Doctor

Clara. Ce fut sa première pensée quand il se reprit conscience. Il ne savait pas où il était, ni ce qu'il s'était passé, mais il avait peur pour Clara. Il ouvrit les yeux. Il était allongé par terre sur le ventre.

Doc : Clara…

Quelque chose attira son regard. Quelqu'un d'autre était avec lui. Il s'approcha d'elle en rampant.

Doc : Clara ?

Il la secoua. Elle reprit connaissance et leva les yeux vers lui.

Doc : Tu n'es pas Clara …

- Non, je suis… Oh, bon sang, je ne me souviens plus.

Doc : C'est normal, c'est l'effet du transmat. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Le quoi ? Le transmat ? C'est quoi ça ? Où je suis ?

Doc : Je ne sais pas non plus. Je viens de me réveiller aussi.

- Et vous, vous êtes qui ?

Doc : Toi d'abord. Je sais que tu fais partie des cerveaux en pudding mais tu devrais quand même te rappeler ton nom.

- Je crois que … Rose, je crois.

Doc : Tu es laquelle ?

Rose : Comment ça laquelle, je suis Rose, c'est tout. Qui êtes-vous ?

Doc : Quel dommage, tu es inutile alors ! J'ai besoin du méchant loup. Ou du Moment à la limite pour sortir d'ici.

Rose : De quoi est-ce que vous parlez ? Et vous n'avez pas répondu à ma question, qui êtes-vous ?

Doc : Oh, à ton avis ?! Il se passe des choses inexpliquées, tu es téléportée de je ne sais pas où, à ton avis qui je suis ? J'ai changé mais t'es quand même capable de te rappeler de moi !

Rose : Mais je ne sais pas de quoi vous voulez parler !

Il fronça les sourcils.

Rose : Vous êtes encore plus flippant quand vous faites ça.

Doc : Tu ne sais vraiment pas qui je suis et ce qu'il se passe ?

Rose : Je viens de vous le dire !

Doc : Quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?

Elle réfléchit un moment.

Rose : Et bien, j'étais au magasin, j'étais dans l'ascenseur.

Le docteur leva les yeux au ciel et cria.

Doc : Non mais sérieusement ?! Elle me connait pas encore, vous croyiez vraiment que je vais me laisser piéger ! Je vous signale que sans elle vous seriez tous morts plusieurs fois ! Mais moi je m'en fous, ce ne sera pas suffisant !

Rose : À qui vous parlez ?

Doc : À ceux qui nous on enfermé ici.

Rose : Vous avez l'air de savoir ce qu'il se passe.

Doc : C'est l'impression que je donne en effet.

Il soupira. Il aida Rose à se lever.

Doc : Bon, quitte à être coincé ici, allons explorer les environs. On apprendra peut-être quelque chose.

La cellule disposait de tout le confort nécessaire. Ils avaient la machine qui distribuée la nourriture et les boissons. Ils avaient une salle de bain avec toilette et douche. La cellule était en fait un vrai appartement. Ils avaient plusieurs pièces. Dans le salon se trouvait un canapé rouge, une table basse, une table normale. Il y avait même une bibliothèque et des jeux de cartes pour les distraire. Puis il y avait une petite chambre dans laquelle se trouvait un lit une place et un petit bureau. Il y avait même une lampe. La seule différence avec un appartement classique est qu'il n'y avait pas d'ouvertures. Aucune porte ni fenêtre. La lumière était artificielle.

Rose : Euh… Comment est-ce qu'on respire ? Est-ce qu'on ne va pas finir asphyxié ?

Doc : Moi non, toi oui, peut-être. Mais je ne pense pas. Ce n'est pas le but.

Un doute le saisi. Et si ce n'était pas la vraie Rose ? Et si c'était seulement un avatar ou un robot qui ressemblait à Rose ? Il garda cependant ses doutes pour lui. Il devait trouver un moyen de se fabriquer un appareil sonique. Il devait la tester et essayer de sortir d'ici. Ou peut-être tout simplement accepter son sort et se laisser mourir. C'était encore la meilleure chose à faire.
S'ils avaient demandé le journal de confession c'est qu'ils voulaient le faire parler. Or, s'il mourait, il ne pourrait plus rien dire.

Rose : C'est quoi leur but alors ?

Doc : Me faire parler.

Rose : Grâce à moi ?

Doc : Surement puisque tu es là.

Il restait froid avec elle. Il ne voulait pas se laisser piéger par ses sentiments et ses souvenirs.

Rose : Où on est alors ?

Le docteur réfléchit.

Doc : Dans une prison gallyfréenne.

Rose : Une quoi ?

Doc : Une prison gallyfréenne. Construite par mon peuple. Totalement automatisée. Elle ne va nulle part. Il n'y a personne pour surveiller, ce sont juste des blocs comme ça tout du long, avec d'autre appartement comme celui-ci, avec d'autres prisonniers. Elles dérivent dans l'espace sans destinations particulières. Elles sont relâchées par les tribunaux. Ils fonctionnent sur le même principe. Quand quelqu'un est jugé, soit ils l'exécutent, soit, s'il doit être enfermé, ils le mettent là dedans et libère le vaisseau prison.

Rose : Alors ça veut dire que vous avez du avoir un procès dont vous ne vous souvenez pas ?

Le docteur se laissa sourire.

Doc : Ils n'oseraient pas. Ils savent que je gagnerais.

Rose secoua la tête pour se remettre les idées en place.

Rose : Mais s'il n'y a personne, que ce n'est pas surveillé, ça veut dire qu'on peut parler tranquillement et essayer de s'échapper.

Doc : Les pires des créatures de l'univers sont enfermées ici. Ils ne sont pas là mais ils surveillent.
Rose : Comment ?

Doc : Je ne sais pas, je ne me suis jamais intéressé à la question.

Rose : Alors comment on fait pour sortir d'ici ?

Doc : On ne sort pas. Après tout on est bien ici, on peut bien rester. Il n'y a pas de raisons.

Rose : Et moi alors ?

Doc : Ce n'est pas moi qui t'es emmené ici.

Rose : Alors on fait quoi ?

Doc : Toi tu fais ce que tu veux, ce n'est pas mon problème. Tu as vu, il y a de quoi t'occuper.

Rose : Vous ne pouvez pas faire ça ! C'est à cause de vous que je suis là ! Ce n'est pas juste, vous avez intérêt à me faire sortir d'ici !

Plutôt réelle je dois admettre… Mais ne te laisse pas avoir.

Doc : On verra.

Elle soupira.

Rose : Bon, alors, c'est quoi la suite ?

Doc : Prendre des forces pour la nuit.