Salut salut SALUT ... Oui, je suis en retard, encore. Je mérite d'être envoyée chez Aragog l'araignée pour ça :c

Sur ce, je vous laisse en compagnie de mes bébés.

Signé : un Sora sauvage.


Je n'en peux plus.

Louisa a débarqué un matin, toute guillerette, et nous a prit à part, Mathieu et moi, pour nous expliquer ce qu'elle faisait depuis le début.

Merde quoi !

Une rébellion des Poufsouffle ? AHAHAHAHA. Nan mais on nage en plein délire. Aha … Ah … Ou pas. Elle est très sérieuse. Oskour.

Mathieu a l'air réticent, mais il est d'accord pour marcher dans sa combine. Je suppose que je n'ai pas le choix ?

- Vous allez voir, les Poufsouffles sont super géniaux ! Vous allez les a-do-rer !

Mouais, pas sûr …

- Y'a les Serdaigles aussi, mais vu que c'est l'Autre qui gère les manœuvres de la maison, on va les laisser faire leurs trucs dans leur coin.

- Lou', a maugréé Mathieu, tu es ridicule. Elle fait des trucs vraiment dangereux pour t'impressionner et tu la rejettes toujours !

- Je ne lui ai rien demandé, répliqua-t-elle en fronçant les sourcils.

J'ai moi même haussé les épaules, du même avis que mon frère. De toute façon, je n'avais pas de temps à perdre avec leurs idioties : j'avais rendez-vous avec Mme Pomfresh dans moins de dix minutes.

- Bon, je vous laisse, j'ai cours de médecine !

Mathieu m'a serré dans ses bras et Lou' m'a fait un signe de main amical.

Mme Pomfresh m'attendait patiemment, et me fit un sourire encourageant quand j'ai déposé mes affaires dans un coin pour la rejoindre.

- Aujourd'hui, nous allons voir comment guérir efficacement une fracture du poignet.

J'ai hoché la tête, et l'ai suivi jusqu'à un lit, tout au fond de la pièce. Elle m'a désigné deux ou trois potions, m'expliquant leurs caractéristiques, et en même temps, je prenais des notes, à la fin, elle m'a demandé laquelle je trouvais plus judicieuse à utiliser, et j'ai levé le nez de mon bloc-note.

God, devinez un peu qui était allongé sur le lit, la mine furieuse et fière ? Bien joué, c'est Draco Malfoy ! Je me suis retenu de sourire, mais pas ce genre de sourie gentil, hein ? Un sourire à la Louisa. On tente de suivre ses conseils.

- Tiens tiens, Lestrange …

C'est bizarre, pourquoi sa voix était plus agréable dans mes souvenirs ?

- Tiens tiens, Malfoy …

J'ai jeté un coup d'oeil à sa fiche de patient … Agressé par un Serdaigle ce matin. Nan mais je vous jure, cette école tourne pas rond.

J'ai fini par donner ma réponse à Mme Pomfresh.

- Pour ce patient, du poison serait efficace. Du poison très puissant.

Les deux m'ont regardé avec de grands yeux, et un blanc s'est installé. Je suis en train de devenir aussi idiote que Louisa, mais bon sang, ça fait un bien fou !

Mme Pomfresh a finit par éclater de rire, et on a continué à faire la tournée des patients du jour. Je crois qu'elle n'aime pas vraiment Malfoy. Et je crois que je devrais faire de même. Question sauvegarde de neurones …

- Mon père en entendra parler, grogne-t-il en plissant les yeux.

- Il en entend toujours parler … Le pauvre, tu crois pas qu'il doit en avoir marre, de tes histoire d'adolescent à deux balles ?

Sur ces mots, je suis allée rejoindre Madame Pomfresh.


Louisa n'aura jamais été d'aussi bonne humeur depuis l'histoire avec Alyx … Enfreindre les règles de l'école ? Trop facile.

Quand c'était Dumbledore qui dirigeait Poudlard, elle se tenait tranquille. Enfin … SA définition de tranquille. Bon, elle n'aurait pas été jusqu'à organiser un blocus, quoi. Vous voyez l'idée ?

Mathieu n'a même pas cherché à la dissuader, c'est pour vous dire la situation critique dans laquelle nous étions. J'ai préféré ne pas aller aux réunions nocturnes, par peur d'être mise en retenue si j'étais attrapée, mais en sachant que j'étais plus utile en tant qu'apprentie infirmière.

Je ne sais pas comment tout le monde pouvait tenir et la journée et la nuit, parce que Lou' pétait la forme, et Mathieu n'avait pas l'air si épuisé que je ne l'aurai cru.

Par précaution, on m'a quand même donné un pièce – un système datant de l'armée de Dumbledore, d'après ce que j'ai compris – pour m'informer de toutes les mises à jour. Louisa ne doutait pas une seule seconde de ma loyauté, et ça m'a vraiment touché de voir qu'elle me faisait autant confiance.

J'ai eu l'occasion de discuter avec un membre du blocus à l'infirmerie, une certaine … Virginie ? Je sais plus trop. Elle était plutôt cool, même si elle avait l'air plutôt réservée quand je lui ai dit que j'étais à Serpentard. Bonjour l'amalgame.

Tout doucement, les rouages ont commencé à se mettre en place. Louisa faisait parfois des expéditions aux cuisines elle avait l'air déterminée à convaincre les elfes de maison qu'Ombrage n'était pas leur vrai maître, et que seul Dumbledore méritait le poste de directeur.

Mathieu la remplaçait parfois aux réunions, quand elle était trop fatiguée par ses révisions pour tenir la nuit. Il a même réussi à recruter quatre ou cinq autres Serpentard de confiance, des anciens amis à lui et à Louisa … Que des sangs-mêlés.

Madame Pomfresh a vu clair dans notre stratégie, mais elle ne nous a pas dénoncé, au contraire ! Elle était d'accord pour nous préparer des potions si on se décidait à manifester contre Ombrage.

Les autres professeurs de Poudlard avaient l'air de s'agiter aussi : le professeur McGonagall nous faisait à présent cours de féminisme, de droit de l'humain, et tout ça à la place du cours sur la sexualité. Et c'était absolument dément ! Même Rogue y mettait parfois son grain de sel.

Et puis un jour, je suis tombée sur Alyx.

Elle avait pas l'air décidée à parler, moi non plus, mais j'ai quand même du engager la conversation parce qu'on était dans l'Infirmerie et qu'elle était ma patiente du jour.

- Salut …

- Salut.

J'ai regardé sa fiche : s'est brûlé en cours de potion. Au moins, c'est clair qu'elle n'a pas le talent de Louisa.

- Comment elle va ?

Sa question m'a surpris. Comment pouvait-elle continuer à s'inquiéter pour Lou' après toute ces années où elle l'a ignoré comme une moins que rien ?

- Aussi bien que ça peut aller. Il te faut un cataplasme contre les brûlures. Je vais te chercher ça, ne bouge pas.

Avant qu'elle n'ai pu ouvrir la bouche, je me suis éclipsée pour aller chercher les produits nécessaires. J'étais gênée. Louisa était mon amie, et j'étais censée la soutenir, mais Alyx était aussi mon amie, à une époque, et je sais que c'est une fille bien qui ne mérite pas qu'on la méprise comme ça.

Quand je suis revenue, elle me suivait du regard, très triste. J'ai eu soudainement pitié d'elle, j'aurais voulu lui dire la vérité, que sa sœur est une abrutie finie, mais je suppose qu'elle le sait déjà.

- Ne bouge pas.

Je lui ai attrapa le bras le plus délicatement possible, et j'ai commencé à appliquer le cataplasme sur sa brûlure.

- Je suis désolée, Alyx, elle n'est pas encore prête.

- C'est pas grave. Elle le sera sans doute jamais.

Elle était déçue, mais pas autant que moi. J'aurais aimé que Lou' lui pardonne, mais … Elle n'a pas encore digéré. C'est une personne vraiment rancunière.

- Dis pas ça. C'est ta sœur.

- Quelle sœur t'ignore pendant plusieurs années parce que tu as voulu lui rendre service ?

- Tu ne lui as pas rendu service !

- Je sais ! Je sais que j'ai merdé ! Mais je me suis excusé une centaine de fois …

Je savais déjà tout ça. Qu'est-ce que je pouvais y faire après tout ? Cette histoire ne me concernait pas.

- Tu sais à quel point elle aimait Olivier, ai-je finis par articuler, alors disons que sa colère est proportionnel à tout ce qu'elle ressentait.

- Je sais.

Et elle n'a plus rien ajouté. Je l'ai laissé tranquille, attristé de nouveau par la situation. Il fallait vraiment que je parle à Lou'. Cette histoire devait prendre fin, et vite.

Quand je suis rentrée à la salle commune, ma métamorphomage était penchée sur ses devoirs de sortilèges, et Mathieu n'était pas là. Je me suis assise à coté d'elle, tout sourire, et j'ai attendu qu'elle lève sa tête vers moi pour engager la conversation.

- Lou' …

Elle a froncé les sourcils, suspicieuse. Elle savait déjà ce que j'allais lui dire.

- Quoi ?

- Il faut qu'on parle.


Quand Lou' est apparue à notre table ce matin, j'ai cru que mon cœur avait manqué un battement. Alice lui avait parlé.

- Toi …

Premier mots après cinq ans de silence, et tout ce qu'elle me dit c'est « toi » ? C'est une blague ?

- Bon, écoute, je préférerais qu'on parle en privé. Suis-moi.

Andrews m'a lancé un regard encourageant, Maisie aussi. Est-ce que j'ai vraiment le choix, de toute façon ? Elle n'a pas l'air très décidée à m'écouter de toute manière. Je me suis levée, crispée, et je l'ai suivie dans un silence pesant.

Elle a marché pendant un moment dans les couloirs, sans dire un mot. Vu qu'elle faisait la gueule, et que quand elle fait la gueule, il n'y a pas moyen de dire quoi que ce soit, j'ai pas osé prendre la parole. De toute façon, elle m'aurait ignoré, comme d'habitude.

Quand nous nous sommes arrêté, nous étions pas loin de la salle de divination, et il n'y avait personne d'autre que nous à l'horizon.

- Là, on peut parler.

Elle m'a regardé droit dans les yeux, et ses iris avaient pris une teinte gris acier. Elle me jugeait. Mais c'était mieux que rien.

- Arrête de te plaindre à mes amis. Ils n'ont pas à supporter tes conneries.

Et allez, mange-toi ça dans la gueule Alyx.

- Je ne me suis pas plainte, ai-je aussitôt sifflé entre mes dents.

- Ah oui ? Tu ne fais que te plaindre, encore et toujours. Te plaindre, et ruiner la vie des gens.

- Tu crois que j'ai voulu ce qui est arrivé ? Tu crois que c'était mon but ? Et puis maintenant que t'en parles, c'est toi qui a complètement surréagis.

Elle m'a carrément fusillé du regard.

- Baisse d'un ton avec moi, gamine.

- Gamine ? GAMINE ? C'est toi qui te comporte comme une enfant capricieuse et c'est moi la gamine ? Mais arrête de te foutre de la gueule du monde, Lou', c'est toi qui pleure sur ton sort alors que …

Elle a sortit sa baguette, et par précaution, j'ai fais de même. Si elle commençait à jouer à ce petit jeu avec moi, j'étais prête.

- Tu as tout gâché !

Ses yeux étaient embués de larmes, mais elle tenait bon.

- Je me suis excusé, des tonnes et des tonnes de fois ! Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

- Je …

Elle a baissé sa baguette, hésitante. J'ai fais un pas dans sa direction.

- Écoute, je regrette tellement ce qui est arrivé. Je regrette, tu entends ? Je n'aurais pas du parler à Olivier.

- Non, tu n'aurais pas du …

Elle refusait de me regarder. Ma vieille, si tu crois qu'on va retourner dans cette routine du « tu n'existes pas pour moi », tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'au rectum.

- Et pourtant je l'ai fais, et on ne peut pas retourner en arrière. C'est comme ça. Alors arrête de vivre dans le passé, bon sang !

- Est-ce que tu te rends au moins compte de l'enfer que j'ai du vivre à cause de toi ?!

Elle était furieuse, terrible. J'ai presque cru qu'elle allait me sauter dessus, mais je crois qu'elle s'est retenue de toutes ses forces.

- Oui, je sais, et je me suis excusée. Plein de fois. Mais tu crois pas que t'en fais un peu trop ? C'est terminé tout ça !

- Ok …

Wow, sérieusement ?

- Ok, a-t-elle continué, je veux bien arrêter de t'ignorer. Mais ne t'attends pas à ce que tout redevienne comme avant.

Bon, ça m'aurait étonné aussi, mais si madame fait preuve de bonne volonté … Elle m'a tendue une main, que j'ai saisi aussitôt. Les Freeman étaient de nouveau réunies, pour le meilleur et pour le pire.


- MAIS C'EST TROP GÉNIAL !

- Maisie, mes tympans …

- Oups, désolée.

Les autres étaient certainement plus enthousiastes que moi même. Flippant.

Quand je leur ai annoncé la nouvelle, Maisie aura été la première a réagir, et à me sauter dessus, par exemple. Armand était plongé dans sa lecture, mais j'ai pu discerner le début d'un sourire. Andrews a essayé d'imiter Maisie, mais je pense qu'il s'est aussitôt prit le vent de sa vie.

Au final, il n'y a pas grand-chose qui a changé, sinon qu'elle arrête de faire comme si je n'étais pas là quand nous nous croisions dans les couloirs. A voir dans les prochains jours si elle tient parole.

Ou ce soir. Il y a une réunion importante dans le dortoir des Poufsouffle. Tous les membres clés de la résistance y seront, pas moyen que je loupe ça.

Armand a fini par céder à Maisie quand elle l'a supplié de rallier notre cause. Son manque de motivation est assez agaçant, mais ce n'est pas quelqu'un de méchant. Il ne nous trahirait jamais.

Alors quand 22h30 a sonné, on s'est tous éclipsé pour rejoindre notre point de rendez-vous. Les préfets Serdaigle sont partis avant nous afin de préparer la salle. D'autre ont suivis le mouvement, mais on a su se faire discrets. Après tout, c'était la liberté de Poudlard qui était en jeu.

Quand on est arrivé, la salle commune était pleine à craquer. Tout le monde était là : Poufsouffle, Gryffondor, Serdaigle, et même Serpentard (si on ne comptait pas Lou', Mathieu et Alice). C'était merveilleux.

Un de nos préfets s'est avancé sur l'estrade qui nous surplombait tous, et a prit la parole.

- Mes amis, il est temps de passer à l'étape supérieure. Avant de vous passer l'annonce le plus cruciale de cette soirée, nos compatriotes Pousouffle vont annoncer les gagnants du concours …

Je n'ai pas trop écouté, parce que je ne m'étais concentrée que sur l'organisation, mais j'ai cru comprendre qu'Andrews avait gagné un prix.

Luna Lovegood distribuait des numéros du Chicaneur aux élèves présents. Cette revue était devenue très populaire depuis que nous avions repris le flambeau de l'Armée de Dumbledore.

Alice s'est frayé un chemin dans la foule pour me rejoindre. Elle souriait de toutes ses dents, et semblait vraiment joyeuse.

- Tu l'as fais ! Tu as réussis ! C'est génial !

Et sans que je comprenne le pourquoi du comment, elle m'a pris dans ses bras et m'a serré super fort. J'ai cru étouffer.

- Merci, mais c'est surtout grâce à toi …

Toujours en souriant, elle m'a ébouriffé les cheveux, et à fait signe à son frère de nous rejoindre, qui a lui même ramené Lou' qui semblait bouder un peu.

On a tous discuté un peu, même si l'autre troll de service a évité le plus possible tout contact social avec moi, et puis au out d'une demi-heure, le moment tant attendu est arrivé.

- Nous y voilà, a fait notre préfet. Comme vous le savez déjà, notre objectif principal est de faire virer Ombrage de cette école.

- Après avoir employé des moyens ludiques pour la faire tourner en bourrique, a continué un autre, nous avons tous décidé qu'il était temps d'agir. A la manière des moldus, nous allons organiser un blocus. L'objectif est clair : empêcher quiconque d'aller en cours pendant toute la semaine, par tous les moyens. Bien entendu, il est hors de question de blesser qui que ce soit, mais il est aussi évident que nous ne devons laisser passer personne jusqu'à ce qu'Ombrage abdique.

- Ainsi, nous allons répartir des équipes bien distinctes. Une première dans la Grande Salle, pour empêcher les élèves de sortir, une seconde pour bloquer la sortie de l'école vers le parc, une équipe pour chaque étage. Il nous faudra également une équipe de soin au cas où il y ai des blessés, et une équipe de relais pour approvisionner chaque groupe, qui stationnera dans les cuisines. Le blocus commencera une heure avant les cours, et se terminera à la fin de la journée. On se relaiera également pour empêcher Rusard et Ombrage de sortir de leur bureaux respectifs, même durant la nuit.

Après ça, des feuilles ont (encore) circulé parmi les élèves présents pour les inscriptions aux groupes. Alice a automatiquement choisi le groupe de soin, et Louisa voulait être sur le terrain. Je l'ai suivie sans trop savoir dans quoi je m'embarquait.

Je voulais juste essayer de me rapprocher un peu.