Bonjour, bonjour :)

Heureuse de vous retrouver en ce Samedi pour une nouveau chapitre.

Merci à Bérénice, sochic88, Floridianna, Romeila, larosesurleau et la personne "Guest" pour vos reviews, vos encouragements et parfois aussi pour m'avoir fait rire en vous lisant.

Bienvenue à Undeniable-love-67, Audrey2909, Lilya77 et rose-rouge :)

Bonne lecture à vous ;)


Disclaimer: Les personnages sont la propriété de SM, je joue seulement avec eux.


Chapitre 8 : La confrontation

Arrivant chez moi je pris quelques affaires, mes clés de voiture et partis en direction de chez Angela. Il était à peine 22h et ils ne dormiraient pas encore. J'espérais juste que je ne les dérangerais pas.
Je me garais devant chez eux et m'avançais vers la porte d'entrée. Angela ouvrit la porte avant même que j'ai eu le temps d'y frapper.

« Bella ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? » s'inquiéta-t-elle

« Désolée mais je pouvais pas rentrer chez moi. » dis-je

« C'est lui c'est ça ? »

« Angie je t'expliquerais tout mais pas maintenant parce que si je me mets à pleurer je ne m'arrêterai plus et je refuse de pleurer ! Ça ne recommencera pas ! »

« Angie, laisse là. Viens Bella. » Me guida Ben « ça tombe bien tu manquais à la chambre d'amis. » « Merci. »

Ben m'accompagna à l'étage puis me laissa seul dans la chambre. Je pouvais les entendre parler en bas.

« Elle n'a pas l'air d'aller bien. »

« Qu'est-ce qu'il a encore fait ? Je savais qu'il allait encore lui faire du mal, je l'avais pourtant prévenu cet abruti. »

« Tu lui as parlé ? »

« Oui, il est venu en début de soirée et j'ai un peu parlé avec lui. »

Tu lui a plutôt hurlé dessus oui ! Mais c'est pour ça que je l'adore. Avec moi elle pouvait se comporter comme une véritable louve protégeant un de ces petits contre n'importe quelle menace.

« Tu t'es encore énervé hein ? »

« Tu me connais décidément trop bien, ce n'est pas drôle ! »

Ben rigola.

« Comme si elle avait besoin de ça. » murmura Angela

« Va la voir, elle avait vraiment l'air secouée. »

« Je vais lui faire la peau à ce type ! » râla-t-elle en montant les escaliers

Pendant la conversation j'étais restée assise sur le lit en regardant par la fenêtre me contentant de sourire à certaines de leurs paroles. Elle toqua à la porte attendant ma réponse avant d'entrer. Elle vint s'asseoir à mes côtés avant de me prendre la main.

« Quand tu seras prête on en discutera d'accord ?»

« Merci. »

« Les amis sont faits pour ça. Demain tu restes ici, je m'occupe de la boutique et s'il se pointe je lui botte les fesses tellement fort qu'il ne sentira plus son postérieur pendant des jours. »

Il valait mieux pour lui de ne pas venir alors. Je savais bien que je ne pouvais pas rester chez eux indéfiniment et ils ne me mettraient jamais à la porte. Quand je repartirais chez moi ça voudra dire que je serais prête à l'affronter.

Le lendemain en me réveillant, bien qu'encore sonnée, j'avais finalement décidé d'aller travailler quand même.
En arrivant dans la cuisine de Ben et Angie je les trouvais tous les deux en train de boire leurs cafés.

« Eh salut toi ! Qu'est-ce que tu fais là ? » s'étonna-t-elle

« Je viens au boulot. »

« Bella... »

« Chut, ne conteste pas ta patronne. »

« C'est moche de te servir de ton statut. »

Je pouffais en allant me servir un café, j'étais comme chez moi ici. Ben parti travailler, nous laissant seules.

« J'ai besoin de m'occuper l'esprit. »

« Alors, tu m'expliques ? »

« Je suis allé manger chez lui hier. »

« Et ? »

« Tu l'aurais vu Angie, il m'a presque sorti le grand jeu. Il m'a dit qu'il était désolé, encore, et que je lui manquais. Il m'a dit qu'il n'avait jamais arrêté de penser à moi et surtout qu'il m'aimait encore ! Cet idiot m'a dit qu'il m'aimait encore.»

« Oh ! Et c'est mal ? »

« Angie, j'arrive pas à croire ce qu'il me dit. S'il dit vrai il a fait tout ça uniquement pour le sexe. Il m'aimait et apparemment il m'aime toujours et il m'a jeter quand même. Je sais pas si c'était censé me faire du bien de savoir qu'il n'a jamais cessé de m'aimer mais ça m'a mis en rogne. Et surtout sa copine a débarqué juste après sa déclaration d'amour. »

« Bordel ! Tu es sérieuse ? »

« Oui, elle est arrivée en plein milieu du repas en criant « Chéri ? C'est moi ! », y'a pas plus explicite je pense. »

« Oh »

« Il a eu le culot de me dire que ce n'était pas ce que je croyais ! Il ose me dire qu'il m'aime encore, sa copine rentre et ce n'est pas ce que je crois ?! Enfin, il se souviendra de la gifle qu'il s'est pris, c'est déjà ça. »

« Quel con ! »

« À qui le dis-tu ? »

« Tu as bien fait de venir à la maison. »

Ce jour-là je suis donc allé travailler. Je n'allais pas arrêter de vivre ma vie à cause de lui. J'avais décidé de rester dans mon bureau n'ayant pas la tête à être en bas. Il n'était pas venu de la journée mais je restais méfiante. Il était capable de tout, il l'avait bien montré.

C'est fatiguée, plus psychologiquement que physiquement que je rentrais chez moi ce soir-là. Je venais de finir de manger quand l'interphone se fit entendre. Je savais déjà que c'était lui mais je ne répondrais pas. Si je ne lui ouvrais pas il ne pourrait pas rentrer dans l'immeuble. C'est quand j'entendis trois coups à la porte que je sus que je m'étais trompé. Quelqu'un avait dû lui ouvrir, sans doute ma voisine du premier, quelle commère celle-là !

Je le laissais frapper mais ne répondis pas. Je pouvais toujours faire la morte.

« Bella, je sais que tu es là. Ouvre, s'il te plaît. »

Alors là tu peux rêver !

« Bella, je suis désolé. Ce n'est vraiment pas ce que tu crois. Laisse-moi t'expliquer, s'il te plaît. »

Rien à faire ! Tu resteras dehors !

« Je sais que je t'ai blessé hier et avant aussi, je suis désolé. »

Je sentais la colère monter, de plus en plus. Je me levais et ouvris la porte sèchement.

« Mais qu'est-ce que tu fais là encore?! »

« Écoute cette fille ce n'est pas ma copine, je te jure. »

« Tu mens comme tu respires Edward et j'ai plus envie de croire ce qui peut sortir de ta bouche. Je suis fatiguée de jouer à ce petit jeu alors stop ! »

« Je t'ai dit la stricte vérité ! Cette fille ce n'est personne, je suis sorti avec il y a quelques temps et elle s'est mis en tête toute seule où j'étais l'homme de sa vie. Elle n'est rien pour moi ! »

« Je m'en fous. Arrête de me raconter ta vie ! Je te crois plus et je ne croirais plus rien qui sortira de ta bouche. »

Il me mettait hors de moi. Il fallait qu'il parte où tout ça allait mal finir. Il se foutait copieusement de moi et il attendait de moi que je bois ses paroles ? C'était mal me connaître.

« Parce que toi tu mens par peut-être ? »

« Pardon ? Ne t'engage pas sur ce terrain-là avec moi Edward» le prévenais-je

« Pourquoi tu fais tant de mystère sur ton passé ? »

« Ça ne te regarde pas. »

« Qu'est-ce que tu caches ? »

« Arrête ! »

« Tu me dis que je suis un menteur mais dans ce cas-là on est deux Bella ! »

« Je t'ai dit de la fermer ! »

« Mais écoute-moi s'il te plaît. »

« Rentre chez toi ! »

« Cette fille ce n'est personne ! Dit moi ce que tu caches ! »

« Tais-toi ! C'est ma vie et je ne suis pas tenue de te dire quoi que ce soit ! C'est toi qui est parti, toi qui a souhaité me rayer de ta vie. »

« Dis moi ! »

Et c'est à ce moment que le barrage à céder. Tout ce que j'avais voulu taire et refouler sortie d'un coup.

« Tu veux savoir ? Tu veux vraiment savoir ? » le questionnais-je

J'étais devenue une folle enragée plus capable de se contrôler.

« J'étais enceinte Edward ! J'étais enceinte et tu t'es barré avec une autre ! » Hurlais-je en explosant

« Oh Bella... »

« J'veux pas de ta pitié ! Je veux juste que tu disparaisses de ma vie. »

« Explique- moi, je veux savoir. »

« Tu veux savoir ? Il veut savoir ! Ha ! » Délirais-je « J'aurais pas du vivre ça toute seule, tu aurais dû être là pour m'épauler mais t'as préféré tout foutre en l'air pour une nana que visiblement tu n'aimais même pas ! Tu m'as jeter, moi la fille que tu disais aimer, pour une simple histoire de cul ! Tu comprenais pas pourquoi j'avais tant changé et bah tu va vite comprendre, tu vas voir.» continuais-je

« Bella arrête calme toi... » tenta-t-il de me calmer

« Ferme là ! Tu veux savoir alors je vais tout te raconter mais après tu disparais de ma vue ! »

« Le premier mois a été le plus dur et j'ai fini par être tellement mal qu'Angie m'a emmené aux urgences, c'est là que j'ai appris que j'étais enceinte. Je n'aurais pas dû être seule mais t'étais pas là. Quand j'ai commencé à m'y faire j'ai finalement fait une fausse couche. La seule chose de bon qui pouvait ressortir de toute cette merde c'était ce bébé et même ça je l'ai perdu. Deux mois après ça a été au tour de mon père. C'était mon pilier et la personne la plus importante à mes yeux. À ce moment-là j'ai voulu mourir et si Angie n'avait pas été là c'est ce qui serait sans doute arrivé. Tout ça pour du sexe... Alors maintenant que tu sais tout ne t'avise plus de dire que toi et moi on est pareil, on n'a rien en commun ! Et surtout arrête de croire que tu peux savoir ce par quoi je suis passé. Tu ne sais rien ! Absolument rien ! Maintenant tu dégages de chez moi ! Dehors ! » Criais-je à m'en décrocher les poumons

Je lui claquais la porte au nez et me laissais glisser le long de ma porte d'entrée. Aucune larme ne coulait, j'en avais sans doute tellement verser au cours de ma vie que mes canaux lacrymaux avaient finis par s'assécher. Maintenant il savait tout. Je ne lui devais plus rien.
Je regardais le mur en face de moi anesthésiée par ce qui venait de se passé.

J'avais cru à un moment pouvoir passer outre tout ce qui s'était passé. J'avais bêtement cru qu'on pourrait repartir sur de nouvelles bases, plus saines pour lui comme pour moi. J'avais espérer pouvoir avoir une relation de confiance avec lui. Une relation non pas amoureuse, pour ça je n'étais pas encore prête. Je ne le serais sans doute jamais plus. J'avais juste cru que je pourrais retrouver en lui cet ami que j'avais perdu en même temps que j'avais perdu son amour. Il avait été avant tout mon ami avant de devenir mon amant et mon compagnon. C'était cette part de lui et de notre relation qui me manquait le plus, ses moments que l'on pouvait passer tous les deux à parler de tout et de rien et les confessions que l'on pouvait se faire.
À l'époque il m'avait aidé, me faisant sortir de la coquille dans laquelle je m'étais enfermé. Il m'avait fait voir le monde différemment. Jusqu'à ce que je le rencontre j'étais spectatrice de ce qui se passait autour de moi, il m'avait fait aimer la vie.

Sa trahison m'avais donné envie de la perdre, de quitter ce monde qui était devenu fade et insipide sans lui.

Aujourd'hui j'allais me battre.


Décidément notre Bella est malmenée en ce moment...

Vous en avez pensé quoi ?

A la semaine prochaine

Bye ;)