Bonsoir à tous,

Chapitre du dimanche encore pour cette fois mais après tout c'est encore le week-end alors tout va bien non ? ;)

Merci aux personnes habituelle spour leur présence dans les commentaire et merci à Floridianna dont la review était tellement longue que mon téléphone m'a presque dit "Message trop long si tu veux la suite utilise ton ordi, si non tant pis pour toi" :D. Merci aussi à Romeila, larosesurleau, stella82 et Adore Youu.

Bienvenu aux petits nouveaux qui passeront par ici ! Merci à ceux qui me lisent mais qui ne laisse pas de commentaire. Je vois votre présence dans les stats FF et même si vous ne vous manifestez pas je sais que vous passez par ici et ça fait plaisir.

Je vous laisse avec le chapitre, inutile de vous faire attendre plus que nécessaire. :)


Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


Chapitre 15 : Avancer

Le dimanche soir, nous étions restés devant la télé dans le silence le plus complet. C'était ce qui me caractérisait le mieux ses derniers temps, le silence. Je n'étais bien que quand tout était calme, sans aucune perturbation. Après tout ce qui s'était passé au cours des derniers mois, c'était devenu vital pour moi que tout retrouve un peu de normalité et de stabilité.

Nous étions restés l'un contre l'autre. Aux alentours de vingt-trois heures nous sommes partis nous coucher, leur dans l'ancienne chambre de Charlie et moi dans ma chambre de jeune fille. Je n'avais pas beaucoup dormi trop absorbée par mes pensées et mes questions existentielles. L'une d'entre elles était que nous allions devoir bientôt rentrer à Seattle, nous ne pouvions pas rester ici indéfiniment.

Nous étions ici depuis déjà deux semaines et j'allais devoir bientôt reprendre le cours de ma vie. Et ça me faisait peur, affreusement peur. Je reprendrais ma petite vie tranquille de libraire, enfin une fois que les réparations auraient été faites. Edward reprendrait sa vie de PDG d'une grosse entreprise, pris par le temps. En y pensant bien je pris conscience que ce qui me faisait peur ce n'était pas de reprendre ma vie mais c'était qu'il n'en fasse plus partie. Je m'étais habitué à sa présence à mes côtés et le voir partir me rendrais fébrile. Je ne pouvais pas nier le fait que j'apprécier de le voir avec moi, de plus en plus. J'avais besoin de lui à mes côtés.

En me levant ce lundi matin je le trouvais déjà levé, en train de préparer le petit déjeuné. J'allais pour le rejoindre quand mon téléphone portable sonna. C'était arrivé si rarement ses dernières semaines que j'appréhendais un peu chaque appel ayant encore en mémoire l'appel de Renée. Elle n'avait plus donné signe de vie depuis et elle n'en donnerait plus jusqu'au prochain problème « grave » selon des critères qui lui étaient propres.

« Mademoiselle Swan ? »

« Oui, C'est moi. » répondis-je

« Bonjour, Lieutenant Yorkie. »

« Oh ! Bonjour. »

J''étais plus qu'étonnée. Deux semaines étaient passées et pour tout dire je ne m'attendais plus à avoir des nouvelles pensant que l'affaire resterait sans suite. Visiblement j'avais tord.

« Je me permets de vous contacter... Nous avons du nouveau concernant l'homme qui vous a agressé. Cet homme s'appelle James Smith, ça peut vous dire quelque chose ? Est-ce que c'est une personne que vous connaissez ? » m'interrogea-t-il

« Non, ça ne me dit rien du tout. Après je peux l'avoir croisé un jour quelque part mais son nom m'est inconnu. Désolée de ne pas pouvoir vous aider davantage Lieutenant. »

« Ne vous tracassez pour ça. Dès que nous l'aurons retrouvé on en saura déjà un peu plus. Il est recherché et nous avons bon espoir de le retrouver rapidement. Je vous tiendrais informée de l'avancée des recherches. »

« Merci. »

Il avait donc un prénom : James. Son nom ne me disait absolument rien et il ne faisait pas partie de ma vie ni de près, ni de loin alors pourquoi diable s'en est-il pris à moi ? Pourquoi ?
C'est une question qui me réveillait souvent la nuit parce qu'elle n'avait pas encore trouvé de réponse. Même si je le savais rechercher j'étais anxieuse quand à ce qui allait se passer. Et si le fait de se savoir recherché le poussait à venir me demander des comptes . Et si la police ne le retrouvait jamais ? Allais-je vivre dans la peur toute ma vie ?

Edward vint vers moi interrogatif et inquiet comme toujours.

« Ils savent qui c'est. Il est recherché par la police. » me contentais-je de dire

« C'est une bonne chose. Ne t'inquiète pas, il ne va pas pouvoir rester en cavale bien longtemps. » « Je le connais même pas. C'est un parfait inconnu alors pourquoi il s'en est pris à moi ? »

« Tu sais des fois il n'y a pas de réelles raisons. Ne laisse pas cette histoire faire de toi une autre personne.»

Tellement plus facile à dire qu'à faire. Je me contentais de hocherl a tête et de monter m'habiller sans réellement regarder ce que je mettais. Des vêtements étaient des vêtements. Je n'avais plus le goût à grand-chose ses dernières semaines et c'était uniquement la présence d'Edward qui m'aidait à garder la tête hors de l'eau.
La journée ressemblait à toutes les autres et aujourd'hui ce serait une sortie en forêt. Le temps était beau et chaud et profiter de l'humidité de la forêt serait agréable. Nous étions installé parterre au soleil. Un bip de mon téléphone me sorti de mes pensées. Il s'agissait d'un mail, provenant de la compagnie d'assurance que j'avais souscrite pour la librairie. Oh l'estimation des dégâts. Plus de cinquante mille dollars. Misère.

La stupéfaction me fit me relever, tournant le dos à Edward et lâcher mon téléphone qui tomba au sol. Je commençais à respirer plus rapidement, sentant les larmes me monter aux yeux. Je faisais mon possible pour ne pas me laisser submerger par les émotions mais là ça faisait beaucoup en une seule journée et celle-ci était loin d'être finie. Si j'avais su qu'elle prendra cette tournure je serais resté dans mon lit.

J'entendais du bruit derrière moi mais ne me retournais pas. L'expression de « la goutte d'eau qui fait déborder le vase » s'appliquait complètement dans mon cas. Le barrage était en train de céder et malgré toute ma volonté les larmes coulaient sans que je puisse les arrêter. Quelle merde !

« Bella ? Tout va bien ? » s'enquit Edward derrière moi

« Non ! Ça ne va pas non ! Rien ne va ! » criais-je

« Qu'est-ce qui se passe ? » s'inquiéta-t-il

« J'en peux plus » craquais-je en pleurant « J'en peux plus Edward. »

« Oh Bella » soupira -il en s'approchant

« J'suis fatiguée... Vraiment fatiguée de toujours devoir me battre pour garder la tête hors de l'eau. J'ai l'impression que dès que ma vie s'arrange et prend la tournure voulue tout fout le camp. Je n'en peux plus de toute cette merde et de tous ces trucs qui me tombent dessus » murmurais-je en me laissant tomber parterre de toute

Edward se précipita vers moi pour me rattraper m'évitant de rencontrer le sol. Il me garda contre lui et me força à la regarder même si j'y voyais pas grand-chose à cause des larmes.

« Je suis horrible à ce point ? Dis-moi. »

« Bien sûr que non voyons. »

« Alors pourquoi ?! Pourquoi est-ce que j'ai perdu notre bébé ? Pourquoi cet homme m'en voulait-il au point de détruire ce qui m'était le plus cher ? » hurlais-je « J'ai vingt-cinq ans mais j'ai le vécu d'une femme de soixante ans. À ce rythme-là, la prochaine fois c'est quoi ? » dis-je lasse

« Écoute moi bien » dit-il en me regarda dans les yeux avec une détermination que je ne lui connaissais pas « Tu est la personne la plus forte qu'il m'ait été donné de connaître. Tu es une guerrière et rien ni personne ne pourra venir à bout de toi, d'accord ? » me demanda-t-il pour la forme « Tu ne vas quand même pas baisser les bras . Tu s forte, indépendante, drôle, belle, pleine de vie et tellement intelligente. Ne laisse pas ce crétin te changer et faire de toi une coquille vide. C'est tellement par toi ça. Bats-toi ! » m'ordonna-t-il

Il prit ma tête dans ses mains et approcha son visage du mien.

« Je refuse de te perdre, tu m'entends? J'ai vécu sans toi pendant quatre ans et j'ai faille en devenir fou alors il est hors de question que je te laisse te détruire ! »

Je sentis ses mains me saisir davantage et approcher un peu plus son visage du mien à tel point que nos fronts se touchaient quasiment. Comme au ralenti, ses lèvres furent sur les miennes avant que je réalise vraiment ce qui se passait. C'était doux, lent et tellement bon. C'était comme avant, comme au tout début quand j'avais des papillons dans le ventre et que chacun de ces baisers me transportait totalement et maintenant j'en voulais encore et toujours plus. Je répondis rapidement à son baiser laissant ma langue aller caresser la sienne et comme pris dans un tourbillon, impossible de m'arrêter. C'était enivrant et addictif. Fermant mes paupières, un flash apparu et je me revis seule, en larmes et léthargique. Ce fut comme un électrochoc et je mis fin à ce moment captivant. Je reculais, mettant de l'espace entre lui et moi voulant me remettre les idées en place. C'est à bout de souffle l'un comme l'autre que nous nous tenions l'un en face de l'autre.

« Whaouh ! Euh... Je... C'était quoi ça ? » baragouinais-je tant bien que mal

Il ne me répondit pas, il me lança seulement un de ces sourires en coin dont lui seul avait le secret. Chacun repris sa place, moi assise parterre chauffé par le soleil de l'été et lui a l'ombre profitant de la fraîcheur qu'elle offrait. C'était un moment d'égarement dont il ne voulait pas parler visiblement.
L'après-midi passa sensiblement de la même manière. Lui dans son coin et moi dans le mien, même le repas avait été affreusement silencieux. J'avais vraiment apprécié ce moment simplement je n'avais jamais imaginé que notre relation pourrait reprendre ce chemin-là alors avoir imaginé que l'on puisse s'embrasser . Ça relevait du fantasme !
Je n'en pouvais plus de ce silence.

« Tu comptes rester muet ? »

« Non. Simplement je te connais et je préfère te laisser réfléchir comme tu le veux. Je sais que dans ta tête c'est le grand huit. C'est tout » expliqua-t-ilen haussant les épaules

« On rentre ? » le questionnais-je

Autant ne pas insister. Ce soir-là, la tension était palpable. Regrettait-il son geste ? Sans doute que oui et ça expliquerait son comportement pour le plus distant et froid avec moi durant toute la soirée. C'est très tôt que je décidais de monter me coucher. La journée avait, une fois de plus été éprouvante et j'étais épuisée. J'avais l'impression que toutes mes journées se passaient toutes sur le même modèle.

J'avais beau être complètement lessivée je me tournais encore et encore dans mon lit. Impossible de fermer l'oeil après ce qui s'était passé cet après-midi. Il n'y avait aucun bruit dans la maison, Edward devait dormir. Je me levais et sortis sur le palier de l'étage. Sa porte de chambre était ouverte comme tous les soirs. Reid dormait dans son panier à côté de la porte et il lava la tête en m'entendant arriver.

« Salut mon grand. Rendors-toi, je ne fais que passer. »

Je restais un moment debout accoudée à la chambranle de la porte, le regardant couché dans son lit. Prenant mon courage à deux mains je décidais d'avancer dans la pièce m'approchant du lit. Il était couché sur le dos un bras sous sa tête. Il semblait si paisible. J'aimerais tellement pouvoir me souvenir de la dernière nuit de vrai sommeil que j'avais pu faire. C'était il y a tellement longtemps.
J'avançais prudemment dans la pièce, le plus lentement possible craignant de le réveiller. Je stoppais tout mouvement quand il leva le bras qui était sous sa tête me faisant ainsi signe de venir contre lui. Il ne dormait donc pas.

Je pris place dans le lit, me blottissant contre lui.

« Dites-moi, mademoiselle, ça vous arrive souvent de vous faufiler dans le lit des autres ? me taquina-t-il

« Si ça peut te rassurer, tu as l'exclusivité. Pas d'infidélité. »

« Touché »

« Oh merde ! Pardon. Je voulais pas dire ça dans ce sens-là. »

« Ne t'excuse pas. J'ai merdé, je l'assume. »

« Et ce qui s'est passé cet après-midi, tu l'assumes aussi ? »

« Bella, j'assume toujours ce que je fais. Je ne fais rien au hasard, ni sous la contrainte. »

« Tu t'es montré si distant et froid avec moi après ça, alors... »

« J'avais juste peur de ta réaction, c'est tout. On ne peut pas dire que nos relations aient toujours été au beau fixe. »

« C'est bon, arrête de t'en faire autant pour moi. »

« Alors ça c'est impossible, je t'aime bien trop pour ça ma belle. »

Je me figeais. Il m'aimait... Et dans un sens je pense que je l'aimais aussi. Depuis toujours. J'avais juste fait taire mes sentiments pour lui ses quatre dernières années mais les défenses commençaient à tomber les unes après les autres.

« Je crois qu'il est temps de rentrer à la maison. » annonçais-je

« Tu te sens prête ? »

« Pas vraiment. J'aimerais rester ici, dans cette sorte de bulle qu'on a construit autour de nous, mais il est temps de reprendre le cours de notre vie. Tu ne peux pas rester indéfiniment ici avec moi, tu as un travail et des responsabilités. Tout comme moi. Des gens dépendent de nous et on ne peut pas se permettre d'être égoïstes. »

« On va rentrer alors. Mais ne compte pas te débarrasser de moi pour autant. »

« Je ne comptais pas te le demander. » dis-je en me blottissant davantage contre lui

Je ne voulais pas qu'il reste loin de moi, par après tout ce qui était arrivé au cours de ces dernières semaines. Je le voulais près de moi... le plus longtemps possible.


On se retrouve la semaine prochaine,

Le samedi ou le dimanche, je ne sais pas encore puisque j'ai du monde à la maison samedi toute la journée et que le soir je suis invitée à un anniversaire. Une chose est certaine je publie toujours quoiqu'il arrive au cours du week-end :) Pas d'inquiétude la dessus.

Bonne semaine à tous,

Beclear