Kate : Bonyour! Après (beaucoup) un peu de retard, voici le chapitre des griffondors et des poufsouffles, enjoy! :33
Deux tout petits yeux brillent dans les ténèbres entre les pierres. Ce ne sont pas des yeux intelligents d'animagus. Ce sont ceux d'animaux classiques. Et pourtant, ils fixent. Fixent une pièce encore sombre dans laquelle des ronflements résonnent. Deux autres minuscules étoiles d'oeil brillent derrière. Un minuscule papier devant, un encrier à côté. Elles ont une mission, ces créatures. Surveiller le gros bipède dans le lit, et, dès que le sable a fini de couler, écrire le code et retourner. Si bipède dort, un Z commence le code. Si il est éveillé et énervé, un E. Si calme, un C. Le second signe, une flèche. Vers le bas si un volant arrive, vers le haut si il part. Un cercle si pas de volant. Il a fallu trois mots aux petites formes pour apprendre ce code. Deux d'entre elles sont installées près de la fenêtre et doivent envoyer un triangle si un volant approche. Un groupe de quatre est caché dans une armure, prêt à la relève. Et quatre autres souris surveillent un autre bipède et son chat. Une mission dangereuse, mais, cachées entre les pierres, elles ne risquent rien.
Qui sont-elles ? Les souris espionnes. Les messagères d'un espoir. L'espoir du retour de la liberté. Du retour du vent. Le renouveau de l'ancien temps. Ceux du bonheur, des discussions avec les tableaux.
En cette nuit de novembre, une agitation prend Poudlard. Les poufsouffles rebelles paniquent. L'opération est lancée. Ils prévoyaient de la lancer vers Noël, mais plus personne ne peut supporter ce qu'est devenu leurs seconde maison. Les équipes s'en vont, prévues depuis une semaines, la plupart des membres savent avec qui ils sont, où ils vont. Certains ce sont masqués, effrayés des conséquences plausibles. D'autres n'en ont rien à faire, ils ont déjà l'impression d'avoir tout perdu. Leur liberté, leur paradis loin de la maison. Inconscients ? Peut-être le sont-ils. Mais ils agissent. Une rébellion minuscule. Mieux vaut une petite attaque que accepter par défaut. Certains le font. Ceux cachés dans les dortoirs, ceux qui aimeraient une autre possibilité, mais qui ne la voit guère.
Les griffondors se pressent, comme prit de démence. Le courage semble avoir regonfler leurs coeurs douloureux d'un échec passé. L'espoir et la colère se mêlent. Certains blaguent pour calmer leurs nerfs à vifs. D'autres s'acharnent dans le travail comme jamais et les autres se rongent les ongles ou dorment.
En cette nuit de novembre, les dés sont jetés. Cela va-t-il se solder par une réussite raconter sur des générations ? Ou cela sera un nouvel échec écrasant ? La seule chose possible pour les élèves est prier. Prier que cela tournera comme prévu. Qu'ils seront écoutés. Eux. Eux les jeunes. Eux qui veulent un changement. Eux les ''inconscients'', eux les ''innocents''. Eux qui ont accepté le retour d'une guerre qu'ils ont à peine connu. Qui leur a arraché de la famille, de possibles amis et une petite enfance douce et paisible. Il est temps pour le blocus de commencer.
Le garçon à la peau sombre fixe le remus-ménage de sa salle commune du haut des escaliers. Que se passe-t-il ? Les gens s'agitent et se précipitent. Il tente de descendre et de demander ce qu'il se passe. Il est attrapé, traîné presque dans un dortoir. Les jumeaux démoniaques de griffondor expliquent le blocus. Il est temps de choisir. Abandonner ou se battre. Il les regarde abasourdis. Il se lève et va voir son camarade de bonne famille. Il lui chuchote ce qui s'avance. Camille le regarde de ces grandes orbes intelligentes. Altaïr voit alors les triplées. Elles sont là. Fières. Dans les anciennes robes de leur maison. Elles sont trop grandes. Trop large pour la cadette, trop serrée pour l'aînée. Pourtant… Elles ont l'air solennelles. Elles ont l'air enveloppé d'une prestance royale. Les yeux dures, ceux hantés et ceux pures. La dureté du combat. Le fantôme des défaites. La pureté de l'espoir. C'est supide. Il ferme les yeux.
Camille le regarde en silence. Opressant silence. Douceureux silence. Celui dans lequel on enterre la douleur et les trahisons. Altaïr secoue la tête, calmement puis fortement. Puis, il s'arrête et la hoche. Les rouquines l'acceptent dans la bataille d'un hochement de tête. Le blondain à peau métisse lui sourit. Il est temps de s'habiller. Il est temps de mettre les masques. Et de partir à l'attaque.
Son « Où ? » brise le silence qui se reforme après son passage. Camille montre d'un mouvement de tête un dessin de Rusard. Il hoche la tête, regarde une dernière fois les demoiselles. La musculature étrangement puissante de l'aînée, l'agilité visible de l'enfant du milieu et la cadette. La faiblarde et maigrichonne muette d'après lui. Mais, lorsqu'il regarda dans ses yeux, il frissonna sans comprendre pourquoi. Comme si, au fond de lui, quelque chose lui hurlait de se méfier de l'eau qui semble dormir. Où celle-ci le noiera.
Les triplés se dispersent. La cadette va aux soins, l'aînée à Ombrage et la dernière mais non des moindres rejoins la Grande Salle. Aucune d'elles n'ont peur. Elles sont des demi-sangs, mais des descendantes directes d'une noble famille, bien qu'elles s'en fichent. Elles ont hésité longtemps avant de mettre ces vieilles robes à leur mère, et, Sélène, l'aînée, mise une bague. Celle de chef de la noble maison des Shafiq.
Un chat se balade. Ses pattes ne font aucun son sur le sol. Il va dans les chambres des professeurs et y dépose un papier avant de partir. Il serait bête qu'il finisse enfermé avec eux, non ? Ce fauve de salon alla ensuite dans les différents dortoirs où quelques, voir beaucoup d'élèves restent. Puis, sa course finit, il s'installe sur un toit à bronzer. Le chat de Orion, Loki, s'installe alors sur le toit, baille et s'endort.
Virginie, masque sur la figure, marche un peu paumée. Elle sait pas du tout où aller. Elle n'a pas cherché à apprendre dans quel groupe elle était. Elle a dit aux préfèts de la foutre là où y a le moins de volontaires. Elle regarda de nouveau sa paperasse sans reconnaître aucun des noms. Soupira et le froissa avant de le remettre violemment dans sa poche (après en avoir effacé les noms de nouveau). Elle marcha un moment avant de tomber sur un groupe, elle relut les noms en vitesse, interrogea un mec du groupe et quand ce dernier acquiesa, elle s'installa dans un coin, prête. Et regretta amèrement de pas avoir demander aux autres dans quel groupe et à quels heures ils étaient. Bien qu'elle avait vu Orion et Céphée s'embrasser dans un coin de la salle commune, ils ne commencent que dans quelques heures, les chanceux. Tout comme ceux qui pionceaient un peu partout car ils étaient dans les groupes après-midi et soir.
Léonie éclata de rire dans la cuisine. Elle adorait ce qu'elle faisait. Même si, pour l'instant, les elfes de maison les aidaient, elle commençait à cuisiner seule et, elle s'éclatait. Entre les explosions, les cris de Léo, tout aussi excité par ce qu'elle faisait, c'était génial ! En plus, elle avait pu s'habiller comme elle voulait ! Et elle riait comme une dingue en voyant les regards choqués de beaucoup et amusés de quelques uns.
Gabrielle, elle, s'installa dans le groupe de soins, un peu perdue. Elle savait très bien que c'était là où elle serait le plus utile. Elle n'est pas trop mauvaise en potions (pour une première année) et, elle a apprit les différents sorts de soins assez tôt. (Sans oublier qu'elle a son stock personnel de potion qu'elle a emporter). Arrivée dans le groupe, elle murmura doucement :
« Hum, je suis Gabrielle Firestone et, j'ai… J'ai emporté mon stock de potions, mes parents veulent toujours que j'en garde pas loin. »
Elle évita bien évidemment de dire que c'était pour rendre plus crédible le fait qu'elle est sa potion tue-loup avec elle, bien cachée dans un double fond qui peut sembler juste là pour mettre des potions très fragile.
