Hello tout le monde !
Comment allez vous ?
Désolée pour le léger retard mais en ce moment je suis complètement déphasée, j'ai tendance à inverser les jours et hier je me croyais Vendredi... Un vrai boulet !
On retrouve un chapitre totalement du point de vue de Bella cette semaine.
Merci à : Floridianna, Romeila et larosesurleau d'être toujours fidèles au poste !
Bienvenue aux nouveaux : Alexandra13, missstardustphotos, lyllou42 et Shayda509
Bonne lecture à vous et n'hésitez pas à me faire part de vos remarques ;)
Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.
Chapitre 14 : Se libérer
Les jours qui étaient passés se ressemblaient plus ou moins. Mes côtes guérissaient de jour en jour me permettant de me déplacer plus librement alors mes journées consistaient à ce que je me lève le matin, très tôt, puis après avoir pris un rapide petit-déjeuner je partais souvent me balader en forêt. Edward m'accompagnait souvent avec Reid. Il restait en retrait appuyé contre le tronc d'un arbre en lisant un livre ou travaillant des dossiers pour son travail. Pour ma part je m'allongeais dans l'herbe et regardais simplement le ciel caressant Reid, mes lunettes de soleil vissées sur le nez. J'adorais le calme que j'y trouvais et la sensation du soleil qui réchauffait ma peau me faisait un bien fou. C'était reposant.
Des fois j'allais simplement marcher sur la plage de la Push. Reid avait découvert les joies de l'eau et s'amusait dans les vagues.
Aujourd'hui j'avais prévu d'y retourner. Le temps était beau et chaud alors autant en profiter.
J'avais décidé de préparer de quoi faire un pique-nique pour le midi.
« Bonjour Bella. » m'apostropha Edward
« Bonjour. »
« Quel est le programme de la journée ? »
« Je vais aller à la plage, je préparais de quoi manger pour ce midi. »
« C'est Reid qui va être content. » se lamenta-t-il
« Arrête de râler. C'est encore un bébé, laisse le s'amuser. »
« Qu'est-ce que tu nous as fait de bon ? »
« Juste quelques sandwichs et une salade composée. »
C'était devenue une routine. L'un de nous préparait le repas puis nous partions pour une bonne partie de la journée. J'étais rarement toute seule. En arrivant sur la plage, des groupes de jeunes étaient déjà présents. Visiblement nous n'étions pas les seuls à avoir eu l'idée de profiter du beau temps. Je marchais sur la plage, les pieds dans l'eau depuis quelques minutes quand je finis par tomber sur la maison de Billy, le meilleur ami de Charlie. J'allais repartir vers le lieu où nous étions installé quand Billy sortit de chez lui.
« Bonjour Bella. »
« Salut Billy, ça va ? »
« Comme toujours et toi ? J'ai eu vent de ce qui s'était passé, comment tu te sens ? »
« Ça va mieux. Mes côtes ne me font plus autant souffrir, c'est déjà ça. Je ne savais pas que les ragots arrivaient jusqu'ici. »
« N'en veut pas à Esmée. Visiblement Edward s'inquiétait au point de prévenir ses parents et puis tu connais Esmée . Elle t'a toujours beaucoup apprécié alors elle a simplement pensé que je devais être mis au courant. »
Je tournais la tête pour regarder Edward assis sur la couverture que nous avions posé parterre. Il regardait dans ma direction me surveillant au loin.
« Oui. Il s'inquiète beaucoup en ce moment. » dis-je en hochant de la tête
« Alors toi et le fils Cullen, hein. »
« Serais-tu devenu pire que ses commères du centre-ville ? » pouffais-je
« Ça doit être l'âge. Mais tu ne m'as pas répondu. »
Je soupirais bruyamment.
« Je sais pas trop Billy. »
« Il a l'air d'être devenu un bon gars. »
« Oui, il en a l'air. » dis-je en regardant une nouvelle fois Edward
« Il t'a suivi jusqu'ici pour veiller sur toi, je pense que c'est un bon indicateur des changements qui ont pu avoir lieu, non ? »
« C'est compliqué. »
« Ma belle, la vie est compliquée et tout n'est pas tout blanc ou tout noir tu sais. L'être humain n'est pas infaillible. C'est en faisant des erreurs que l'on grandit et que l'on devient meilleur. »
« Saint Billy Black. » rigolais-je pour faire bonne figure
Il n'avait pas tort. Il avait même raison à vrai dire. Comme souvent. Quand Charlie était parti il avait su trouver les mots justes pour m'aider à remonter la pente. Il était un peu comme un second père pour moi. Après m'être penché pour lui donner un baiser sur la joue je repris mon chemin dans le sens inverse pour retrouver Edward. Il m'attendait sagement assis le nez dans ses dossiers. La joie d'être chef d'entreprise.
« Comment va Billy ? » me demanda-t-il
« C'est un dur à cuire. Il va toujours bien même s'il s'inquiète pour moi depuis que ta mère lui a parlé de moi. C'est à toi que je le dois non ? »
« Démasqué ! Mais pour ma défense tu m'as vraiment foutu la trouille et j'ai failli faire une attaque quand j'ai dû patienter en salle d'attente. » s'excusa-t-il
« Ça va, ce n'est pas grave. »
« D'ailleurs mon père aussi se faisait un sang d'encre. Il voulait venir. »
« Décidément vous les Cullen ... »
Il faut dire qu'à la vue du nombre de fois où j'avais été admise aux urgences, je ne pouvais pas reprocher à Carlisle de s'inquiéter.
« Tu sais s'il travaille aujourd'hui ? » m'enquis-je
« On est dimanche, il prend toujours son jour de repos le Dimanche. »
« Tu penses qu'on peut aller lui rendre visite ? »
« Si tu veux, je crois que tout le monde venait manger à la maison ce midi. »
Oh ! Tout le monde ? Donc Alice et Emmett. Vu la tournure qu'avait pris la conversation que j'avais eu avec elle la dernière fois que je l'avais croisé pas sûre que c'est une bonne idée. Rendre visite à ses parents qui ne m'avaient jamais rien fait état une chose. Mais m'imposer à un repas familial où tous les enfants Cullen seraient présents ? Pas sûr que j'en ai envie non plus.
« Hum, peut-être une autrefois alors » décidais-je
« Tu ne les dérangerais pas tu sais »
« Pour tout te dire je n'ai pas franchement envie de croiser ta sœur »
« Alice ? Mais vous vous entendez plutôt bien non . »
Je ramenais mes genoux contre la poitrine et fixais mon regard sur un groupe de jeunes jouant dans l'eau.
« Tu veux plutôt dire que nous étions amies. Avant c'était le cas oui. J'irais voir ton père une autre fois. »
« Comme tu veux. » dit-il n'insistant pas « Tu peux toujours appeler chez mes parents. » proposa-t-il
En regardant ma montre je vis qu'il n'était que dix heures. Encore assez tôt dans la matinée mais ses parents seraient déjà levés. Je pris mon téléphone et composais le numéro. Après deux tonalités quelqu'un décrocha.
« Résidence Cullen. »
C'était Esmée.
« Bonjour Esmée, C'est Bella... »
« Oh, bonjour ma chérie. Comment va-tu ? »
« Mieux de jour en jour. Merci. Carlisle est là ? J'aurais aimé lui parler. » Annonçais-je
« Donne moi une minute, il est dans son bureau. Je te le ramène. »
« Pas de problème. Merci Esmée. »
J'attendais patiemment et peu de temps après Carlisle se fit entendre.
« Jeune fille, je me suis fait un sang d'encre par ta faute. » commença-t-il
« Pardon, papa. » raillais-je
Edward lui me regarda les yeux grands ouverts.
« Comment tu te sens ? »
« Bien. Venir à Forks m'aide beaucoup. »
« Tu serais ici et tu ne viens même pas me voir ? »
« J'y ai pensé mais Edward m'a dit qu'un repas de famille était prévu ce midi. J'ai préférer appeler. »
« Tu aurais pu venir, tu ne nous aurais pas dérangé tu sais . Il est encore tôt, les enfants ne seront pas là avant au moins deux heures. Viens, ça me ferait plaisir de te voir un peu. »
J'étais tiraillée entre l'envie de voir mon avis et la peur de croiser quelqu'un que je ne souhaitais pas voir.
« D'accord, je serais là d'ici quinze à vingt minutes. » cédais-je en raccrochant
Je regardais Edward qui était toujours figé.
« Quoi ? »
« N'appelle plus jamais mon père Papa. Ce serait un peu glauque. »
« Petite nature. » rigolais-je
J'entrepris de rassembler mes affaires, aidée par Edward puis nous primons la direction de sa voiture. Vingt minutes plus tard nous étions garés devant la villa des Cullen et Carlisle m'attendait déjà devant la porte.
Il vint à ma rencontre et me pris brièvement dans ses bras. Étonnamment ou pas ça ne me fit pas le même effet que quand il s'agissait de son fils. Avec Edward c'était encore indécis quand à savoir si je pouvais lui faire confiance ou non. Je redoutais de lâcher prise et évitais au maximum mes contacts avec lui. Quand il s'agissait d'inconnus, tout contact me révulsait. C'était toujours aussi difficile et insupportable. Même si je prenais de plus en plus conscience qu'Edward ne me voulait que du bien, c'était encore difficile pour moi. Inconsciemment je me méfiais encore de lui.
Avec Carlisle c'était complètement différent. Je vis passer un éclat de tristesse dans les yeux d'Edward et je m'en voulais mais c'était plus fort que moi.
Je suivis Carlisle dans son bureau saluant au passage Esmée par un hochement de la tête.
« Installe-toi ma grande. » dit Carlisle en me montrant un fauteuil présent dans la pièce
« C'est nouveau ? » demandais-je en désignant l'objet qui a ma connaissance n'était pas là avant « Oui, je l'ai récupéré dans la chambre d'Alice. »
« Il est joli. »
Le silence se fit dans la pièce quand aucun de nous ne prit la parole.
« Je suis désolée que tu te sois inquiété pour moi. Je vais bien. »
« Maintenant oui mais si j'en crois ce que m'a dit mon fils tu n'aillais pas aussi bien il a quelques temps. »
« C'est les aléas de la vie très cher. » plaisantais-je
Je ne sais pas combien de temps s'était écoulé pendant que nous parlions mais du bruit en bas nous coupa dans notre conversation. L'horloge accrochée au mur en face moi indiqua qu'il était plus de midi. Tout le monde devait être arrivé.
« Je vais y aller. Merci d'avoir parlé avec moi, ça m'a fait du bien. »
Et c'était la vérité. Nous avions parlé de mon entreprise, de ce que j'avais fait ses quatre dernières années et de ma vie ses derniers temps en évitant soigneusement le sujet « Edward » même si dans ses propos je sentais bien qu'il souhaitait que tout aille mieux entre nous deux.
Je pris la direction du rez-de-chaussée et en y arrivant je trouvais tout le monde debout dans le séjour en train de discuter. Emmett et sa compagne Rosalie plus qu'enceinte, Alice et Jasper étaient aussi là avec leur fils et discutaient avec Edward et Esmée. Ils tous tournèrent la tête pour me regarder après mon arrivée dans la pièce. Situation inconfortable, très inconfortable.
« Bonjour tout le monde, désolée de vous voir déranger. Je vais y aller. » dis-je me dirigeant vers l'entrée de la maison Esmée sur mes talons
« Tu ne veux pas rester manger ? »
« Merci pour l'invitation mais je ne préfère pas. Je ne suis pas vraiment à l'aise alors je préfère partir. »
Autant être honnête. De toute façon l'hypocrisie n'était pas dans mes gênes alors je n'allais pas commencer maintenant.
« Comme tu veux. Je vais prévenir Edward. » dis-t-elle avant de partir
J'ouvris la porte et sortis pour l'attendre dehors. Le bruit de la porte d'entrée me fils lever les yeux croyant voir arriver Edward mais je fus Alice que je vis arrivé. Oh joie.
« Tu es sûre de ne pas vouloir rester ? Je ne veux pas te faire fuir.»
« Au vu de la tournure de notre précédente conversation je préfère garder mes distances. Et puis j'ai quelque chose prévu de toute manière. »
« Comme tu voudras mais ça m'aurait fait plaisir que tu restes. »
Ça me fit rire. Et je ne pus le retenir. C'était d'un comique.
« Ne me fait pas rire s'il te plaît et surtout ne soit pas amicale avec moi. J'aime pas les hypocrites alors arrêtes-toi. »
Elle me regarda confuse.
« Ne fais pas comme-ci nous étions amies, il y a bien longtemps que nous ne le sommes plus. Ça s'est arrêté quand tu as coupé les ponts avec moi. Les vraies amies ne font pas ça. » expliquais-je
Avant de rencontrer Edward j'avais rencontrer sa sœur, Alice, avec qui j'avais finis par lier de soldes liens d'amitié. Enfin c'est ce que j'avais cru. Quand Edward était partis Alice s'était peu à peu éloigner de moi sans que jamais je n'en sus la raison. Ma conception de l'amitié était peut-être trop idéaliste mais ce n'est pas comme ça que je la conçois. Une amie est censée être là dans toutes les circonstances et non pas disparaître dès que les choses se corsent.
Edward apparu et la conversation s'arrêtèrent ainsi. Il nous regarda tour à tour avant de faire le tour de sa voiture pour y monter. Je le suivis et partis m'asseoir côté passager. Le trajet pour rejoindre la plage fut rapidement fait et nous réprimons notre place sur la plage. L'après-midi se passa en silence même si je savais qu'il mourrait d'envie de me questionner non seulement à propos de ma discussion avec son père mais aussi à propos de la « confrontation » avec sa sœur. Vers dix-sept heures je pris la décision de rentrer. J'étais fatiguée et la température commençait à baisser rendant le temps moins agréable.
En rentrant, Edward proposa de faire le repas et après avoir manger, nous primes placent sur le canapé. C'était notre rituel du soir. Souvent nous regardions seulement un film tranquillement installer dans le canapé.
Au bout de quinze minutes je me levais et partis dans ma chambre cherche un objet que je voulais lui donner depuis longtemps déjà. En revenant dans le salon je pouvais voir son incompréhension. Pour toute réponse je lui tendis l'enveloppe que je tenais dans la main.
« En faisant du tri l'autre fois je l'ai retrouvée. Je me suis dit que tu la voudrais peut-être. » dis-je en le voyant ressortir le papier
C'était une échographie. Celle que j'avais passée il y a quatre ans. En partant de chez moi je l'avais glissé dans ma valise.
Il l'étudiait avec attention, la tournant sans doute pour tenter de la comprendre. Il lâcha le papier des yeux et posa son regard brillant sur moi.
« Merci » dit-il des trémolos dans la voix
« Je me suis dit que c'était injuste pour toi de ne pas l'avoir. Je voulais que tu l'aies. Elle est à toi après tout. »
Fatiguée et remuée par la journée je bougeais sur le canapé pour m'allonger, laissant ma tête reposer sur ses cuisses. Surpris il releva ses bras, les écartant de moi. Je levais le bras et prit sa main droite dans la mienne rabattant son bras sur moi.
« Tout va bien Edward. Je vais bien. »
Tout n'était pas réglé mais ça en prenait le chemin.
Alors ce chapitre ?
Je vous dis à la semaine prochaine,
Bye
Beclear,
