PROLOGUE


Quand un deuil vous frappe, les spécialistes s'accordent sur le fait que l'on doit passer par 5 phases : le déni, la colère, le marchandage, la dépression puis enfin l'acceptation.

Pour ma part, il y a d'abord eu cette sensation de douleur. Diffuse au début avant de s'intensifier pour devenir écrasante et étouffante.
Ensuite il y a eu la culpabilité. Celle de ne pas avoir été LA fille qui lui fallait, d'être celle qui avait tout foutu en l'air.
Par la suite est arrivée la colère avec la prise de conscience que le problème ne venait pas de moi mais plutôt de lui et de son envie d'autre chose. Une de ses collègues l'y avait aidé aux dernières nouvelles.
Dans mon cas, pas de marchandage. J'avais rassemblé le peu de fierté et d'amour-propre qu'il me restait pour refuser de le retenir. Hors de question de m'abaisser à ce point-là et de le supplier de rester.

Au final, le temps aidant, il y a eu l'acceptation. Après tout, si cette fille est celle qui lui faut ainsi soit-il. Que chacun de nous trouve le bonheur avec la personne qui lui est destinée. Chacun de son coté.