Clara

Clara tenta de se réveiller. Mais elle avait l'impression qu'un poids énorme pesait sur sa tête. Sans ouvrir les yeux, elle toucha son crâne pour voir si elle n'avait pas un casque dessus, tellement la sensation était gênante. Son esprit était plus ou moins réveillé mais pas son corps. Elle ouvrit finalement un œil, puis le deuxième. Elle du s'aider de ses deux bras et au prix d'un gros effort s'assit sur son lit. Elle regarda autour d'elle, oubliant qu'elle dormait seule dans ce lit depuis longtemps déjà. Elle se laissa retomber comme une masse. Mais ses yeux avaient capté quelque chose en faisant le tour de la pièce. Elle grogna et rouvrit les yeux. Elle était plus qu'en retard. Elle attrapa le téléphone sur sa table de chevet et appela son boulot pour prévenir qu'elle ne viendrait pas aujourd'hui.

Steve : En fait vous avez démissionnez.

Clara : Quoi ?!

Steve : Oui, vous êtes passez hier, vous avez donné votre lettre de démission.

Clara : Oh, c'est ça alors, je devais être bourrée.

Steve : Vous tenez drôlement bien l'alcool alors. Vous aviez l'air parfaitement clean. Plus qu'aujourd'hui en tout cas.

Clara : Merci Steve …

Steve : C'est toujours un plaisir Mlle Oswald.

Clara : C'était quand ça ?

Steve : Mmh, je ne sais pas, il devait être entre 16 et 17h.

Clara : Mmh…

Drôle d'heure pour être déjà bourré pensa-t-elle.

Clara : En considérant que j'étais bourré, est-ce qu'on peut envisager que ce n'était pas une décision claire, et que je peux revenir ?

Steve : Je suis désolé, vous êtes même allez voir le directeur, vous lui avez dit que vous alliez être très occupée les prochains mois et que vous ne vouliez pas leur faire perdre leur temps.

Clara : J'ai dis ça au directeur moi ?!

Steve : En partie. Ensuite il m'a demandé de sortir et vous êtes restés avec lui pendant un bon quart d'heure.

Clara : Ah, alors peut-être qu'il avait réussi à me faire changer d'avis ?

Steve : Non, il m'a demandé de notifier votre démission et vous a souhaitez bonne chance.

Clara soupira. Sans boulot, elle ne pourrait plus continuer à vivre ici.

Clara : Bon. Apparemment c'est définitif alors…

Steve : On dirait bien. Désolé. Vous allez me manquer.

Clara : On va s'arrêter là …

Elle raccrocha. Journée bizarre. Elle devait trouver ce qu'il s'était passé la veille et comprendre pourquoi elle avait fait une chose aussi stupide que de démissionner. Et surtout, est-ce qu'elle avait fait d'autre. Elle se leva douloureusement et se dirigea vers la salle de bain. Elle savait encore au moins où elle était. Elle enleva soigneusement ses vêtements et prit sa douche, essayant de se réveiller. Puis se fit un café. Son esprit n'était pas encore très clair et elle ne pensait à rien. Elle s'habilla et s'assit en tailleur sur son lit. Elle devait réfléchir. Elle prit son téléphone et appela sa meilleure amie.

Clara : Hey, Jess ! Comment va ? Ça fait longtemps !

Jess : Ouais, un bye ! Ah chaque fois que j'essaie de t'appeler ça me dit que t'es dans l'espace !

Clara sourit. Et elle fut intérieurement soulager qu'elle ne l'ait pas appelé hier elle aussi.

Clara : Ouais. Bah qu'est-ce que tu dirais qu'on se voit aujourd'hui ?

Jess : Quoi, tu bosses pas ?

Clara : Non, j'ai démissionné.

Jess : Quoi ?!

Clara : Heu, j'en sais rien moi-même, c'est le flou total. Tu passes ?

Jess : Quand ?

Clara : Dès que tu peux.

Jess : Ok j'arrive.

Clara : Tu gères, merci !

Jess : Pas de soucis, je n'ai que ça à faire. À toute.

Elle raccrocha. Elle refit du café. Elle savait que Jess en buvait aussi. Le temps que son amie arrive, elle sortie s'aérer sur le balcon. Elle était en short et débardeur mais n'avait pas froid. Elle n'avait même pas pensé à regarder la date et le jour d'aujourd'hui. Elle rentra prendre son téléphone posait sur la table de cuisine et vérifia la date. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait, ni pourquoi. Elle pouvait bien regarder la date, tant qu'elle ne se souvenait pas des jours d'avant ça ne lui servait à rien. En fait, elle devait surement avoir oublié que la veille, mais les autres jours étaient flous dans sa tête. Elle n'arrivait pas à les dater. Elle ne savait pas par où commencer. Elle sentait qu'il y avait quelque chose de plus qu'un black-out de gueule de bois, mais tant qu'elle n'avait pas plus de preuves tangibles elle ne pouvait pas demander de l'aide au docteur. Elle ne savait même pas où il était. Il devait probablement être parti pour quelques aventures dans l'espace, comme elle savait qu'il faisait quand elle avait ses cours. Elle sourit. Son docteur. Elle savait qu'il ne l'attendait pas, qu'il en était incapable. De toute façon, elle était juste une compagne de voyage parmi d'autre qu'il avait eu toute sa vie. Elle avait fini par se faire à l'idée.

Elle fut tirée de ses pensées par la sonnerie. Elle sursauta. Elle ouvrit et attendit sur le pas de la porte.

Clara : J'ai failli faire un arrêt cardiaque !

Jess : Quoi, tu ne m'as pas vu arriver ? J'étais en bas, je t'ai vu sur le balcon, tu ne m'as pas vu toi ?

Clara : Non, je ne t'ai pas vu !

Jess : J'ai reçu une de tes larmes pourtant.

Clara : Une quoi ?!

Jess : Une larme, regarde !

Elle montra sa manche sur laquelle on voyait une goutte.

Clara : Arrête de dire n'importe quoi, y a des voisins, ça doit venir de quelqu'un qui arrosait.

Jess : Je suis sûre que c'était toi.

Clara : Et comment tu peux en être sûre ?

Jess : Parce-que tu pleures.

Clara : Je ne … Pleure pas… Pourquoi je pleure ?

Jess : Je n'en sais rien, à toi de me dire, dit-elle en la prenant dans ses bras.

Clara : Je suis portant bien, je souriais.

Elle se libéra et alla leur servir le café. Elles prirent leurs tasses et se posèrent en tailleur sur le lit.

Jess : Alors, qu'est-ce qu'il se passe. Pourquoi tu m'as appelé ?

Clara prit une grande respiration.

Clara : Ok. Est-ce que j'ai déjà fait un black-out après avoir bu ?

Jess : Quoi ?

Elle éclata de rire.

Jess : Alors c'est donc ça, tu as besoin de ta super détective pour refaire ta soirée ?

Clara : Pas que la soirée… La journée entière… Je crois.

Jess : Comment ça, tu crois ?

Clara : Je ne sais pas, je me souviens des choses mais je n'arrive pas à les dater. Je ne sais pas si elles datent d'avant-hier ou d'il y a un mois…

Jess : Ou d'hier.

Clara : Non. Ça je suis sûre que non.

Jess : Mon dieu, je ne pense pas que ce soit de l'alcool à ce niveau là…

Clara : Oh, allez, je ne me drogue pas, tu serais la première à la savoir ! J'ai une meilleure vie que ça.

Jess : Ce n'est pas l'impression que tu donnes ce matin !

Clara soupira méchamment.

Clara : Bon, est-ce que tu vas m'aider ?

Jess : Tu me connais, évidemment que je vais t'aider.

Clara : Ouais. En plus tu n'as que ça à faire, dit-elle moqueuse.

Jess fit semblant d'être outragée. Clara rigola et prit son oreiller derrière elle pour lui balancer. Elles rigolèrent. Clara eut un flash. Elle se revoyait avec le docteur, en train de pleurer son premier rencard avec Dany. Ses yeux s'embuèrent. Jess sourit tendrement.

Jess : Tu sais ce que je crois ? Je crois que tu as encore du mal à faire ton deuil. Et c'est normal. Et je crois qu'hier tu t'es bourré la gueule pour oublier ce qu'il s'est passé.

Clara (pleurant) : Oh, c'est ridicule, je suis passée à autre chose avec Dany, ça fait trop longtemps.

Le téléphone sonna. Elle décrocha.

Clara : Allo ? Ah, salut ! Quoi de neuf ? Comment tu as eu mon numéro ? Ah oui c'est vrai, je te l'ai donné la dernière fois, je ne me souvenais plus que je t'avais donné les deux. Alors, que me vaut cet appel ? Quoi ? Tu dis juste n'importe quoi. Écoute, le docteur est mon meilleur ami, si il était en ville il me l'aurait dit, il serait venu me chercher. Et s'il y avait des activités bizarres en ville, je le saurais. Quoi, et tu crois vraiment que j'ai l'exclusivité ? On parle du docteur la, il fait ce qu'il veut. (Elle soupira). Bon, ok. J'avoue, c'est un peu bizarre. Mais même, qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse ? Ok, si ça peut te rassurer… Est-ce qu'il t a dit au moins où il était ? Parce-que je ne suis pas magicienne, je ne peux pas le repérer comme ça… Oui. Envoie-moi l'adresse quand tu l'as. Attends, quoi ?! Je le savais ! Hum. Pardon. J'ai un black-out total d'hier, mais je ne pouvais rien faire tant que je ne savais pas si j'étais juste bourrée ou s'il s'était passé quelque chose. J'en n'ai pas la moindre idée. Et ça me va en fait.

Elle raccrocha et sourit. Quoi qu'il pu se passait ici, c'était un moyen de revoir le docteur. Le seul moyen même. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle se mettait dans des situations périlleuses. Ce n'était pas pour l'aventure, ou l'adrénaline – bien qu'avec le temps elle avait fini par aimer ça –. C'était pour revoir le docteur.

Elle releva la tête et regarda son amie avec un grand sourire.

Clara : Toujours partante pour m'aider à refaire ma journée ?

Rigsy

Rigsy entendit dans son sommeil les pleurs de sa fille et sa copine râler. Il essaya d'ouvrir les yeux. Il se sentait vraiment mal. Quand elle vit qu'il émergeait enfin, Jen l'engueula.

Jen : Ça fait trois jours de suite que tu loupes le boulot, tu vas finir par perdre ton job si ça continue comme ça, et on ne peut pas se le permettre avec Lucie sur les bras !

Rigsy : De quoi tu me parles ? Manquer le boulot ?

Jen : Eh bah oui, je suppose que dans l'état où tu es tu vas pas y aller encore aujourd'hui, de toute façon la journée est déjà bien avancée !

Rigsy : Attends, attends, arrête de crier et reprends depuis le début. Racontes moi ce qu'il se passe s'il te plait.

Jen : C'est à toi de me le dire. Comment ça s'est passé hier ? Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ? Au moins tu n'as plus ce tatouage vivant.

Rigsy : Hein ? Tatouage vivant ?

Jen : Oh, je suppose que tu as encore oublié alors.

Rigsy : Heu… On dirait bien. Dis-moi.

Jen : Avant-hier tu as reçu un appel, tu es parti avant l'aube et rentré tard dans la nuit. Tu avais un tatouage, c'était un compte à rebours. On était très inquiète toutes les deux. Tu as appelé le docteur et Clara et tu es parti avec eux. Tu as du retrouver ceux qui t'ont fait ça vu que tu n'as plus le tatouage et que tu ne te souviens encore de rien.

Rigsy s'occupa de sa fille en réfléchissant à la situation. Il devait appeler Clara, où le TARDIS. Quelqu'un décrocha.

Rigsy : Vous n'êtes pas le docteur vous !

Jérôme : Non. Qui est le docteur ?

Rigsy : Le propriétaire de ce que vous avez volé !

Jérôme : oh, oh, on se calme ! J'ai rien volé du tout ok, j'ai juste entendu le téléphone sonnait, j'ai décroché c'est tout.

Rigsy : Vous êtes à l'intérieur ou à l'extérieur ?

Jérôme : A l'extérieur pourquoi ?

Rigsy : Parce-que vous n'auriez jamais pu rentrer.

Jérôme : Bah de toute façon je vois difficilement comment un téléphone pourrait rentrer la dedans.

Rigsy sourit.

Rigsy : Bon, est-ce que vous pouvez me passer le docteur, j'ai besoin de lui parler ?

Jérôme : Le docteur qui ? Qu'est-ce qu'il a à faire avec la boîte ?

Rigsy : Vous ne le connaissez vraiment pas alors ?

Jérôme : Non. Enfin peut-être si vous me dites qui il est je le connaîtrais.

Rigsy : Non, croyez-moi, on le sait quand on le connait. Écoutez, rester dans le coin d'accord, je vais essayer de voir ce qu'il se passe.

Il raccrocha et appela Clara.

Rigsy : Clara ? Salut, c'est Rigsy. Tu me l'as donné en même temps que celui du TARDIS la dernière fois. Bah, en fait je voulais savoir ce qu'il se passait, j'ai appelé le TARDIS mais je ne crois pas que le docteur était dedans. Mais il est ici, à Londres en tout cas. Enfin je suppose, en tout cas les gens parlaient anglais. Ouais, mais c'est pas le docteur qui a décroché, il se passe un truc bizarre, c'est un autre mec. Ouais mais il ne le connaissait pas et il était à l'intérieur. Bah je sais pas, on peut aller jeter un œil ? Peut-être qu'il a des ennuis ? Ah non, il ne m'a pas donné l'adresse, je n'ai pas pensé à lui demander. Si tu veux je le rappelle et je t'envoie un texto quand j'ai l'adresse. Merci… Je comptais vous appelez de toute façon. Je ne sais pas, c'est bizarre. J'ai oublié totalement les deux derniers jours… A ton avis qu'est-ce qu'il a bien pu se passer ?

Il raccrocha.

Jen : Alors ?

Rigsy : Clara non plus n'a pas de souvenirs d'hier, t'avais raison, on devait être ensemble.

Jen : Du coup tu vas y retourner ?

Rigsy : Je n'ai pas le choix. Je dois savoir ce qu'il s'est passé.

Jen : Pourquoi ? Est-ce que tu ne peux pas juste vivre avec ça ?

Rigsy : Je leur dois la vie. S'ils ont des ennuis je ne peux pas rester là sans rien faire.

Clara

Clara reçu un texto de rigsy. Il n'avait pas réussi à avoir Jérôme. Elle lui envoya son adresse et lui demanda de les rejoindre.

Jess : Bon, qu'est-ce qu'il se passe alors ? Et c'est qui ton meilleur ami que je ne connais pas ?

Clara : Attend.

Elle composa le numéro de portable du docteur. Pas de réponse. Elle laissa un message.

Clara : Hey, docteur disco ! C'est moi. Est-ce que vous vous seriez mis dans les ennuis – pourquoi je demande – et fait voler le TARDIS ? Rappelez-moi !

Elle raccrocha. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait. Elle alla se resservir du café.

Jess : Je ne sais pas comment tu fais pour être en débardeur, je me gèle moi !

Clara : J'ai mon gilet d'hier dans la salle de bain, tu peux le prendre si tu veux.

Elle s'exécuta. Le gilet était en boule et quelque chose en tomba.

Jess : C'est quoi ça ?

Clara lui prit des mains et l'observa.

Clara : J'en sais rien. Un bout d'hier ? Un indice ?

C'était le bracelet de téléportation. Elle regarda de plus près. Des symboles qu'elle avait déjà vus auparavant. Gallifrey. Elle commença à s'inquiéter.

Clara : Définitivement les deux…, murmura-t-elle penseuse.

Jess : Bon, tu vas me dire de quoi il s'agit ?

Clara : Je ne suis pas sure de savoir moi-même. Mais je sais qui pourra nous aider. En fait j'ai même toute une liste de personnes qui pourraient nous aider.

Jess : Allons les voir alors !

Clara : J'attends rigsy.

Jess : On.

Clara : Tu es sure que tu veux d'engager la dedans ?

Jess : Tu m'as demandé de t'aider à découvrir ce qu'il s'était passé, c'est ce que je vais faire.

Clara : C'est très dangereux.

Elle hésita.

Clara : Quand… quand je dis que je suis dans l'espace, ce n'est pas une blague. C'est ce que tout le monde croit mais c'est la vérité.

Jess : Ok, j'ai découvert ce qu'il s'est passé : t'as la gueule de bois.

Clara : Écoutes, on a pas tellement de temps, mais regarde.

Elle alla chercher un classeur. Elle avait fait tout un dossier sur les cas et les endroits où ils étaient allés, les mystères qu'ils avaient résolus. Jess regarda ça attentivement, surprise. Mais Clara était sa meilleure amie, et elle était prête à la croire, même si ça paraissait fou.

Jess : Ok. Admettons. Et c'est le docteur qui t'emmènes alors ?

Clara : Exactement. Sans lui…

Jess lui caressa l'épaule.

Jess : Bon, et ce bracelet alors, t'as l'air de savoir ce que c'est ?

Clara : Pas vraiment… Je sais juste que ça vient de son peuple.

Jess : De son peuple ?

Clara la regarda d'un air entendu. Jess déglutit.

Jess : Ok, donc ?

Clara : Je n'en sais pas plus. Je ne sais même pas pourquoi j'ai ça. Peut-être que c'est à cause de moi qu'il a des ennuis…

Mais elle eut un flash d'elle se penchant pour ramasser le bracelet.

Jess : Tu te souviens de quoi ?

Clara : Rien. Je me suis juste vu en train de le ramasser.

Elle fut interrompue par la sonnerie.