Bonjour à tous (Enfin plutôt bonsoir vu l'heure qu'il est :))
Nouveau chapitre cette semaine avec le retour de Bella. Chapitre que j'ai mis du temps à écrire puisque eh bien faut bien l'avouer je me suis habitué à écrire du point de vue de Edward et retourner à Bella m'a un peu chambouler mais j'y suis parvenue youhou !
Merci beaucoup à Floridianna, Romeila, larosesurleau pour vos commentaires.
Bienvenue parmi nous à elodyyyyy, p'titecullen, robsessed love, rory34 et some day.
Merci à Alyra Night, stella82, robsessed love pour les mises en favoris. Vous êtes de plus en plus nombreux à passer par ici et à suivre cette histoire, que vous laissiez des commentaires ou non alors merci à vous :)
Bonne lecture à tous ;)
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de SM.
Chapitre 13 : Guérir
Point de vue d'Edward
Le trajet jusqu'à Forks avait été des plus silencieux. Elle était restée face à la vitre à regarder le paysage défiler.
Nous étions arrivé en début de soirée juste avant la tombée de la nuit. Notre installation s'était elle aussi faite dans le silence. Elle semblait contrariée de ma présence même si elle savait qu'elle était nécessaire. J'avais laissé sortir Reid et actuellement il gambadait dans le jardin comme-ci il n'avait pas vu le jour depuis des mois. Quel comédien ! Spencer, le chat de Bella, quant à lui avait déjà élu domicile sur le canapé. Bella, elle, déballait ses affaires. L'atmosphère était un peu pesante et j'aimais pas ça.
« Tu m'en veux. »constatais-je
« Non. » répondit-elle « C'est rassurant de t'avoir avec moi. C'est juste que j'aime pas être dépendante des autres. »
« Je sais et j'aime ça chez toi mais il faut que tu laisses les gens prendre soin de toi ma belle. »
Elle hocha la tête en signe d'acceptation.
« Comment vont nos quatre pattes ? »
« Spencer ronfle sur le canapé et Reid découvre ton jardin. » rigolais-je
« Il va falloir faire les présentations entre ces deux là. »soupira-t-elle
« Ça risque d'être sportif. »
C'est bien connu que chiens et chats ne sont pas des amis naturels mais bon si une tigresse peut prendre soin d'une chèvre pourquoi est-ce qu'un chien ne pourrait pas tolérer un chat ?
« Allons-y. » décréta-t-elle en avançant « Ouille ! » cria-t-elle
« Eh . Ça va ? » m'écriais-je en allant à sa rencontre sans oser la toucher
Elle se tenait les côtes et respirait difficilement. Elle leva la main me faisant signe de patienter quelque temps.
« C'est bon, c'est passé. » se contenta-t-elle de répondre
« Je vais te donner un analgésique. »
« Merci papa. » railla-t-elle en reprenant son chemin
Arrivé en bas, Spencer était maintenant réveillé et Reid était assis devant la porte-fenêtre attendant qu'on le laisse rentrer.
« Prête ? »
« Lâche la bête. »
J'ouvris la porte et attrapai son collier le retenant.
« Aller mon gros, tu vas être cool d'accord ? » demandais-je bêtement « Aller on y va en douceur. »
Je finis par approcher Reid du canapé. Spencer le jaugea rapidement, méfiant. Il se mit sur des pattes et avança prudemment se demanda surement quel était ce truc énorme en face de lui. Reid lui était assis battant de la queue. Spencer s'avança vers le chien pour finalement s'asseoir devant lui et produisit un miaulement.
« Lâche Reid pour voir. »
Je finis par le lâcher et il vint lécher Spencer qui bien que bousculé ne broncha pas.
« Bon et bien ça aurait pu être pire. »
« J'ai comme l'impression que ces deux-là s'apprécient. » sourit-elle avant de partir dans la cuisine
Point de vue Bella
La semaine qui venait de s'écouler avait été rude, c'est le moins que l'on puisse dire. Les premiers jours je n'avais pas parlé. Quand j'avais réalisé ce qui s'était produit je n'avais pas été le plus affecté par le mal qui m'avait été fait mais plus par le saccage dont avait été victime mon commerce. J'y avais mis tellement de cœur et d'énergie que ça me brisait le cœur.
La journée quand Angela ou Edward était présent je ne montrais rien. Je restais forte. Mais le soir quand ils étaient partis je passais mes nuits soit à pleurer soit à rester éveillée par peur de fermer les yeux. Souvent au travers de mes rêves, plutôt des cauchemars, je revoyais cet homme. Il était toujours sans visage mais sa voix... elle resterait à jamais graver dans ma mémoire.
Les réminiscences de mon attaque me permettaient de ne pas l'oublier même si elles me terrifiaient. Si je ne connaissais pas son visage, sa voix n'avait plus de mystère pour moi. Je pourrais la reconnaître le moment venue. Quand j'avais été au commissariat pour déposer ma plainte je m'étais sentie impuissante de ne pas plus les aider. Je ne connaissais pas son visage et le retrouver serait difficile. Le seul indice était qu'il semblait avoir été rencardé. Par qui ? Pourquoi ? Qu'avais-je fait de travers pour qu'on veuille me faire du mal de cette façon ?
Flash back
« Bonjour Mademoiselle Swan, je suis le capitaine Yorkie »
« Bonjour. » murmurais-je
Je n'avais pas parlé depuis 7 jours et ma voix n'était qu'un mince chuchotis à peine audible.
« Comment vous sentez-vous ? » me demanda t-il
« Cassée mais vivante. C'est le principal non ? »
Il me fit un sourire contrit.
« Je sais que ce que je vais vous demander ne va pas être simple et facile mais je dois vous poser des questions par rapport à votre agression. »
« Je l'ai pas vu. Il faisait noir et il portait un sweat à capuche qui cachait son visage. »
« Pouvez vous me dire ce qui s'est passé ? Votre ami Monsieur Cullen vous à trouver dans votre bureau... »
« J'étais resté tard pour boucler deux trois choses et il y a eu du bruit en bas. J'étais dans mon bureau et au début j'ai cru que je rêvais. Et puis il y a eu à nouveau du bruit. Je suis descendu pour voir et il était en bas. »
« Vous a-t-il dit quelque chose ? » m'interrogea t-il
« Juste qu'il savait que j'avais de l'argent. Apparemment on le lui a dit. J'ai réussi à m'enfuir en lui donnant un coup au visage mais il m'a retrouvé dans mon bureau et m'a frappé jusqu'à ce que je m'évanouisse... Maintenant vous savez tout. »
« Vous ne savez pas qui aurait pu lui en parler ? »
« Je n'ai pas tant d'argent que ça et je garde peu de liquidité à la boutique alors je ne sais pas ce qui a pu lui laisser penser que j'en avais. Quand à la personne qui aurait pu lui en parler je ne sais pas. Je ne me vante pas auprès des gens d'être riche. »
« Nous avons fait des relevés ADN et pour le moment ça ne donne rien mais nous cherchons. Soyez assurée Mademoiselle Swan que nous ferrons notre possible. »
« Merci. » me contentais-je de répondre
Fin du flash Back
Voir la boutique m'avait fait prendre conscience que je devais m'éloigner. J'en avais besoin. Ce que je n'avais pas prévu c'était qu'Edward me suivrait. Il m'avait démontré par A+B que sa présence serait nécessaire et bien que ça m'ennuyait d'être dépendante de lui je savais très bien que c'était le mieux à faire. Je serais folle, dans mon état, de partir au fin fond de la campagne. Je serais capable de me tuer sans le vouloir. Je devais être raisonnable et sans doute un peu plus reconnaissante envers Edward. En y pensant j'avais l'impression d'être une gémine ingrate alors que je savais très bien que si ce soir-là il ne m'avait pas trouvé aussi vite mon état aurait sans doute été bien plus sérieux.
Je voyais bien que ma froideur le mettait mal à l'aise mais que voulez-vous on ne se refait pas. J'étais reconnaissante mais je ne lui faisais pas encore entièrement confiance. Aujourd'hui il entrait encore un peu plus dans mon intimité et je ne savais pas trop comment m'y faire. J'avais pris l'habitude d'être seule, de ne dépendre de personne et surtout de ne compter que sur moi, si on met de coté Ben et Angéla.
Je fus tirée de mes pensées par mon téléphone qui sonnait. Chouette... Renée. Ma mère. On ne pouvait pas dire que nos relations soient au beau fixe. Renée avait toujours été plus ou moins insouciante. Son comportement avait toujours été loin de celui qu'on pouvait attendre chez une femme adulte. Quand j'avais 4 ans elle avait décidé, presque du jour au lendemain, de quitter mon père pour aller batifoler avec un autre. Si au début elle m'avait emmené avec elle, quelques années plus tard j'étais repartir vivre chez mon père face à son manque d'intérêt pour moi. Elle se souciait toujours plus du bien-être de Phil que du mien. Au fil des années, notre relation s'était détériorée et aujourd'hui nos contacts étaient plus que restreints. Alors le fait qu'elle m'appelle était plus que surprenant.
« Allo ? »
« Bonjour Bella, c'est maman. »
« Bonjour, Renée. » répondis-je
« J'ai appris que tu avais eu un petit accident, tu va bien ? »
« Un accident ? » m'étonnais-je
Parlait-elle de celui de Forks ou de mon agression ?
Je vis arriver Edward sans doute intrigué par la conversation. Il avait rencontré une seule fois Renée, elle avait débarqué une fois à l'improviste. Le courant n'était pas bien passé entre eux et ce n'est pas moi qui allais l'en blâmer.
« Oui. Tu sais Janice . Mon amie du lycée, elle est infirmière à l'hôpital universitaire. Elle m'a dit qu'elle t'y avait vu. »
« J'ai pas eu un accident, j'ai été agressé à mon travail... C'était il y a plus d'une semaine. » répondis-je avec lassitude en regardant tristement Edward.
C'était y'a plus d'une semaine et elle s'inquiétait de mon état seulement maintenant. Enfin je n'étais pas sûre qu'elle s'inquiète vraiment... Renée était quelqu'un d'égocentrique à la puissance mille alors s'intéresser du sort des autres... Ce n'était pas son genre.
Au regard d'Edward je vis tout de suite qu'il n'était pas enchanté, il pensait sans doute comme moi. Renée n'avait de mère que le nom et rien d'autre.
« Oh ! Eh bien je voulais m'assurer que tu allais bien. Maintenant que c'est fait je dois te laisser... Phil ... »
Je raccrochais avant qu'elle ait fini sa phrase. Elle voulait simplement se donner bonne conscience. Rien de plus.
« Renée hein ? »
« Que veux-tu ? Elle voulait sans doute se donner bonne conscience pour pouvoir dormir la nuit. Tu la connais. »
« Pas tellement mais la rencontrer une fois m'a suffit pour toute une vie. »
« Je m'en souviens. » souriais-je
Elle l'avait tellement énervé qu'il avait fait le mort tout le long de son séjour. J'aurais aimé, moi aussi, pouvoir faire la morte.
« J'allais préparer un truc à manger, tu as faim ? » me demanda-t-il
« Pas tellement mais il faut que je mange quelque chose pour pouvoir prendre mes médicaments avec. »
« Des sandwichs ça te va ? »
« Parfait. »
Je me mis sur le canapé, assise et le regardais faire. Il avait tellement changé durant ses quatre années qu'il en était presque méconnaissable. Je me demandais comment, à l'époque, j'avais pu en tomber amoureuse. Aujourd'hui les individus ressemblant à ce qu'il avait été me faisaient fuir. Je les trouvais détestables mais sans doute que ne je n'étais juste contente que quelqu'un comme lui puisse s'intéresser à quelqu'un comme moi. L'homme qui se tenait devant moi n'avait plus rien à voir avec celui que j'avais aimé il y a quatre ans. J'avais avec moi une nouvelle version de lui, une version qui me plaisait énormément. Sans doute même trop.
« Eh voilà pour toi. » dit-il en déposant une assiette devant moi
« Merci. »
« Alors comment tu te sens ? »
« Comment tu te sentirais dans ma situation ? » éludais-je
« Tu ne te livre pas facilement hein ? Tu ne l'as jamais fait et j'étais toujours obligé de te tirer les vers du nez mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui c'est encore pire, non .»
« Touché » dis-je en mordant dans mon repas
« Si tu as besoin, tu sais que tu peux me parler. »
« Je sais, c'est juste que c'est tout nouveau pour moi. J'essaye juste de m'y faire. »
Reconnaissante, sois reconnaissante Bella !
« Merci. » lâchais-je « Pour m'avoir trouvé ce soir-là. » ajoutais-je
« Soit pas idiote. Si j'avais pris mon courage à deux mains j'aurais été là plus vite. »
« Ton courage à deux mains ? »
« J'étais nerveux. J'ai voulu te voir toute la journée mais le Cerbère était là et je voulais être sûr de te trouver seule alors j'ai attendu, trop longtemps. »
« Le Cerbère ? » pouffais-je
« Angéla. » se contenta-t-il de répondre
« Très bien trouvé. » rigolais-je « Ça va beaucoup lui plaire comme surnom. »
« Elle m'appelle bien Caliméro alors ... »
Le silence se fit, chacun mangeait sans parler.
Point de vue d'Edward
Elle semblait tellement plus détendue quand elle était ici. Il avait fallu que sa « mère » appelle. J'avais toujours eu du mal avec elle et son manque de sentiments pour sa mère. Comme quoi l'instinct maternel n'est pas inné pour tout le monde. Quand elle était venue elle m'avait mis hors de moi en moins d'une heure. Elle se comportait comme une adolescente écervelée et on avait vraiment l'impression que Bella était adulte pour deux. J'avais préféré m'éloigner pour ne pas dire de choses qui pourraient avoir des conséquences sur leurs relations. Aujourd'hui encore elle nous avait montré son insensibilité et sa bêtise. J'avais eu du mal à décolérer et faire le repas m'avait un peu aidé. Bella, elle, avait semblé indifférente au comportement de sa mère mais je savais très bien que ce n'était qu'une façade. Elle prenait simplement de la distance pour éviter de se laisser submerger et en ce moment elle n'avait pas besoin d'être parasitée par le comportement détestable de sa mère. Elle était dure à cerner ne se livrant que peu et s'était frustrant parce que je savais qu'a l'intérieur elle était un volcan en éruption.
« J'ai eu tellement peur quand j'ai réalisé qu'il y avait quelqu'un dans la boutique. J'ai cru que j'allais mourir. » finit-elle par dire me clouant sur place
Je pris alors conscience à ce moment que j'étais très loin de la réalité et que ce qu'elle avait vécu ce fameux soir était bien plus traumatisante pour elle que tout que qu'on avait pu penser.
J'avais envie de la prendre dans mes bras mais me retins au dernier moment. À la place je mis seulement ma main, sur le canapé, ouverte paume en l'air lui laissant ainsi le choix.
Elle regarda longuement ma main et avança doucement sa main la plaçant au-dessus de la mienne sans bouger. Au bout de ce qui parut être une éternité elle l'abaissa et vint attraper la mienne pour la serrer de toutes ses forces.
Elle me regardant dans les yeux et je sentis une vague de tristesse me submerger.
« Merci. » répéta-t-elle
Je sus à ce moment-là que la guérison de Bella était en bonne voie. Elle allait y arrivé.
Je vous dit à la semaine prochaine,
Bye
Beclear
