Disclaimers: Le conte appartient à Andersen, les personnages à J.K Rollings, certains éléments sortent de Toei animation et d'autre de Disney. Référence quand tu nous tient^^. Les personnages de Killiane, Camille et Raphaëlle, sortent de ma tête merci donc gare !^^
Couples: HPDM entre autre...
Ratings: MA (pour plus tard je prends de l'avance)
Je pense qu'un résumé est inutile.
Bonne lecture!
Le Petit Ondin
Chapitre 5 :
Mabon, ou l'équinoxe d'automne, est le deuxième moment de l'année où le jour succède à la nuit à part égale, avant que la nuit ne prenne le pas sur le jour.
Le Dieu cerf était mourant, il serait bientôt prêt pour son voyage au monde des esprits.
La Déesse Mère, porteuse de son enfant prendrait un repos mérité et endormirait la terre jusqu'au printemps.
C'était le temps d'un grand nettoyage avant l'hiver, et celui des dernières récoltes.
Les familles allaient se retrouver ensemble près du feu et seraient emplis de gratitude pour le sacrifice des Dieux.
Les vaches, les chèvres et les moutons étaient redescendus des pâturages pour passer l'hiver au chaud. On enferma les récoltes dans les greniers pour les redistribuer plus tard.
Chacun préparait son matériel de chasse pour les battues qui ne manqueraient pas d'être organisées prochainement.
Le gibier avait été répertorié. Chaque gouverneur avait remis les quotas aux gardes chasses qui avaient visités chaque famille. Aucune ne devrait dépasser son quota, choisit en fonction de leur besoin.
Un peu partout, des hôtels étaient dressés en l'honneur des Dieux pour la célébration de Mabon.
On aménagea des stands sur les grandes places qu'on habillait de milles couleurs et lanternes en papier.
On sortit les vêtements de fêtes aux couleurs de l'automne.
L'ambiance était aux rires et aux danses.
Harry aida à la mise en place du grand Hôtel dans la Plaine.
Il surplombait la vallée et était fait de granit. Il était entouré de Menhir gravés de Runes anciennes.
Mani et Remus installèrent les statues du Dieu et de la Déesse.
Nymphadora et Eglantine accrochèrent des lampions aux belles couleurs.
Killiane, Raphaëlle, Camille leur frère, Harry et Théodore mirent en place les offrandes, les bougies, le chaudron, et tous les outils nécessaires à la Cérémonie.
Camille lui rappelait Ron. Il avait de longs cheveux couleur caramel, une forte musculature, de doux yeux verts amandes et une étreinte chaleureuse.
Ainsi, ses jumeaux lui manquaient un peu moins.
Ces derniers étaient en train de préparer ce qu'ils avaient appelé leurs quartiers d'hiver. Ils ne voulaient pas quitter leur frère. En remontant la rivière, ils avaient trouvés une grotte sous-marine tout près du palais d'hiver, et commençaient à s'y installer.
Le lendemain, ce fut le grand jour !
A peine le soleil fut-il levé, qu'Harry bondit hors de son lit. Bien mal lui en prit !
Il avait tendance à l'oublier, comme tout le monde lorsqu'il s'agit de la douleur.
Chaque fois, c'était comme s'il la ressentait pour la première fois.
Il s'écroula sur le plancher de chêne, une grimace déformant son beau visage.
Camille, avec qui il partageait la chambre, fut à ses côtés en un instant.
« -Ça va, petit frère ? S'enquit-il. »
L'ondin trouva le courage de lui sourire et se releva tant bien que mal.
Camille soupira.
« -Cela m'attriste de ne rien pouvoir faire pour toi, se lamenta-t-il en l'aidant à se redresser. Ce sort que tu as accepté et que tu subis avec tant d'abnégation, est part trop cruel. »
Harry lui sourit de nouveau et le prit doucement dans ses bras.
C'était son choix, quand bien même cela était cruel. Il était heureux d'être sur terre et d'avoir rencontré des personnes si merveilleuses et de vivre aux côtés de l'homme qu'il aimait. La souffrance n'était rien. Il pouvait en subir beaucoup plus.
Ils se séparèrent et commencèrent à se préparer.
Harry tissa plusieurs mèches de ses cheveux avec des fils colorés, des perles de bois, et des plumes, comme il avait vu Mani le faire depuis son arrivée.
Il enfila une paire de chausses noires qui lui arrivaient aux genoux. Il passa une longue tunique de lin blanc par-dessus, qu'il noua avec une ceinture multicolore autour de la taille. Il ne mit ni de chaussure ni de bas, à l'inverse de Camille. Ce dernier portait des sandales aux pieds et des amulettes autour du cou.
Ils descendirent ensemble jusqu'à la salle à manger où une grande partie de la maisonnée était attablée.
Il ne manquait plus que Mani, Killiane, Nymphadora et Théodore. Ce dernier avait des difficultés à se lever le matin.
Quant à Killiane, elle accusait ses six mois et demi de grossesses, et son mari, si sage et si posé, était devenu une vraie mère poule. Il ne la quittait plus d'une semelle, ce qui irritait la future maman, qui, Harry l'avait remarqué très vite, avait un tempérament de feu… et un timbre de voix qui portait haut.
Remus portait une tenue identique à la sienne, tandis que Raphaëlle et Eglantine portait des robes rouge cendrée pour l'une et bourgogne pour l'autre.
Elles les portaient très ajustées et resserrées sous la poitrine par de larges ceintures de cuir martelé de Runes.
Raphaëlle avait laissé ses cheveux libres mais les avait habillés de feuilles de vignes roussissantes. Eglantine avait coiffé les siens en un chignon compliqué, agrémenté de lauriers verts et des dernières fleurs sauvages de la saison. Cela faisait ressortir le châtain de ses mèches.
Nymphadora finit par descendre avec son fils, dans la même tenue que sa fille, ses cheveux ailes de corbeaux piqués de coquelicots et d'épis de blé.
Le petit garçon avait encore les yeux gonflés de sommeil et son « bonjour » manqua un peu d'enthousiasme, ce qui fit rire l'assemblée.
Mani et Killiane les suivaient de près. Lui avait revêtu un costume de sa tribut et arborait de magnifiques tatouages sur les bras et le torse. Il couvait sa femme du regard et avait posé une main protectrice sur son ventre. C'était un geste empreint d'amour et de dévotion.
Killiane portait la même robe que sa sœur, quoique sa ceinture fût en or, ainsi que le collier qu'elle portait en ras de cou. Il était fait de feuille de vigne d'or, et de grappe de raisin de rubis.
Elle irradiait de joie et d'amour : comme le soleil.
« -Soyez bénit ! »
ΩΨΩ
Draco avait passé les derniers jours comme une âme en peine.
Son Océan, Harry, avait rempli le vide de son cœur à tel point, que quelques jours loin de lui le replongeait dans une mélancolie dès plus morbide.
Mani avait eu raison. Cette séparation lui avait permis de comprendre le profond attachement qu'il avait pour son jeune protégé. Plus qu'il n'osait vraiment se l'avouer, mais qui n'avait pas échappé à son entourage.
Océan était son baume, son calmant. Un petit miracle qu'il ne devait pas laisser partir. Le moment venu, « on » serait bien lui ouvrir les yeux.
Mais pour l'instant, il était plutôt tant de s'apprivoiser l'un l'autre.
Draco voulait voir Harry sourire et s'émerveiller. Il s'était promis de lui montrer tous les endroits qu'il préférait.
Après le petit déjeuner, il partit dans une petite voiture couverte à deux places. Il dût se faire violence pour ne pas partir au grand galop, tant il était pressé d'arriver au troglodyte.
Lorsqu'il arriva enfin, toute la petite famille était rassemblée dans le jardin pour endormir la Terre de la demeure.
La Magie de la Prêtresse, puissante et bienfaisante, irradiait en de magnifiques volutes et retournait à ses mains tendues.
Les fleurs et la verdure disparurent et les feuilles commencèrent à roussir.
Lorsqu'il l'aperçut au portillon, Harry courut à lui, comme si soudain, ils étaient seuls au monde et que ses pieds ne le faisaient plus souffrir.
Le blond le rattrapa avec d'autant plus de gaieté, en constatant qu'il n'avait pas été le seul à être affecté par leur séparation. Il lui rendit son étreinte sous les yeux attendris de leurs spectateurs.
Après de longues embrassades et la promesse de se revoir bientôt, l'échappée belle des deux naufragés commença.
Ils allèrent aux marchés des producteurs. Chaque commerçant voulait leur faire goûter le fruit de leur récolte. Miel, fromage, et charcuterie.
Draco fût soulager de voir Harry manger de tout avec plaisir. Son séjour chez Killiane lui avait été profitable. Il n'avait plus à s'inquiéter pour sa santé. Le Dr Slugorn ne s'arracherait plus les maigres touffes de cheveux qui lui restaient.
Il y avait également des stands de confiseries du monde entier, de porcelaine fine, de tissus, de bijoux et d'ameublement.
Les saltimbanques animaient les rues, de même que les jongleurs, les cracheurs de feu, les funambules, les troupes de théâtre et les marionnettistes. Sans oublier la foire.
Harry emplissait ses yeux sans jamais s'arrêter un seul instant. Son prince avait du mal à le suivre et avait peur de le perdre dans la foule. Il comprit alors les angoisses de son oncle du temps où il était petit garçon.
Pour autant, il n'avait pas le cœur à le brider et le laissa vagabonder librement.
Finalement, le soleil descendit des cieux et la température chuta.
Avant la cérémonie du cercle de pierre, Draco emmena Harry dans un grand parc.
De là, on pouvait voir le fleuve se transformer en immense Lac avant d'aller se jeter dans la Mer.
De leur vivant, ses parents l'y conduisaient souvent. On y trouvait bon nombre d'espèce d'oiseaux et de plantes.
Tandis que le soleil venait mourir dans les flots, les effets de lumières y étaient magiques. C'était comme si des milliers de petites fées venaient danser sur l'eau, entre les nénuphars et les roseaux.
Ils empruntèrent une barque et se laissèrent glisser sur l'onde.
Ron, Ginny, et les jumeaux, remontaient justement le fleuve pour atteindre leur nouvelle résidence, lorsqu'ils les aperçurent.
Enfin seuls, ils se contentaient de se regarder dans le blanc des yeux, sans oser faire un mouvement.
Après une dizaine de minutes de ce spectacle affligeant, Fred et Georges claquèrent leurs langues, agacés.
Ron et Ginny se contentèrent de soupirer, tragiques.
« -Mais qu'est-ce qu'il attend le grand blond !? Commença Fred.
-…Une invitation ?! Finit Georges.
-Harry n'a pas l'air plus motivé, souligna Ron.
-T'es vraiment pas une anguille ! Accusa Ginny. Comment détendre l'atmosphère quand on ne peut pas parler ?! »
Elle n'avait pas tort.
Les deux tourtereaux avaient besoin d'un bon coup de nageoires.
Soudain, Ron eut une idée lumineuse.
Ginny et lui avaient fait découvrir à leurs ainés la merveilleuse acoustique de la terre. Puisque les hommes faisaient la fête aujourd'hui, qu'est ce qui les empêchait de faire de même ?
Tous avaient donc leur instrument sur eux.
Ils décidèrent donc de jouer et de chanter pour leur petit frère.
Ginny sortit sa flûte, Fred son hautbois. Georges trouva de quoi battre la mesure sur un arbre au son magnifique. Il n'aurait qu'à suivre Ron et lui servir de chœur.
Dès que les premiers accords se firent entendre, Harry reconnut la mélodie que Ron avait composée lors de leur réclusion forcée.
« -Regarde le, doux et fragile à la fois.
Il ne dit rien, il se tait,
Mais ton cœur brûle en secret.
Tu ne sais pas pourquoi,
Mais c'est plus fort que toi,
T'aimerais bien l'embrasser. »
Ron possédait « la voix des Mers ». Une voix qui attestait son destin de roi. Il l'avait hérité de leur père, qui l'avait hérité du sien. Elle avait le pouvoir de révéler les désirs cachés, et de persuasion. Il était difficile d'y résister.
Ron était appelé à devenir le prochain souverain, mais avant, il devait passer par beaucoup d'apprentissage.
D'abord avec son frère Bill dans l'armée. Puis, lorsqu'il serait devenu un grand guerrier, Albus le formerait à sa lourde tâche, jusqu'à ce qu'il puisse prendre la relève.
Pour cela, il aurait fallu être à la cité des Sirènes, et il n'en avait aucune envie.
Présentement, c'était ici qu'il devait se trouver. Seul son petit frère comptait.
Ce dernier voyait l'amour de sa vie subjugué par la voix de baryton de son ainé.
Il le regardait comme s'il le voyait avec un cœur d'amoureux. Comme si la mélodie faisait échos à son âme.
Ron reprit, accompagné par Georges.
« -Tu rêvais de lui.
Tu l'attends depuis toujours.
Si c'est un roman d'amour,
Faut provoquer l'étincelle…
Et les mots crois-moi,
Pour ça y'en a pas.
Décide-toi,
Embrasse-le!
Chalalalala, Oh my oh my,
Il est intimidé.
Il n'ose pas l'embrasser.
Chalalalala, s'il est sage.
Ça serait vraiment dommage,
Adieu le fiancé… »
Draco avait fait un mouvement vers Harry, mais c'était dérobé au dernier moment, rattrapé par sa raison.
L'ondin lui souriait engageant et soutenait son regard sans faillir.
Cela lui fit oublier certaines de ses craintes. Il approcha sa main de celle d'Harry.
Rapidement, et avant qu'il ne ravise à nouveau, le brun entrelaça leur doigts et mit dans ses prunelles, tout l'amour dont il était capable.
Et quelque chose d'autre qui lui donnait des papillons dans le ventre et faisait battre son cœur plus vite. C'était troublant et délicieux.
Il en voulait plus. Bien qu'il ne sache pas ce que c'était.
Il venait de rencontrer le désir des hommes pour la première fois.
Le contact des doigts de Draco l'électrisait, et lui donnait la chair de poule. Le blond ressentait la même chose et dans la foulée saisit l'autre main.
La flamme qui tourbillonnait dans les yeux émeraude lui plaisait infiniment.
« -Prend lui la main,
Dans la douceur du lagon.
Décide-toi mon garçon,
Et n'attend pas demain.
Il n'dit pas un mot,
Il ne dira pas un mot avant d'être
Embrassé ! »
Georges et Ron chantèrent le refrain ensemble et de tout leur cœur.
Cette fois, c'était la bonne !
« -Chalalalala, n'ait pas peur,
Ne pense qu'au bonheur !
Vas-y oui, embrasse-le!
Chalalalala, n'hésite pas,
Puisque tu sais que toi,
Toi tu ne penses qu'à ça…
Chalalalala, c'est si bon !
Ecoute la chanson !
Décide-toi,
Embrasse-le!
Chalalalala, vas-y fait vite !
Ecoute la musique !
Dépêche-toi,
Embrasse-le !
Embrasse-le !
Embrasse-le ! »
Et Draco l'embrassa.
ΩΨΩ
On aurait pût croire qu'à partir de cet instant, tout aurait été plus simple. Mais ce fût loin d'être le cas.
Le baiser avait été doux, puis brûlant, passionné, avant de prendre fin aussi brutalement qu'il avait commencé.
En l'embrassant, Draco ressentait du remord.
Il avait l'impression de trahir les sentiments qui l'habitaient encore pour son sauveur. Ironique !
Malgré l'amour qu'il portait à son enfant trouvé et la quiétude qu'il avait retrouvé auprès de lui.
Il s'était confondu en excuses.
Puis, ils avaient rejoint les terres en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire.
La cérémonie de Mabon était finit, il ne servait à rien de traîner.
Le blond ne prononça pas une parole de tout le trajet.
Fatigué, déçut et meurtrit, Harry c'était endormit dans la voiture.
Ne voulant pas le réveiller, Draco le porta jusque dans sa chambre. Il lui retira une partie de ses vêtements et ne lui laissant que sa chemise.
Il l'embrassa tendrement sur le front après l'avoir bordé, et sortit de la chambre sur la pointe des pieds.
ΩΨΩ
Grace au sang qu'il avait mis dans la potion, Jedusort pouvait voir à travers les yeux du jeune ondin. Sauf lors de sa visite chez cette saloperie de Prêtresse. Sa magie bloquait une partie de son pouvoir.
Mais ce qu'il avait vu durant la nuit de Mabon, récompensait largement sa patience.
La partie était loin d'être gagnée. L'humain ne lâcherait pas le morceau si facilement.
Maintenant ça allait devenir intéressant. Il avait hâte de voir ce que le môme allait faire pour qu'il plie ?
ΩΨΩ
Le lendemain, les coffres et le plus gros des serviteurs partirent pour le palais d'hiver.
Le jour suivant, ce fut le tour du Prince, et de ses proches, ainsi que leurs serviteurs personnels, l'intendante et son mari.
Ne sachant pas monter à cheval, Harry voyagea avec le potionniste, Pompom et Dobby.
Le jeune homme n'était pas d'humeur à sourire, on le serait à moins… Et il faisait tout ce qu'il pouvait pour ne pas croiser le regard de Draco, qui faisait de même.
Suspicieux, Severus décida de tirer les choses au clair. Il devait absolument savoir ce qui c'était passé entre eux la nuit de Mabon !
Il attendit que la caravane se mette en marche et lâcha sa bombe :
« -Pourrions-nous savoir ce qu'il se passe Harry ? »
La question prit le jeune homme au dépourvut. Il le regarda avec de grands yeux, sur le point de se mettre à pleurer.
Il secoua furieusement la tête.
« -Je vous ai dit que je ferais tout ce je pourrais pour vous. Mais pour cela, il faut m'expliquer. »
Sa voix était douce, mais ferme. Harry ne pouvait y couper.
La présence de Dobby et de Pompom le gênait un peu, mais il savait qu'il pouvait leur faire confiance. L'important était que Draco n'apprenne jamais son identité après tout.
Il prit son carnet et se mit à écrire.
« Nou nou some enbracé. »
Le problème d'Harry en ce qui concernait l'écriture venait du fait que l'alphabet aquatique était basé sur la phonétique. Il transposait donc les mots en phonétique. Mais du moment qu'il se faisait comprendre…
Severus se pinça l'arête du nez et s'obligea à respirer profondément.
« -Sale petit con ! S'écria-t-il.
-Severus ! Vous oubliez de qui vous parlez ! Tempêta Pompom.
-Non, je n'oublie rien ! Si ce n'est qu'il passe à côté de la plus belle chose que la vie puisse lui offrir ! Et que mon futur Roi ou pas : C'est un petit con ! Voyez donc dans quel état ils sont tous les deux depuis 2 jours ! Car enfin pour expliquer cela, il n'y a qu'une chose possible :…
-Notre Prince c'est excusé, soupira Dobby.
-Oh oui ! Et il a surement promis de ne plus vous toucher de cette façon ? Je me trompe ?! »
Harry fit non de la tête et éclata en sanglot.
Pompom le rassura de son mieux en le prenant dans ses bras.
« -Je peux comprendre sa majesté, déclara-t-elle enfin. Il a l'impression de les trahir tous les deux. Harry et son sauveur. »
A ses mots, les pleures du jeune homme redoublèrent.
« -Me permettez-vous de les mettre dans la confidence Harry ? demanda Severus »
Ils ne seraient pas trop de trois pour parvenir au bout des résolutions de l'homme de principes qu'ils avaient créé !
L'ondin hocha la tête.
« -Mes amis, vous devez me promettre de ne rien dire à personne, pas même à notre Prince et sous aucun prétexte ! C'est essentiel. »
Le couple promit, et Severus leur raconta toute l'histoire.
Ils avaient beaucoup d'amour et de respect pour le petit protégé de Draco. A partir de cet instant, ils en eurent d'avantage.
Pompom, qui rêvait à une telle possibilité depuis bientôt deux mois, ne put que remercier les Dieux.
A présent, il ne restait plus qu'à réunir ces deux cœurs. Et ce ne serait pas le plus facile ! Mais elle ne renoncerait pas ! Elle était une entremetteuse redoutable. Comment Blaise, infatigable célibataire avait fini par se fiancer ?
Cela ne l'empêchait pas de se demander comment Severus avait pût deviner pareil chose. Car il était évident pour elle qu'il était au courant depuis l'arrivée de l'ondin au palais.
« -Severus, comment avez-vous su ? »
Sans grande éloquence, il désigna la fleur. Il était tant pour lui aussi de révéler son plus lourd secret.
« -Je me souviens maintenant ! S'écria Dobby. Cette fleur ! Sirius en portait une presque identique ! »
Harry se redressa et griffonna à la hâte sur son carnet.
« Komen konécé vou Sirius ? »
« -Vous le connaissez Harry ? »
« Cé mon onkle. »
Severus, une fois la surprise passée, se mit à rire comme un fou. La vie était décidément bien étrange. Le passé finissait toujours par vous rattraper.
« Rakonté moa. »
« -J'ai rencontré Sirius sur la plage. Il venait d'avoir dix-sept ans. Dès que je l'ai vu, je l'ai aimé. Et lui aussi… je crois. Je ne savais pas d'où il venait. Il n'a pas voulu me le dire. Il voulait juste voir le monde. Il m'a demandé si je pouvais être son guide. On ne se connaissait pas, mais il me faisait confiance.
Il avait… des étoiles, dans les yeux. Il était curieux comme un enfant. Il était doux, charmant, délicat et toujours souriant. Mais surtout, chaque fois que nos regards se croisaient, il avait ce sourire qui me donnait l'impression d'être exceptionnel. Unique.
Tel qu'il l'était pour moi.
C'est tout naturellement que nous nous sommes aimés et qu'il a fini par me révéler son secret. Le vôtre.
J'ai juré de ne rien dire à qui que ce soit. J'ai tenu parole…jusqu'à aujourd'hui.
Nous nous sommes jurés amour et fidélité. Il voulait abandonner son monde et sa famille pour moi. J'étais prêt à faire de même. Mais le destin m'a fait mentir.
Vos parents sont morts peut-après. Il devait rentrer jusqu'à ce que le prochain héritier soit en âge de régner. J'ai accepté de le suivre.
Nous devions nous retrouver sur la plage trois jours plus tard.
Je ne suis jamais venu.
Les parents de Draco venaient de perdre la vie eux aussi. Je ne pouvais pas partir, je devenais son tuteur légal et c'était à moi de l'élever. Je suis arrivé trop tard pour le lui dire.
A l'heure qu'il est, il doit me haïr de toutes ses forces…
Je me hais aussi, s'il savait.
Si j'avais pût arriver plus tôt, peut-être… »
Le potionniste ne put en dire d'avantage. Ses émotions le rattrapèrent, lui qui les avaient enfouies au fond de son cœur pendant dix-sept ans.
Harry s'approcha, lui prit les mains et lui sourit. Severus pressa les doigts fins entre les siens, glacés. Cet homme et son oncle étaient des âmes sœur, de même que lui et Draco.
Les vicissitudes de la vie avaient rendu leur histoire pathétique.
Sirius avait laissé la colère et l'amertume emplirent son cœur et le ronger comme un poison. Il était devenu rancunier, violent, et cruel.
Trahit par son seul amour, il avait choisi une voie sombre, emplie de haine.
Severus lui c'était muré dans le devoir, la solitude et la mélancolie. Il avait donné sa vie à son filleul, et au royaume. Il s'était oublié. Il s'interdisait le repos de l'âme pour avoir abandonné Sirius. Quand bien même ce n'était pas sa faute.
Il voulait que les autres soient heureux, pourvut qu'ils ne passent pas leur vie comme des ombres, des fantômes de leur passé, inconsolables et maudits pour l'éternité.
ΩΨΩ
Le palais d'hiver était niché dans un havre de verdure roussissante que traversait un fleuve. Habité par nombre d'animaux, du gibier à la créature mythique.
Les Parcs forestiers étaient nombreux, vastes et riches. A tel point, qu'ils attiraient la convoitise de bon nombre de mercenaires et de braconniers, été comme hiver. Les gardes forestiers et les propriétaires terriens patrouillaient pour les empêcher de nuire. Mais les félons étaient rusés et savaient se faufiler entre les mailles de leur filets.
C'est pourquoi le Prince envoyait régulièrement des garnisons pour les aider à les arrêter et à les punir.
L'architecture du Domaine tenait d'un bel ensemble, du pavillon de chasse, du chalet et de la villa. Les toits étaient noirs et les façades de rouge et de blanc (voir la villa Hermès). Avec des fermes, des greniers, une poulinière, un centre équestre, une caserne, et des chemins en laiton comme dans les villes d'eau, pour pouvoir marcher quand il pleut.
Le tout dans un écrin de vert et de noir fait par les bois environnants.
Le cadre était aussi féérique qu'enchanteur et Harry en tomba amoureux.
Tout y était comme les peintures de sa chambre, puisque de là où se trouvait ses appartements, il pouvait voir les montagnes aux pics enneigés. Là où la défunte Reine avait passé son enfance.
Ses appartements étaient dans les tons de vert, de marron avec des touches de rosé, de pourpre et de prune. Les murs étaient entrelacés de bois, de pierre et de verdure. Le feuillage et les fleurs des arbres faisaient des girandoles tout le long.
Dans l'immense cheminée, seule touche de blanc avec les moulures du plafond, ronflait quotidiennement un feu d'enfer.
Les tapis étaient si moelleux qu'il préférait de loin s'assoir par terre, face aux flammes, dans l'espoir de réchauffer son cœur gelé.
Draco avait tenu sa parole. Il ne s'était même plus ou presque approché de lui depuis Mabon. Il prétextait nombre de devoirs et Harry demeurait seul. Dans son cœur tout du moins, car tous semblaient s'être donnés le mot. Pompom, Dobby, Severus, Blaise, Lady Zabini, Astoria, Killiane et sa famille. Même Hedwige préférait sa compagnie à celle de son maître.
Pour passer le temps, il visitait le domaine et les bois. Il s'était même découvert une affection toute particulière pour les chevaux, qui lui rappelait les hippocampes que son frère Charlie dressait.
Il avait demandé à prendre des cours d'équitation et à aider à la poulinière.
En intérieur, il avait découvert la bibliothèque. Il lisait dès qu'il en avait l'occasion et son écriture c'était grandement amélioré.
Devant son intérêt pour ses aquarelles, Astoria lui donnait des cours de peinture.
Quant aux prêtres qu'ils visitaient souvent, ils lui montraient la diversité des plantes de leur monde, ainsi que leur utilité. Harry avait aimé leur domaine dès qu'il l'avait vu. Il avait été bâtit par les elfes, les fées et les nymphes des bois. Ouvert sur la nature, et habité par les animaux sauvages, il n'avait aucune porte si ce n'était pour délimiter les appartements privés.
Le vent et les feuilles le balayaient sans que la température en soit touchée, du moment que l'on était protégé par un toit, qu'il soit fait de branches ou d'ardoises.
Et bien sûr, il allait retrouver son frère et sa sœur aux bords de la rivière, prêt de leur grotte.
L'eau de source y était fraîche, mais ça ne l'empêchait pas d'y plonger ses pieds ensanglantés.
Il noircit des rouleaux de parchemins entiers pour décrire à ses jumeaux tout ce qu'il voyait. Comme lui, ils étaient fascinés et voulaient rencontrer Killiane et sa famille.
Mais pour l'instant, ce n'était pas possible.
Parce que la saison de chasse allait débuter, à l'occasion de Samhain. La dernière fête de l'année, symbolisant la mort du Dieu Cerf et son passage dans le royaume des morts.
On organisa de grandes battues à travers le pays. Nombres d'édits et d'invitations furent envoyés aux quatre coins du Royaume.
Ce soir, il y aurait un bal et un banquet au Palais. Il fallait célébrer la vie et honorer les morts. Les vivants ne seraient pas les seuls à danser cette nuit.
Les prises seraient ensuite préparées et distribuées à chacun.
Une partie irait dans les selliers et les fumoirs. Une autre serait utilisée pour le banquet.
Les arbres avaient totalement perdu leur parure d'été et arboraient à présent, fiers et chatoyants leurs couleurs d'automne. Certains commençaient même à perdre leur feuille, sous les bourrasques de vent, qui devenaient de plus en plus fréquentes.
Harry marchait tranquillement dans l'aube naissante. Son champs de vision emplit de rouge et d'or.
Hedwige gambadait joyeusement autour de lui et reniflait de-ci de-là, à l'affut du moindre animal à débusquer.
Les invités étaient arrivés la veille, transformant le palais en véritable fourmilière. Il y avait de l'agitation partout. Harry ne sentait plus aussi à l'aise qu'avant avec tout ce monde. Il préférait s'enfuir dans les jardins, jusqu'à ce qu'ils soient tous partis à la battue. Ensuite, il en profiterait pour discuter avec Killiane. Vu qu'elle allait accoucher d'ici un mois et demi, il était hors de question qu'elle court la campagne au grand galop.
Au détour d'un chemin, il la découvrit, accroupit dans la mousse, en train de cueillir des champignons et des herbes pour ses potions. Hedwige jappa joyeusement et courut ventre à terre pour la saluer. Killiane gratouilla sa grosse tête blanche.
« -Soit Bénit mon frère ! Maintenant que tu es là, tu veux bien m'aider à me relever ? J'ai présumé de mes forces et de la taille de mon ventre. Je devrais peut être admettre plus souvent que mon mari à raison. Ça doit bien faire un quart d'heure que je suis assise par terre. »
Harry se précipita. Elle soutint son dos à deux mains, tandis que l'ondin prenait son panier.
« -Alors dit moi, de quoi voulais-tu me parler ? »
Sous le regard interloqué de son compagnon, elle se mit à rire.
« -Tu vas me vexer ! Tu ne crois tout de même pas être le seul à avoir des visions ? Et il y a aussi le fait que j'ai remarqué le manège de Draco… »
Harry sortit son carnet et écrivit sans perdre une seconde.
« Qu'est-ce que je peux faire pour qu'on se rapproche de nouveau ? »
« -Ca me semble évident à moi. »
« -… ? »
« -Saute-lui dessus ! »
ΩΨΩ
Chez les sirènes, l'amour physique n'était que peu de chose comparé à l'osmose magique qu'un couple créait. Ce qui permettait également d'avoir des enfants.
Les marques d'affections n'en étaient pas pour autant révolus. Elles étaient juste un reste de ce qui se passait avant que les ondins et les sirènes ne provoquent leur autarcie.
L'harmonie de la magie de la Mer, les avait fait évoluer.
Pour comprendre ce qu'impliquait le plan de Killiane, Harry devait se plonger à corps perdu, et c'était le moins qu'on puisse dire, dans l'anatomie et ses loisirs.
Ce que Killiane se fit une joie de lui expliquer et lui donna les ouvrages de la bibliothèque qui pourrait l'aider.
L'ondin avait jusqu'à la tombée de la nuit pour apprendre le langage du corps et comment s'en servir.
Jedusort lui avait dit quelque chose dans ce genre-là avant de lui donner la potion.
Bien évidemment, il n'avait pas compris le message à ce moment-là. A présent qu'il était plongé dans ses bouquins et qu'il avait absorbé les paroles de Killiane comme une petite éponge, il se sentait plus ou moins prêt à « sauter » le pas.
Le fait qu'il soit moins pudique qu'un humain lui offrirait un bonus.
Le tout était de faire en sorte que Draco l'approche de lui-même, et pour ça la future maman avait sa petite idée.
C'est ainsi que Camille entra en scène.
Ce soir, il y avait un bal, masqué s'il vous plaît. Et il n'y avait rien de mieux que la danse pour rapprocher les corps. Killiane disait que cela préparait le terrain avant les préliminaires.
Harry s'empressa donc d'aller à la rencontre des cavaliers lorsqu'ils revinrent de la chasse. Il se dirigea vers Camille, sans le moindre regard pour Draco ou qui que ce soit d'autre. Il lui prit la main et l'entraîna vers sa chambre.
S'il fut surpris, Camille n'en montra rien, il attendrait qu'on lui explique.
Killiane, elle, s'approcha de son mari et dit mine de rien :
« -Ils ne sont pas mignons tous les deux ? » Avant de l'embrasser langoureusement et de lancer un regard des plus équivoque à un Draco statufié.
D'habitude c'était vers lui que son Océan allait en premier. Pourquoi un tel revirement ?
Lui et Camille n'étaient quand même pas… ? Ensemble, intime ou même amoureux… ?
Soudain, cette seule idée le révulsa.
Il était pris d'une envie de propriétaire qu'il devait s'interdire !
Il n'en avait pas le droit !
Il se sentait suffisamment misérable d'avoir embrassé Harry et d'avoir autant d'attirance pour lui. Tout cela alors qu'il en aimait un autre !
Bien loin de ce genre de tracasseries, Harry avait expliqué brièvement le plan de Killiane qui consistait à rendre Draco fou de jalousie.
Camille adora l'idée et sentit tout disposé à être le chevalier servant de l'ondin.
La salle de bal était toute d'or et de rouge. Le moindre détail avait été étudié avec soin et rendait la pièce magique.
Des statuettes d'or et de cristal, réfléchissaient la lumière et la faisaient danser.
Partout des guirlandes de feuilles, de bogue de châtaignes et des luminaires.
Les invités semblaient glisser sur le plancher de bois vernis au rythme de l'orchestre.
Les buffets étaient magnifiques, agrémentés des prises du jour, de courges, de tartes aux pommes ou à la citrouille, de marron glacés ou grillés, de pains d'épices, de fruits confits, de vins épicés et de champagne.
Tout le monde riaient et semblaient heureux, insouciants.
Les costumes tourbillonnaient à vous faire tourner la tête.
Certains c'étaient dirigés vers la salle de jeux et les éclats de voix fusaient en tous sens.
La soirée se déroulait comme dans un rêve.
Harry en oublia ses pieds ensanglantés. Au bras de Camille, il avait l'impression d'être comme un papillon de nuit autour d'une flamme. On aurait dit qu'il ne touchait plus terre.
Il se sentait entouré de magie. Peut-être était-est le cas ?
Ne devait-il pas avoir toutes les chances de son côté ce soir ?
Il faisait comme Killiane le lui avait conseillé et oublia Draco une bonne partie de la soirée. Il laissa Camille avoir des gestes tendres envers lui. Ce dernier, jouait la carte de l'amoureux transit à la perfection. Tant et si bien que sa sœur pouvait voir Draco fulminer dans son coin. Il n'avait pas desserré les lèvres de la soirée et tentait en vain, de faire taire la petite voix insidieuse qui résonnait dans sa tête.
« -Il est à moi ! Rien qu'à moi ! Je suis le seul à avoir le droit de le frôler, de le toucher, et de le faire sourire ! Personne d'autre ! IL EST A MOI ! »
Il était sur le point de céder. Il était fou de désir et surtout, de jalousie. Il luttait, mais ses convictions ne tiendraient plus très longtemps.
Camille avait l'impression que sa nuque était en feu, tant le regard du blond était meurtrier. S'il ne le connaissait pas si bien, il aurait presque eu peur pour sa vie.
« -Il sera bientôt tout à toi, petit frère, murmura-t-il doucement à l'oreille du brun. »
Ce qui parut un geste plus qu'équivoque aux yeux de Draco. La digue venait juste de se rompre. Un coup d'œil vers le blond permis à Harry de s'en rendre compte de lui-même.
Faisant mine d'avoir trop chaud, il sortit prendre l'air sur un des balcons tandis que Camille allait lui chercher quelque chose à boire.
Le Prince en profita pour le suivre.
« -Bonsoir Océan. Est-ce que le bal te plaît ? »
Le brun lui fit un sourire éblouissant, signe de son assentiment.
« -Je n'avais pas remarqué que vous étiez si proche avec Camille. »
L'art de la subtilité avait l'air de s'être fait la malle en premier…
« -Est-ce-que tu… Enfin, je…veux dire… vous êtes… ? »
La grammaire l'avait suivi de prêt…
Harry avait penché la tête de côté, d'un air qui se voulait à la fois interrogateur et innocent. Mais qui ne trompait personne, à part peut-être celui à qui il était destiné. Il lui sourit de plus belle, engageant.
« -Pas que ça me regarde….Après tout tu es… Enfin… Vous êtes… »
Avec des bouts de phrases par-ci par-là, l'ondin avait beaucoup de difficultés à ne pas perdre le fil.
« -Non, bien sûr… Tu as raison !... Ça ne me regarde pas… Bien !... Je vais, …heu… te, enfin… vous laisser, et… vous souhaiter… beauc… ! »
Exaspéré, Harry avait levé les yeux au ciel avant de le saisir brutalement par le col de sa chemise et de le tirer à lui.
Il écrasa ses lèvres contre les siennes, espérant ainsi le faire taire.
Il prit possession de sa bouche en un baiser brûlant.
Il relâcha doucement la pression et regarda son amour dans les yeux.
Ce dernier avait le souffle coupé et avait du mal à comprendre ce qui venait de lui arriver.
« -Harry, tu m'as.. »
Sans préavis, l'ondin replongea de plus belle.
Cette fois, le baiser fût profond. Il quémanda l'entrée de la bouche de sa victime, qui, trop éberluée, se laissa faire.
Harry avait eu le temps de rêver à ce que serait leur prochain baiser. Et il était bien décidé à montrer qu'il était capable d'initiative.
Il caressa délicatement sa langue avec la sienne, la suçota, la mordilla.
Il était doué. A tel point que bientôt, Draco ne se trouva plus aucune excuse. Il lui enserra la taille et pressa ses reins, voluptueux, sensuels, alors qu'Harry perdait ses doigts si agiles dans ses cheveux.
Leur corps, en entrant en contact leur donna des frissons, les électrisant.
Le désir montait en eux, implacable.
Plus le temps passait, plus ils étaient assoiffés l'un de l'autre, comme des pèlerins après la traversée du désert.
Ils ne pensaient à rien, sauf à l'autre et à leur besoin vital de se toucher, de s'aimer.
C'est ainsi qu'ils quittèrent le bal. Sans rien dire, ni se faire voir de personne ou presque.
Harry l'emmena jusqu'à sa chambre et ferma la porte derrière eux.
Il poussa Draco sur un fauteuil, puis retira sa veste et défit ses cheveux qui se répandirent autour de lui, comme de la soie liquide.
Draco tendit le bras.
Son compagnon s'en empara et se retrouva sur ses genoux en un rien de temps. Le blond défit la lavallière qui enserrait son cou, dénuda une clavicule puis, une épaule.
La peau était douce et satinée sous ses doigts.
Ni tenant plus, une main sous la chemise, l'autre dans les longues étoles, il plongea le nez dans sa nuque. Il le respira, le gouta de ses lèvres, de sa langue et de ses dents. Il tira un peu sur les cheveux, dégageant plus de peau. Il continua à dévorer sa chair tendre à l'en faire rougir.
Harry était bien. Il avait chaud et sentait sa magie frétiller dans tout son corps. Il était euphorique, à fleur de peau. L'amour physique, c'était une tempête, une lame de fond qui connectait les âmes. Il pouvait sentir les sentiments de Draco. Ils étaient doux et voluptueux comme du chocolat. Les ressentir devenait un besoin, une drogue, et il était accros avant même d'y avoir goûté.
Draco l'observa intensément. Cet innocent qu'il connaissait depuis seulement deux mois, et qui se donnait à lui sans restriction et qui le chamboulait plus que quiconque. Il était divinement beau pendant l'amour. Il avait le rouge aux joues et le souffle court. Il le voyait ouvrir la bouche par moment, mais seul des soupirs à peine audible en sortaient.
Océan était merveilleux, aimant, souriant, mais il ne parlait pas.
Il ne serait jamais « lui ».
« -Tu ne seras jamais lui. »
Ça n'avait été qu'un murmure, mais il tomba comme la guillotine.
Harry n'eut pas le temps de réagir qu'il se retrouva par terre et vit Draco ouvrir la porte sur un :
« Je ne peux pas, je suis désolé. »
Le cœur du jeune ondin éclata en mille morceaux lorsque la porte se referma.
S'il avait eu une voix, nul doute que son cri de douleur aurait fait trembler le château et pleurer tous ceux capables de l'entendre.
Il était de nouveau seul, abandonné.
Je suis très méchante de finir sur ça, je le sais et j'en suis désolée ou presque^^
Le palais d'hiver ou en tout cas l'extérieur, m'a été inspiré par la villa Hermès une des résidence très privées de Sissi. Je vous invité à jeter un coup d'œil c'est magnifique (à mon sens lol)
Merci à tout ceux qui m'ont mis en favoris et en followers et à ceux qui me laisse des coms ca me fait super plaisir
Des remarques sur la conduite de nos persos préférés? dites moi tout en commetaires
La suite le week end prochain comme d'habitude^^.
A bientôt
Angel
