Docteur et Rose, prison à la dérive

Le docteur était parti s'allonger sur le lit. Il fit semblant de dormir jusqu'à ce que Rose ne le surveille plus, en asseyant de ne pas perdre l'image qu'il avait en tête. Puis il sorti son carnet et son crayon et se mit à dessina. Il dessina le bracelet, en essayant de ne pas se tromper dans les motifs. Le plan était trop élaboré pour être celui du maitre. Tout ceci semblait être trop. En même temps, il ne voyait pas pourquoi le haut conseil aurait voulu voir partir le docteur, puisqu'ils cherchaient justement à lui échapper, à lui. Alors que le pousser à refaire surface aurait un bon moyen pour missy de semer le chaos et la destruction sur les seigneurs du temps. Après tout, elle ne les aimait pas non plus. Mais il y avait Rose. Peut-être le haut conseil voulait des informations sur lui, mais ne savait pas que ça allait le faire surgir, car ils ignoraient que lui et le docteur était les mêmes. C'était d'ailleurs pour cette raison que le docteur en savait autant sur lui. Mais il n'était pas pour autant tout à fait lui à l'heure actuelle. Le docteur était encore très présent, puisque c'est le docteur qui contrôlait le fait de se laisser mourir ici. Dès qu'il pourrait y faire quelque chose, il remédierait à la question. Mais il avait besoin du docteur vivant pour survivre. Le docteur, lui, ne voulait pas se venger des seigneurs du temps qui l'avaient enfermé ici, il voulait se venger de Missy, qui avait laissé l'autre prendre le dessus en lui faisant rencontrer Clara. Car elle avait raison, ils étaient beaucoup trop identique et à la fois complémentaire. De plus, il avait vécu avec elle toute sa vie. Il était évident qu'il allait s'attacher à elle, et c'est ce qu'elle voulait. S'il sortait vivant d'ici, il se vengerait donc sur Missy, pas sur les seigneurs du temps. Il connaissait l'autre et ils avaient raison de s'inquiéter, comme le disait la légende.

Le problème était que lui aussi c'était attaché à Clara. Et c'était ce fait là qui allait déclencher la catastrophe. Car lui assumait pleinement son existence quand il prenait le dessus. Il allait donc correspondre à la légende, et détruire la moitié de l'univers, voire l'univers entier, se tenir sur les ruines de Gallifrey pour se venger et essayer de réparer son cœur brisait.

Je sais que tu ne veux pas que je nous sacrifie, mais tu n'es pas la solution non plus. J'en resterais là tant que tu décideras d'assumer la légende.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse alors ? J'en ai ENVIE. Je suis mauvais, et je me vengerais.

C'est moi qui les ai fait repartir quand ils voulaient revenir.

Oui, mais tu les as aussi sauvés.

Je sais que la seule chose qu'on a en commun c'est Clara. Et c'est grâce à elle.

Qu'on est là. Fini ta pensée. Ils auraient du rester mort, on serait avec elle pour toujours.

Je ne l'aurais pas laissé me suivre pour toujours. Et s'ils étaient morts tu n'aurais aucune raison d'être, alors tu n'aurais pas pu l'empêcher.

C'est moi qui aie le contrôle maintenant, alors on fera ce que je dis.

Je ne te laisserais pas faire. Et tu sais qu'elle ne voudra plus de toi après si tu fais ça.

L'autre avait le contrôle du mental, mais le docteur avait le contrôle physique du corps. Il commença à ordonner à toutes ses cellules de mourir. Ça pouvait prendre plusieurs mois, mais au moins ça éviterait à l'univers d'être détruit.

Stop ! Arrête, qu'est-ce que tu fais ?!

Je te montre que j'ai autant de contrôle que toi.

Bon, qu'est-ce que tu proposes ?

On essaie de sortir de là, on retrouve Clara. Je suis obligé de te le concéder vu que tu es aux commandes mentales. Mais si tu la retrouve et qu'on est avec elle, tu n'auras pas besoin d'accomplir la légende.

Ou alors on appelle les autres et on leur dit qu'ils ne doivent pas sauver Gallifrey.

Le docteur parut réfléchir.

Je redeviendrais comme avant… Ça pourrait être dangereux.

Pas plus que de me laisser sortir.

Le docteur ne dit plus rien. Il reprit conscience de son environnement. Il avait encore le contrôle du corps et commençait à reprendre le contrôle du mental. Il ne parla plus et regarda son dessin. Il avait une face mais il lui manquait l'autre pour comprendre de quoi il s'agissait. Il se leva et alla voir Rose. Après avoir essayé par tous les moyens de chercher comment sortir, elle s'était allongée sur le canapé en pleurant.

Doc : Bon, arrête de t'apitoyer sur ton sort, ça ne nous fera pas sortir !

Rose : Ce n'est pas à moi de trouver une solution.

Doc : On va collaborer. On ne risque pas de trouver demain, alors en attendant il va falloir faire avec.

Rose : À quoi vous pensez ?

Doc : Déjà, on va manger. T'as faim ?

Rose consulta son estomac.

Rose : Peut-être bien oui.

Doc : Bon, bah voilà.

Rose : Et après ? Une partie de carte ?

Doc : Non. Tu as ton téléphone ?

Rose le lui tendit. Il le regarda à peine et lui rendit. Il était resté à peu près une heure. Il ferma les yeux et essaya de sentir quand est-ce qu'il ferait nuit. Le portable de Rose indiquait une certaine heure mais elle n'avait pas était enlevé à la même heure que lui. Il ne pouvait pas compter là-dessus. En plus, il doutait qu'ils aient pensés à mettre des prises pour Rose.

On est dans l'espace, il y a des étoiles partout, pas besoin d'attendre ce soir.

Ne soit pas stupide, et aide-moi plutôt. Si on s'y met à deux on pourra se repérer plus facilement. Il faut trouver un moyen de mesurer le temps sans qu'ils le sachent, je ne suis pas sur que ce soit autorisé.

Tu es devenu trop humain.

Mais il se concentra quand même avec le docteur pour essayer de déterminer l'heure et l'endroit où ils étaient. Sur Terre, il devait être entre 16 et 17 heures. Ils étaient presque à la moitié de l'univers. Ils avaient dépassés de plusieurs milliers d'années-lumière la cascade de méduse mais se dirigeait vers elle, et ils n'avaient pas voyagé dans le temps. Ce qui signifiait que les événements se produisaient simultanément pour lui et Clara.

Il rouvrit les yeux. Ça n'avait pas prit plus de 30 secondes.

Doc : Bon, vient voir là toi, que je te montre comment ça fonctionne.

Il lui apprit le fonctionnement de la machine pour se servir à manger et ils se posèrent sur la grande table. Le docteur prit un thé et Rose un café, ainsi que des biscuits sucrés.

Rose : Hum… Il est plutôt bon le café. Ou est-ce que c'est qu'une illusion ?

Le docteur sourit.

Doc : Non, je pense que tout est construit ici pour ne pas qu'on s'en fasse justement.

Rose : Et vous, le thé ?

Doc : Il ne vaut pas celui de ta mère.

Ils avaient tous les deux plus ou moins le contrôle de tout en même temps. Ils voulaient tous les deux sortir de là. Pas pour les mêmes raisons, mais ils devaient travailler ensemble. Et pour cela, le docteur allait suivre le plan de l'autre.