Bonjour à tous et à toutes !
Comment allez vous en ce samedi ?
Pour ce qui est des nouveaux venus, bienvenue à Yuckie78 et Ecathe38 !
Merci à Bérénice, Romeila, Larosesurleau, ecathe38 et aux deux personnes en "guest" pour vos commentaires.
"Réponse" à certains commentaires:
Ecathe38: Je suis heureuse que mon histoire te plaise. Merci à toi de prendre le temps de me lire. Pour ce qui est de la longueur des chapitre j'ai bien conscience que comparé à certaines fictions mes chapitres sont ridicules mais j'ai une trame de construite et je me force à la respecter si non ça partirait dans tous les sens :D (déjà que j'ai tendance à rajouter pas mal de trucs au final)
Romeila: Dans un premier temps, merci de ta fidélité. Tu commentes à chaque chapitre et ça fait chaud au coeur. Ensuite pour ce qui est de la manière dont Edward doit se faire pardonner, j'avoue que l'idée de la voiture est tentante :D Je suis contente que le caractère de MA Bella te plaise. Elle se ressemble en bien des points à dire vrai. J'ai été vraiment frustrée à certains moments dans les livres originaux parce que pour moi Bella était un peu trop malléable et docile à mon goût (même si elle s'"améliore" au fil de l'histoire :D)
Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que ce chapitre vous plaira tout autant que les précédents.
Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne sont pas ma propriété mais celle de SM
Chapitre 9 : Retour aux sources
J'avais passé une bonne partie de la nuit assise contre ma porte, dans le noir. J'avais été déconnectée de tout et quand j'avais repris « conscience » il était près de six heures du matin.
C'est comme un robot que je me préparais. J'étais un automate.
Je pris les premiers vêtements qui me tombaient sous la main, je n'avais pas envie de faire le moindre effort aujourd'hui puis je finis par me rappeler que je ne pouvais pas aller travailler en pantalon de jogging. Bonjour la mauvaise image après. Pour le moment je rejetais très loin dans ma tête l'histoire « Edward ». J'avais des responsabilités, des impératifs et je ne pouvais pas le laisser m'atteindre autant. Je me refusais à mettre en péril tout ce que j'avais. J'y avais si durement travaillé. Il fallait que je me reprenne et vite !
Le reste de la semaine passa à vive allure. Je me levais le matin, allais au travail et rentrais le soir pour aller me coucher. Si Angela remarqua mon changement d'attitude elle ne me fit aucune remarque à ce propos.
J'avais besoin de faire le vide, de faire le point et surtout de me retrouver. J'avais pris la décision de partir quelques jours à Forks pour être au calme.
Quand Charlie était mort, il m'avait laissé l'ensemble de ses biens y compris sa maison. La maison de mon enfance. Je m'y sentais si bien. Tout y était paisible et j'aimais m'y ressourcer.
Quand j'étais jeune je détestais cet endroit trop froid et trop vert à mon goût. En grandissant, j'avais appris à apprécier la beauté du paysage et la tranquillité de cette maison.
Le Vendredi soir j'avais pris la décision de fermer plutôt la boutique et avais pris la direction de Forks. J'y étais arrivée en début de soirée. En entrant dans la maison, je ne put réprimer un soupir de soulagement. Je sentais tous mes muscles se relaxer. Ça me fis sourire.
Je fouillais les placards à la recherche de mon repas du soir. Ils étaient désespérément vides. Heureusement qu'à Port Angeles la supérette faisait du non-stop. Je pris la direction du magasin et y fus rapidement garée.
Il était près de vingt et une heures et il n'y avait pas foule. Une fois passée dix-neuf heures les gens avaient tendance à rentrer chez eux par ici.
Je voyageais dans les rayons quand quelqu'un m'appela. En tournant la tête je fus surprise de voir Esmée, la mère d'Edward.
« Bella, bonjour.»
« Bonsoir Esmée, comment allez-vous ? » demandais-je poliment
« Bien merci et toi ? »
« Très bien.»
« Alors quel bon vent d'amène ? »
« Je suis venue quelques jours ici, pour profiter du calme. Et puis c'est tellement beau ici en été » « Je te comprends. Je ne pourrais plus quitter cet endroit maintenant, j'aime trop le calme pour retourner habiter en ville.» Sourit-elle
Je hochais la tête ne sachant quoi ajouter. J'adorais Esmée. Elle s'était toujours montré avenante et gentille avec moi mais la situation actuelle avec Edward faisait que j'étais mal à l'aise en sa présence maintenant.
« Aller ma belle, je ne te retiens pas plus. Alice doit m'attendre dans un des rayons et elle va se demander si je ne me suis pas perdue en route.» rigola-t-elle
Alice... C'était mon amie, avant. Quand Edward avait rompu avec moi notre relation qui était auparavant très bonne s'était lentement dégradé avant de devenir inexistante. Ce n'est pas franchement le comportement qu'on attend de ses amis mais au moins ça m'a ouvert les yeux sur pas mal de choses. Avec le recul ce n'était pas plus mal. Je continuais mes courses prenant de quoi tenir trois ou quatre jours. J'étais au rayon fruits et légumes quand une femme me bouscula en tentant de rattraper un petit garçon. Il devait avoir trois ans grand maximum.
« Aaron ! Viens ici ! Maman ne rigole plus et va se fâcher » cria-t-elle « Oh pardon madame … Bella ?! »
« Alice.»
Elle avait donc un enfant. Il avait l'air d'être un sacré fripon ce p'tit bonhomme.
« Je ne savais pas que tu venais encore dans le coin.» s'enquit-elle
« La maison de Charlie est à moi maintenant et j'y viens souvent.» éludais-je
Je continuais à piocher dans les fruits coupant court à la conversation.
« Il s'en veut tu sais ? »
« Pardon ? »
« Edward, il s'en veut.»
« Alice, je t'arrête tout de suite... je ne parlerais pas de ça avec toi.» la stoppais-je
« Écoute, ça ne me regarde probablement pas mais il m'a parler et il était vraiment mal. Tu devrais prendre le temps de l'écouter.»
Pour ce que ça à donner à chaque fois... Tu parles !
« Oui tu as raison, ce ne sont pas tes affaires alors occupes-toi de ta vie et pas de la mienne. Tu l'as très bien fait ses quatre dernières années alors surtout ne change rien.» dis-je avec amertume
« Bella... »
« Y'a pas de « Bella » qui tient. Tu as un sacré culot de me dire ça mais visiblement c'est de famille d'avoir une telle attitude.»
« Bella ne soit pas si mesquine.»
« Je ne suis pas mesquine, je suis réaliste. Tu es un peu mal placée pour me donner des leçons. Tu as fait la morte pendant quatre ans et sous je ne sais quel prétexte tu t'accordes le droit de me donner des conseils ? Tu peux te les garder ! La discussion s'arrête maintenant. »
Je finis par la planter là entre les oranges et les bananes. Elle me regardait bouche bée. Non mais sérieusement certains membres de cette famille ont vraiment des problèmes.
Je vis Esmée marcher vers moi. Ah non pas encore !
« Bella, chérie. N'écoute pas Alice d'accord . Ce qui se passe entre toi et Edward ne regarde que vous. Peut importer ce que peuvent te dire les gens.»
Eh bah ça alors... Pour une surprise...
Je me contentais de hocher la tête et de continuer mon chemin. Visiblement les enfants Cullen ne possédaient pas le côté diplomate de leurs parents. Une fois mes achats terminés je repris ma voiture et parti en direction de chez moi. Même ici, mon havre de paix, pas moyen d'être tranquille.
Le repas du soir englouti, je me mis sur le canapé et regardais autour de moi. À quelques exceptions près tout était comme avant. J'avais changé certains meubles, trop vétustes et usés, les remplaçant par des plus contemporains mais l'âme d'antan y été toujours présente. Je me couchais tôt ce soir-là, fatiguée par la route et la rencontre surprise au supermarché.
Non mais quel culot !
En me levant le lendemain matin, je pris la décision d'aller faire un tour au marché. J'étais d'humeur à sortir m'aérer la tête. Je vis plusieurs amis de mon père. Ils prirent de mes nouvelles tout en faisant les louanges de Charlie. Mon père était un homme formidable, je le savais. Il était impliqué dans la vie de la communauté de par son métier de Shérif mais pas que. Je marchais sur le trottoir au centre-ville, flânant devant les boutiques quand la porte d'une d'entre elles me heurta assez violemment.
Nom d'un chien ça fait mal !
« Oh mon Dieu Bella ! »
« Aie ! » dis-je en frottant ma tête
« Oh ma chérie ! Pardon.»
« Ça va, rien de grave Esmée. »
« Je suis tellement désolée.»
« Y'a pas mort d'homme, vraiment.»
Au pire j'aurais juste une commotion cérébrale.
Je me relevais tant bien que mal. J'allais vraiment m'enrouler dans du papier bulle, ça éviterait sans doute ce genre d'accident. Je levais la tête et vis arriver une ambulance.
Sérieusement ?! Les gens dans cette ville ont une fâcheuse tendance à l'exagération, c'est incroyable.
Je fus quitte pour un passage aux urgences malgré toutes mes protestations. Et de toute façon Esmée ne m'aurait pas lâché à moins que j'ai vu une médecin. Beaucoup d'inquiétude pour rien.
Les visites aux urgences avaient pour moi quelque chose de familier, gamine j''y passais tout mon temps. Heureusement en grandissant ça s'était nettement amélioré. Le trajet fut rapide et je fus de suite installé dans un box pour être examinée. Si vous voulez mon avis à par une grosse bosse ils n'allaient rien trouver de bien méchant. Carlisle Cullen passa le pas de la porte.
« Ha ! Il y avait bien longtemps que tu n'étais pas venu nous rentre visite.» plaisanta-t-il
« Je ne te connaissais pas ce trait de caractère, docteur Cullen. Tu es bien taquin.» souriais-je
« Tu m'a manqué ma grande.» rigola-t-il en te serrant dans ses bras
Avant de devenir mon beau-père Carlisle a été mon médecin pendant de nombreuses années. Je lui ai tellement rendu visite qu'au fil des ans qu'une relation particulière s'était créé entre nous allant bien au-delà de celle-ci, conventionnelle, entre un médecin et son patient.
« Alors ? C'est pour quoi cette fois ? »
« Oh ! Ta femme a essayé de me tuer. J'ai sans doute été trop méchante avec son fils adoré.» répondis-je un sourire en coin
« Si tu veux mon avis mon fils est un abruti. Quant à ma femme... »
« Quoi ta femme ? » demanda Esmée en arrivant
« Tu vas te faire tirer les oreilles si tu réussis à tuer ma patiente la plus rentable. Qui va payer pour la maison de vacances ?» s'indigna-t-il faussement
Je ne pus retenir un rire sonore.
« Je vais t'examiner. J'ai demandé ton dossier médical à Seattle.Ça fait un moment qu'on ne t'a pas vu et on n'est jamais assez prudent.»
« Honnêtement, je vais bien. Esmée s'inquiète pour rien, tu la connais.»
« Vaut mieux prévenir... »
Je me laissais faire. Plus vite c'était fait et plus vite je serais dehors. Une infirmière lui apporta mon dossier et repartit aussi sec. Il le consulta et je le vis se figer. Quoi y'a un problème ?
« Il y a quelque chose de grave ? Pourquoi tu fais cette tête ? » m'inquiétais-je
« Bella... Tu ... »
Oh ! J'avais oublié ce détail. Idiote !
« Esmée, chérie, tu peux nous laisser . »
« Bien sûr. À tout à l'heure.»
Elle quitta la pièce nous laissant seuls. Carlisle prit un tabouret et vint s'asseoir à mes côtés.
« Bella, je suis vraiment désolé. » dit-il en serrant une de mes main
« Carlisle, pas de pitié. D'accord ? Je n'ai pas besoin de ça.»
« Ce n'est pas de la pitié, juste de la compassion et de l'inquiétude. Et au passage j'ai envie de donner une soufflante à mon fils.»
« Pour la soufflante c'est déjà fait.»
« Il est au courant ?» demanda t-il
« Oui, depuis quelques jours »
« Bien. Alors et si on regarder ta tête ? »
« Eh bien je ne pense pas avoir de commotion, sinon je divaguerais déjà.»
« Eh oh c'est moi le médecin.»
Le voir et lui parler me faisait un bien fou. Quand j'étais plus jeune il m'avait évité de nombreuses heures d'ennui quand j'avait été hospitalisée. C'était mon sauveur.
« Bon, tout semble normal, juste une grosse bosse. Mais évite de conduire au moins pour aujourd'hui, d'accord . »
« Oui, chef ! »
Il sortit faisant rentrer Esmée à nouveau.
« Alors, tout va bien? »
« Comme sur des roulettes, je survivrais à cette tentative d'homicide.»
« Aller, en voiture. Je te ramène chez toi.»
« Vous êtes tellement autoritaires dans cette famille..»
« C'est les gènes que veux-tu ? »
Le trajet fut rapide et on arriva vite chez moi. Esmée repartit tout de suite après, elle avait à faire. Pour ma part, en rentrant j'entrepris de faire un peu de tri. J'avais entreposé pas mal d'affaire pour ne pas encombrer mon appartement. Résultats des courses : c'était encombré ici.
En fouillant dans un carton, je finis par tomber sur des papiers. Des papiers que je n'avais pas vus depuis plus de trois ans. Des échographies, deux échographies.
L'obstétricien en avait fait une pour moi mais ce jour-là j'en avais aussi demandé une deuxième. Pour Edward. J'avais toujours pensé qu'il devait savoir mais je n'avais juste pas eu le temps de le lui dire.
Je restais, assise là au milieu de la chambre d'amis -anciennement celle de Charlie- un long moment à regarder tout un tas de papiers de cette époque. Mes résultats sanguins qui avaient mis au jour la vérité, les ordonnances de vitamines prénatales, les échographies et toutes brochures que j'avais prises lors de mon hospitalisation. J'y trouvais même un pyjama qu'Angie m'avait aidé à choisir quand j'avais fini par prendre conscience de la réalité de la situation. Il était blanc avec des petits oursons marron/beige dessus.
Je refermais le carton, le pris et sorti le mettre dans ma voiture. En sortant je vis une voiture. Sa voiture ? En tout cas c'était la même que lui cependant pas moyen de savoir si c'était la sienne même si ça m'étonnerait vraiment que les gens d'ici aient les moyens de se payer un tel véhicule. Les vitres étant teintées impossible de voir à l'intérieur. Rha ! J'aurais dû retenir sa plaque d'immatriculation. Faisant fi de tout ça je finis par rentrer. Une bonne partie de la journée était passée et le soleil commençait à décliner. Je partis préparer le repas. Regardant par la fenêtre je vis que la voiture était toujours là et ma curiosité prit le pas sur tout le reste. Mue par un regain de confiance ou que sais-je je sortis de chez moi et toquais à la vitre côté conducteur du véhicule. Quand celle-ci descendit j'eut confirmation que c'était lui.
« Edward... » soupirais-je quelque peu lassée
Son regard, intense, se fixa au mien pour ne plus le lâcher. J'avais l'impression qu'il voulait me faire passer un message sans vraiment savoir quoi. Je coupais notre connexion.
« Va rendre visite à tes parents, ça leur fera plaisir mais s'il te plaît ne reste pas ici. »
« Et si je préfère rester ici ? » finit-il par dire
« Premièrement ce ne doit pas être confortable pour toi, deuxièmement si Madame Finnegan voit ta voiture rester ici elle va alerter le bureau de police et je doute que tu tiens à ce que ta mère ai à venir te chercher au poste comme-ci tu avais encore seize ans. Pour finir, tu dois t'éloigner de moi. J'ai besoin de réfléchir et je n'y arrive pas si tu es dans les parages à m'épier. »
Il se contenta de démarrer sa voiture et de partir me laissant seule sur la chaussée. Cet homme était tenace, vraiment tenace.
Alors ?
On se retrouve la semaine prochaine, d'ici là, portez vous bien ! :)
Bye,
