Hello !

Comment allez-vous cette semaine ? Pour ma part j'ai été inspirée et je vous livre un chapitre bien plus long que d'habitude, presque deux fois plus long qu'en temps normal mais que voulez-vous quand j'ai une idée en tête impossible de me l'enlever. Je voulais mettre certains choses dans ce chapitre, j'avais pas le cœur à couper en plein milieu et jouer ma sadique :)

J'espère que ça vous ferra plaisir. En tout cas, je prends toujours autant de plaisir à vous poster des chapitres toutes les semaines.

Merci pour vos reviews et bienvenue à Jessica2802, marjopop's et missiphil.

Bonne lecture à tous.


Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


Fin du chapitre précédent

Edward me regarda surpris de me voir ici et sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit je m'approchais de lui et posais mes lèvres sur les siennes. Il agrippa mes épaules et me repoussa, mon cœur s'arrêta.

« Bella... Mais... Qu'est-ce que... »

« Je suis prête. Je suis prête à te laisser une seconde chance. Je te veux à mes côtés Edward. »

Il me regarda incrédule pendant ce qui me parut être une éternité. Il se reprit seulement pour renforcer sa prise sur mes épaules et ses lèvres furent sur moi la seconde d'après m'emportant dans un tourbillon de sensations que j'avais oubliées depuis longtemps. Il me relâcha et encra son regard dans le mien . Un sourire marquait son visage. Sourire que je lui rendis avant d'aller me nicher dans le creux de ces bras.

J'étais à la maison.


Chapitre 17 : Nouveau départ

Nous étions restés un moment comme ça, sur le perron dans les bras l'un de l'autre sans rien dire de particulier.

« Viens, restes par dehors.» m'invita-t-il

Je le suivais docilement à l'intérieur et pendant qu'il se rendait dans la cuisine je continuais mon chemin pour me rendre dans le jardin. La soirée était plutôt douce alors autant en profiter. Ça n'arrivait pas souvent dans le coin. J'avançais dans le jardin, qui était très joli en passant, et retirais mes chaussures et savourais la sensation de l'herbe sous mes pieds. En scrutant l'endroit des yeux je repérais une piscine qui trônait au fond. Je m'y rendis et glissais mes pieds dans l'eau. Ça faisait du bien après une soirée en talons. Même si j'avais appris ses quatre dernières années à en porter, à les supporter et à m'y faire, les enlever faisait quand même du bien. Je regardais mes pieds brasser l'eau quand Edward revint, deux verres de vin blanc à la main.

« Merci.»

Je bus quelques gorgées puis posait mon verre à côté de moi sur le rebord de la piscine. Je me laissais tomber en arrière me couchant dans l'herbe scrutant le ciel. Il y avait beaucoup d'étoile ce soir. Edward se coucha à mes côtés et prit ma main dans la sienne. Il tourna la tête et me regarda pour la première fois depuis qu'il m'avait invité à entrer.

«Merci à toi. Pour me laisser revenir dans ta vie. Après ce que je t'ai fait, tu serais en droit de ne plus vouloir me voir et refuser tout contact avec moi. Alors merci de bien vouloir me laisser une seconde chance. »

« S'il y a bien quelque chose dont j'ai pris conscience depuis quelques temps c'est que la vie est trop courte pour laisser la rancune me dicter comment je dois agir. Et puis franchement, j'ai essayé de te rayer de ma vie, de te fuir et de rester éloignée de toi et ça n'a pas vraiment réussi. Tu t'es occupé de moi, tu as pris soin de moi alors que personne ne te l'avait demandé et surtout tu as changé. Tu es bien loin du garçon gâté, égoïste et égocentrique que tu étais autrefois. Tu es devenue une meilleure personne et j'aime ça. J'aime le nouveau toi.» avouais-je

Il se redressa, se levant et me tendit la main pour m'aider à en faire de même puis m'entraînant vers une sorte de hamac gigantesque maintenu par un support en bois. Il s'y installa et me fit signe de l'y rejoindre.

« Tu es sérieux ? Avec ma malchance je pourrais me casser un bras en essayant de m'y asseoir. » protestais-je

« Allez, viens. Tu va voir que tu ne risque rien. Froussarde.»

« Tu dis ça parce que tu n'a pas mon passif avec les hôpitaux... Et je ne suis pas froussarde. »

Je finis par me laisser tenter et parvins tant bien que mal à m'y coucher. À mon grand étonnement c'était vraiment confortable et le mouvement de balancier était apaisant et reposant.

« Je ne peux pas te promettre que tout ira bien et que les ennuis sont derrière nous. La vie est imprévisible et qui sait ce qu'elle nous réserve. Mais ce que je peux te promettre c'est que je ne ferrais rien pour te blesser intentionnellement. Je tiens à toi et savoir que je peux te faire du mal m'est insupportable.»

Pour toute réponse, je me collais davantage à lui pour déposer un baiser dans son cou. Je ne savais pas trop quoi répondre et ne trouvant pas les mots, je me contentais de ce simple geste. Je dus m'endormir parce que quand je rouvrir les yeux il faisait toujours nuit noire et nous étions toujours allongés dans le hamac. Nous étions recouverts d'une couverture et Edward dormait à mes côtés. En voulant remonter celle-ci je vis que ma main droite s'était glisser sous son tee-shirt pendant que nous dormions. Le sommeil se refit sentir et quelques minutes plus tard j'étais réparti au pays de Morphée. Je fus une deuxième fois réveillée sauf que cette fois-ci j'étais dans un lit, un lit qui n'était pas le mien. En ouvrant les yeux je vis Edward qui était assis au pied du lit et il me regardait dormir. Quand il vit que je ne dormais plus il s'approcha de moi.

« Rendors toi, il est encore tôt. »

« Alors pourquoi es-tu habillé s'il est si tôt que ça ? »

« Désolé, je dois aller travailler. »

Je fus instantanément déçue, moi qui pensais faire une grasse matinée au lit avec lui. Loupé !

« Je t'ai laissé l'adresse de mes bureaux sur la table de la salle à manger, déjeunes avec moi ce midi. J'ai aussi mis un double des clés pour que tu puisses fermer la porte en partant. » m'informa-t-il avant de se pencher pour m'embrasser l'épaule

Je ne le savais pas si prude... En le voyant se redresser et se relever, je parvins à le stopper en tirant sur la pointe de sa cravate et il fut obliger de se pencher, sa tête à hauteur de la mienne.

« Dis-moi, tu n'aurais rien oublié par hasard ? »

« Éclairez-moi Mademoiselle Swan. » susurra-t-il en se plaçant sa tête face à la mienne

Je pris sa tête entre mes mains et entrepris de l'embrasser. D'abord d'un petit baiser innocent et doux, presque timide avant qu'il ne devienne plus dur, pressant et passionnel.
La situation nous échappait mais prit dans cette vague de désir aucun de nous deux ne semblait vouloir arrêter et Edward m'allongea sur le lit, se couchant sur moi. Ça allait bien plus loin que ce à quoi je m'étais attendu mais honnêtement je n'allais pas m'en plaindre. C'était tellement bon. Tout en m'embrassant il parcourut mon corps de ses mains, caressant mes côtes au travers de ma robe avec une douceur infinie. Notre baiser se fit encore plus passionné quand sa main droite descendit le long de mon corps pour venir se saisir de ma jambe gauche, la remontant jusqu'à sa hanche. Ça devenait carrément chaud. Il se pressait contre moi en ondulant, cognant son bassin contre le mien et son désir pour moi était plus que flagrant. Pas de doute là-dessus. En une fraction de seconde il s'écarta de moi me laissant tremblante et à bout de souffle. Il n'était pas dans un meilleur état que moi et le tissu tendu de son pantalon en était la preuve parfaite.

« Du calme sauvageonne. On va ralentir la cadence ma douce et y aller doucement. »

« Oui bien sûr. Parce que je t'ai forcé peut-être ? » répondis-je l'œil rieur avant de me laisser retomber sur le matelas.

« Je dois filer, on se voit plus tard ? »

J'acquiesçais en lui souhaitant une bonne journée. Avec un début aussi plaisant elle le serait à n'en pas douter. Pour ma part je restais un peu au lit à traîner sans rien faire de particulier et un peu plus tard en regardant ma montre, je vis qu'il n'était que huit heures trente. J'aurais largement le temps de repasser chez moi pour me changer avant d'aller le retrouver et puis cette après-midi j'irais à la boutique superviser les travaux. Par la même occasion, Angela pourrait rentrer chez elle. Elle méritait bien un peu de repos après tout ce qu'elle avait fait pour moi. Je mangeais rapidement le petit déjeuner qu'Edward avait laissé dans la cuisine pour moi puis partis en direction de chez moi après avoir fermé la porte.

En rentrant, je trouvais Spencer couché (comme toujours) et me posais à ses côtés sur le canapé en vue de lui caresser le ventre. Il leva la tête et quand il me vit il partit et alla s'installer sur le fauteuil un peu plus loin. D'accord... Il faisait la tronche. Ce chat était vraiment caractériel ma parole. Bouchée-bée, je laissais mon bras retombé dans le vide et décidais d'aller prendre une douche. L'eau sur ma peau faisait un bien fou et décidée à en profiter je laissais l'eau ruisselait sur moi, un bon moment. En sortant la douche je pris un jean, un débardeur en mousseline blanche et une paire d'escarpins noirs à bout ouverts. J'étais tentée de m'habiller bien plus décontractée encore, avec un simple tee-shirt et une paire de converse aux pieds, mais j'allais sur son lieu de travail et je ne voulais pas lui faire honte alors je m'habillais avec un peu plus de soin. Une fois prête, il était presque onze heures trente et je pris la décision de partir maintenant.

Les locaux de son entreprise n'était pas bien loin mais c'était bientôt l'heure du déjeuné et le trafic allait sans doute un peu s'intensifier alors je préférais prendre les devants. Après près d'une demi-heure de trajet dont plus de quinze minutes bloquée dans les bouchons je finis pas arrivée devant l'immeuble. C'était un de ces grands buildings tout de verre et d'acier avec le nom de sa compagnie en gros sur la devanture : Cullen's Development and Communication. Non mais il était riche à quel point au juste ? Parce que bon, là... Les Cullen ont toujours eu de l'argent mais pas à ce ne blaguait donc pas quand il me disait que son application avait été rentable.

Je me sentis tout à coup très très petite en face de l'immense bâtiment. C'était intimidant et en franchissant les portes ce fut encore pire. Le Hall d'entrée était gigantesque et grouillait de monde qui allait en venait dans tous les sens. Je repérais deux femmes à l'accueil et me dirigeais vers eux afin de savoir où trouver le grand patron. NON MAIS JE RÊVE ?! Cette femme travaillait pour lui. Je marquais un arrêt en reconnaissant une des deux standardistes. C'était la femme qui nous avait interrompus chez lui lors de notre dîner. Jessica, si je me souviens bien. J'en restais complètement baba. Et je comprenais très bien pourquoi et comment cette fille a pu se faire des idées concernant sa relation avec Edward. Visiblement elle avait le béguin pour son patron et espérait fortement que ce soit réciproque. Difficile de rester insensible au charme des Cullen, c'était comme ça depuis toujours. Ce qui me surprenait le plus était qu'après ce qu'elle avait fait elle travaillait encore pour lui. Si un de mes employés venait à me faire dû rendre dedans, il ne ferait pas long feu. Enfin bref, je décidais de passer outre et reprit mon chemin. Malheureusement Jessica était la seule des deux qui ne semblait pas être occupée et à mon grand désespoir je fus obligée de m'adresser à elle.

« Bonjour. J'aurais souhaité voir Monsieur Cullen. S'il vous plaît. »

Elle me regarda et je vis dans son regard qu'elle m'avait reconnu. Eh merde.

« Monsieur Cullen est actuellement en réunion et ne peut vous recevoir. Voulez-vous prendre rendez-vous ? » répondit elle sèchement

D'accord...

« Je vois. Je pensais être attendue pourtant... Eh bien... »

« Visiblement ce n'est pas le cas » me coupa-t-elle

Et visiblement cette fille refuse d'annoncer... Aux grands mots, les grands remèdes.

« Donnez-moi une seconde » la priais-je en me saisissant de mon téléphone

Elle écarquilla les yeux, me regardant faire. Les tonalités se firent entendre et il finit par décrocher son téléphone.

« Eh bien bonjour, mademoiselle Swan. »

« Bonjour. Comment se passe ta réunion ? »

« Ma réunion ? Quelle réunion ? »

« Je sais pas. Jessica, présente à mes côtés, vient de m'informer que tu étais en réunion et que tu ne pouvais pas me recevoir. Je vais donc rentrer chez moi. Ce n'est pas grave, on se voit plus tard. Bye ! » dis-je avant de raccrocher et de me tourner vers Jessica qui me regardait ahurie.

Le connaissant il serait bientôt ici. J'attendais tout en souriant à Jessica le plus innocemment du monde. Son regard était craintif et son teint livide. Deux minutes plus tard je le vis arriver en courant et regardant dans tous les sens, il me cherchait. Un immense sourire fendit son visage quand il me vit et le soulagement pouvait se lire sur ses traits. Jessica à mes côtés devenait de plus en plus blanche et la sueur marquait même son front.

« Tu es encore là. Tu es restée.»

« Bien sûr que oui. On m'a promis un déjeuner et j'ai très très faim.»

« Viens avec moi.» dit-il en me prenant par les épaules avant de m'embrasser rapidement.

Je me tournais vers Jessica pour m'adresser à elle.

« Merci pour votre aide Jessica. » dis-je faussement reconnaissante

Elle avait la bouche grande ouverte et me regardait comme-ci j'avais un troisième œil au milieu du front. Hilarant.

« Jessica ? Prenez donc rendez-vous auprès de Tanya. J'ai à vous parler.» l'informa-t-il

J'en connais une qui va se faire tirer les oreilles. BIEN FAIT ! Edward me guida vers un des ascenseurs et une fois les portes fermées, n'y tenant plus je décidais de poser la question à un million.

« Elle travaille pour toi, alors ? »

« Qui ? »

« La mère Noël.» dis-je avec ironie « Non je te parle de Jessica ! Idiot. »

« C'est la conversation qui fâche ? »

« Pas vraiment. C'est juste que je comprends pas tout à cette histoire. » admis-je « Ça a été jusqu'où entre vous ? » continuais-je avant d'être coupé par le ding annonciateur de notre arrivée.

« Suis-moi. On va en discuter en mangeant. »

Il me montra le chemin et nous finîmes par arriver dans un bureau. Son bureau. Tout était dans la démesure ici. Si moi j'étais heureuse avec mon bureau de quinze mètres carrés, le sien devait bien faire le double voir le triple en superficie.

« J'ai commandé à manger. Ça devrait plus être long. »

« Alors ? Dis-moi tout. »

Il soupira et sembla se résigner à me raconter le fin mot de l'histoire.

« C'est une fille plutôt sympa et j'ai tout de suite remarqué que je lui plaisais. »

« Comme avec toutes les femmes. » souriais-je

« Il s'est pas vraiment passé quelque chose entre nous. On a été boire un verre une fois. Une seule et unique fois et ça s'est arrêté là. On ne s'est jamais embrassé et au cas ou où la question te tracasse, nous n'avons jamais couché ensemble. Quand j'ai sentis que je ne voulais pas aller plus loin je le lui ai dit, plusieurs fois et je pensais qu'elle avait compris. Tu peux donc comprendre pourquoi j'étais étonné de la voir arrivé chez moi et surtout avec une clé de ma maison.»

« Oui. Visiblement si c'est clair et réglé pour toi on ne peut pas dire que ça semble être la même chose de son côté. »

« Elle se fera une raison et je vais remettre les points sur les I une dernière fois. Maintenant est-ce que l'on peut parler d'autre chose ?»

Quelqu'un toqua à la porte et une jeune femme, sans doute sa secrétaire nous apporta notre repas. Je pris rapidement une gorgée de ma boisson et reprit notre conversation.

« De quoi veux-tu discuter ? »

« Oh, je sais pas trop, on pourrait discuter de cet agréable moment que l'on a passé ce matin. Par exemple. »

« Oh oui, un très agréable moment même. »

Ça le fit sourire et moi aussi. Notre repas fut lui aussi agréable, nous avions parlé de tout et de rien. De son travail et son entreprise, de l'avancer de travaux de la librairie et de la réouverture. À treize heures trente, je partis en direction de la librairie non sans mal. J'aurais aimé rester là toute la journée. Angela était présente à mon arrivée et elle semblait vouloir se tirer les cheveux. La pauvre.

« La nervosité ce n'est pas bon pour toi dans ton état. »

« Quoi ?! Qu'est-ce qu'il a mon état ?! Je vais très bien. »

« Oui bien sûr... C'est pour ça que tu es aussi aimable avec moi. Raconte-moi tout. »

« Je me retiens, je te jure que je me retiens mais je suis à deux doigts de faire quelque chose de mal si l'ouvrier responsable des peintures me dis encore une fois qu'il y a un petit contre-temps. Ça fait une semaine qu'il est au même endroit et qu'il n'avance pas. »

« Je vais m'en occuper. Toi, tu prends tes affaires et tu rentres chez toi te reposer avant de nous faire une montée de tension. Je me charge du peintre. »

« J'ai presque pitié de lui. »

Je laissais échapper un rire. Elle savait qu'il allait sérieusement se faire tirer les oreilles. Je regardais vaguement les lieux. La réouverture était prévue pour dans moins de deux semaines maintenant et à ce rythme-là les travaux ne seraient jamais finis.

« Comment va Caliméro ? »

« Depuis quand vous êtes devenus les meilleurs amis du monde ? Parce que visiblement j'ai du loupé un ou deux épisodes. »

« Il est pas si mal finalement. Et il était vraiment inquiet à l'hôpital, comme nous tous d'ailleurs. »

« Pour répondre à ta question, il va bien. »

« Et vous en êtes où ? »

Et je me mis à rougir comme une adolescente et elle le vit.

« Nannnn ! Toi et lui ? » s'écria t-elle

« Il se pourrait que oui. »

« Je suis contente pour toi mais si il fait un pas de travers, j'le casse en deux. »

« Quand tu ressemblera à un baleine tu pourra plus faire grand chose alors bon... » fis-je mesquine

« Méfie-toi, j'arrive encore à courir. »

À quatorze heures Angela partit et pour ma part je décrétais une réunion de chantier. Ce n'était pas tellement mon rôle mais je voulais montrer que le patron était là maintenant et que ça devait filer droit maintenant. Il fallait s'activer et ils l'avaient vite compris en me voyant mécontente. Bizarrement, tout le reste de l'après-midi les ouvriers se mirent au travail et l'état des travaux avait fait un bon considérable à dix-sept heures quand ils partirent.

En arrivant chez moi, je mis un short et un simple tee-shirt pour dormir et entrepris de me préparer à manger. Une salade César ferait l'affaire. Je n'avais pas envie de me lancer dans quelque chose de compliqué. Une fois prête, je pris mon assiette et me mis sur le canapé devant un programme télé quelconque. Je n'avais jamais été fan de toutes les émissions qu'on pouvait nous servir. Pour moi la télévision était plus un moyen de remplir le vide ambiant, de faire un bruit de fond.

J'étais allongée quand l'interphone retentit, j'attendais personne pourtant. J'ouvris la porte d'entrée, curieuse et fus encore plus surprise en voyant arriver Edward.

« Mais, qu'est-ce que tu fais là ? On devait pas... »

Il se jeta sur moi et m'embrassa sans que j'eus le temps de finir ma phrase.

« J'ai pensé à toi toute la journée. » se contenta-t-il de répondre

« D'accooord. »

Il reprit là où il s'était arrêté. Il me poussa pour rentrer chez moi, ses lèvres étaient toujours sur les miennes les torturant avec délice. J'étais surprise par son comportement, c'est bien lui qui m'avait dit pas plus tard que ce matin qu'on devait y aller doucement non ? Je libérais ma bouche et il en profita pour attaquer mon cou.

« Je croyais qu'on devait y aller mollo. » gémis-je

« Qu'est-ce que je peux dire comme connerie... » grogna-t-il

Il repartit à l'assaut de ma bouche avec une telle violence que nos dents s'entrechoquèrent. J'étais complètement ailleurs, emportée dans un tourbillon de sensations exquises. Il mit ses mains sous mes fesses et me souleva, me calant contre la porte d'entrée pour continuer son doux supplice. Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas ressenti ça.

« Edward ? » demandais-je dans un soupire

« Quoi ? »

« Tu es sûr que c'est ce que tu veux ? »

« Tu ne veux pas ? »

Diable si ! Pour toute réponse je me contentais de gémir avant d'attraper sa nuque pour reprendre notre baiser. Il me décolla de la porte et me porta en direction de la chambre. Il nous allongea sur le lit et se mit à parcourir mon corps d'abord avec ses mains puis avec sa bouche. C'était lent, doux et d'une sensualité folle.

Il posa les yeux sur moi et je pus lire dans son regard tout le désir qu'il avait pour moi. Ils étaient aussi soir que le charbon et cette fois-ci ça n'avait rien à voir avec de la colère. Il fit passer ses mains sous mon tee-shirt et la seconde d'après il avait disparu, j'étais seins nus devant lui et pour la première fois je ne ressentais aucune gène. Autrefois j'étais gênée par la nudité et par mon corps, aujourd'hui j'en étais fière et j'en prenais soin. Sa bouche fondit sur moi partant à la découverte de ce terrain découvert, le taquinant de sa langue. Il traça les moindres contours de mon anatomie en s'attardant sur mes tétons durcis par le froid et l'excitation pendant que ses mains faisaient des merveilles sur mes jambes. Je pouvais sentir son membre se frotter contre mon centre, le titillant, faisant monter le plaisir dans mon ventre. Je sentais la boule grossir à mesure que notre étreinte durait.

Mes mains, qui jusqu'à maintenant étaient dans ses cheveux, descendirent le long de son dos et attrapèrent le bas de sa chemise pour la lui enlever. Son torse magnifiquement sculpté apparu devant mes yeux et je ne pus m'empêcher de faire glisser mes mains le long de ses abdominaux et finis par atteindre la fermeture de son pantalon. Je fis céder le bouton et l'une de mes mains alla bien plus au sud encore. Il rejeta la tête savourant la sensation de ma main sur sa turgescence puis comme pris par une sorte de frénésie il se redressant, attrapa mon short et mon boxer et me les enleva me mettant complètement à nu.

Debout il se débarrassa du reste de ses vêtements pour apparaît devant moi en tenue d'Adam. Son corps avait énormément changé en quatre ans, il avait toujours été svelte et athlétique mais maintenant il ressemblait à une friandise diablement appétissante.

Il fouilla dans une des poches de son pantalon et en sortit un carré en aluminium qu'il plaça sur ma table de nuit. Un sourire aux lèvres il reprit place à mes côtés sur le lit et sa main gauche s'insinua au creux de mes jambes, caressant le point le plus sensible de mon intimité du bout des doigts. Je sentais mon corps s'enflammer et mon dos se cambra en réponse à son geste. Ma respiration devint critique quand l'un de ses doigts me pénétra massant mes parois lentement et avec minutie.

« Edward » gémis-je « Viens, s'il te plaît. J'ai besoin de toi. »

Pour toute réponse il reprit position sur moi et attrapa le préservatif pour s'en habillé puis se stoppa un instant.

« Si tu savais le nombre de fois où j'ai rêvé de ce moment... Je t'aime tellement Bella. »

J'étais figée ne sachant pas trop quoi répondre.

« Edward... Je... »

« Non. » me coupa-t-il en posant un doigt sur ma bouche « Je n'ai pas dit ça pour avoir une réponse. Je voulais juste te le dire et que tu le saches. » Ajouta-t-il en effleurant ma cuisse

Puis lentement, millimètre par millimètre, il s'enfonça dans ma chaleur. Il resta un temps immobile avant de commencer à bouger. Il me remplissait totalement et c'était bien loin des souvenirs qu'il me restait de nos ébats. C'était bien plus profond. Il y avait une connexion qui n'était pas présente avant. Nous étions en totale osmose sans faire attention à ce qui pouvait nous entourer. Nos fronts étaient soudés l'un à l'autre, nos respiration s'entremêlaient et nos corps bougeaient au même rythme comme ci c'était une chose innée pour nous.

La boule dans mon ventre grossissait à chaque seconde et elle n'allait pas tarder à éclater. J'avais chaud et la sueur commencée à perler sur moi. Ma respiration était à présent erratique et chaque bouffé d'air me brûlait délicieusement les poumons. J'avais l'impression de bouillir de l'intérieur et Edward n'était pas mieux que moi, il semblait être engagé dans une lutte acharnée pour ne se laisser submergé. Ses vas et vient étaient de plus en plus rapides, irréguliers et puissants, il n'allait pas tenir beaucoup plus longtemps et quand la bulle éclata il lâcha prise, atteignant le paroxysme à son tour.

« Merci Mademoiselle Swan pour cet agréable moment. » pouffa-t-il

« Tais-toi imbécile. » rigolais-je

Eh bah dit donc...Quelle journée !


Des réactions ? On se voit la semaine prochaine ;)

Bye,

Beclear