Bonjour tout le monde !

Nouveau chapitre cette semaine et un début de réponse pour Bella.

C'est le chapitre le plus long depuis le début de l'histoire avec près de 15 pages Word ! Oui, j'étais inspirée et plus on se rapproche de la fin plus j'ai envie de mettre de chose dans les chapitres :) En continuant avec des chapitres aussi "petits" je sentais votre frustration (Floridianna, si tu passe par là, ce message est pour toi :D) et je sais pas j'ai du mal à m'arrêter pour conclure les chapitres maintenant :D

On se rapproche doucement et surement de la fin, je pense qu'il reste plus ou moins cinq à dix chapitre (grand maximum).

Merci aux habitués de cette histoire pour vos reviews (j'ai beaucoup aimer vos hypothèses mais ne comptez pas sur moi pour vous dire quoi que ce soit ) et bienvenu aux petits nouveaux qui nous rejoignent :)

Bonne lecture à vous !


Disclaimer: Les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de SM.


Chapitres 19 : Premières réponses

« Bien sûr que si ! » entendis-je derrière moi « Bien sûr que si tu seras heureuse. »

Je me contentais de hausser les épaules indécises, un peu perdue.

« Je vais te ramener chez toi. »

« Non, c'est bon j'ai ma voiture. » refusais-je

« Bella... »

« Je vais bien Edward. Je ne vais pas mentir en disant que ça ne m'a pas secoué mais je ne suis pas encore à terre. »

« Tu veux pas rester un peu ? »

« Si tu veux je peux, je pourrais en profiter pour travailler aussi. J'ai quelques commandes à préparer pour la librairie et comme mon bureau est encore en chantier... » acceptais-je

« Reste. » me demanda-t-il

« Je vais aller chercher ce dont j'ai besoin dans la voiture. Je reviens. »

Je pris la direction des ascenseurs et moins de quinze minutes plus tard j'étais de retour dans son bureau. Il leva la tête et quand il me vit un sourire fendit son visage et un air rassuré apparu. Il avait cru quoi ? Que j'allais en profiter pour m'échapper en douce ? Oui c'est sûr, c'est tellement mon style de faire ça...

« Enlève cet air rassuré de ton visage... » grognais-je

Il me regarda et je pouvais presque voir une auréole planer au-dessus de son crâne.

« Ça ne fonctionne pas avec moi. Je sais très bien à quoi tu pensais, ne fais pas l'innocent. » ajoutais-je en prenant place à un bout de la table de réunion

Il leva les mains en signe de reddition devant ma réaction quelque peu véhémente. Le silence se fit dans la pièce, chacun de nous était occupé par son travail et le temps fila à une vitesse folle. Quand je regardais ma montre, il était déjà dix-huit heures, nous n'allions pas tarder à partir.

« Aller, finis pour aujourd'hui. On s'en va !» décréta Edward

Je ramassais mes affaires tout en restant silencieuse n'ayant pas envie ni besoin de parler. Étant prête la première, je pris la direction de l'entrée de son bureau et l'attendis sagement.

« Ne fais pas ça. » me héla-t-il

« Ne pas faire quoi ? »

« Ne te ferme pas. Ne t'éloigne pas de moi. »

« Je ne me ferme pas. » le rassurais-je « J'ai juste besoin de retrouver un peu de calme. »

Ma réponse ne parut pas le convaincre mais il n'ajouta rien de plus. Il prit à son tour ses affaires, me rejoignis et nous pûmes quitter le bâtiment. Nous avions chacun notre voiture alors il me suivit jusque chez moi. Je l'avais perdu de vue en cours de route et ne sachant pas trop quand il allait arriver, je montais directement chez moi.
Je venais de poser mes affaires quand la sonnette retentit. Je lui ouvris la porte de l'immeuble et rapidement il fut monté. Je fus surprise de voir une bouteille de vin à sa main ainsi qu'un sac en plastique blanc opaque m'empêchant d'apercevoir ce qui se trouvait à l'intérieur.

« Je me suis dit que tu en aurais surement besoin. » dit-il en me montrant la bouteille

« Essayerais-tu de me saouler par hasard ? »

« On sait très bien tous les deux que j'ai pas besoin d'avoir recours à ce genre de procéder pour t'avoir. »

Il me fit sourire et d'un seul coup j'eus l'impression que cette après-midi n'avait jamais existé.
Il posa ses affaires sur le canapé puis parti en direction de ma chambre, saluant au passage Spencer, mais s'arrêta devant la porte de la salle de bain avant d'y entrer. Mais qu'est-ce qu'il faisait dans ma salle de bain ?
J'entendais du bruit et je commençais légèrement à flipper ne sachant pas ce qu'il pouvait fabriquer là-dedans.

« Edward ? »

« Oui ? »

« Tu peux m'expliquer ce que tu fais dans ma salle de bain ? »

« Surprise. »

Je déteste les surprises.

« Et ne commence pas à râler ! »

Pfff !
Il revint cinq minutes plus tard tout sourire.

« Viens avec moi. » me demanda-t-il en me guidant verre la pièce « Je me suis dit que ça te ferrait du bien. » ajouta-t-il en me montrant la baignoire remplie

Il m'avait préparé un bain ? La baignoire était remplie de mousse,ça sentait divinement bon. La lumière était éteinte et quelques bougies avaient été placés sur les différents meubles présents dans la pièce. J'en revenais pas...

« Tu m'as fait couler un bain ? » demandais-je effarée

« Et dans deux minutes tu seras dedans un verre de vin à portée de main. »

Je sentais mon nez me picoter, comme souvent quand j'avais envie de pleurer. Je levais les yeux au ciel pour empêcher les larmes de se former, technique infaillible pour ne pas pleurer. Une larme coula tout de même le long de ma joue et je la fis disparaître rapidement avant de me retourner vers lui.

« Tu te joins à moi ? »

« J'avais prévu ça uniquement pour toi, pour que tu reposes, mais si c'est ce que tu veux je viens avec toi. »

Je hochais la tête l'invitant par la même occasion à y prendre place avec moi.

« Installe-toi, j'arrive. »

Je me déshabillais, remontais mes cheveux en un chignon flou et me glissais dans l'eau chaude. Hum ça faisait du bien. Quand il revint avec nos verres qu'il mit non loin de moi, il enleva à son tour ses vêtements et je me poussais pour lui faire une place. Il se mit derrière moi, son torse contre mon dos et commença à masser et embrasser mes épaules.

« Ça va mieux ? »

« Oh oui, bien mieux » soupirais-je

« Tu veux m'en parler ? »

Je soufflais un bon coup comme pour me donner du courage.

« Ce gars fait vraiment froid dans le dos. Le genre de gars qui ne t'inspire aucune confiance tellement son regard est noir et malsain. Il nie tout en bloc mais la Police trouve étrange le fait qu'il m'ait agressé sans aucune raison. »

« Comme nous tous chérie. On voudrait tous continuer à croire que l'homme est bon par nature mais certaines personnes sont mauvaises sans qu'il y ait de réelles raisons. »

« Ce James Smith doit être une de ces personnes alors. »

« C'est comme ça qu'il s'appelle ? »

« Oui. Son nom ne me dit vraiment rien. C'est même pas un de nos clients, j'ai vérifié dans la liste des personnes nous ayant déjà passé commandes ou autres mais rien. »

« La Police en saura peut-être plus dans les jours à venir. »

Je hochais la tête mais ne répondis rien.

« Tu te fermes de nouveau. »

« Désolée. J'ai juste besoin de retrouver un semblant de calme dans ma vie. Tout s'est tellement bousculé ses derniers mois que je suis perdue et légèrement dépassée par les événements. »

« Je comprends, t'en fais pas. »

« Je vais aller à Forks ce week-end. »

« Tu es sûre ? »

« Oui. C'est mon refuge et quand j'ai besoin, c'est le seul endroit qui me permet de faire le vide, de mettre les choses au clair. De me retrouver tout simplement. »

Il resta silencieux. Était-il contrarié par ma décision ?

« Tu es en colère ? »

« À propos de ? »

« À propos du fait que je veuille partir à Forks. »

Il me retourna me permettant de le regarder, il n'y avait aucune trace de colère dans son regard.

« Si je devais être en colère ce serait de ne pas pouvoir t'accompagner et non pas parce que tu veux te mettre au vert le temps de quelques jours. J'ai une réunion de prévu demain après-midi et te connaissant tu vas partir demain matin, alors je ne peux pas venir avec toi. »

« Tu survivras. » le taquinais-je en déposant un rapide baiser sur ses lèvres

« Difficilement mais je pense que j'y arriverais. »

Nous étions resté un moment dans l'eau, à profiter de ses bienfaits, puis nous sortîmes. Je commençais à avoir faim.

« Tu manges avec moi ? »

« Oui, mais je ne vais pas trop traîner. Reid est seul depuis ce matin, je l'ai vu en coup de vent en allant me changer et je voudrais pas qu'il fasse n'importe quoi en étant trop longtemps seul. »

« Je peux le prendre avec moi ce weekend si tu veux. » proposais-je

« Ca ira, t'en fait pas. Lui aussi survivra. »

« Vraiment Edward, je dis pas ça pour faire joli. Si ça peut te rendre service ça me dérange pas de le prendre. »

« Sûre ? »

« Bien sûr. Ça lui évitera de trop rester enfermé et puis il est adorable. »

« C'est bon pour moi alors. Passe demain matin en partant. »

Le problème étant réglé, Edward mit la table pendant que je préparais le repas. J'étais en train de faire mes feuilletés au fromage quand il vint se mettre derrière moi et me regarda faire. Quand j'eus fini, il alla s'asseoir sur mon canapé et j'y pris place aussi en attendant que la cuisson du repas soit finie. À vingt-et-une heures Edward reparti chez lui non sans avoir au préalable tenté de me corrompre. Cet homme et son corps parfait seraient ma perte...
Je ne veillais pas bien longtemps ce soir-là, me mis rapidement au lit et le sommeil ne se fit pas trop attendre pour venir me cueillir.

Le lendemain matin, j'étais réveillée aux aurores et après avoir mangé un morceau, je préparais un sac avec mon ordinateur portable, le nécessaire pour continuer à préparer mes commandes et les affaires de Spencer. Je n'avais pas besoin de faire un sac ayant toujours des affaires à Forks et si besoin j'irais acheter le reste mais pour y passer un peu plus de vingt-quatre heures ça serait suffisant. À neuf heures, j'étais déjà chez Edward et heureusement pour moi il était déjà levé. Ça aurait fait tache de devoir attendre devant chez lui...
Il ouvrit la porte à la volée, me tira à l'intérieur et me plaqua contre le mur de l'entrée.

« Tu m'as manqué cette nuit » avoua-t-il avant de fondre sur ma bouche pour la malmener

À bout de souffle, je rompis le baiser et entourais sa nuque de mes bras. Je ne pus m'empêcher de sourire, cet homme était la définition même de la passion mais ce n'est pas moi qui allais m'en plaindre.

« Vous aussi Monsieur Cullen. »

Il recula, prit ma main et m'entraîna dans la cuisine.

« Tu as déjà pris ton petit-déjeuné ? »

« Oui, je suis levée depuis un moment. je ne vais pas rester trop longtemps, je voudrais arriver pas trop tard là-bas. »

« Tu as prévu de faire quoi ? »

« Je pense que je vais aller voir Billy et j'irais sans doute rendre visite à tes parents si j'ai le temps. » « Je vais préparer les affaires de Reid alors. »

Il s'activa pendant que j'attendais patiemment accoudée à l'îlot central de la cuisine. Il revint rapidement et nous primes la direction de ma voiture pour installer le chien. Spencer était sur le siège avant, dans sa cage de transport et Reid serait sur la banquette arrière. Quand tout le monde fut installé, je pris la route en direction de Forks. Edward tenta de retarder mon départ à coups de caresses et de baisers mais je résistais à la tentation de son corps. Un peu plus de trois heures plus tard, j'étais arrivée et je fis sortir Reid de la voiture lui permettant ainsi de profiter du jardin pour qu'il puisse faire ses trucs de chiens.

Après avoir déposé les affaires de tout le monde, je partis en direction de La Push pour rendre visite à Billy. La dernière fois que je l'avais vu, je n'étais pas franchement au meilleur de ma forme et même si j'étais persuadée qu'Esmée lui donnait régulièrement de mes nouvelles, obtenus par le biais d'Edward, je voulais aller le voir. Discuter avec lui a toujours été un agréable moment et on s'était encore plus rapprocher après la mort de Charlie .
Prenant Reid avec moi, j'y partis peu de temps après. Je prenais peu de risques à y aller à l'improviste, Billy étant en fauteuil roulant il restait très souvent chez lui.
À mon arrivée je frappais la porte de trois petits coups et entrais sans attendre la réponse. Passant la tête dans l'embrasure de la porte je le trouvais dans la cuisine, en train de se préparer un café.

« Toc, toc. Il y a quelqu'un ? »

« Eh ! Voilà la plus belle. »

« Me ferrais-tu du charme Billy Black ? Tu as quand même presque l'âge de mes grands-parents.» le taquinais-je

« Assis-toi et arrête avec tes bêtises. »

« J'ai un compagnon à quatre pattes avec moi, ça te dérange pas ? »

« Tiens, un nouveau pensionnaire ? » s'étonna-t-il

« Non. C'est le chien d'Edward. Je l'ai pris avec moi pour qu'il ne reste pas tout seul ce weekend alors que son maître travaille. »

« Hum Hum. » sourit-il

J'entrais dans la pièce, Reid sur mes talons, et restais accoudée au mur attendant qu'il finisse ce qu'il était en train de faire.

« Tiens, je t'ai fait un thé. »

« Merci Billy. » dis-je en penchant pour l'embrasser sur la joue

« Alors ? »

« Alors quoi ? »

Il me montra Reid qui était couché parterre à mes pieds.

« Mais ce n'est pas vrai ! Tu es pire que toutes ses bonnes femmes du centre-ville ! » rigolais-je « Tu devrais vraiment penser à leur demander une carte de membre si tu veux faire partie du club.»

Il ricana bruyamment et attendit ma réponse.

« Bon ok. » soupirais-je « Qu'est-ce que tu veux savoir... Radio potin ? »

« Ai-je des raisons de me réjouir pour toi ? »

« Si tu parles de moi et Edward, effectivement nous sommes de nouveau ensemble mais avant que tu t'emballes c'est tout nouveau alors calmes-toi. » avouais-je en levant les yeux au ciel

Mais d'où lui venait cette passion pour les potins ? L'absence de Jacob avait de curieuses conséquences, quand il allait savoir ça...

« J'ai toujours pensé que vous étiez fait l'un pour l'autre, même si ton père n'était pas de mon avis. Mais en même temps quel père aime voir sa fille s'éloigner et faire sa vie avec un autre homme que lui ? »

« On en est pas encore à parler mariage et bébé... Ne met pas la charrue avant les bœufs. »

« Quel optimisme ... »

Je rigolais en voyant sa tête. Bon, d'accord j'étais peut-être un peu rabat-joie mais je ne voulais pas m'imaginer trop de choses pour être déçue au final. C'était juste mon instinct de préservation qui parlait.

« Tu as des nouvelles de Jacob et Leah . »

« Oui, d'ailleurs ils rentrent le weekend prochain. »

« C'est vrai ?! C'est super ! Ces deux-là sont partis depuis bien trop longtemps si tu veux mon avis. Regarde comment t'a mal tourné... Tu es encore pire que Madame Finnegan !»

« Personne ne peut être pire que cette femme. J'en suis pas encore à espionner les gens avec une paire de jumelles. »

« Ne m'en parle pas ! Je suis encore étonnée qu'elle n'ait pas appelé le FBI quand Edward à faire le pied de grue devant chez moi il y a quelques semaines. Elle en est tellement capable. »

« Que veux-tu elle vit par procuration. » pouffa-t-il« Plus sérieusement, et si tu venais manger à la maison au retour de Jacob et Leah ? On pourrait faire un repas tous ensemble, t'en pense quoi ? » « Quand rentrent-ils ? Parce que lundi de la semaine prochaine c'est la réouverture de la boutique et si je viens, je devrais repartir le dimanche matin de bonne heure pour faire les derniers préparatifs. »

« Ils me semblent qu'ils rentrent le vendredi en fin d'après-midi alors on pourrait faire ça le samedi soir. »

« C'est bon pour moi mais ils seront peut-être fatigués... »

« Je leur en parle et je te redis ça dans la semaine. Et amène Edward avec toi.»

Aux alentours de quatorze heures je repris la route et fis un arrêt à l'hôpital de Forks pour y voir Carlisle. Je pouvais très bien passer chez les Cullen mais rien que l'idée de tomber encore une fois sur Alice me freinait. En arrivant je passais pas l'accueil où je me renseignais sur sa présence dans l'établissement et malheureusement pour moi il n'était pas là. Je décidais de lui téléphoner et croisais les doigts pour qu'il soit disponible. Il décrocha très vite.

« Mademoiselle Swan, bonjour a toi. »

« Alors on s'est octroyé quelques jours de congé ? »

« Que veux-tu je commence à me faire vieux, je dois penser à ralentir la cadence. » rigola-t-il « Tu es à Forks ? »

« Oui, je repars demain. Je voulais te rendre une petite visite mais ce sera pour une prochaine fois. » « Emmett vient manger à la maison ce soir avec son amie Rosalie, joins toi à nous.Ça fera plaisir à Esmée. »

« Vous êtes sûrs ? »

J'entendis une voix au loin et je reconnus immédiatement Esmée qui prit le téléphone des mains de Carlisle.

« Bonjour ma chérie. »

« Bonjour Esmée. »

« Tu veux bien venir ce soir? Tu sais Emmett vient alors je fais à manger pour toute une armée. » « Pour quelle heure veux-tu que je vienne . »

« Pour dix-neuf heures , c'est parfait. »

« À ce soir alors ! »

Elle coupa la conversation et j'eus le sourire aux lèvres. Edward tenait d'elle pour avoir ce petit côté autoritaire mais tout en douceur. Je rentrais à la maison et fouillais dans les vêtements que j'avais à la recherche de quelque chose à mettre pour ce soir. Spencer et Reid étaient tous les deux couchés sur le lit à me regarder fouiller inlassablement tous les tiroirs. Merci de votre soutien les gars !

Je n'avais pas forcément prévu de sortir ce soir et je commençais sérieusement à désespérer quand mon téléphone sonna. À tous les coups c'était Edward.

« Je te manque déjà ? »

« Horriblement ! Je ne vais pas tarder à aller en réunion et il me fallait une bonne dose de courage. Je sens qu'elle va être très longue. Et toi ? Ta journée ? »

« Je rentre de chez Billy et là j'allais pas tarder à me mettre à pleurer. »

« Qu'est-ce qui se passe ? » paniqua-t-il

« Tout va bien. Je vais juste manger chez tes parents ce soir et je cherchais des vêtements à me mettre sur le dos. »

« Ce n'est pas juste ! Moi je vais être tout seul... »

« Je rêve ou tu es en train de chouiner comme un bébé ? »

« Non! Ce n'est pas mon genre ! »

« Non, bien sûr que non. » raillais-je

« Je dois te laisser, mon bureau vient d'être envahie par un troupeau de costume cravate. Je t'appelle ce soir ma belle. »

« À ce soir. »

Au bout d'une recherche intensive je finis enfin par tomber sur quelque chose de potable à savoir un jean coupe boyfriend et sur une blouse blanche sans manches. Dans la penderie, je mis la main sur une veste légère jaune poussin et une paire d'escarpins beiges que je cherchais partout depuis des mois. J'avais dû les oublier lors d'une précédente visite, tout à fait moi ça.

Ayant un peu de temps devant moi, je descendis m'installer dans le jardin. Je mis un couverture à même le sol et profitais des rayons du soleil. J'adorais faire ça, c'était apaisant. Seuls les bruits de la fôret qui bordait la maison étaient audibles et si adolescente ça me foutait le cafard aujourd'hui ça m'étais devenu vitale. Je restais là un moment et vers dix-sept heures je remontais pour commencer à me préparer en prenant mon temps.
À dix-huit heures trente, j'étais habillée et prête à partir. Reid me regardait avec des yeux façon Chat Potté, me suppliant de « je ne sais quoi ». Quand j'avançais pour franchir la porte il se mit à japper et faible que je suis, je lui fis signe de venir avec moi. Après tout on allait chez les parents d'Edward, pas chez de parfaits inconnus et ils connaissaient l'animal.

Peu avant dix-neuf heures je garais ma voiture dans l'allée déjà bien garnie en voiture. J'appuyais sur la sonnette et rapide comme l'éclair Esmée m'ouvrit la porte dix secondes plus tard.

« Bella ma chérie ! Entre, ne reste pas dehors. »

« Bonsoir Esmée. J'ai Reid avec moi, je peux le laisser sortir ? Sinon je le ramène à la maison, ce n'est pas grave... Il m'a fait son regard malheureux et j'ai craqué. »

Elle parut extrêmement surprise de me savoir en possession de l'animal mais ne pipa mot.

« Bien sûr ! Edward ne fait pas tant de manière quand il vient avec. » rigola-t-elle

J'ouvris la portière arrière et le chien courut et sauta sur elle pour lui faire la fête. Un peu bourru comme à son habitude il fit vaciller Esmée.

« Reid ! Stop ! » le corrigeais-je

Il se stoppa sur-le-champ.

« Eh bien, tu as bien plus d'autorité sur ce chien que son maître. » avoua-t-elle « Viens, Emmett et Rosalie viennent d'arriver. » m'indiqua t-elle en me prenant par les épaules

Reid nous passa devant puis partit en courant dans le salon et j'entendis Emmett s'étonner de sa présence.

« Edward doit venir ? »

« Pas que je sache. » répondit Carlisle

Je fis mon apparition et tout le monde devint un peu plus perplexe devant le fait que Reid était avec moi.

« Bonsoir tout le monde. » dis-je

« Bonsoir ma grande. Dit moi, la prison est un de tes objectifs de vie ? »

« Non pourquoi ? »

« Que fais-tu avec le chien de mon fils ? »

« Il travaille presque tout le weekend alors j'ai pris Reid avec moi pour lui faire profiter du grand air. »

« Intéressant. » déclara Emmett

« Vient plutôt me dire bonjour au lieu de faire ta commère. C'est dingue comme les gens de cette ville sont branchés potins.»

« Alors là, ce n'est pas mon genre ! Je suis outré que tu puisses penser ça de moi. »

« Oui bien sûr ! C'est sûr que c'est pas toi, il y a quelques années, qui ont été piquer les jumelles de Madame Finnegan pour m'espionner avec ton frère. Tu as raison, ce n'est pas ton genre du tout. » « C'est moche ce que tu fais ! »

« Je vois pas du tout ce dont tu veux parler. » fis-je innocemment avant de me tourner vers la jeune femme blonde à ses côtés « Bonsoir, tu dois être Rosalie. Enchantée de te rencontrer. »

« Bonsoir Bella, Emmett m'a beaucoup parlé de toi. » répondit-elle chaleureusement

Je pris place sur le canapé et Esmée nous servis à boire pour l'apéritif. Devant reprendre la voiture je me contentais d'une boisson sans alcool. J'étais en train de discuter avec Rosalie, qui soit dit en passant était une jeune femme absolument adorable, quand mon téléphone sonna. Edward m'avait dit qu'il me rappellerait mais ce n'était pas trop le moment. Je décrochais en m'isolant dans le couloir un peu plus loin.

« Salut Cullen. »

« Salut. » souffla-t-il

« Dure journée ? »

« Le mot est faible et en plus tu n'es pas là. »

« Désolée. Je peux pas trop te parler là. Ton frère est dans les parages et le connaissant il serait capable d'écouter notre conversation planquée dans un coin. » plaisantais-je

« Rappelle-moi quand tu serais rentré chez toi, ok ? »

« Promis. À tout à l'heure. »

En retournant dans le salon je tombais sur Emmett qui était appuyé contre un mur.

« Comment va mon frère ? »

« La journée a été longue mais il survivra. »

« Vous êtes de nouveau ensemble ? » demanda-t-il de but en blanc

« Et ce sont tes affaires parce que... ? »

« Parce que je veux seulement ce qui est le meilleur pour vous deux. »

Son sérieux et sa sincérité me clouèrent sur place.

« On prend notre temps, c'est tout. » répondis-je simplement « Rosalie est une chic fille, je me demande comment elle arrive à te supporter mais étrangement vous allez bien ensemble et elle porte la culotte. C'est drôle. »

« N'importe quoi ! C'est moi qui porte la culotte, c'est moi l'homme de la maison. C'est moi le patron ! » s'insurgea t-il

« Mais oui bien sûr ... »

Je partis en rigolant le laissant dans le couloir. En arrivant dans la salle à manger et en prenant place autour de la table j'engageais la conversation avec Rosalie.

« Je viens d'avoir une conversation intéressante avec Emmett. » commençais-je

Il vira rouge pivoine et se dandina sur sa chaise de plus en plus mal à l'aise. Rosalie le remarqua et secoua la tête consternée.

« Qu'est-ce qu'il a dit encore ? »

« Oh tu dois connaître Emmett à force... Des bêtises, comme souvent. »

« Eh ! Ce n'est pas sympa... » protesta t-il

« Chéri ? » le coupa-t-elle « Laisse les adultes parler. » ajouta-t-elle « Tu disais ? » termina-t-elle en se retournant vers moi

« Oh, je lui ai fait remarquer que tu semblais être une fille bien, qu'en plus tu portais la culotte et que j'aimais ça. Il m'a affirmé le contraire, arguant que le patron à la maison c'était lui. » répondis-je

Elle tourna la tête en direction de mon ami et si des yeux pouvaient tuer …

« On en discutera ce soir à la maison. » lui dit-elle simplement

Et je juge que je l'avais presque vu frissonner d'effroi. Pour ma part, je me retenais vraiment de ricaner comme une enfant. C'était tellement drôle de le voir soumis à cette femme qu'il aimait profondément à n'en pas douter. Son regard parlait pour lui et l'amour qu'il lui portait sautait au visage.
Le reste du repas se passa dans la bonne humeur et vers vingt-deux heures trente je pris congé de mes hôtes. Les heures passées en voitures commençaient à se faire sentir et ce soir je n'allais pas mettre longtemps à m'endormir.

En rentrant chez moi, je fis sortir Reid dans le jardin le temps que je me prépare pour aller au lit. Une fois prête, je le fis rentrer et pris mon téléphone pour joindre Edward.

« Eh salut ma belle. » dit-il d'une voix ensommeillée

« Oh mince, je te réveille ?»

« Je me suis écroulé en rentrant du boulot. »

« Je ne vais pas trop te retenir alors. Tu as mangé ? »

« Non, pas encore. Je vais me préparer un truc vite fait et j'irais au lit. »

« D'accord... »

Mon attention fut détournée par Reid qui était assis devant la porte qui donnait sur le jardin. Il regardait fixement un point dans la végétation, à l'orée de la forêt. J'avais beau plisser les yeux, il faisait nuit et l'endroit n'était pas éclairé alors je ne distinguais rien.

« Bella ? Tu es là? ça va ? »

« Oui, oui, pardon. Reid est un peu bizarre. »

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Il doit-il y avoir un animal à la lisière de la forêt du coup il est bloqué devant la porte de dehors. »

« Tu vois quelque chose ? »

« Il fait nuit noire et y'a pas d'éclairage. Ça doit être un lapin ou quelque chose comme ça. Un vrai chien de garde.»

Edward raccrocha quelques minutes plus tard. Nous étions tous les deux fatigués et une bonne nuit de sommeil nous ferait le plus grand bien. Je partis me coucher avec Spencer et Reid sur les talons.
Le lendemain matin, j'étais levée de bonne heure et il était encore tôt quand je repris la route. Il fallait plus ou moins trois heures trente pour rentrer et je ne voulais pas rentrer trop tard. Je passais directement chez Edward en arrivant pour lui rendre son chien, bien que je l'aimais beaucoup, je ne pouvais pas le garder.

En arrivant, je trouvais porte close. Edward semblait encore dormir et heureusement pour moi il m'avait montré la cachette pour la clé de secours, je pus donc rentrer. Je laissais Spencer sortir et se balader dans la maison et après avoir fait sortir Reid je montais dans la chambre d'Edward.
Il dormait sur le ventre, le drap baissé laissait apparaître son dos nu. Je retirais mes chaussures et mon sweat à capuche et je glissais dans le lit à ses côtés. J'étais partis tôt de Forks et il était à peine onze heures, pas étonnant s'il dormait encore. Je l'observais dormir faisant courir mes doigts sur son dos traçant des arabesques et tout un tard de formes complexes. J'étais tellement absorbée par mon petit jeu que je n'avais même pas remarqué qu'il était à présent réveillé et qu'il me regardait les yeux grands ouverts.

« Hello la belle aux bois dormant »

« Qui moi ? Je savais pas que j'avais changé de sexe en deux jours. »

Je pris le drap pour le soulever et posais mon regard sur son anatomie.

« Visiblement ce n'est pas le cas. Tout semble être à sa place. » dis-je en glissant ma main sur ses cuisses pour aller la poser sur son sexe « Hum... Oui, tout est en ordre. » ajoutais-je avant de retirer ma main

« Mademoiselle Swan, je suis choqué d'un tel comportement à mon égard. »

« C'est ça ! À d'autres. » pouffais-je

Il se redressa sur ses coudes et me regarda intensément.

« Ouais en fait t'a raison, je m'en fous ! » dit-il en attrapant ma nuque avant de m'embrasser

Il m'attira vers lui et je me mis à califourchon sur ses cuisses en continuant de l'embrasser. Il bougea et je me retrouvais sous lui, prise au piège sous son corps. Il attrapa mes mains et les plaqua au-dessus de ma tête avant de migrer plus au Sud pour me retirer mon leggings et mon shorty. Il revint à mon niveau et repris possession de ma bouche avec urgence. L'oxygène commençait à me manquer et j'y mis fin. Pas vraiment le bon moment pour tomber dans les pommes, asphyxiée.

Il partit taquiner mon cou, mordant le lobe de mon oreille droite au passage avant de s'attaquer à ce petit carré de peau sous mon oreille qui était si sensible. À l'aide de mes pieds, je fis descendre son boxer sur ses jambes dévoilant sa verge érigée qui pointait vers le ciel pendant que mes mains ravageaient ses cheveux.
Mue par une envie de prendre les commandes, je repris ma place sur ses cuisses. Il tendit la main vers la table de nuit pour y prendre un préservatif. Je lui pris des mains et taquine je pris mon temps, volontairement. Je fis glisser délicatement et lentement mes doigts sur lui, insistant parfois sur son gland avant de reprendre mon chemin sans vraiment m'attardé à un endroit précis. Son regard sur moi était brûlant et ayant pitié de lui, je finis par faire descendre le morceau de latex sur lui.

« Bon, assez jouer ! » grogna-t-il avant de saisir mes hanches et de s'introduire en moi d'un coup sec

Je m'immobilisais quelques secondes devant cet assaut qui m'avait coupé la respiration, puis je me mis à monter et descendre sur lui en rythme. Au bout d'un moment, commençant a fatigué, Edward prit la relève et se redressa me serrant dans ses bras, me plaquant contre son torse, avant de nous imposer un rythme bien plus rapide. Nos corps étaient plaqués l'uns contre l'autre, se fondaient presque l'un dans l'autre. Ses mains étaient partout sur moi et je commençais à perdre la tête. Nos halètements qui raisonnaient dans la pièce prirent plus d'ampleur à mesure que le plaisir montait en nous. Mon orgasme s'amorçait à une vitesse folle et mes gémissements se transformèrent en cris. Sans que je puisse rien fait, je fus submergée par le plaisir peu de temps après, tout mon corps tremblait, c'était incontrôlable.
J'entendis vaguement Edward, lui aussi, arrivé à son paroxysme mais tout était trouble. Bordel, je n'avais jamais ressenti ça. J'étais dans une sorte d'état second et quand Edward se recoucha je trouvais à peine la force de m'écrouler à ses côtés, complètement lessivée. Je tentais de reprendre mes esprits quand ma la sonnerie de mon téléphone retentit.

Je tendis la main pour retrouver mon sweat et finis par dénicher mon téléphone.

« Allo ? » dis-je avec la voix la plus normale possible

« bonjour Mademoiselle Swan, Lieutenant Yorkie à l'appareil. »

« Bonjour Lieutenant. Il y a du nouveau ? »

« Pas vraiment. Il refuse toujours de nous parler. »

Je commençais sérieusement à en avoir marre ! Alors quoi ? Il n'allait pas même pas tenter de se défendre, de s'expliquer ou de justifier ses actes ? Il allait se murer dans le silence encore et encore ? »

« Vous pensez que je pourrais lui parler ? »

« Mademoiselle Swan, je ne suis pas sûr que... » «

Écoutez, je sais que vous faites votre possible mais peut-être qu'il faudrait essayer quelque chose d'autre non ? Il refuse de parler alors on va se contenter de ça ? Vous peut-être mais pas moi ! J'en ai assez ! » dis-je en commençant à élever la voix avant de se reprendre « Désolée, je ne voulais pas vous crier dessus. »

« C'est sans importance, vous avez peut-être raison après tout. Ne pas essayer serait idiot. Vous pouvez venir ? »

« J'arrive ! Je serais là d'ici une heure maximum. »

« À tout à l'heure. »

Je coupais la conversation et après m'être levée, je rassemblais mes affaires et partis en direction de sa salle de bain.
Pendant une minute j'en oubliais complètement Edward qui était toujours couché mais qui me regardait avec attention. Revenant sur mes pas, je le mis au courant des événements à suivre.

« Merde ! Pardon. Je t'avais oublié. »

« J'ai vu ça. » rigola-t-il

« Je vais au commissariat, je dois y être d'ici une heure. »

« Du nouveau ? » m'interrogea-t-il

« Non mais j'ai demandé à lui parler. On verra bien. » dis-je avant de ressortir de la pièce pour retourner dans la salle de bain

« Attends ! Quoi ?! » cria-t-il

« Stop ! Je t'arrête tout de suite. C'est ma décision et tout ce que tu diras n'y changera rien... Être dans l'attente me rend folle, j'ai besoin de savoir le « pourquoi du comment » alors soit tu me soutiens soit tu boudes mais ça n'y changera rien, j'irais quand même. »

Il ne savait pas ce que c'était de ne pas savoir, d'imaginer quinze mille scénarios tous plus fous les uns que les autres et de ne penser qu'a ça. Ce n'était pas à lui de prendre cette décision mais à moi.
J'entrais sous la douche et cinq minutes plus tard j'en étais sortis et habillés. Edward prit ma place et ma petite tirade avait eu pour effet son silence. Peut-être que j'y étais allé trop fort...
Quand il sortit, je décidais de crever l'abcès.

« Ne m'en veut pas, s'il te plaît. »

« Ce n'est pas le cas mais excuse-moi de ne pas sauter de joie à l'idée que tu te retrouve dans la même pièce que ce malade. »

« Je ne serais pas seule avec lui. Mais j'ai besoin de réponse Edward. »

« Je sais, je sais. » se contenta-t-il de réponse en embrassant ma tête « Aller, viens. On y va. »

« Tu viens avec moi ? »

« N'attends pas autre chose de ma part. »

Il attrapa son téléphone et ses clés de voiture avant de quitter la pièce. Je le retrouvais au rez-de-chaussée où il mettait ses chaussures et j'en fis autant. Je récupérais mon sac que j'avais posé sur le canapé et ensemble nous priser la direction du poste de Police. En arrivant, j'eus un moment d'hésitation avant de me reprendre. L'envie de savoir était plus forte que toute la peur que je pouvais ressentir.

Bien trop vite je fus installée dans une salle à attendre l'arrivée de cet homme. La porte s'ouvrit et il apparut en compagnie du Lieutenant Yorkie.
Ses yeux s'écarquillèrent en me voyant, sans doute qu'il ne s'attendait pas à me voir. Il parut vraiment surpris. Le Lieutenant le fit s'asseoir et son regard pénétra le mien. J'étais mal à l'aise, cet homme me mettait mal à l'aise mais je refusais de baisser les yeux et finalement ce fut lui qui détourna le regard en premier.

« Bonjour James. » commençais-je

Il garda le silence mais pour ma part je continuais de lui parler.

« Vous devez vous douter des raisons qui me poussaient à venir vous voir... »

Aucune réponse...

« J'ai besoin de savoir James, j'ai besoin de comprendre, pourquoi moi ? Nous ne nous connaissons pas, alors pourquoi ? » demandais-je le suppliant presque

Toujours rien...
La colère montait en moi à tel point que je ne parvins plus à la contenir. Je me levais, furieuse, et frappais la table en métal qui nous séparait.

« Mais bon sang ! RÉPONDEZ ! » criais-je « POURQUOI MOI?! ON AGRESSE PAS LES GENS SANS RAISON ! Assumez vos actes nom de Dieu ! » hurlais-je avant de me calmer

« Je ne voulais pas vous faire de mal. » murmura-t-il « Je devais seulement vous faire peur, foutre un peu le bordel et voler l'argent. Vous ne deviez même pas être là. Mais vous vous êtes débattus et quand vous m'avez frappé, j'ai pété un plomb, j'ai disjoncté. »

« Pourquoi moi ? » demandais-je à nouveau, sonnée par ses révélations

« On me l'avait demandé. »

« Qui ? Qui vous l'a demandé ? »

« Vous avez mis des gens en colère... Des gens qu'il ne faut pas énerver. »

Bordel ! Piquée par sa réponse je reculais et me cognais au mur derrière moi avant de sortir de la pièce. J'avais besoin d'air, j'avais besoin de respirer. J'étouffais. Je me mis à courir vers la sortie et une fois dehors, soudain épuisée, je m'écroulais sur les marches devant le bâtiment.

Ses réponses nous avaient permis d'avancer un peu mais avaient par la même occasion fait surgir plus de questions.

Qui étaient ses gens ?
Que me voulaient-ils ?
Qu'avais-je fait pour ils veuillent me faire mal ?

J'étais perdue.


Alors ? Des réactions ?

On se retrouve la semaine prochaine ;)

Beclear,