HEEEEEEEY, VOUS AVEZ VUUUUU ! JE NE SUIS PAS EN RETARD ! :D
Je voulais noter le fait que ceci n'est pas une song-fic dans le sens où les paroles ne m'ont pas inspiré l'histoire. C'est même l'inverse. J'avais les histoires des personnages en tête et j'ai cherché des musiques qui pourraient correspondre à leur état d'esprit durant la soirée. Mais ce n'est que ça. Je n'ai pas trouvé (et je ne pense même pas que ça existe) 24 chansons sur la façon dont on fête une victoire de guerre haha. Donc les chansons sont juste un plus (même si je vous invite fortement à les écouter pendant que vous lisez car je les écoute en écrivant pour conserver justement l'état d'esprit de la chanson) : ils sont en boîte donc je trouvais ça bien pour rentrer pleinement dans le thème de mettre des chansons à chaque chapitre !
Mais c'est tout :p
CHAPITRE 4 : BLAISE ZABINI, Un, dos, tres (Maria), Ricky Martin
Un, dos, tres
Un, deux, trois
Un pasito pa'lante María
Un petit pas vers l'avant Maria
Un, dos, tres
Un, deux, trois
Un pasito pa'atras
Un petit pas vers l'arrière
La façon qu'elle avait de danser ne la rendait que plus belle et visiblement, elle le savait et en jouait. Ça faisait bien une heure qu'ils étaient arrivés dans la boîte et pas bien moins longtemps que Blaise dansait avec elle. Tout ce qu'il savait, c'est qu'elle était espagnole, qu'elle s'appelait Maria et qu'elle ne parlait pas un mot d'anglais –du moins c'est ce qu'il avait conclu du fait qu'elle n'avait répondu à aucune de ses questions. Lui ne parlait pas un mot d'espagnol mais pour danser –et plus si affinités- ils n'avaient pas besoin de parler la même langue, si ce n'est celle du corps et là-dessus ils semblaient être en parfaite harmonie.
Un, un, un, un, dos, un, un, un, dos, tres
Un, un, un, un, deux, trois, un, un, un, deux, trois
Il lui avait offert un verre, puis deux, puis trois. L'alcool montait doucement et délicieusement à leurs têtes. Elle avait les bras liés autour de son cou et lui avait posé sensuellement ses mains juste au-dessus de ses fesses. Et plus il se sentait désinhibé plus il avait envie de les laisser descendre. Juste un peu.
Elle était magnifique. Probablement la plus fille qu'il n'ait jamais vue. Elle avait de longs cheveux noirs qui lui tombaient gracilement sur les hanches et les yeux d'un noir si ténébreux qu'ils semblent vous transpercer l'âme pour l'éternité. Elle avait une poitrine parfaite, ni trop grosse ni trop petite et des hanches parfaitement prononcées. Si Blaise n'avait jamais été saoul, il aurait pu croire qu'il était tombé amoureux.
Ella es una mujer especial
Elle est une femme spéciale
Como caida de otro planeta
Comme venue d'une autre planète
Ella es un laberinto carnal
Elle est un labyrinthe de désir
Que atrapa y no te enteras
Dans lequel on entre sans en sortir
Ce que Blaise préférait chez elle, c'est qu'elle ne savait rien de la guerre qui s'était profilée. Elle ne savait pas qu'il aurait plutôt été du côté des « méchants », qu'il était un vilain Serpentard, que le Héros du monde sorcier le méprisait au plus haut point, qu'il n'était qu'un pion sans importance et que la seule chose qui lui assurait son statut de sang-pur malgré les (très) nombreux maris de sa mère, c'était le fait que jamais ô grand jamais sa mère n'aurait osé poser ses mains sur un sang moins pur que le sien.
Non, elle ne savait rien de tout ça. Pour elle, il était simplement le sorcier le plus sexy de la boîte –ce qu'il était incontestablement même si certaines semblaient lui préférer la beauté froide de Draco Malfoy, son ancien rival- et le meilleur danseur, et ça il n'y avait aucun doute là-dessus –même si Finnigan semblait croire que si.
Así es María
Ainsi est Maria
Blanca como el día
Blanche comme le jour
Pero es veneno
Mais un poison
Si te quieres enamorar
Si tu en tombe amoureux
Trois mambos, une rumba. Maria rit des prouesses de son cavalier. Elle a un rire éclatant qui réchauffe le cœur de Blaise. Ce n'est rien, pense-t-il. Elle est belle et désirable, et c'est tout ce qu'elle doit être. Les Zabini n'ont pas de maître, ils ne sont pas soumis. Ils ne tombent pas amoureux car l'amour c'est l'attachement et s'attacher à une personne c'est en devenir dépendant. D'ailleurs, sa mère lui avait surtout appris que tout ce qui comptait en ce bas-monde, c'était le sexe. Et ce soir, Zabini s'était promis de s'en donner à cœur joie. Il reporta alors son attention sur Maria.
Así es María
Ainsi est Maria
Tan caliente y fría
Si chaude et froide
Que si te la bebes
Que si tu la bois
De seguro te va a matar
Tu vas sûrement en mourir
- Zabini, t'es en chaleur ! hurla une voix qu'il connaissait bien en sa direction.
Draco Malfoy, pensa-t-il. Il en était toujours étonné, mais quand il pensait au Prince des Serpentard, son cerveau déclinait toujours son identité complète. Il n'avait jamais été juste « Malfoy » et ne serait jamais juste « Draco ». Il était à la fois l'un et l'autre. La force et la fragilité. Le monstre et le saint. L'adversaire et l'ami.
- Et toi, tu es saoul, répondit-il en rigolant à moitié.
Il savait qu'il l'était lui-même, mais en comparaison à Draco Malfoy qui peinait à tenir debout et qui parlait déjà un peu trop ouvertement, il semblait parfaitement sobre.
Blaise aurait d'ailleurs pu être contrarié que Draco l'interrompe en pleine drague, mais en réalité ce n'était pas du tout le cas. Il ne comprenait pas comment le blond avait pu devenir aussi important pour lui en moins d'un an alors qu'ils s'étaient tout juste fréquentés pendant sept années mais le fait est qu'il l'était. Draco Malfoy était son meilleur ami et actuellement, il était complètement ivre et il avait besoin de lui.
Il vit son ami serrer les dents. Il avait horreur qu'on le mette face à la vérité, surtout quand la vérité avait rapport au fait qu'il perdait de son dandysme.
- Pas de ma faute. Faute de la guerre.
Si le blond avait voulu prouver qu'il n'était pas saoul, c'était raté. L'éloquence était son point fort et s'il ne parvenait même plus à sortir des phrases complètes, ce n'était pas bon signe.
- Hein ? demanda Blaise avec une grande grâce pour voir s'il allait tout de même réagir à ça.
- Eloquence, Zabini.
Ah, la voilà, la fameuse !
- Tu es un aristocrate et les aristro… astrio… aristo… bref, on doit mieux parler, déclara Draco Malfoy avec beaucoup de mal.
- Je vois ça… répondit Blaise en riant.
- Cette fête est affligeante !
- Tu as pourtant l'air de bien en profiter.
Blaise se moquait mais ce n'était pas méchant. Il était content de voir son ami moins déprimé qu'avant.
- Je n'en profite pas, je noie mon chagrin dans l'alcool, nuance !
Rien dit, en fait.
- Malfoy, arrête de t'apitoyer sur ton sort et viens danser !
- Je devrais savoir tenir l'alcool. J'aurais dû apprendre avec mon père, à 15 ans, comme tous les aristo… Bref, comme tous les gens comme nous.
- Et moi qui croyais que t'avais enfin coupé le cordon…
Cette fois, Blaise ne riait plus. Il fallait vraiment que Draco Malfoy se bouge. A 18 ans, on n'a pas idée d'être encore aussi dépendant de son père.
- Non mais tu comprends pas ! s'énerva Draco. J'suis pas triste parce que j'ai bu mon premier verre sans mon père, j'suis triste parce que c'est à cause de cette putain de guerre et que j'ai raté plein de trucs dans ma vie !
- Eloquence, Malfoy, se moqua Blaise qui était rassuré par les paroles de son ami. Et justement, profite, t'as la soirée pour vivre ta vie. T'as goûté aux joies de l'alcool, profites-en pour goûter aux joies de la danse et du sexe. Ça te fera du bien, crois-moi.
Blaise eut à peine le temps de voir l'air outré sur le visage du blond qu'il se reconcentra sur Maria. Mais le regard de Draco ne lui avait pas échappé et une fois que celui-ci eut tourné les talons, quelle ne fut pas la surprise de Blaise de découvrir que la direction dans laquelle son meilleur ami avait regardé était celle de… Harry Potter. Foi de Zabini, il comprendrait ce que cela signifiait.
Aunque me muera ahora, María
Bien que je doive mourir, Maria
María, te tengo que besar
Maria, je dois t'embrasser
Mais pas maintenant. Parce que maintenant, Maria venait de poser ses lèvres et sur les siennes. Alors Blaise colla la jeune femme un peu plus à lui et, tout en continuant à danser toujours plus collé-serré, il lui rendit avidement son baiser. Avant, la fin de la soirée, ils iraient aux toilettes. Ensemble.
Ella es como un pecado mortal
Elle est comme un péché mortel
Que te condena poco a poco
Qui te condamne peu à peu
Ella es un espejismo sexual
Elle est comme un mirage sexuel
Que te vuelve loco, loco
Qui te rend fou, fou…
En tout cas, c'est ce qu'il s'était dit jusqu'à entendre une petite voix lui demander :
- Eh bah dis donc, ton ami n'avait pas l'air bien… Je ne pensais pas que la guerre vous aurait laissé autant de marques, même un an après. Et toi, comment te sens-tu par rapport à tout ça ?
Ok, alors en fait, Maria parlait anglais et savait pour la guerre. Tout ce qui signifiait cette constatation se bouscula dans la tête de Blaise qui sentit de violents maux pointer leur nez. Donc 1) elle aurait pu répondre à ses questions et ne l'avait pas parce qu'elle s'en fichait. 2) elle voulait des détails sur la guerre. 3) elle avait plaint Draco Malfoy qu'elle ne prenait évidement pas pour un Mangemort et serait donc déçue quand elle apprendrait que lui-même était loin d'être un héros.
Aunque me muera ahora, María
Bien que je doive mourir Maria
María, mi que más me da
Maria, je t'offre ce que j'ai de mieux
En réalité, il n'avait pas été officiellement du côté des « méchants » non plus. Blaise se rappela encore une fois que les Zabini n'avaient pas de maître et c'est ce qui les avait sauvés, sa mère et lui. Car c'est en effet pour ça qu'ils n'avaient jamais été au service du Seigneur des Ténèbres. Ils partageaient ses idées bien sûr, mais se soumettre à un autre ? Jamais. Ils avaient eu l'intention de profiter du rang qu'Il accorderait aux Sangs-Purs mais sans se salir les mains. Sa mère était une experte là-dedans. Elle avait eu près de dix maris, tous plus riches les uns que les autres et ils avaient tous mystérieusement disparus sans qu'elle n'en soit jamais la cause directe. Mais ce n'était pas le sujet ce soir et Blaise devait répondre à Maria. Plus que jamais durant ces derniers jours, il se dit que cette guerre n'avait rien eu de drôle et que ce soir, il fallait l'oublier. Dans l'alcool, dans les bras de jolies filles, peu importe, mais ne plus y penser. Et d'ailleurs, jusque là, il avait plutôt bien réussi. Mais quand c'est la jolie fille qui se met à en parler, forcément ça change les plans.
Un pasito pa'lante María
Un petit pas vers l'avant
Un pasito pa'atras
Un petit pas vers l'arrière
Un, dos, tres
Un, deux, trois
Mais il n'eut pas le temps de lui répondre finalement car les Jumeaux Weasley et Lee Jordan venaient de faire leur apparition et comme à leur habitude, ce n'était fait pas discrètement. Et ils n'en avaient de toute façon pas eu l'intention parce qu'ils étaient en train d'annoncer la présence d'Harry Potter dans la boîte et que les réactions –dont celles
de Maria- étaient celles de fauves qu'on vient de libérer de leur cage.
Je tiens tout de même à m'excuser pour quelque chose haha. Je demande pardon à mon petit Blaise d'amour qui est, pour les besoins de l'histoire, devenu –plus ou moins, quand même y'a des limites- un dieu du sexe dans cette fiction alors que je n'aime pas ça d'habitude. Mais j'avais besoin d'un sex-symbol et il a brillamment réussi le casting. Je voulais même utiliser une musique de Reggaeton –histoire d'être encore plus dans la sensualité- mais je n'en ai trouvé aucune qui me satisfasse au niveau des paroles.
