Chapitre 9 :

Cycy : Bonjooooouuuur ! Je vais super bien ! Et j'espère que c'est aussi ton cas. La longueur prouve qu'au moins on a des choses à dire ! Et j'espère qu'on continuera comme ça ! Tu me rassure sur le point de leur relation parce que James est quand même un type brisé donc on ne peut pas le faire retourner avec Adhara illico-presto ! En ce qui concerne l'évolution de leur relation … Ce chapitre et l'épilogue sont principalement centrés sur cette question. Je suis toujours aussi ravie que ça te plaise et que tu continues à prendre du temps pour me donner ton avis. En tout cas il fallait absolument qu'Adhara interagisse avec TOUS les Avengers (même si l'intervention de Thor est limitée vu qu'il était absent au moment que j'ai choisi pour l'apparition d'Adhara). La gelée de Cranberry c'est dégueulasse ! Pardon, « je n'aime pas »… Franchement ?! Au Cranberry ?! C'est surtout que j'ai essayé de trouver un aliment un peu significatif dans la culture américaine et qui pourrait sembler étrange aux français. T'imagine garder Pietro en vie avec Tony et Adhara ! Et qu'ils cohabitent ! Il y aurait beaucoup d'alertes vertes au QG et de vitres brisées à force qu'ils les traversent. Et je ne raconte même pas les risques diplomatiques avec toutes leurs conneries ! La Veuve Noire n'est pas l'un de mes personnages préférés (en particulier dans les comics) mais je trouve sa relation avec Banner dans l'Ère d'Ultron vraiment attachante, surtout que la plupart la pensait finir avec Clint après le premier Avengers ! Malheureusement cette fiction est terminée vu que je voulais absolument la cloturer avant la sortie de GOTG2. Mais fais attention aux notes à la fin de l'épilogue ! Elles sont très importantes ! Pour le Happy End … et bien, lis juste après. A une prochaine fois !

d'Artagneuse : Je suis désolée si ce n'est que maintenant qu'ils s'embrassent à nouveau mais je considère que, comme a) James est encore en train de se définir et qu'il lui reste quand même pas mal de séquelles de Hydra et b) Adhara et lui ont passé grosso-merdo 70 ans sans se voir, en croyant l'autre mort pour Adhara ou en ayant complètement oublié l'autre pour James, ce n'est facile ni pour l'un ni pour l'autre de se rapprocher et de retourner ensemble. Il fallait au moins laisser passer le temps pour qu'ils se fassent confiance, qu'ils partagent à nouveau des choses ensemble et qu'ils s'aiment à nouveau en fait. Donc encore désolée si ça t'a déçu (surtout que je pensais au contraire que c'était trop lent :D ! )


Note : Je cite dans ce chapitre des noms que je ne connais absolument pas alors je m'excuse à l'avance si quelqu'un se sent gêné ou offensé par cette utilisation.
Rappel :
Anglais
Français
Allemand
[Russe]


Un magasin, New-York - 20 Février 2015

« - Tu es sûre que tu veux faire ça … comme ça ?
- Bien sûr ! Fais-moi un peu confiance.
- … C'est bien ça mon problème… »

Adhara rit mais continua à traverser les rayons le plus discrètement possible.

« - Aller ! Mets-toi au moins un peu dans le rôle, joues le jeu ! »

James soupira et la suivit de mauvaise grâce.

« - Par-là ! »

Les deux acolytes débouchèrent face à un grand mur complètement recouvert par une carte du monde (a.k.a planisphère).

« - Eheh, je t'avais prévenu que je me souvenais où la trouver !
- … Tu es au courant qu'il y a des caméras de surveillance ?
- C'est bien pour ça que je t'ai emmené avec moi voyons !
- … Comment ça ?
- Bah oui ! Quand je serai occupée tu feras le guet, au cas où il y a des vigiles qui arrivent.
- Tu n'avais pas l'un de tes … logiciels pour régler le problème des caméras !
- Si ! Pour qui me prends-tu ? … Simplement ça aurait été moins drôle avec. »

James hésitait visiblement entre s'éclater la tête contre le mur ou le faire avec la tête de son vis-à-vis. De son côté, Adhara continuait à sourire naïvement, nettement fière d'elle.

« - Bon, allons-y ! Tu me passes la fléchette ?
- Pourquoi j'ai accepté ça déjà ?
- Parce qu'on n'a toujours pas trouvé de destination pour nos vacances.
- Et il n'y avait pas d'autres moyens possibles ?
- Sûrement que si mais celui-ci est plus rapide et beaucoup plus amusant que les autres. »

Il soupira pour la énième fois dans la journée mais Adhara resta fixée sur ses positions.

« - Tu me passe la fléchette ? … Tu peux me bander les yeux ? »

Lorsque cela fut chose faite il la plaça face au planisphère puis la fit tourner sur elle-même à contrecœur. Au bout d'une dizaine de tours il la replaça devant le mur, lui enleva le bandeau et la laissa lancer sa fléchette. Ils attendirent que le sol arrête de tourner aux yeux d'Adhara puis James se rapprocha de la carte.

« - Alors ? On part où ?
- … Comment est ton roumain ?
- Inexistant. »

Appartement Adhara Hauptmann, New-York - 5 Mars 2015

« - Mais où est passée cette saleté de chaussette ?!
- Sous ton lit, à côté de ton deuxième oreiller.
- Et ma chemise ?
- Laquelle ? La grise avec le col plus foncé ?
- Oui celle-là.
- Tu l'as mise au sale hier soir alors je n'ai pas encore eu le temps de la laver, mais elle devrait être prête avant qu'on parte. Et toi tu n'aurais pas vu mon débardeur blanc ?
- Tiens. »

Un premier vêtement vola à travers le couloir.

« - Tu sais où je peux trouver ma casquette ?
- La voilà. »

Un second, dans l'autre sens.

« - Punaise, je ne trouve plus mon pantalon noir !
- Ici ! »

Un troisième. Et ainsi de suite durant la moitié de l'après-midi.

« - … Par contre je présume que si je te demande mon soutien-gorge, tu ne sauras pas où il est …
- … Tu présumes bien. »

On put alors distinctement entendre Adhara rire du bout du couloir et James secoua la tête, désabusé, mais à peine surpris par son humour. Elle décrocha ensuite le téléphone, tout en continuant à rigoler.

« - Pour enregistrer votre nouvelle annonce de boîte vocale, veuillez appuyer sur 3 … L'enregistrement débutera après le « bip » sonore … BIIIP
- Si c'est pour de la pub, … vous vous êtes trompé de numéro … Pour les autres, vous êtes bien sur la boîte vocale d'Adhara Hauptmann, je suis actuellement indisponible et ce pour une durée indéterminée. Si c'est Nicky … Baah je sais que ce n'est pas toi … Si c'est Bruce je n'ai qu'une chose à dire : RAMÈNES TES FESSES VERTES ICI ! Non mais ! Et enfin si c'est Tony …. Eheh ça sert à rien de râler je ne répondrai pas. Pas non plus la peine d'essayer de forcer ma porte y'a trop de sécurités même pour toi, mon chou. T'inquiète Georgette je vais juste m'aérer l'esprit à l'étranger. Et puis si c'est vraiment urgent il y aura bien quelqu'un qui arrivera à me prévenir. Aller, la bise ! »

Lampertheim, Alsace, France - 7 Mars 2015

« - Rappelle-moi ce qu'on fait ici.
- J'en avais envie.
- Et plus sérieusement ?
- Parce qu'on n'a pas un horaire à suivre, qu'une escale ça fait du bien et que je veux voir comment vont les enfants de mon frère.
- Ta famille.
- … Accessoirement. »

James soupira devant tant de mauvaise foi mais la suivit quand même.

« - On ne devrait pas être loin.
- De ?
- La maison où j'ai grandis.
- Comment ça ?
- Bah comme j'avais encore de la famille dans le coin, la maison est restée en bonne état. Dès qu'il a eu l'âge requis mon frère l'a récupéré et c'est l'un de ses enfants qui l'a récupéré. Donc ils devraient toujours y habiter en ce moment.
- Oh …
- Si tu le dis. »

Ils se retrouvèrent alors en face d'un ancien corps de ferme aux crépis rougeâtres et à colombage.

« - Bon bah, quand faut y aller … Faut y aller. »

La sonnerie retentit alors à l'intérieur mais ils durent attendre quelques minutes avant que quelqu'un ne vienne leur ouvrir. Ils découvrirent alors une enfant, haute comme trois pommes.

« - Bonjour Cassiopée, est-ce que tes parents sont là ?»

Elle acquiesça vigoureusement et, au moment où ils pénétraient dans la cour, la porte d'entrée s'ouvrit.

« - Cassiopée ! Je t'ai déjà dit de ne pas y aller seule ! On ne sait pas sur qui on peut tomber.
- Mais je les avais vus arriver ! Alors je savais qui c'était.
- Qui ?
- La Madame qui s'appelle comme toi ! Par contre l'autre je ne le connais pas.»

Sortit alors la mère de la jeune fille, qu'Adhara avait déjà rencontré.

« - … Les mystères de la génétique…
- Je suis ravie de vous revoir Mme Sernine.
- Je ne sais pas encore si c'est partagé. Vous nous avez laissé avec beaucoup de questions la dernière fois.
- J'en suis bien consciente.
- … Vous devriez entrés, je pense que nous avons beaucoup de choses à nous dire.
- Je le pense aussi. »

Tous les quatre arrivèrent dans l'entrée de la maison, directement ouverte sur le salon, la salle à manger et vers à couloir qui menait à la cuisine.

« - Voudriez-vous quelque chose ? Du thé ? Du café ? … Un jus de fruit ?
- Non merci, nous n'avons pas prévu de rester très longtemps, juste voir comment vous alliez.
- Vous avez pourtant dit que vous me répondriez.
- En effet.»

Alors que James et Adhara s'installaient dans le canapé, leur hôte tira une chaise de la table et se positionna face eux.

« - Par quoi voulez-vous que je commence ?
- … Qui êtes-vous ?
- C'est écrit sur la carte que je vous ai donnée.
- Il n'y avait que votre nom, ce que je voudrais savoir c'est qui vous êtes pour ma famille, qui vous étiez pour mon père et, un peu plus puérilement, pourquoi vous portez le même prénom que moi.
- En réalité c'est vous qui portez le mien, votre père vous appelé comme ça à cause de moi.
- Pourquoi ?
- Et bien je présume que c'est parce que je suis sa sœur.
- … Mais … C'est impossible…
- Impossible n'est pas Hauptmann très chère : je suis moi-même née en 1922 mais pour des raisons qui me regardent je semble toujours avoir la vingtaine.
- Et vous voudriez que je vous croie sur parole ?!
- Absolument pas mais c'est vous qui posez les questions alors j'y réponds simplement. »

Pendant que les deux homonymes discutaient –bien que de manière houleuse- James se retrouvait à devoir écouter sans comprendre la moitié des mots. Il repéra du coin de l'œil une petite silhouette qui ne cessait de le fixer. Il se retourna alors et découvrit l'enfant qui leur avait ouvert précédemment. Ils se fixèrent en silence quelques secondes puis Cassiopée se rapprocha un peu.

« - Tu es qui ?
- James.
- Pourquoi t'es là ?
- Je suis avec Adhara.
- Ma mère ?
- Non.
- L'autre madame ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- … Nous sommes en vacances … ensemble.»

Cette réponse sembla la satisfaire puisqu'elle retomba dans son mutisme mais seulement temporairement.

« - Pourquoi tu portes des gants ? Il fait pas froid dehors.
- … J'en ai besoin.
- Pourquoi ?»

Adhara, qui suivait la conversation en même temps qu'elle discutait avec sa descendante, se saisit doucement de la main de son voisin et y appliqua une faible pression pour lui assurer son soutien.

« - … Il y a des choses que les enfants ne devraient pas voir. »

*Deux heures plus tard – Dans la rue, même endroit*

« - Peut-on faire un rapide détour avant de repartir ?
- … Bien sûr. »

Ils s'engagèrent alors vers une impasse mais ils s'arrêtèrent au niveau de l'embranchement. Ainsi, apparu à leurs yeux, un obélisque sur lequel trônait une plaque avec l'inscription « A nos morts » puis, derrière, une plus grande plaque présentait une liste de différents noms. Ils découvrirent alors, entre HASSLER Robert et HEIMBURGER Philippe, les noms de HAUPTMANN René et HAUPTMANN Eliane. Sans un bruit, Adhara laissa échapper les larmes qu'elle avait retenues pendant tant d'années, en ayant face à elle la preuve physique de ce qu'elle avait su depuis longtemps.

Hôtel, Bucarest, Roumanie - 10 Mai 2015

« - Bonjour, nous avons réservé une chambre pour deux au nom de Peters.
- Bien sûr ! Votre réservation a bien été prise en compte et votre chambre se trouve au second étage. Le petit-déjeuner et le repas du soir sont compris dans votre formule et se tiennent respectivement de 6h30 à 10h et de 17h30 à 20h30. Enfin la facture sera à régler à la fin de votre séjour parmi nous. Vasile s'occupera de monter vos bagages dans votre chambre.
- Merci beaucoup.
- Bine ați venit la București !
- Merci. »

James et Adhara suivirent le dit Vasile dans l'ascenseur jusqu'à leur chambre puis découvrirent un léger un problème lorsque celui-ci les laissa.

« - Il n'y a qu'un lit.
- En effet.
- Je prends le fauteuil.
- Non, c'est moi.
- Tu ne rentres même pas dedans.
- Et toi tu ne pourras jamais bien dormir là-dedans.
- Ce n'est que temporaire, le temps que l'on trouve un autre logement.
- Sauf qu'on ne sait pas combien de temps ça va nous prendre.
- Oh tais-toi et vas te coucher. Toi comme moi, savons que le décalage horaire ne nous a pas fait que du bien et que c'était impossible de dormir dans les transports.
- Pas sans toi.

- C'est ça ou c'est moi qui dors dans le fauteuil.
- Ce que tu peux être têtu ! »

Ils s'installèrent alors tous les deux dans le lit, visiblement légèrement mal à l'aise. Pourtant la fatigue eut raison d'eux et ils finirent par se détendre en s'endormant.

*Une heure plus tard – même endroit*

Lorsqu'Adhara se réveilla, elle sentit une légère pression sur ses hanches : le bras droit de James l'entourait à présent pendant que celui-ci dormait encore. Ainsi leurs corps avaient repris leurs habitudes passées malgré leurs propres réticences. Adhara essaya ensuite de se dégager mais par son mouvement réveilla James qui était toujours aux aguets.

« - Désolée.
- C'est moi qui devrais …
- Ne t'inquiète pas, j'imagine que c'est seulement un réflexe. »

Ils furent ensuite sur le point de quitter la pièce pour commencer leurs recherches de logement dans la ville quand Adhara se souvint soudainement qu'il fallait qu'elle sorte quelque chose d'important de son sac.

« - Tiens ! C'est pour toi, pour ton anniversaire.
- Mon anniversaire ?
- Nous sommes ça fait deux moins je sais que c'est passé mais je ne l'avais pas encore trouvé à ce moment-là ! Tu as, depuis deux mois aujourd'hui, 98 ans ! Bientôt le premier siècle !

- Diantre ! Que tu es bien conservé !
- Et c'est celle de 92 ans qui me dit ça. »

Adhara rigola un peu mais continua à lui tendre le paquet qu'elle tenait. En retirant le papier cadeau autour, James découvrit un carnet encore vierge avec ses initiales ou tout du moins celle du Sergent Barnes dessus.

« - C'est pour que tu puisses rassembler sur un seul support tout ce dont tu te souviens ou qu'on a découvert ensemble.
- … Merci, merci beaucoup. »

Nouveau logement Hauptmann-Barnes, Bucarest - 23 Mai 2015

« - Alors vérifions tout : issue de secours ?
- Pas mal de toits plats à proximité et accessibles à tous les étages.
- Les escaliers ?
- Assez larges pour s'enfuir, avec des balustrades pour s'y accrocher et passer plus rapidement.
- Les voisins ?
- Pour toi.
- Assez rares, ceux qui restent sont discrets mais pas dangereux pour nous. J'ai vérifié leurs antécédents et on a du casier le plus vierge possible à seulement quelques vols ou légères agressions. Et à l'intérieur même de l'appartement ?
- Il est possible de démonter certaines planches pour des caches, suffisamment de pièces pour vivre convenablement mais pas assez pour ne pas pouvoir se défendre en cas d'attaque.
- Si on se débrouille bien avec les meubles on pourra garder facilement les fenêtres de la pièce principale en visuel et il n'y a qu'une porte d'entrée. C'est parfait.
- Au moins le mieux que l'on pouvait trouver.
- Ce que tu peux être rabat joie ! Bon, maintenant c'est au tour des meubles. Il faut essayer d'en acheter le moins possible et au prix le plus bas pour éviter que Tony remarque les mouvements d'argent. De toute façon on peut aussi se contenter de récupérations et du bricolage. »

Logement Hauptmann-Barnes, Bucarest – 3 Juin 2016

Ne pouvant se permettre d'acheter une télévision, aussi peu cher puisse-t-elle être, Adhara essayait de suivre les informations le plus assidûment possible grâce à son portable.

« - Onze ressortissants wakandiens figurent au nombre des victimes de l'affrontement qui a opposé les Avengers à un commando de mercenaires au Nigeria le mois dernier. Traditionnellement discrète la nation wakandienne avait mandaté des émissaires à Lagos lorsque l'attaque a eu lieu.
- Des membres de notre communauté sont morts en terre étrangère. Ils ont été les victimes d'un groupe de criminels et de l'indifférence de ceux qui étaient censés les arrêter. La victoire au prix du sang des innocents n'est pas la victoire de la justice… c'est la victoire de la honte.
- Le roi du Wakanda a tenu … »

« - Éteins ce truc. Ça fait des semaines qu'ils répètent les mêmes choses et tu ne fais que te demander si tu dois rentrer ou pas.
- Et que dois-je faire d'après toi ?
- C'est tout simplement à toi de décider.
- … Tu ne mets pas d'une très grande utilité, dis donc.
- Je ne peux pas te forcer à quoique ce soit, c'est à toi de choisir ou au moins de réfléchir à quoi servirait ton geste.
- … Je reste… Mais il n'empêche que je suis un peu inquiète pour Wanda, déjà qu'elle donne beaucoup d'importance au regard des autres. »

Parc Herăstrău, Bucarest - 4 Juin 2016

« - Tu as lu le journal ce matin ?
- Oui.
- Et ?
- Cela ne me concerne pas.
- Ces Accords concernent tout le monde James. Ce truc signifie que les « héros » ne pourront agir qu'avec l'autorisation des autres nations.
- Et alors ?
- Alors ils seront obligés d'intervenir dans des cas où ils n'auraient pas voulu intervenir ou au contraire de devoir se retenir d'aller sauver ou défendre tel ou tel truc en lequel ils croient sous prétexte qu'ils n'ont pas le droit. Je comprends que la population veuille limiter les dégâts qu'ils font mais la politique est un monde où ce n'est pas le plus juste qui régit mais le plus puissant. Donc si une intervention va à l'encontre d'un gouvernement même si c'est pour sauver des milliers de gens innocents, cela sera refuser. Je n'ai pas l'intention de laisser des personnes souffrir sous prétexte que des vieux qui passent leur temps à bavasser ont décidé que leur vie ne valait pas la peine.
- Et que comptes-tu faire ?
- Je ne sais pas encore. »

Adhara voulut continuer la conversation lorsqu'elle sentit quelque chose vibrer dans l'une des poches intérieures de sa veste. Elle en sortit alors un petit portable, visiblement sommaire.

« - Je croyais que tu avais coupé toutes tes communications pour les vacances.
- Je les fais mais ce portable n'est pas habituel.
- C'est-à-dire ?
- Celui-ci n'est QUE pour les urgences. »

Elle ouvrit alors le seul message présent et dû s'asseoir brusquement en lisant la seule phrase qui s'affichait.

« - Adhara ?!
- Quelle journée de merde.»

Devant ses yeux seulement sept mots : « Elle s'est éteinte dans son sommeil. »

*Une heure plus tard – logement Hauptmann-Barnes*

« - Tu comprends c'est la dernière personne à réellement vécu toutes ses années à mes côtés. C'est la dernière à avoir suivi mon … évolution en quelque sorte parce que Rogers et toi ce n'est pas la même chose… Je n'arrive pas à formuler ma pensée !
- Calme-toi, tout va bien se passer. Tu vas finir de préparer tes affaires et après tu embarques directement pour Londres. De mon côté je resterai là.
- … j'essaierai de revenir le plus tôt possible.
- Je le sais. »

Lorsque le taxi s'arrêta devant l'immeuble, ils s'embrassèrent une dernière fois puis Adhara partit, avec son sac sur le dos.

Funérailles - 7 Juin 2016

Le chœur chantait au moment où on amena le cercueil. Six hommes portaient celui-ci, dont Steve Rogers, tous, le visage solennel et Steve retenant ses larmes. De son côté, Adhara s'était installée au fond de l'église, un léger voile noir sur le visage en espérant qu'il le cacherait si elle venait à craquer. Pendant qu'elle était dans ses sombres pensées, le religieux en charge des obsèques avait pris la parole et déclamait son discours habituel.

« - Et maintenant, j'aimerais appeler Sharon Carter à prononcer quelques mots. »

Une jeune femme blonde monta alors les quelques marches qui la séparaient du pupitre.

- Margaret Carter était connue comme membre fondateur du SHIELD, mais pour moi elle était Tante Peggy. Au mur de son bureau, il y avait une photo d'elle, aux côtés du Président Kennedy… Ça m'impressionnait beaucoup, je me demandais si je ne serai jamais à la hauteur. C'est pour ça que je n'ai dit à personne que nous étions parente. Un jour, je lui demandais comment elle avait réussi à maîtriser la diplomatie et l'espionnage à une époque où les femmes n'étaient les bienvenues ni dans l'une, ni dans l'autre, elle m'a dit « tu dois d'abord faire ton devoir. Fais certaines concessions quand ça te parait possible, sinon refuses. Même si on te dit que ce qu'on te demande de faire et juste, alors que tu sais que ce n'est pas vrai. Même si tout le monde s'acharne à te le prouver, il est de ton devoir de rester droite dans tes bottes, de regarder les autres en face et de leur dire « Non, c'est à vous de céder. » »

Lorsque l'office fut fini, elle attendit que la majorité des personnes présentes sortent avant de s'approcher à son tour du cercueil. Elle s'arrêta de longues secondes à admirer les fleurs blanches posées dessus, y ajouta sa propre fleur, rouge celle-ci puis posa doucement sa main.

« - Cela a été un honneur de te connaître partenaire… J'espère que tu ne souffre plus. Je serai encore là pour perpétuer nos mémoires ... Ne t'inquiète pas pour le petit, je m'occuperai des Stark jusqu'à mon dernier souffle et en ce qui concerne Steve… Sharon a l'air d'avoir les choses en main en tout cas. »

Sans rien ajouter elle quitta le bâtiment, saluant simplement Steve au passage d'un signe de la tête. Ce fut, beaucoup plus tard, alors qu'elle prenait un remontant au bar de l'hôtel qu'une information acheva de faire de cette journée l'une des pires de sa vie.

« - Une bombe dissimulée dans une camionnette a dévasté l'immeuble des Nations Unies à Vienne, faisant 70 blessés et 12 morts au nombre desquels figure le souverain du Wakanda, le roi T'chakka. Les autorités ont divisé une vidéo où l'on voit le principal suspect identifié comme James Buchanan Barnes alias le Soldat de l'hiver, tristement connu pour ses activités au sein de Hydra et soupçonné de nombreux attentats terroristes. »

« - Mais b***** de m**** p***** ! »

Aussitôt l'information enregistrée et comprise, Adhara sauta sur son téléphone, contactant au plus vite le numéro d'urgence qu'elle avait mis en place avec James.

« - Aller … Réponds … S'il te plaît …
-Début de l'appel-
« - Qu'est-ce qu'il se passe ?!
- [James ! Promets-moi que tu es toujours à Bucarest !]
- [Et bien, je te le jure. Pourquoi ?]
- Mais qu'est-ce que c'est encore cette histoire ?!… [Il faut à tout prix que tu prépare le sac d'urgence. Je vais essayer de te rejoindre rapidement mais j'ai quelques affaires extrêmement importantes à régler avant.]
- [Mais enfin, que t'arrive ?!]
- [Je ne peux pas encore te l'expliquer, pas au téléphone tout du moins. Surtout reste le plus discret possible.]
- Mais … »
-Fin de l'appel-

Logement Hauptmann-Barnes, Bucarest – 8 Juin 2016

Lorsque Steve pénétra dans l'appartement que lui avait indiqué l'ancienne agent 13, il découvrit une première pièce meublée sommairement, des journaux camouflant toutes les fenêtres. Ce ne fut pas le fait que des draps étaient inexistants sur le lit qui le surprit le plus mais plutôt qu'il comptait deux sacs de couchage et oreillers. Il s'approcha ensuite du réfrigérateur où il découvrit un simple carnet noir d'où dépassaient de nombreux post-it et marques-pages. C'est en le feuilletant qu'il tomba face à un tract de l'exposition à son sujet au Smithsonian.

« - Captain ! Une unité des forces spéciales allemandes arrive sur place.
- Entendu. »

Il se tourna alors et s'aperçut enfin de la présence de quelqu'un derrière lui. Il resta un court instant silencieux, détaillant son vis-à-vis de la tête aux pieds.

« - … Tu me reconnais ?
- … Steve. J'ai eu un topo sur vous au musée. »

Sam intervint alors à son oreillette : « - Le périmètre est bouclé. »

« - Je sais que tu es sur tes gardes, mais c'est normal après ce qui s'est passé. Mais tu mens.
- J'étais pas à Vienne, c'est des choses que je ne fais plus. »

« - Ils entrent dans l'immeuble. »

« - Des gens sont persuadés du contraire vont pas tarder à arriver. Et ils n'ont pas l'intention de te prendre vivant.
- C'est bien … Excellente stratégie … »

Des bruits se firent alors entendre au-dessus de leurs têtes.
« -Ils sont sur le toit je suis grillé. »
Ce fut alors au tour de pas dans l'escalier.

« - On peut encore éviter l'affrontement.
- Il faut toujours se battre. »

Alors que Steve réfléchissait à quoi faire et notamment cherchait une issue, James déposa ses courses sur un meuble à côté et commença à retirer l'un de ses gants.

« - Tu m'as sauvé de la noyade ! Pourquoi ?!
- Je sais pas. »

« - Trois secondes ! »

« - Si tu le sais. »

« - L'assaut est lancé ! L'assaut est lancé ! »

*Plusieurs minutes plus tard – Dans un tunnel, Bucarest*

Au moment où Captain America et le Soldat de l'hiver se retrouvèrent face à l'intervenant mystérieux, de nombreuses voitures déboulèrent de tous les côtés puis War Machine atterrit, les mettant en joue tous les trois.

« - C'est terminé. Rendez vous. »

Des policiers, militaires et agents des forces spéciales les encerclèrent à leur tour, leurs armes chargées et prêtes à l'usage. Steve décida alors qu'il serait plus sage de replacer son bouclier dans son dos puis leva les mains.

« - Félicitations Captain, vous êtes en état d'arrestation. »

Certains des membres s'approchèrent et plaquèrent James au sol, les mains derrière le dos, pendant que Sam les rejoignait. On leur mit les menottes et l'assaillant encore inconnu en armure noire enleva son casque pour laisser paraître le visage du nouveau roi du Wakanda, T'Challa.

« - Votre altesse. »

Ils relevèrent ensuite le suspect de l'attentat mais il réussit à frôler Steve et à faire tomber quelques choses dans une de ses sacoches à la ceinture, au moment où on le fit avancer vers un véhicule sécurisé. Mais ce n'est qu'à partir du moment où il fut installé dans une camionnette en direction de Berlin, aux côtés de Sam et du roi T'Challa qu'il put lire ce qui y était inscrit.
« Envoyez ce message au numéro suivant : Je n'ai pas pu revoir l'homme de la lune mais j'ai encore la poussière de fée. »

Entrée souterraine, locaux de l'anti-terrorisme international, Berlin – 9 Juin 2016

Steve parvint à croiser le regard de James et à acquiescer, signe qu'il avait transmis le message, au moment où il descendit du véhicule.

*Quelques heures plus tard – prêt d'un dépôt, Berlin*

Adhara était déjà en chemin pour Berlin lorsqu'elle reçut le message. Par celui-ci, James avait voulu la prévenir que sa situation était risquée mais qu'il avait avec lui, bien caché, l'émetteur GPS qu'elle lui avait fourni et qu'ils possédaient tous les deux, au cas où ils leur arriveraient quelque chose. Elle était d'abord arrivée devant les locaux de l'anti-terrorisme où tout le monde était en effervescence puis elle avait réussi à suivre le signal jusqu'à ce dépôt. Elle arriva juste au bon moment mais resta cachée derrière l'une des cloisons.

« - Captain ! Il s'est réveillé ! »

Steve et Sam se dirigèrent alors vers leur « invité » auquel ils avaient entravé le bras. Celui-ci leva à ce moment-là la tête vers eux.

« - Steve …
- A quel Bucky je parle là ?
- … Ta mère s'appelait Sarah … Tu fourrais du papier journal dans tes chaussures.
- Ca tu ne l'as pas appris dans les musées.
- C'est censé nous rassurer ?! Le papier dans les chaussures ?!
- J'ai fait quoi cette fois ?
- C'est grave.
- Je savais que ça recommencerait. Tout ce qui Hydra m'a mis dans le crâne est toujours là. Ça a été facile pour lui, il suffisait que j'entende ces mots et …
- Qui est ce type ?
- J'en sais rien.
- Y'a eu des morts, l'attentat était un coup monté, le psychiatre a tout fait pour être seul dix minutes avec toi, j'attends une autre réponse que « j'en sais rien » Bucky.
- ... Il voulait que je lui parle de la Sibérie. Où j'étais enfermé. Savoir où c'était exactement.
- Pourquoi voulait-il savoir ça ?
- … Parce que je ne suis pas le seul Soldat de l'hiver. »

Bucky raconta donc comment il avait obtenu une solution pour améliorer les compétences de soldats, ce qu'ils devaient subir ensuite, la douleur, les entraînements, puis comment ça avait dégénéré un jour.

« - C'était qui ces types ?
- Leur escadron de la mort le plus performant. Les plus redoutables tueurs qu'Hydra est jamais eu. Même avant qu'on leur injecte le sérum.
- Et ils sont tous comme toi ?
- Pire.
- Et le psychiatre, il pourrait les utiliser ?
- … Ouais.
- Il a dit qu'il voulait qu'un empire s'effondre.
- Avec ces gens il pourrait y arriver. Ils parlent tous un trentaine de langues, ils savent passer inaperçu, infiltrer, assassiner, déstabiliser. En une nuit ils peuvent investir un pays sans qu'on les ait vus arriver. »

Sam et Steve formèrent alors un conciliabule pour se mettre à réfléchir.

« - Ça aurait été plus facile, il y a une semaine.
- Si on demande à Tony de nous aider …
-… Il va jamais nous croire.
- Et même s'il nous croyait,…
-… On sait pas si les Accords le lui permettront.
- Alors on est seul.
- … P'têtre pas… Je connais quelqu'un.
- Je suis sûre que je ne suis pas ce quelqu'un mais je suis quand même là.
- Adhara ?!
- Tadaa ? … Bah quoi, vous n'êtes pas contents de me voir ? »

L'ancienne infirmière s'était enfin décidée à sortir de sa cachette maintenant que la discussion était presque close, surprenant deux des trois hommes présents et soulageant le dernier.

« - Ce n'est pas ça mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Et bien tu m'as appelé.
- Je m'en serais rendu compte si c'était le cas.
- En fait si : le message que tu as envoyé était à mon intention … C'est une sorte de code entre nous.
- Tu veux dire que tu savais où trouver Bucky ?!
- Pour être tout à fait honnête avec toi, cela fait presque deux ans que l'on vit ensemble… »

Steve resta quelques secondes silencieux, comme s'il buggait alors que les autres personnes présentes attendaient sa réaction qui ne tarda pas à arriver.

« - QUOI ?!
- Mais là n'est pas la question ! Je crois qu'on a un groupe à rassembler, un méchant à trouver et le monde à sauver, non ? La routine quoi. »

Elle s'approcha ensuite de James, l'aida à se relever puis l'embrassa alors que Steve les regardait, encore éberlué, et que Falcon fronçait légèrement les sourcils.

Pont, Berlin – 10 Juin 2016

Ils étaient tous à l'étroit dans la petite voiture bleue qu'ils avaient loué pour « passer inaperçu ». Heureusement, arrivés au point de rendez-vous, Steve sortit pour rejoindre Sharon Carter qui attendait. Ils commencèrent à discuter pendant que les trois autres ne pouvaient pas les entendre. La nièce de Peggy finit par ouvrir le coffre de sa voiture, laissant ainsi apparaître le matériel demandé c'est-à-dire les armes et uniformes de Falcon et Captain America.

« - Tu peux avancer ton siège ?
- Non. »

Face à cette réponse Adhara claqua l'arrière de la tête de Sam et celui-ci consentit enfin à déplacer son siège.

« - Maintenant taisez-vous pendant que je regarde le film.
- Quel film ?
- Les deux tourtereaux devant nous.
- Mais on entend rien !
- On ne t'a jamais appris à lire sur les lèvres ? Là, par exemple, elle lui dit … Tu as essayé de la tuer James ?
- Sûrement.
- Tellement de tensions dans l'air. Dix Morilles qu'ils vont s'embrasser.
- Des Morilles ?
- Seulement dix ?
- Attendez … Là ! Yes ! Je le savais! »

C'est ainsi que, lorsque Steve se retourna vers la voiture, il découvrit ses deux plus proches amis en train de sourire, visiblement approbateurs, et la dernière passagère en train de sautiller sur son siège comme une enfant.

*Quelques heures plus tard - Aéroport, Leipzig*

Ils se garèrent aux côtés d'un van blanc d'où sortirent Clint et Wanda.

« - Captain.
- J'avais pas le choix, y'avez urgence.
- T'excuse pas, tu me rends service. Et tu sais que … J'ai une dette.
- Une dette ?
- Le frère de la gamine Maximoff a sauvé Clint, et en est mort.
- Merci de me soutenir.
- Il était temps que je me bouge les fesses.
- Et notre nouvelle recrue ?
- Il est au taquet. Il a fallu le bourrer de café mais ... »

Lorsque Clint ouvrit la porte du van, la porte réveilla l'homme qui dormait sur la banquette.

« - Il a vraiment l'air au taquet ce gars.
- Sam l'a recommandé.
- Et c'est censé me rassurer ?
- Il t'a cru pour l'histoire du papier journal dans les chaussures.
- Ça devrait aller.
- Uh, c'est quoi le fuseau horaire ?
- On y va, aller ! »

Le nouvel allié découvrit alors Steve face à lui et son visage s'éclaira. Derrière tout le monde, Adhara et James continuait à commenter la discussion.

« - Captain America ?
- M. Lang.
- Je suis très honoré de vous rencontrer… Il faut peut-être que je vous lâche la main ? Ouah c'est incroyable! »

Puis il se retourna vers Wanda.

« - Captain America ! Ah ouais vous aussi je vous reconnais…
- Je l'aime bien ce gars.
- Si tu le dis.
- Euh comment dire … Je sais que vous avez pas mal de relations, je suis très flatté que vous ayez penser à moi. Sam !
- Comment ça va Tic-Tac ?
- Ah oui … Oui ça va. Je m'excuse pour la dernière fois.
- T'as passé le test mais hé, ça se reproduira pas.
- De quoi il parle ?
- Scott Lang a réussi à s'infiltrer dans la base des Avengers que Sam gardait, à voler quelque chose et à s'enfuir avec tout en mettant ce cher Falcon au tapis.
- … Je l'aime bien ce gars.
- Je te l'avais dit.
- On vous a expliqué contre qui on se bat ?
- Œil de faucon a parlé d'un escadron de tueurs ?
- Et on est hors la loi cette fois. En venant avec moi vous l'acceptez.
- Si c'est ça, j'ai l'habitude.
- Et là il dit ça pourquoi ?
- Il a fait quelques magouilles mais il s'est fait choppé et a passé quelques temps à l'ombre. C'est seulement après qu'il a rencontré Hank Pym.
- J'ai déjà entendu ce nom.
- Faudrait peut-être y aller.
- J'ai un hélicoptère. »

Soudain une voix s'exprima au haut-parleur sans que la plupart des personnes présentes ne comprennent et qui fit jurer Adhara.

« - Ils évacuent l'aéroport.
- Stark.
- Stark ?!
- On s'équipe. »

Presque tout le monde partit récupérer son « outil de travail » mais Adhara rattrapa Steve par le bras alors que James n'avait pas bougé d'à côté d'elle.

« - C'est ici que nos chemins se séparent Rogers.
- C'est-à-dire ?
- Tu ne peux pas me demander de me battre volontairement contre l'homme que j'ai élevé depuis sa naissance. Tout l'attachement que je peux avoir pour Sam et toi et l'amour que j'ai pour James ne parviendront pas à m'obliger à faire ça.
- Je comprends.
- Je souhaite de tout cœur que vous y arriviez mais dans le cas où cela ne fonctionnerait pas je vais immédiatement chercher des solutions ou des portes de sortie pour vous. Bonne chance. »

James et Adhara se retrouvèrent ensuite seul à seul.

« - … Tu te souviens que l'on est toujours fiancés n'est-ce pas…
- Oui.
- Alors tu n'as pas intérêt à me faire faux bon comme la dernière fois car cette fois même l'excuse de lavage de cerveau par Hydra ne me suffira pas.
- Je te le promets.
- Je t'aime James Buchanan Barnes.»

Elle l'embrassa une dernière fois, essayant de faire durer le moment le plus longtemps possible mais elle dû quand même partir et James devait se préparer à la confrontation.

*Plusieurs heures plus tard*

Grâce à la balise GPS que James portait toujours et après avoir réussi à capter une fréquence radio particulière, Adhara apprit que James et Steve avaient réussi à s'enfuir et qu'ils étaient à présent en direction de la Sibérie mais que Sam, Wanda, Clint et Scott Lang s'étaient fait arrêter et qu'ils allaient prochainement se faire transférer au Raft. Cela aurait pu être pire comme cela aurait pu être mieux.

QG Avengers, New-York – 11 Juin 2016

Sortant tout juste de l'aile médicale, Tony et Natasha s'accoudèrent à la rambarde pour discuter.

« - Sa colonne vertébrale est en miette des lombaires au s… avec de graves lésions de la moelle épinière. Il restera sans doute paralysé.
- … Steve ne renoncera jamais. Si vous vous entêtez aussi il arrivera quelque chose de pire que ce qui est arrivé à Rhodey.
- Vous les avez laissé partir.
- Nous avons commis une grave erreur.
- Oh non … On ne se débarrasse pas comme ça des vieilles habitudes hein … Agent double un jour, agent double toujours, c'est dans les gènes.
- Quand est-ce que vous serez capable de réagir aux évènements en fonction d'autre chose que votre égo ?!
- … T'Challa a raconté à Ross ce que vous avez fait, ils vont venir vous arrêter.
- Si j'étais à leur place, je ne m'y risquerais pas. »

Tony suivit du regard Natasha lorsqu'elle partit et tomba alors nez à nez avec son ancienne nourrice qui avait sûrement suivi toute la conversation. Il voulut s'approcher d'elle mais elle recula en secouant la tête de droite à gauche et Tony reconnut la déception dans son regard. Que FRIDAY lui envoie ensuite une photographie du vrai psychiatre ne fut que la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

Appartement Parker, Queens - 13 Juin 2016

Lorsque May ouvrit la porte de son appartement ce jour-là, elle se retrouva face à une femme un peu plus petite qu'elle, des cheveux bruns accrochés en chignon strict et deux yeux la regardant fixement.

« - Bonjour Madame, suis-je bien chez Peter Parker ?
- Oui, pourquoi ?
- Je suis envoyée par M. Stark au sujet du protocole à suivre pour compléter l'obtention de la bourse de la fondation Septembre. Pourrais-je m'entretenir avec lui ?
- Bien sûr ! Il est en ce moment dans sa chambre. Entrez, allez-y.
- Merci. »

May guida son interlocutrice jusqu'à la chambre nommé précédemment.

« - Peter ! Il y a quelqu'un pour toi. Au sujet de la bourse de M. Stark. Je vais vous laisser. »

Et elle ferma la porte derrière elle.

« - M. Parker.
- Vous êtes qui ?
- Adhara Hauptmann.
- … D'accord.
- Pour éteindre le bracelet c'est la languette en bas à droite.
- Euh … Merci. »

Suivant les indications d'Adhara il put l'éteindre et continuer à presser les glaçons contre son œil.

« - Ils ne vous ont vraiment pas loupé … Quelle idée a eu Tony d'emmener un gosse avec lui.
- Je ne suis pas un gosse.
- Gamin, la plupart des personnes en dessous de 70 ans sont des gosses alors si t'as même pas de poils au menton n'essaye même pas.
- Bien M'dame. »

Adhara lui sourit doucement et s'installa dignement sur son lit.

« - J'étais principalement venue ici pour vérifier que tu allais bien. Je n'ai pas qu'assister de loin à la confrontation vu que je ne pouvais pas m'en mêler.
- Mais qui êtes-vous ?
- Disons que je suis une proche de certains des Avengers que tu as rencontré. Alors j'essaye de t'aider du mieux que je peux.
- … D'accord.
- Bon je ne peux pas rester très longtemps car j'ai d'autres choses sur le feu mais voici ma carte si tu dois me contacter. Si tu n'y parviens ou si tu tombes sur ma boîte vocale parles en à Tony … Stark, il sait presque toujours où je me trouve.
- Merci.
- Passe une bonne journée et remets-toi vite Spiderman. »

Raft, position inconnue - 15 Juin 2016

« - Vous n'avez que vingt minutes avec les prisonniers et toutes vos paroles seront scrupuleusement écoutées et analysées.
- Si ça vous fait plaisir. »

Adhara passa la porte qui se referma directement après.

« - Et bien les gars, on peut pas dire que ça soit le grand luxe.
- Vous vous attendiez à quoi ?
- Exactement à ça, je suis déjà venue ici… Je suis allée voir ta famille Clint, je ne leur ai pas dit où tu étais mais simplement que tu serais injoignable quelques temps.
- … Merci.
- Wanda ? … Regarde-moi s'il te plaît… Je suis vraiment désolée de la manière dont ils te traitent et je vais essayer de trouver une solution rapidement … ou Vision s'en chargera à ma place. On trouvera bien quelque chose à nous deux, surtout pour faire tomber cet abruti de Ross.
- Tu es courant qu'il est en train d'entendre ce que tu dis ?
- Bien sûr Sam, mais si tu crois que l'avis de ce frustré mauvais père et tout aussi mauvais politique m'intéresse … Je sais qu'Anthony est venu il n'y a pas longtemps mais je tiens tout même à dire que Rhodey est sorti d'affaires. Par contre je n'ai toujours pas de nouvelles de Steve et James, désolée.
- Pas grave, je m'en doutais un peu.
- Quand à vous M. Lang, il y aurait-il quelque chose que vous souhaitez que je transmette à votre fille ou à Mademoiselle Pym ?
- Comment vous savez pour … ? Et vous êtes qui au juste ?
- Suivant mes papiers d'identité ou la personne à qui je m'adresse je porte différents noms mais en réalité je m'appelle Adhara.
- Laisse tomber Tic-Tac, elle sait toujours tout, sur tout le monde, avant tout le monde bien sûr.
- Ravie de réellement faire votre connaissance M. Lang.
- C'est partagé … Je crois.
- J'ai travaillé quelques années avec le Docteur Pym lorsqu'il collaborait encore avec le SHIELD.
- Mais c'était … dans les années 80 ?!
- J'ai une très bonne crème anti-âge. Alors ? Pour votre fille et Miss Pym ?
- Dites leur simplement … que je tiens à elles et que je suis désolée d'être en retard, j'ai eu quelques empêchements.
- Ce sera fait selon votre vœu.
- Merci. »

Le temps écoulé, Adhara quitta la pièce, non sans s'approcher une dernière fois de la cellule de Wanda.


Le chapitre 9 que j'ai mis tant de temps à écrire est enfin en ligne ! En plus, pas la peine d'attendre pour le prochain je le publie tout de suite après.