à son voisin le plus proche si il pensait que le chaudron sur le bureau de l'enseignant contenait une quelconque potion mortelle. Il rigola et lança la rumeur. Qui fut démenti par un septième année qui révéla que c'était en faite ''juste'' un poison léger, à peine suffisamment forte pour rendre malade pendant une semaine. Les rumeurs circulèrent alors sur la victime de la chauve-souris des cachots. Il y eu une majorité à penser que c'était quand même pour le crapaud.

Virginie, elle, eu cours de défenses contre les forces du mal. Elle n'y alla pas. De toute façon, les listes d'appels avaient été volées de manière très mystérieuse la veille. Et elle était quasi sûre que Ombrage ne remarquerait même pas qu'elle faisait partie de cette classe normalement. À la place, elle s'installa sur le toit du château pour y accrocher des drapeaux avec une tête de mort. Elle faillit se faire attraper, mais des Serdaigles l'aidèrent à rentrer par une fenêtre du château avant d'être attrapée. Et elle passa le reste de la journée à aller gentiment en cours.

Léonie n'y alla même pas, séchant allégrement pour des essais de parfums et de maquillages. Mais pas des maquillage de beauté, attention. De toute façon, ni Gabrielle ni Virginie n'en mettait alors, cela lui prouvait bien que c'était pas obligatoire. Et, il s'entraîna à faire les plus beaux dessins qu'il ne devrait pas connaître, ou voir, pour continuer la lancée du malheureux ayant été chopé à dessiner une bite et écrire ''Bureau de la direcpute branchée SM'' sur la porte du bureau d'Ombrage.

Quant à Céphée et Orion, ils virent eurent encore le fameux cours d'éducation sexuelle ce qui permit à Orion de gueuler un : « Et si on est homo', on fait quoi ? Je suis sûr que bien moins de personne savent ! Moi je sais par expérience, mais je suis pas la seule personne dans ce monde ! » Il passa ensuite la journée à râler en disant que les professeurs auraient pas dû retirer de points car sa remarque était tout à fait sensé. Céphée en répondit que c'était sans doute parce qu'il avait pas levé la main.

Bref, ce fut une journée paisible et banale. Mais, une certaine impatience se faisait voir. Une nouvelle réunion allait avoir lieu cette nuit. Et, les Serdaigles allaient apprendre ce qu'ils faisaient en même temps. L'une d'eux était venue les voir, le matin, dans la salle commune. Personne n'avait trop bien compris toute cette histoire, mais bon, tout le monde s'en fichait un peu aussi. Le seul but, actuellement, c'est faire chier à fond Ombrage. Et attendre les réunions du soir...

Préfète de Poufsouffle : « Hé oh tout le monde, écoutez ! Hé hoooo ! Bon, cher collègue, corne de brume s'il te plait. Je sais que tu pensais que je voudrais prendre ma semaine, mais on a trop à faire pour gâcher du temps parce que personne aura rien compris. »

Étrange comme le silence arriva vite dès que le son perça l'obscurité.

Virginie chuchotant : « C'est con, tout ceux mit à part savent qu'il se passe quelque chose maintenant.

Céphée tranquillement : Non, on a insonorisé la salle magiquement quelques minutes avant le plus gros des arrivées.

Léonie avec un grand sourire sadique : Hé hé ! Ça va être la fêêête à la Ombraaaaage !

Orion amusé : Wouaip, enfin, pas de suite. Ça va être que les p'tits coups pour l'instant.

Gabrielle se mordant la lèvre inférieur : Comment ça ? »

« Bon, la bande des cinq là, fermez là que je puisse expliquer tout s'il vous plait ! Merci ! Bon, comme vous l'a expliqué mon ami hier, nous allons avoir trois gros coups avant Noël. Le premier sera plutôt musical avec vos créations et reprises passé à fond dans tout Poudlard. Pour ce faire, nous ensorcellerons quelques objets clés. Des objets personnels de tout les élèves, même ceux hors de ce coup, et des objets fixes. Je vais faire passer des feuilles et vous allez inscrire dessus les objets ou lieux qui vous semblent parfaits pour cela. Ne regardez pas ce qu'écrivent les autres. Comme ça, on pourra faire un classement. Et en silence ! »

Virginie regarda sa feuille avec insistance sans trop savoir quoi écrire, cela l'agaçait. Elle voyait bien tout le monde qui écrivait à toute vitesse et elle, elle voyait rien. Même Gabrielle, une première année, bordel, arrivait à trouver des trucs ! Elle écrivit alors deux-trois trucs ultra banals avant que tout soit ramassé et les propositions écrites sur un tableau noir qu'elle n'avait jamais remarqué.

Des vêtements.

Les pupitres.

Les tableaux.

Les plumes.

Les livres.

Des sextoys.

Les badges de la Brigade Inquisitoire.

Les badges des préfets.

Des sortes de petits points qui seront ensuite jeté sur de pauvres victimes/

Ta bite.

Le sol.

Les murs.

« Bien, on va maintenant faire un vote à main levé pour ceux que l'on va garder. On s'en fout de ce que disent les autres, votez pour ce que vous trouvez le plus juste, on peut voter plusieurs fois, voilà. »

Virginie soupira en voyant les cinq choses vainqueurs. Des sortes de points noirs qu'on mettrait sur des victimes aléatoires ('ça va, c'est juste chiant pour ceux sur qui ça tombe, mais au moins, on ne pourra pas être retrouvé.'), les badges ('nos aides des autres classes seront utiles, au moins.') et les vêtements ('un peu risqué, mais si on fait gaffe à faire prof et élèves aléatoires, ça peut le faire'). Et deux qu'elle n'appréciait pas trop, plumes et pupitres. Ça s'était risqué. Et tandis que elle réfléchissait pour enlever le risque avec les deux objets, elle ne fit pas attention au brouhaha et, elle soupira quand Orion commença à la secouer pour l'embêter. Elle entendit vaguement la préfète réclamer le silence à grand coup de corne pour leurs dire de revenir la semaine suivante, le mercredi, pour l'inscription des groupes et que elle allait leur expliquer comment cela fonctionnerait. Elle s'efforça de se ressaisir avant que un hibou fonce droit sur la préfète. Cette dernière prit le mot à sa patte et palissa avant de hurler à tous de retourner dans les chambres rapidement et d'enlever tout les sorts à la va vite.

A partir de cet instant, tout devint fouillis. Des personnes se précipitaient en courant vers les couloirs, sans même comprendre pourquoi. D'autres enlevaient à les sorts rapidement en courant d'un coin à l'autre de la salle. Des camarades soulevaient ceux étant tombés dans la cohue, les traînant moitié jusqu'aux dortoirs. Et, juste avant que les derniers montent, Virginie reçut un mot de la part de la préfète ainsi qu'une cape d'invisibilité de mauvaise qualité. Soit, une sorte de couverture avec un sortilège de désillusion dessus. La fille aux yeux vairons l'enfila et lu la lettre :

« Rends-toi chez les Serpentards et cache ce message derrière le blason de la cheminée. Serpentards de notre camp, plongez ce message dans le poison de vos crocs et son sens vous apparaîtra. »

Virginie se retint de gueuler. Elle ne voulait pas elle ! 'Franchement de tout les putains de types de merde de cette maison, elle pouvait pas choisir quelqu'un d'autre ?!' La demoiselle aux cheveux sombres vit soudainement s'ouvrir la porte de leur salle commune et vit passer Rusard. 'Que fout-il là ?' Ce dernier regarda avec un air méfiant les alentours puis repartit et elle comprit ce que cela pouvait vouloir dire. Soit, c'était un hasard, soit, c'était qu'il y avait un traître, soit, Ombrage comptait mettre en place une vérification systématique des salles communes des maisons où il y avait eu des ''agresseurs''.

Elle grogna intérieurement et sortit à son tour avant de descendre vers les cachots. 'Il caille merde ! Ils pouvaient pas s'installer dans des tours où dans les couloirs comme tout le monde ?' Grelottant, elle avançait pas à pas et dût se retenir de soupirer en voyant la débilité du mot de passe qui en plus, osa marcher. Elle entra au milieu de la salle commune peu rassurante. Des crânes décoraient l'endroit, il faisait sombre et en plus, la pièce semblait entièrement plongée dans une fraîcheur plus proche de la glaciation que de la brise peu chaude.

'Plus besoin de se demander pourquoi on pense les Serpentards maléfiques. Sérieux, ils pensaient quoi les types qu'ont décoré ? Cet endroit sent autant la vie que Rogue le bonheur… Et c'est peu dire ! Rogue est parfois heureux à mon avis. Quand il pense à comment tuer sans pitié les Gryffondors ou quand il terrorise quelques premières années. Remarque, non. Ça doit juste exciter son sadisme et donner une vague impression de contentement.'

Virginie avança lentement dans la pièce avant de mettre le papier derrière le blason ornant la cheminée, et cela, sans quitter la cape. Elle sentait les yeux du portrait de Horace Slughorn dans son dos. Il voyait une force se déplaçant dans l'obscurité sans savoir quoi et la Poufsouffle bénit le fait que, comme toute sa famille, elle voyait un peu mieux dans le noir que beaucoup et de s'être entraînée à se repérer dans le noir complet. À une époque où elle pensait qu'elle allait devenir aveugle. Elle ne se rappelle même plus pourquoi elle avait pensé ça, mais bon, ça a fini par être utile. Et c'est sans doute pour ça qu'elle a été choisi pour cette mission, mais passons. Comme passe la demoiselle aux yeux vairons pour retourner dans son dortoir et son lit.