Hello tout le monde !
Alors d'abord : Je suis désolée !
D'habitude je poste le Samedi mais avec les fêtes qui approchent à grands pas les journées deviennent de plus en plus chargées. Entre les préparatifs de Noël, les derniers achats et le temps que je vais passer en cuisine entre le 24 et le 31... Si mes journées pouvaient faire 48h ce serait top. D'ailleurs à ce sujet il y a de grandes chances pour que les deux prochains chapitres soient postés le Dimanche plutôt que le Samedi.
Bonnes vacances à tous ceux qui y sont. Courage à tous ceux qui doivent encore patienter. :D
Merci à Floridianna, larosesurleau et Guest 1 et 2 pour vos commentaires. Pour les personnes qui commentent en anonyme n'hésitez pas à mettre tout de même un prénom. c'est pas top top pour vous de vous faire appeler "Guest 1" ou "Guest2";)
Bienvenue à Cloé-Jad3, miadu50 et Rory34.
Bonne lecture à vous :)
Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.
Chapitre 10 : Le calme avant la tempête
Les jours restants furent plutôt tranquilles. Par tranquille je veux dire que je n'avais pas revu Edward. En fait je n'avais vu personne. J'étais restée chez moi profitant du calme de ma maison. J'avais simplement rendu visite à Billy, le meilleur ami de mon père, en partant. J'avais eu des nouvelles de son fils Jacob. Avec Jacob, on était sortis ensemble pendant notre adolescence. C'était plus pour faire plaisir à nos pères qui nous imaginaient fait l'un pour l'autre. Et on s'était vite rendus compte qu'on était mieux amis qu'amants. Ça nous mettait mal à l'aise et ça ne nous semblait tout simplement pas naturel que notre relation évolue dans ce sens. Maintenant il était marié avec Leah et ils étaient partis faire un tour du monde depuis quelques temps déjà. En ce moment ils étaient au Costa Rica. Les chanceux.
J'étais repartie, le Dimanche soir, un peu plus reposée. J'étais encore perplexe face à la présence d'Edward à Forks. J'avais l'impression que quoi que je fasse et où que j'aille il n'était jamais loin. Et je ne savais pas trop qu'en penser. Est-ce que j'étais mal à l'aise parce que ses actes semblaient s'apparenter de plus en plus à de l'obsession ou bien est-ce que ça me réconfortait parce que son attitude démontrait simplement qu'il était sincère dans tout ce qu'il avait bien pu me dire ? Difficile de se positionner.
En rentrant le Dimanche, Spencer avait été infernal. Il n'aimait pas vraiment que je le laisse seul du coup il boudait, comme souvent. Quel caractère de chien ! Le comble pour un chat.
En quittant mon appartement le lundi matin je ne pus m'empêcher de regarder un peu à droite et à gauche. J'allais vite devenir paranoïaque à ce rythme si j'en venais à scruter les alentours à sa recherche dès que je mettais le pied dehors... Eh bien on n'était pas rendu !
Quelle chaleur il faisait ! Il était sept heures du matin et l'air était déjà irrespirable. L'été approchait à grands pas et le temps était étonnamment chaud pour l'époque. Surtout pour Seattle. En arrivant à la boutique j'étais la première et j'y vis un bouquet de Freesias posé devant la grille. J'hésitais pendant un moment à le jeter dans la poubelle juste à côté mais devant la beauté des fleurs je ne pus m'y résoudre. Une carte l'accompagnait et inutile de la lire pour savoir de qui venait ce cadeau. Je la pris et la mis dans mon sac. Je la lirais plus tard... peut-être. En déverrouillant la porte je fus rejoint par Angela. Elle avait une sale tête.
« Ouh là... Nuit difficile ? » lui demandais-je
Elle avait le teint cireux de quelqu'un qui avait passé une nuit d'enfer, malade comme un chien.
« Si tu savais. »
« Tu aurais du me le dire, tu serais resté chez toi. »
« Tu rigoles ou quoi ?! On est envahies de clients en ce moment, j'allais pas te laisser tomber. »
« Kate et Irina sont aussi là, ce n'est pas pour faire joli » répondis-je en lui souriant l'attrapant par les épaules en signe de réconfort « Pars un peu avant ce soir et surtout repose-toi, d'accord ? »
Elle accepta d'un signe de la tête. Elle n'avait pas franchement l'air bien. J'allais la ménager un peu et si besoin j'appellerais Ben pour qu'il vient la chercher.
Je terminais d'ouvrir les stores dans je la vis partir en courant vers la partie réservée aux employées et s'engouffrer dans les toilettes. La pauvre.
« Tu te sens mieux ? » demandais-je en toquant à la porte
« Comme quelqu'un qui vomit ces tripes. » répondit-elle avec humour avant d'ouvrir la porte
Elle était assis parterre, la tête sur les genoux.
« Tu es sûre de ne pas vouloir rentrer ? Tu fais vraiment peur à voir Angie. » insistais-je
« Ca va passer ce n'est rien, t'inquiète pas pour moi. »
Je lui tendis la main, l'aidant à se relever. Elle se rendit au lavabo.
« J'ai ma brosse à dents dans mon sac, tu peux aller me la chercher ? »
« Bien sûr »
Je m'inquiétais un peu, je ne l'avais jamais vu aussi malade et pourtant quand il s'agit de microbe Angie à toujours décrocher le pompon. En hiver elle est le genre de personne à chopper tous les virus qui traînent. Elle vint me rejoindre et me fît un mince sourire. Ce n'était pas la joie. Plus le temps avançait au cours de la matinée et plus elle semblait à coté de ses pompes. Je pris conscience qu'il y avait vraiment un truc qui clochait quand pendant qu'elle prenait sa pause je surpris un bout de conversation. Elle était au téléphone avec Ben.
« … Oui, j'ai été malade dès que je suis arrivée. Pas moyen de le cacher. »
« ... »
« Elle voulait que je rentre à la maison. »
« ... »
« Oui je sais mais pour le moment ça peut attendre et puis ça va bien finir par s'arranger à un moment. Ça peut pas durer. »
Mais qu'est-ce qu'elle me cachait ? Je décidais de retourner à mes occupations. J'espérais juste qu'elle m'en parlerait. Je ne voulais pas jouer l'indiscrète. Elle continua son va et vient aux toilettes une bonne partie de la matinée et la pause-déjeuner arriva comme une bénédiction. Kate partit et Irina n'arriverait qu'à quatorze heures pour la réouverture. On était seules dans l'arrière-boutique. Je me servis un café et je la vis froncé le nez avant d'attraper la poubelle. C'était donc ça ! Mais pourquoi faire tant de mystère ? Elle avait toujours la tête dans la poubelle quand je finis par lui parler.
« Les félicitations sont des rigueurs je crois » dis-je en lui souriant franchement
Elle me regardait comme-ci j'avais un troisième œil au milieu du front.
« Tu le sais depuis quand ? »
« On n'est sûres que depuis avant-hier. » répondit-elle
« Je suis contente pour vous. Vous seraient des parents géniaux.»
Elle semblait mal à l'aise.
« Quoi ? J'ai dit une bêtise. Il y a un problème avec le bébé ? » m'inquiétais-je
« Non ! Non, tout va bien » Souria t-elle « C'est juste que j'appréhendais un peu ta réaction. » avoua-t-elle
« Mais enfin pourquoi !? C'est une super nouvelle. »
Elle avait peur de ma réaction ?! Absurde !
« Bella, je sais très bien que cette semaine ça fera quatre ans. Je sais à quel point ça t'a dévasté de perdre ton bébé et à quel point tu as eu du mal à t'en remettre, si tant est qu'on puisse s'en remettre un jour. Je voulais juste attendre un peu pour éviter de te blesser et... »
« Eh Angie ? Ça va d'accord ? C'est vrai que c'est toujours une période de l'année un peu pénible pour moi mais je suis réellement heureuse pour toi et Ben. » la coupais-je pour la rassurer « Une naissance est toujours un moment joyeux et les seules larmes qui doivent couler sont celles de joie. Pas de tristesse. » finis-je
« Tu as raison juste de la joie. Sa marraine est un grand sage. » conclut-elle en posant une main sur son ventre avec affection
« Sa marraine . »
« Qui d'autre pour tenir ce rôle ? La sœur de Ben ? Hors de question que cette harpie s'approche de mon bébé » s'écria t-elle vivement
J'étais tellement heureuse pour eux. Évidemment j'avais eu une sorte de pincement au cœur, c'était inévitable mais avec le temps c'était devenu supportable et j'avais appris à vivre avec. Je partis dans mes pensées me remémorant ma réaction quand le médecin m'avais appris que j'étais enceinte.
J'étais tellement malade. J'avais mis ça sur le dos du contrecoup de ma séparation avec Edward. Je pensais que tout était psychosomatique. Angela m'avait traîné de force aux urgences arguant que ce n'était pas normal. J'étais dans le déni le plus profond concernant mon état et j'avais été choquée quand le diagnostic était tombé. J'étais enceinte... et seule. Je m'étais fait taper sur les doigts par les docteurs quand il avait vu mon état, j'avais perdu du poids et j'avais dû faire une cure de fast food pour reprendre quelques kilos rapidement. Ça n'avait pas servi à-chose quand un mois plus tard il était parti.
Si j'avais cru que le départ d'Edward avait été le moment le plus douloureux de ma vie ce ne fût rien comparée à la douleur que j'avais ressentie en faisant ma fausse-couche. En un mois j'avais eu le temps d'accepter et de penser au futur avec ce bébé. J'avais appris à l'aimer. Il y avait eu la douleur physique bien-sûr mais surtout la douleur psychologique. Un véritable cataclysme.
Ce jour-là avait pourtant bien commencé. C'était le 21 juin, le premier jour de l'été. Je venais de finir mon année scolaire, j'étais fraîchement diplômée. Bien qu'un peu fatiguée on avait prévu de sortir faire quelques magasins entre filles avec Angela. On était dans les rayons quand Angie paniquée me fis remarqué un peu de sang sur ma jupe. Les douleurs étaient arrivées après quand je m'étais rendue aux toilettes. D'instinct j'avais su que ce n'était pas bon et que j'étais en train de perdre mon bébé. Angie m'avait, une fois de plus, transporté aux urgences où les médecins avaient confirmé la chose. Je n'avais pas pleuré, pas à ce moment-là. J'étais resté quelques heures à l'hôpital, le temps que l'équipe médicale s'assure que tout aillais bien pour moi puis j'étais partis passer la nuit chez Angela et Ben. Ils disaient que j'allais avoir besoin d'être épaulé. Les médecins ne s'étaient pas trompés.
C'est en arrivant chez eux que la réalité m'avait frappé. Mes pleurs s'étaient vite transformés en cris et en gémissements. Mon cœur me faisait si mal que je n'arrivais pas à respirer, j'étouffais. Ça avait alerté Angela et Ben qui étaient arrivés en courant dans leur chambre amie. J'avais passé cette première nuit entre eux deux, Angela me tenant dans ses bras et Ben caressant mes cheveux pour m'apaiser. Au fil du temps la douleur avait diminué et même si aujourd'hui quand je croisais une femme enceinte il m'arrivait encore de ressentir ce pincement, j'étais capable de me réjouir de ce cadeau que leur faisait la vie.
« Tu va bien . »
« Moi ? Oui. Pourquoi ? »
« Tu semblais ailleurs. »
« Tout va bien. Pas d'inquiétude, maman. » souriais-je
Je voyais bien dans ses yeux qu'elle n'y croyait qu'a moitié mais elle n'insista pas. L'après-midi passa tout aussi vite que la matinée. Il y avait un peu plus de monde et on courait un peu partout. J'aimais ça. C'était bien plus agréable que de ne rien faire et compter les minutes.
Angela parti aux alentours de dix-sept heures. Elle semblait prête à s'endormir à la caisse, elle avait vraiment besoin d'une bonne nuit de sommeil.
« Reviens-moi d'attaque demain. »
« Promis. » répondit-elle
« Oh eh Angie ? »
« Oui ? »
« Contre les nausées, prévoit un truc à grignoter le matin à coté de ton lit, ça avait bien fonctionné pour moi. » lui conseillais-je
«Merci ! »
« Aller vas-t'en. » souris-je
En fin de journée j'étais lessivée mais c'était de la bonne fatigue et j'adorais ça. Je décidais de traîner un peu ce soir pour faire un peu de rangement. Après le départ d'Irina, des derniers clients et après avoir verrouillé la porte je partis dans mon bureau. J'avais des commande à passer.
J'étais plongée dans mon écran d'ordinateur quand j'entendis un gros fracas venant d'en bas. Je tendis l'oreille et cru à un mirage n'entendant plus rien après. Dix minutes plus tard je sus que je n'avais pas rêvé quand un autre bruit se fit entendre. Je descendis prudemment les escaliers, le cœur battant.
Mac porté d'entrée était fracassé, il y avait du verre éparpillé partout par terre et les rayons étaient sans dessus-dessous. Tout avait été jeté à terre. J'avançais lentement tendant le cou à la recherche d'une éventuelle personne. Visiblement il n'y avait personne. Voulant prévenir la police je fis demi-tour et percutai quelque chose de dur.
C'était un homme. Il se tenait face à moi, debout et m'observait.
« Bah alors ma mignonne... Tu pensais quand même pas à appeler la police ? Ce n'est pas très gentil ça. »
« Qui... Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ? »
Il rigola et m'empoigna violemment par les épaules. Il était face à moi mais je ne pouvais pas voir son visage, caché par le manque de luminosité. Il m'approcha de lui et susurra à mon oreille :
« Je sais que t'a du fric, on me l'a dit. Alors tu vas être une bonne fille et tu vas me donner tout ce que tu as et tout se passera bien. »
« Sous le comptoir y'a une pochette. C'est tout ce que j'ai. Prenez tout mais ne me faites pas de mal, S'il vous plaît. »
Il me lâcha brusquement et j'atterris parterre me faisant mal au poignet face à la violence de l'impact. Il me tournait le dos retournant le comptoir pour mettre la main sur son butin. Je décidais de profiter de son inattention, je me relevais péniblement et courus à l'étage pour m'enfermer dans mon bureau.
Il me vit et tenta de me rattraper. Il m'attrapa par le pied tirant dessus de toutes ses forces et me fis tomber dans les escaliers. Je me dégageais en lui assénant un coup de pied au visage ce qui eut pour conséquence de le faire lâcher prise, sonné. Je courus, refermais la porte derrière moi et tentais de la bloquer avec mon poids. J'étais à bout de souffle.
« Putain ! C'est quoi ce délire ?»
Mon portable était resté en bas il fallait donc que je lâche la porte pour appeler depuis le poste fixe de mon bureau. Il fallait que je trouve un moyen de prévenir quelqu'un. Il fallait que je sauve ma peau. C'était la seule chose à laquelle je pouvais penser.
L'entendant arriver, je me mis sous le bureau posant une main sur ma bouche pour calmer ma respiration erratique pour faire le moins de bruit possible. Juste après la porte du bureau s'ouvrit et claqua contre le mur juste derrière. Mon cœur allait exploser. Qui était cet homme et que me veut-il ? Pourquoi moi ?Je pouvais entendre ses pas faire craquer les lattes du parquet. Pitié qu'il ne me trouve pas.
Tout à coup un coup fût porté au bureau le faisant bouger et dévoilant ma cachette de fortune. Il m'avait trouvé. Je ne vis pas le coup de poing venir, je sentis uniquement la douleur. Les coups se mirent à pleuvoir.
« Sale garce ! J'suis gentil avec toi et c'est comme ça que tu me remercies ?! » vociféra-t-il avant de recommencer à frapper
J'étais devenu un punching-ball. Purement et simplement. J'étais son défouloir. Ma vue commençait à se brouiller et cet homme continuait à me hurler dessus. Qu'il prenne l'argent et qu'il s'en aille.
J'avais tellement mal. Chaque respiration était laborieuse et douloureuse. Je pris conscience que c'était fini qu'en entendant ses pas dans l'escalier, il partait. Et je m'autorisais à lâcher prise. Je voulais simplement que tout s'arrête.
À un moment donné je dus perdre conscience et je repris pied en entendant quelqu'un m'appeler. C'était d'abord vague, comme un écho et puis plus distinct.
« Bella ? Tu es là ? »
…
Je perçus vaguement du mouvement pas très loin de moi.
« OH MON DIEU ! BELLA ! »
« Bella, tu m'entends ? » paniqua la voix
On m'avait trouvé, enfin.
Pitié, pas de jet de tomates ou tout autre aliments ;)
Je vous laisse digérer le chapitre et...
A la semaine prochaine :)
Bye
